21/01/2013

Le jour bleu de Baby Blues

Un jour de merde pas comme les autres où l'on réinvente nos vies, nos illusions perdues ou abandonnées sur des chemins boiteux et honteux pris parce que "la seule chose qui tourne rond sur Terre, c'est leurs robes légères"...Un jour bleu, un jour blues, un jour où la planète raccorde ses violons pour faire face aux violents. Le Jour J du Rêve. "J'ai fait un rêve". Le jour de Martin Luther King. Et peut-être celui de tous où on oublie son profit personnel au profit de la réussite de tous. Un jour de merde que j'aime bien. Finalement. Je est une Autre.

Lire aussi le billet de John Gotelen ici:

 

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/01/20/un-jour-...

 

 

Damas: au nom du Père, du Fils, et du Sade Esprit

 

A Sad Game

 

J'avais un rêve

un rêve totalement fou

datant de 6 mois.

 

"A very very very putain de fuck dream"

comme disent les ricains

quand le trip est si énorme

qu'il ne peut pas faire partie de la réalité.

 

Celui de mener, comme simple chamelier,

une caravane de la paix

se dirigeant de la ville sainte de Beyrouth

vers la ville sainte de Damas,

un Beyrouth-Damas de l'Amour.

 

J'avais fait ce rêve

et ce rêve ne me lâchait pas

 

Mais seul,

seul au monde assis sur mon chameau,

à quoi aurait pu servir ma caravane de la paix?

Il fallait compter sur les enfants.

 

Un touareg solitaire avançant sur le sable.

Un homme bleu et sa monture aperçus à travers un mirage

accompagné de mille enfants de toutes les couleurs

peuvent-ils transformer toute une guerre en paix?

 

J'avais fait ce rêve.

Mais ce rêve me fuyait dans la fade et cruelle réalité.

Et toujours personne pour dire :

vas-y, je suis avec toi. C'est complètement fou mais fonce.

 

Des milliers d'enfants venus de toutes les Syries

marchaient dans mes pas en direction de Damas

et formaient une caravane de la paix,

celle qui allait bouleverser le monde et les consciences.


Oui, je sais, je suis mégalo.

 

Je comptais sur le Père, le Fils, et le Saint Esprit

tous tombés du Ciel

pour contrer le Père, le Fils, et le Sade Esprit

sur cette terre ensanglantée, torturée, anéantie,

par ce jeu inique et pervers d'Assad Family Game.

 

Des fous, il y en bien sûr partout.

Des fous qui rêvent qu'ils arriveront faire

des choses extraordinaires,

des trucs de oufs comme :

 

gravir des cols à 12% de pente sur un vélo à 30 km heures de moyenne

ou

courir le 100 mètre en 8 secondes 99 centièmes

ou

boucler un marathon en 1 heure 58 minutes et 34 secondes

 

des performances stratosphériques

qui impliquent de se passer de toute déontologie,

de toute prudence, de toute critique,

en se défaussant

de la morale, de la hiérarchie, de la loi

ordinairement appliquée.

 

Des performances féeriques

qui obligent à se dépasser, à se surpasser,

à outre-passer même ses propres limites de conscience,

D'oser tout même si tout doit finir par le pire.


Je n'ai pas osé.

Peut-être de ne pas trouver les mille enfants,

et de ne pas trouver la caravane croix-rouge qui nous suivent

dans cet odyssée et le mirage de Dieu,

de ne pas trouver le soutien du plus grand nombre

qui soutienne à travers le monde entier

ce truc de ouf.

 

Mais surtout l'angoisse terrible

de trouver en face du simple chamelier et des enfants

un monstre sanguinaire aussi froid qu'un tyrannosaurus-rex

achevant d'un seule bombe la caravane de la paix

dans un bain de sang horrible

en massacrant tous les enfants.

 

Alors qu'aurais-je dit aux parents,

aux familles, même mort et emmené dans l'au-delà ?

Alors qu'aurais-je pu trouver comme sentiment divin

afin de calmer la douleur de ces gens ?

 

J'ai abandonné mon rêve de fou.

Et j'ai laissé courir la mort.

Plus de 60 milles morts aujourd'hui.

Et toujours pas de fin à l'exploit barbare du t-rex.

 

Alors je me dis toujours que peut-être

la caravane de la paix

et ses mille enfants

auraient pu arrêter ce pro mythomane et fan de l'horreur.

 

Mais voilà.

Le principe de réalité l'emporte à chaque fois.

Le Sade Esprit règne partout.

A very sad trip

and this fuck Assad blood nightmare

pour nous servir la soupe morbide

aux nouvelles du matin, du midi, et du soir.

 

Alors si j'avais pu être le Pantani de l'Humanitaire

et arrêter cette guerre

grâce à tous ces enfants de lumière

j'aurais bien pris tous les stupéfiants du monde

et même Dieu avec moi

pour être à la hauteur du défi

et vaincre enfin le Sade Esprit qui règne sur la Terre.

 

Voilà.

 

Je voulais décrire et crier ce qu'une énergie commune

peut développer sur la Terre

quand le peuple soutient des demi-dieux

qui ne jouent pas dans les stades

et sur les routes pour un chrono ou une victoire en finale

mais qui jouent sur le terrain de la réalité de la guerre et du crime.

 

Si ça donne à réfléchir, c'est déjà ça.

Mandela, Gandhi et d'autres ont trouvé

ce peuple marchant pour un idéal

et venant à bout de l'oppression lors d'un combat mystique.


P.S. c'est un pur hasard du calendrier si ce billet a été pensé à la première heure de la célébration du Martin Luther King Day fêté aujourd'hui aux Etats-Unis. A moins que les esprits du Ciel...

 

19/01/2013

In Amenas : devient-on soldat quand on devient otage ?

La conclusion de la prise d'otages sur le site gazier de In Amenas est dramatique. Les derniers otages retenus sont morts, assassinés par leurs kidnappeurs islamiques.

De simples employés transformés en (fausse) monnaie d'échange contre des exigences irréalistes dont aucun gouvernement démocratique au monde qui se respecte n'aurait pu entrer en matière (fin de l'opération militaire française au Mali, libération de terroristes aux Etats-Unis, et rançon à coup de millions de dollars sans doute). Qui pouvait décemment céder aux exigences de ces fous d'Allah ? La question est donc de savoir si de simples employés pacifiques peuvent passer du statut de citoyens ordinaires au statut de militaires extraordinaires dans des circonstances qui sont effectivement extraordinaires, et en conséquence, devenir des citoyens-soldats volontaires en mission désespérée pour la défense des libertés fondamentales et de la démocratie. C'est une question délicate. Car si les otages d'In Amenas avaient été des femmes et des enfants, aurions-nous le courage de poser une telle question ? Certainement pas. Nous avons donc de la difficulté avec cette notion d'otages-soldats qui devraient se sacrifier pour la patrie et la démocratie. Cependant, et ce n'est pas faux, les expatriés devraient tous se préparer à vivre des moments d'exception où tout bascule dans leur vie quotidienne. Nous savons très bien qu'en terre étrangère, nous ne sommes pas maître de la vision des autres. Le confort que nous ressentons en circulant dans un lieu familier avec des gens familier disparaît quand le regard des autres devient curieux sur nos origines, nos coutumes, nos façons de nous comporter. Nous faisons tous plus attention aux autres quand nous déambulons en terre étrangère. Non par méfiance instinctive. Mais par respect et par volonté de ne point déranger ou froisser celles et ceux qui nous accueillent sur leur territoire avec des façons de vivre différentes aux nôtres.

Pris en otage, il convient de se demander si nos gouvernements doivent céder au chantage où s'ils doivent tenter une attaque contre les kidnappeurs avec tous les risques que cela comporte pour notre propre existence. Par les temps qui courent, chacune et chacun partant en territoire non sécurisé ou partiellement sécurisé devrait imaginer son propre kit de survie en cas d'enlèvement afin de ne pas donner du blé à moudre au moulin à vent des ravisseurs. Et peut-être bien se mettre dans la tête que dès lors qu'il ou elle est enlevé(e), il, elle, devient un soldat du monde au service de la liberté. On ne parlera pas pour les enfants. Car eux sont vraiment innocents de toute tache et de toute affaire politique.

Vade, Retro, In Amenas

Se tromper de temps et d'espace spirituels c'est comme vouloir arrêter les aiguilles de la montre sur un jour et une heure en imaginant posséder les clefs et le pouvoir d'arrêter le temps et l'espace. La grande absurdité des Hommes est de vouloir considérer l'infini du temps et de l'espace comme assujetti à la finitude des Hommes. En imposant sa rigidité, sa vision figée de l'espace, du temps, des religions, et de Dieu, l'Homme court à sa perte dans la confusion la plus totale. Au lieu de s'élever spirituellement, il se dégrade et s'enfonce dans l'obscurité en semant haines, divisions, crimes, génocides. L'Homme ne peut arrêter ni le Temps ni l'Espace. Il ne peut donc figé Dieu dans un dogmatisme étroit sans commune mesure avec la Grandeur de l'Absolu. Il ne peut que suivre le Temps et l'Espace qui lui sont prêtés pour grandir à la fois en sagesse et en divinité afin de donner à notre descendance les armes de l'Amour pour accomplir plus en avant notre Destin commun à toute l'Humanité.

 

God Nation Damnation

 

Quand viennent les ombres du sang de l'islam, les Fleurs du Mal passent du mâle au Mali, éclosent dans les cloaques les plus incertains, meurent dans l'oubli des Hommes en guerre pour la gloire. Toutes ces vies so mal Somalie massacrées entre Alger et Bamako, charriées dans la boue du fleuve Charia en furie. Des jeux de l'Olympe pervers, cruels, et mensongers, se déroulent devant nos yeux et nos cœurs médusés. Des Jeux sans aucune vérité ni lumière autre que le pouvoir d'écraser et de dominer la Terre des Hommes. La soumission de tous au profit de quelques uns. Dictature de l'Homme née d'une vision dictatoriale de Dieu.

Viens ! Viens ! Inch'Allah te dit bien. Ton corps rend le Mal sans le Bien. Viens ! Viens ! Inch'Allah le sait bien. Ta violence infernale, ancestrale, ne vaut rien. Tu passes des Libyens au Mali, Mauritanie, Maroc, Algérie, comme l'ombre assassine de ton dieu assoiffé de sang et de cruauté. Tchador, tu exiges mais tu violes Tombouctou, ses femmes, et ses sanctuaires. C'est Sénégal si Konna te reprend tout. Dieu sait et voit ton faux combat pour Lui. A Ouagadégoût, tu amputes femmes et hommes de leurs membres. Par ta loi, ta justice, ta mauvaise foi. T'es juste une pute d'Allah qui fait le job sans aucune âme contre argent, pouvoir, et domination. Ton Allah est un Allah de compétition truquée, dopée à la testostérone, à l'EPO, et à toutes les substances spirituelles gazeuses et nocives que l'on fourgue à l'Homme gavé comme une oie d'élevage par des gourous apocalyptiques. Ton islam dopé au narcotrafic n'a jamais posé un seul pied sur la lune même s'il revendique des centaines de victoires dans le monde. Ton islam est un islam du fric, du faux, de l'hypocrisie, de la tyrannie, de la gloire personnelle. Et Allah ne peut te féliciter pour ces victoires de la triche, du combat déloyal face à des otages sans armes qui ne t'ont jamais cherché de mal et qui aurait tellement préféré jouer à des jeux réellement humains avec toi. Tu fais partie du cycle diabolique de l'honneur perdu et de la terreur absolue. Le cycle des cyclistes de l'islam disparu.

Viens ! Viens à l'Amour ! Ton unique combat juste pour Allah.

Texte écrit par Ali pacha, premier signataire de la « Charte naturelle du sang de l'Amour », charte anti-narcotique dont le but est de lutter contre tous les jeux cyniques, violents, et tyranniques de l'être humain.

 

12/01/2013

Un monde d'impossible légèreté et de cruauté ordinaire

Claude Nobs a fait de la petite Ville de Montreux, la Ville de tous les possibles. Rien ne lui déplaisait plus d'entendre de la bouche de ses collaborateurs et collaboratrices qu'il était impossible de faire venir tel ou tel artiste ou de ne pas satisfaire une de leurs lubies parfois un brin surréaliste.

Ce monde de tous les possibles, donc de tous les miracles, n'existe pas sur la planète Terre. Nous sommes dans l'attente impossible d'un monde plus épris de justice et d'amour, meilleur, sans guerre, sans haine, sans violence, sans exclusion, sans dominants et dominés. Cependant, nous pouvons accomplir de petits rêves qui deviennent de grands rêves grâce à une vision, une volonté, une foi, et un travail sur nous-même qui nous donnent des ailes invincibles...

Claude Nobs, c'est son honneur, sa réussite, possédait les ailes blanches de l'invincibilité, celles de l'Amour, les ailes qui construisent l'Humain en maître d'une destinée fraternelle, ouverte, multiple, complexe, réfléchie, réfléchissante de l'âme, du corps, et de l'esprit. Les ailes du cœur qui poussent à tirer de l'Humain son meilleur, son énergie positive, en construisant des projets profitables à la communauté plutôt qu'en conspirant pour détruire les jouets et les joies des gens heureux de vivre en ce monde.

Quand on voit ce que font les islamistes de notre planète, du saccage et du malheur qu'ils sèment dans les communautés et les nations du monde, on se dit que Dieu est né Helvète et se plaît chez nous. Il a de l'avenir ici. Un véritable avenir de Dieu. Alors que dans la tête de ces fous de Dieu, c'est no futur. Une preuve supplémentaire qu'éliminer la musique de son champ de vision du monde comme tous les talibans de la planète, c'est faire un pacte avec l'Enfer contre les êtres humains.

Claude Nobs, en écoutant sa part d'ange lumineux, nous a tous rapproché du Paradis. La preuve en lisant ce matin, provenant du monde entier, tous les hommages émus à son œuvre fantastique. A nous de perpétuer la vision d'une planète globale où tous et toutes appartiennent au même peuple de Dieu sans discrimination de foi. La musique qui nous vient de l'extérieur est un accord mineur qui nous accorde à l'intérieur en thème majeur. Nothing is impossible.