11/01/2013

La Nobs Jazzittude, valeur de liberté

Comment associer la noblesse humaine au swing du jazz ? Nous avons en Suisse le plus grand ambassadeur du tennis de tous les temps : Roger Federer. Il joue so perfect, et il a gagné les cœurs du monde entier. Nous avions un joueur d'harmonica, fils de boulanger, et cuisinier qui ne se satisfaisait pas de son destin de cuisinier. Cela a donné Claude Nobs. Et en donnant Claude Nobs à la planète du son, Nobs nous a tous ouvert à la Nobs Jazzitude.

Qui aime le jazz ? Qui parle de jazz ? Qui fréquente encore le jazz ? A part quelques élites, quelques égarés dans le monde. Miles Davis disait du jazz que c'était de la merde. Du bon shit pour frappadingue de l'esprit en liberté. Miles voulait écouter du funk, de la soul, et pas du jazz, lui le plus grand phénomène de jazz qui a passé du vieux style au style le plus révolutionnaire avec sa trompette à damner le plus réfractaire à la nouvelle église modern jazz. Nobs a su écouter Miles et comprendre que si même le maître du jazz disait que le jazz c'est de la merde, il fallait forcément innover et inventer un nouveau souffle à son festival. Et Claude Nobs l'a fait au risque que les intégristes de l'église jazz posent une bombe au Casino. Il s'en foutait Claude. Le Casino avait déjà brûlé et cela avait offert un tube planétaire de Deep Purple à Montreux...et à lui-même. Donc Dieu pouvait brûler la baraque, il écoutera Miles Davis et finira parmi les hérétiques et les blasphémateurs de Dieu. Satan, diabolique et enfantin jusqu'à sa disparition, Claude Nobs avait sa vision personnelle du monde.

La légende monoculturelle du Festival de Jazz de Montreux allait se transformer en folie multiculturelle dont le jazz serait un partenaire incontournable mais non plus unique. Dieu prenait soudain tous les visages et toutes les couleurs de la musique. Dès lors, Montreux devenait la ville éternelle pour la nuit des temps, la Jérusalem du monde multiethnique. Et Claude, son gourou, son âme spirituelle, une immense figure charismatique très discrète.

La Nobs jazzittude ne va pas mourir. Car Claude Nobs nous a inventé le train perpétuel qui nous conduit, fadas de tous les songs du monde, au royaume musical des fées et des anges.

 

Claude Nobs, le rêve d'une planète soul, jazz & pop

Il nous a quitté comme il a vécu. Par surprise. Il est parti en nous demandant à tous de continuer à rêver. La vie, la nature, l'amour de la musique et l'amour des gens. Sa quadrature des courbes du Beau, de la Passion, de l'Amour, et même de la Médtation transcendantale. Jazz! Comme un mot magique qui jaillit du tréfond de la jungle, cri primitif de l'être humain qui offre son hymne à la joie de vivre. Jazz! Comme des notes complètement libres et dingues qui ont fait vibrer depuis 1967 des centaines de milliers de fervents du Jazz Festival de Montreux. Jazz! Et le monde se réconcilie, danse, et fait la fête toute la nuit jusqu'au petit matin.

Tous ces petits matins magiques où le cerveau swingue encore des notes bleues de la nuit au moment de partir faire l'amour et de jouir à la petite mort. Il est parti, pour de vrai, pour de bon, pour toujours, Claude. Mais il nous dit encore: ne t'arrête pas à ta réalité. Deviens la réalité de tes rêves. Ouvre ta vision! Et surtout, n'attends pas que ton train arrive en gare tout seul. Tu seras alors le seul destinataire de ta vie. Fais tout pour devenir le train qui va amener le monde entier sur la planète Musique afin que la vie sois Jaz'zen. Jaz'zen You, Mister Nobs. Merci d'avoir rêvé le monde en couleur pour le bonheur des femmes et des hommes qui ont sauté dans votre train sans jamais le quitter. La réalité montreusienne, c'est vous, Mister Jaz'zen.

Claude Nobs est présent en nous et avec nous, là, dans les brumes du lac Léman, dans les fumées du jour et les paillettes de la nuit montreusienne, capitale mondiale du jazz estival ! Il brille de toute sa lumière. Il smoke on the water dans l'incendie de sa vie. Adieu Mister Jaz'zen Blues,

 

10/01/2013

La saison des trans-sphères

 

Gérard Depardieu en Russie

Les Pussy Riot en France

Nelson Mandela en Suisse

Brigitte Bardot au Zoo

"Tamédia, Heil Hitler!"

hurlent certains blogs 24 Heures jetés aux enfers.

La liberté de la paresse intellectuelle

s'en va flirter avec ses démons.

 

LOL!

LOLA!

LOLITA!

 

Je brûle de toi!

 

 

La haine comme vertu cardinal de certains blogueurs

 Leur projet. Connaissez-vous leur projet ? Actuellement des projectiles sont tirés envers ma personne sur des blogs voisins. Je peux faire avec. Ce n'est pas un problème d'être ciblés par des inconnus à qui on a tenté de donner des tonnes de sourires lumineux dans l'espoir d'être aimé un peu, beaucoup. Mais pas plus loin, merci. Pourtant, c'est mille fois non. C'est la haine en retour, cette bonne vieille haine qui dirige tant de personnes en ce monde.

L'autre soir, dans un bar, j'ai rencontré un jeune homme qui portait un T-shirt avec cette inscription : « I LOVE YOU HATE ME »

Je reprends ces mots à mon compte et je dis à tous ces charmants blogueurs et charmante blogueuse, que ma géométrie variable (en sept dimensions, c'est mieux) m'empêche de devenir aussi aigri, envieux, jaloux, acide, qu'eux envers une société qui les a blessés et parfois, souvent, désavoués. Pas la peine de me faire le coup du rebelle, de la révoltée, rejetée, seul ou seule révolutionnaire à même d'avoir tout compris en ce monde et qui est jeté(e) par-dessus bord du paquebot 24 Heures. S'il existe un authentique révolté et un fier rebelle en cette blogosphère, il, elle, n'est pas parmi vous, les pisseux qui n'ont qu'un discours de destruction envers un collègue blogueur qui ne vous a jamais voué une détestation ni même une once de volonté à vous nuire et vous haïr. Bien heureux celui qui ne médit pas d'autrui et ne porte préjudice à personne. Car son oeuvre ressortira au monde dans la lumière et la noblesse de sa révolte.

Voilà. Ci-dessous, une petite mélodie pour mes gentils démolisseurs m'accusant, sans vraiment l'écrire, de collaboration avec le groupe TAMEDIA. Précision. La Rédaction de 24 Heures a fait son choix sur des critères d'intérêt journalistique et de fréquentation des blogs. Pas sur des critères d'exclusion de tel ou tel blogueur. Personne ne m'a jamais fait de pub, en tout cas pas davantage que vous tous qui m'attaquez. J'ai acquis un lectorat de fidèles lectrices et lecteurs, sur des matières aussi explosives que les tensions politiques, ethniques, religieuses, économiques ainsi qu'en témoignant de mon jardin secret. Je sors totalement du moule traditionnel de la pensée communautaire. Je marche seul, en éclaireur, en kamikaze. Aucune église ou mosquée ne me défend, aucun parti politique ne me protège, aucun mécène généreux finance mon travail afin de me permettre de me libérer de mon travail nourricier que je pratique comme tout le monde 45 heures par semaine, dans un secteur pas du tout en lien avec le journalisme ou la culture. A moins que la cuisine amène à la culture et au journalisme... Tout vient de ma passion pour la vie, les gens, les idées, les médias, l'art, la spiritualité, l'évolution de nos sociétés. Pour le reste, je vous laisse libre de penser ce que vous voulez de ma personne. Ce n'est pas la démolition du monde et des gens qui me passionne. C'est leur progression intellectuelle et spirituelle dans une société multiculturelle.

Pour terminer, je ne reviendrai plus sur vos différents commentaires. C'est usant de répondre à des gens qui vous détestent et n'ont aucune intention de changer d'attitude à votre égard.

Bonne route à tous et à toutes. Le cœur que vous avez blessé et blessez encore ne va pas mourir à vos mots.

 

La non-violence n'offre pas l'impunité aux violeurs!

 

Inde. La révolte des femmes grondent. Elle s'élève, comme une force, une révolte tue depuis trop longtemps. Gandhi, le maître spirituel, doit être heureux de ce réveil, lui qui dort paisiblement dans sa tombe. Enfin! Enfin, elles osent. Gandhi n'a jamais prôné la passivité, la lâcheté, la démission face aux oppresseurs et aux criminels. Bien au contraire, il s'est élevé devant le colonisateur armé, le puissant, celui qui décidait de tout. Il s'est élevé à mains nues, sans armes. Mais sa fermeté devant les Anglais, et sa dignité pour tous ont soulevé l'Himalaya et les consciences!

 L'Inde d'aujourd'hui avait tenté, d'une certaine manière, d'édulcorer le message du Mahatma. Les hommes, en particulier, ont imposé peu à peu un discours de douceur, de pacifisme, d'horrible lâcheté et de cynisme intéressé. En deux mots, le discours gandhien du combat par la non-violence s'est perverti et est devenu ceci :

« Ma douce, ma jolie fille, laisse-toi faire, tout ce passera bien. Reste tranquille et on ne te fera pas de mal. Offre-toi à nous et ensuite, va ton chemin. Tais-toi, et n'en parle à personne ».

Un gourou de ce pays défend d'ailleurs les cas récents de viol qui ont fait scandale dans les médias et soulever le peuple indien. L'étudiante violée et massacrée par plusieurs hommes dans un bus, décédée depuis dans un hôpital, aurait du supplié ses agresseurs pour qu'ils ne lui fassent pas de mal... En fait, ce que veut dire ce gourou spirituel à la petite semaine, c'est que la jeune fille aurait du juste accepté l'agression sexuelle, ne point se débattre, être très gentille, et tout ce serait très bien passé...

Mais Gandhi, l'esprit spirituel leader de l'Inde moderne, a relevé la tête à travers tout son peuple. Enfin le peuple, femmes et hommes réunis, se soulèvent pour que cesse l'impunité des salopards et que tous les violeurs soient punis sévèrement. Reste la deuxième phase du test à passer pour les Indiens. Ne pas vouloir la vengeance bestiale, le lynchage des violeurs, et accepter l'Etat de Droit. L'Inde se réveille. Et ce réveil est digne. Espérons que le peuple relira Gandhi et se souviendra de son long combat spirituel au moment de décider de la sentence pour les coupables de viol...

Je termine par cette interrogation philosophique et spirituelle qui tente de bousculer un peu les positions réfractaires au mariage pour tous et à la famille pour tous  : pourquoi de plus en plus de jeunes hommes décident de se transformer en femmes ? Et pourquoi les hommes n'y voient que du feu quand ils abordent une "transformer"? Serait-ce qu'un homme est aussi composé chimiquement en partie d'une femme? Et que de cette union naît nos enfants qui seront éduqués par des femmes et des hommes, indifféremment du genre?