14/11/2011

De la liberté des peuples

 

Nous sommes toujours confrontés au joug d'une dictature si nous n'osons pas ou ne pouvons pas rééquilibrer l'abus que l'on nous fait subir.

« Liberté », ce mot tant gaspillé, tant manipulé, tant renié, tant saccagé. Comme le verbe « aimer ».

Pour être libre, il faut s'élever, non seulement se soulever par haine de la dictature. Car le schéma est toujours le même. Il y a un système mis en place, des lois mises en place, des pouvoirs mis en place. Idem au sein d'une famille. Si le système est démocratique, il restera toujours des moyens de mettre une dictature au pouvoir. L'avènement d'Hitler en est le plus flagrant exemple.

Les peuples arabes se sont soulevés. Ils apprennent à s'élever pour obtenir le royaume de leur liberté individuelle et collective. Des votations ont eu lieu en Tunisie. Le jasmin continue lui de faire chavirer les coeurs des demoiselles romantiques rêvant à la liberté d'un grand amour. Mais la dictature sommeille toujours quelque part en nous après la beauté du jour des noces. Y aura-t-il trop de la confusion d'Allah au pouvoir et pas assez de liberté construite au sein du couple?

Les indignés sont dans la rue chez nous. Ils combattent la dictature des marchés. Mais ils n'ont aucune méthode pour abattre cette dictature qui nous étouffe. Car le marché c'est nous, mais sans les bénéfices. Il faut modifier les règles du marché pour le rendre à la démocratie. Transformation des coeurs avant modification des lois qui contraignent mais doivent aussi protéger des abus terrifiants. Régulation des marchés impossibles? Interdire ou placer des garde-fous à la spéculation, est-ce possible? Les têtes tombent, des techniciens du marché sont nos nouveaux chefs d'Etat. Ils ne vont plus parler politique. Ils vont se river sur les marchés. Dehors, les gens perdent leurs emplois, n'arrivent plus à vivre de leur salaire, les gangs et la violence explosent, les gens ne se respectent plus et ne se considèrent plus. Mais nos chefs d'Etat sont à la tête de la « Business Plan Dictature ». Et Dieu dans ce monde d'incroyants voués au veau d'or?

En entête de nos démocraties américaines et européennes, jadis, pas si longtemps de ça encore, il y avait Dieu. On a voulu tuer Dieu. N'y aurait-il plus assez d'Evangile au pouvoir? Nous récoltons le Néolibéralisme comme d'autres eurent jadis le Communisme. « Tout le monde doit souffrir et faire des efforts au nom du bien commun. Plans de rigueur sur 20 ans ». Exactement le même vocabulaire chez les Staliniens que parmi nos Néolibéraux au pouvoir. Pendant ce temps, les chefs du marché s'amusent royalement sur leurs yachts monstrueux, dans leurs villas luxueuses et piscines-jacuzzis installées dans tous les paradis du monde. La classe moyenne tombe. Reste les super riches dingos et les super pauvres mégalos qui rêvent de changer ce monde déséquilibré et fou.

La liberté est un équilibre fragile entre devoir envers les règles communes et droit d'indépendance. Esprit du juste milieu. Esprit des religions, qu'elles soient issues du Livre ou du confucianisme, du bouddhisme, d'autres encore. La liberté, Dieu, nous l'a donnée. Encore savoir en faire un bon usage n'est pas la chose la plus facile. Il fait si bon établir sa propre dictature au nom de Dieu ou au nom de l'idéologie du Marché ou du Communisme une fois que Dieu en a été éjecté. Quand ont tire la couverture à soi, l'autre est nu. Il a froid, il a peur, il se sent menacer, il se tait, il vote pour le roi, il est fasciné par le roi. Avant de le déposséder de sa couverture mal acquise dans la violence des révolutions.

Kadhafi est tombé presque en même temps que Berlusconi. Etrange coïncidence. Voir que là-bas comme chez nous, manipuler Dieu, ou l'oublier dans sa Vérité et sa sincérité première envers nous mène à la dictature de quelques-uns et à l'asservissement de tous. Reste une Europe au pied du mur. Reste un Maghreb au pied du mur. Allons-nous construire un autre monde ou resterons-nous dans un chaos permanent? Dieu nous guide pour nous affranchir du néant existentiel. A nous tous de comprendre Son message avec le plus de sincérité possible.

La Foi est individuelle comme la liberté mais tous ensemble nous portons la Foi et la liberté.

 

« Depuis quand avez-vous assujetti les gens alors que Dieu les a créés libres ! » (Paroles du 2ème calife Omar Ibn Al Khattab)

tiré du message de Hafid Ouardiri « Les révolutions arabes. Et après ?» sur le blog « Planète Photo » de Haykel Ezzeddine


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13/11/2011

Michel Strogoff aux temps modernes

Pour vous tous, un ancien souvenir d'enfance qui se répand comme un vent frais et nouveau sur l'Europe.

 

A Cristal gagnante, une femme sur cette Terre.

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L'euroïne, une monnaie qui marche sur l'eau

 

L'Europe est stupéfaite par l'état de sa propre crise. Une monnaie unique qui n'est pas fédérale, est-ce une monnaie stupéfiante qui fonctionne dans un rêve artificiel voué à l'échec? Faire du monde un nouveau monde, une symphonie de couleur, de partage, d'amour, et d'amitié.

Avons-nous vécu dans un monde psychédélique comme les baba cools de 68 qui vivaient en communauté et partageaient tout y compris les filles? Le bunga bunga inventé par Kadhafi est-il la version moderne de ce rêve fou de liberté romantique se retournant vers sa face nocturne et devenant cynique, déshumanisé, et sadique? Les plans de rigueur installés un peu partout par les maître du bunga bunga (Berlusconi et DSK comme leaders incontestés) sauveront-ils les salariés pris en otages alors que les multinationales continuent de licencier à la pelle? Si on écoute la logique des spécialiste de l'économie, le système social ne doit pas seulement être à nouveau revu à la baisse. Il doit être carrément démanteler et considérer comme obsolète. En d'autres temps, sous d'autres régimes, on aurait dit que la Bourse est terroriste et ennemie numéro 1 du public et qu'il faut donc l'anéantir sans aucun sentiment de remord.

Car l'économie réelle n'a jamais brassé autant de milliards. Le tissu industriel européen est solide. Mais les marchés mènent la barque à leur guise et font démissionner les chefs d'Etat les uns derrière les autres. Y compris les maîtres du bunga bunga devenus trop exposés aux réalité du marché de jupes. Lapsus. De dupes et de dope. Mais les marchés tiennent le monde et ils ont le droit de vie et de mort sur les entreprises cotées en Bourse. Mais les marché décident désormais de l'avenir funeste des plans sociaux de tous les pays.

J'ai pris ma petite dose d'euroïne ce matin au petit déjeuner. C'est pourquoi je vous écris joyeusement malgré ma nuit de grande dépression. Je suis euphorique et je m'exerce comme d'habitude à ma propre méthode Coué que j'ai mise au point il y a 20 ans consistant à me dire que je peux me contenter de très peu pour survivre. Hélas mes femmes et mes petites amies n'ont pas suivi ma méthode un peu trop chiche. Je ne suis pas maître de bunga bunga. Je dois avoir un pois chiche à la place du cerveau, et une cellule de moine pour méditer tout seul.

Comme d'habitude, il va falloir assurer seul quand je ne peux plus rien assurer à personne, même pas à mes enfants. Car si nos pouvoirs s'emploient à rassurer les marchés, qui va rassurer les employés à la limite de tout perdre ou qui ont même déjà tout perdu? Les politiciens dorlotent les places financières, se mettent au chevet, plient le genou, distribuent les milliards en des lieux mystérieux, et prient devant le malade et grand gourou, écoute ses doléances et son mal, sa souffrance, ses crises à répétition, son risque de suicide imminent. Au chevet du loup famélique bourré de milliards de tonnes d'or par les chasseurs de primes mirifiques, les petits Chaperon rouge aux dents longues offrent du miel et de la confiture à Mère-Grand qui s'empiffre encore et toujours plus, vivant sur la peur de ses fidèles craignant d'être dévorés par leur Maître et Seigneur. L'effet euroïne fonctionne à merveille sur les chefs d'Etat. Ils deviennent hyper volontaires, hyper concentrés, hyper décidés à sauver les marchés, et ils jettent l'argent dans les puits sans fond. En enfer, ils doivent bien s'amuser celles et ceux qui reçoivent les dons providentiels du peuple offerts gratis par les chefs d'Etat. On se croirait en République Africaine quand l'aide de l'Europe donnait aux dictateurs au nom du secours aux peuples démunis. Le peuple, lui, peut crever. Il se voue à son idole le Marché mais celui-ci garde tout pour lui. Les gens du peuple connaissent l'addiction, la peur du manque, l'angoisse de la chute, la sensation affolante que la fin est proche. Les politiciens ont oublié leurs électeurs, celles et ceux qui ont glissé un nom dans une urne. Les gens du peuple pourraient bien glisser un NON de protestation radicale à tout ce trafic de stupéfiants. Car les politiciens ont oublié les personnes et les coeurs. Ce matin, comme les autres matins, ils ont l'oeil rivé sur les chiffres de la Bourse. Heureusement nous sommes dimanche. Ils peuvent lâcher le manche pour un jour de paix sur la Terre. Le départ de Berlusconi va-t-il enfin rassurer le marché et le sortir de son chantage permanent au suicide? C'est la question sur toutes les lèvres tremblantes pour demain. Berlusconi a disparu du pouvoir qu'il détenait depuis 17 ans par une porte dérobée. Tout un symbole de lâcheté durable.

DRIIIIIING! Mon réveil a sonné J'ai dormi 3 heures en vous écrivant. Je dépense beaucoup d'énergie sur mon blog. Pour rien, me dit mon frère. Pourquoi s'occuper de choses qui nous dépassent? Le réveil des peuples a donné rendez-vous au peuple. Adieu le marché artificiel. Bonjour l'économie réelle. Un président me sert la main, puis un autre, et encore un autre. Je rêvais, cette nuit. Ils m'applaudissaient tous pour les avoir secouru et ils réalisaient enfin que l'addiction à l'euroïne allait nous massacrer. Comme BHL en Libye,, je n'avais aucune légitimité mais j'alertais le monde sur notre manque d'humanité et notre devoir absolu de nous distancer des marchés artificiels qui nous menacent comme le tyran Kadhafi et nous mettent en miettes. Hélas, je devais trouver ma dose d'euroïne pour me réveiller et continuer de croire à une vie en rose, au retour de flamme de ma femme pour son homme sérieux et fidèle, non ce prétendu fantôme gore mégalo qui gaspille son énergie pour rien sur l'Internet.

J'avais plus envie d'euroïne. C'était trop tard

Je suis en manque. Mais plus du tout d'euroïne. Les soucis me submergent. Les factures s'accumulent. Je veux sortir de ce cauchemar. Je suis en manque. Alors commencera mon internement parmi les dingues afin que j'apprenne à me passer totalement du rêve que j'avais fait pour elle. Je suis en manque. Je resterai seul dans le désert, comme un être humain qui n'a jamais existé physiquement; comme ces millions d'enfants qui n'ont jamais eu accès au minimum pour exister parmi nous. D'amour et d'eau fraîche, ils auraient voulu vivre plus loin, plus haut, plus fort. Ils sont morts. Et leurs ombres hantent nos mémoires. Je suis en manque d'eux.

Je pourrais peut-être construire une pyramide...et partager son habitat. Je pourrais bâtir un monde d'amour et de partage...et partager les bienfaits. J'ai réalisé cette pyramide sur Internet. Elle n'a aucun pouvoir. Elle est toute virtuelle. Mais elle dégage de la sueur, des odeurs, des histoires, du coeur. Toucher les coeurs de mes mains et de mes doigts qui courent sur le clavier, c'était mon but. Je suis en manque. Et vous représentez tous mon manque.

La loi des marchés rend l'humain inhumain. Dans le désert, il y aura peut-être un enfant qui sera heureux de me sourire et de me parler. Pour de vrai, dans la vraie réalité.

Bon dimanche à toutes et à tous. Ne priez pas pour les marchés mais pour Celui qui Est l'Amour.

 

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Requiem pour un con

Comment te dire la tournure involontaire de nos amours? Sous toutes les coutures, j'ai aperçu la couleur jaune de nos doublures. De quelle imposture procédait notre aventure? Nos pages sont griffées de ratures inconsolables. De quelles tortures avions-nous besoin de nous infliger pour que de nos armures s'épuisent en quelques semaines de murmure nos combats singuliers menés sur le lit pourpre. Tu es devenue l'épouse veuve, une ombre qui hante les parquets à minuit. Mes jours deviennent de plus en plus sombres, et à midi je vois minuit. De m'être ébloui à ton feu, je porte le fer à mes yeux et m'enfonce le tison pour trouver l'obscur. L'objet du désir s'est enfuie loin de ma vie.  Je reste sans goût, sans couleur, sans saveur, sans odeur. Comme évaporer du monde. Ne compte pas ma peine. Elle est de celle dont je ne reviendrai pas. Je les entends tous me dire que tout peut s'oublier, que tout va recommencer ailleurs. Ce qu'ils ne savent pas c'est que je ne veux ni t'oublier ni recommencer ailleurs. Mon sang est à terre. Mon temps s'est brutalement arrêté comme après une catastrophe majeure. Mon coeur ne sort plus. Il chante en mi-mineur à la fenêtre à t'attendre sans t'attendre. Je sais que tu ne reviendras jamais; que tu ne pourras pas retrouver cette source d'amour que je croyais avoir découvert en toi. Tu t'en vas chaque jour un peu plus, comme si tu étais montée brutalement dans un train totalement imprévu en me déclarant de ne plus t'attendre pour sortir, manger, dormir et t'aimer à chaque minute du trajet. Tu vas là où je ne serai jamais.  Tu t'arrêteras dans des gares inconnues. Tu vas courir et respirer pour de pâles doublures, puis une autre doublure, enfin une autre encore qui auront volé mon rôle de chevalier à la rose. Tu m'as jeté de ton cabaret et tu me regardes comme un acteur déchu qui ne fait plus le cachet à ton coeur si mignon, tendre et nu comme la chair d'un bébé, rose comme l'amour à l'aurore.

J'ai perdu la rosée de tes sourires, et je m'attends chaque jour au pire, à cette dégringolade fatidique vers une solitude encore plus grande. Au ciel, ils ont suspendu les guirlandes et les boules de Noël. Je crois que dans les étoiles et les larmes j'irai te retrouver et j'embaumerai de tous tes parfums mon corps comme ultime rite à nos funérailles oubliées. Le coffret est en sapin laqué.  Il m'attend. Mes yeux embués te distinguent mal. Ce qu'ils voient de toi n'est plus la vision que j'avais entretenu pour nous deux durant nos noces de printemps. Ce vide laissé, ces plats tunisiens délaissés, ce visage d'ange envolé, sont comme le signe d'une malédiction que je porte vers le Ciel.

Devenir aveugle et paralysé était devenu une infirmité qui devenait presque supportable à ma vie abîmée par le chagrin.

 

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12/11/2011

Ché pas chi tu m'aimes encore

Encore une nuit sans toi, la 37ème après le temps 0. Notre ère n'a pas duré les 100 jours d'un état de grâce. Avant, je t'avais attendue 544 jours et 544 nuits. Trouverons-nous un nouveau temps 0 dans 507 jours et une nuit? Je suis las de t'attendre et je t'attends. Parce que dire "je t'aime" ne suffit pas à l'amour. Il faut savoir aimer. Et cela ne se dit pas en deux mots. Et du temps, j'en ai. Car je suis mort de froid avec toi.

 

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