19/02/2013

Mylène

si d'avant-lune

tu éclaires mon âme

en cherchant dans nos flammes

l'aventure sur tes dunes

 

soulevant ta croupe blonde

je relie ton sable à l'eau magique

vers mes reins qui t'inondent

jusqu'à notre mer orgasmique

 

tu quittes Terre

montes et chevauches

ce corps que tu fauches

de sa sève blanche lunaire

 

et si la vie nous rend absents

tes chants nocturnes nous relient

comme deux clairs d'amants

déposant leurs coeurs au paradis

 

aux deux ADN communiquant

dans l'espace des ondes

a frappé à la porte d'un couvent

l'ange d'amour de l'autre monde


à vous Mylène, divine cavalière d'un autre monde

 

On se dirige vers un western mondialisé

Adieu la démocratie. Bonjour la démagogie et la loi du plus fort, du plus armé, du plus haineux et agressif. Fini le règne des Droits de l'Homme, d'une justice civile défendant des citoyens non armés, non autorisés à porter une arme qui est sensée être un objet rare réservé entre les mains d'une force policière autorisée ou la force militaire d'un pays.

Aujourd'hui, le citoyen ou la citoyenne, qui n'a plus confiance en ses autorités, veut s'armer à la manière de Rambo. Et on dit de ci de là que la menace civile de tout un chacun représentée par le port d'arme autorisé va améliorer la paix, la démocratie, la vie ensemble.

Il y a des fois où certaines histoires d'amour exemplaires à la Pistorius devraient nous faire réfléchir sur le port d'armes et la parano qu'elle engendre. Car si tous sont armés, alors ma sécurité n'est plus du tout garantie. Mais je crains, hélas, que les borgnes, les fous, les sourds, et les aveugle n'entendent plus les muettes qui meurent sous les balles de leur propre amoureux...

On parlait jadis de désarmement dans le monde. Aujourd'hui, l'utopie est dépassée. On parle d'armer le monde entier. 7 milliards d'humains armés jusqu'aux dents, cela donnera quoi comme monde débile?

 

Oscar n'a pas entendu la voix de Reeva

Deux questions à Oscar Pistorius :

Premièrement, peut-on se présenter devant la porte fermée de sa salle de bain avec une arme chargée et tirer à bout portant 4 balles à travers la porte sur une personne sans jamais l'avoir interpellée auparavant, sans lui avoir demandée qui elle était, et sans l'avertir qu'on allait la flinguer si elle ne répondait pas aux questions?

Deuxièmement, peut-on croire aveuglément, avoir la certitude de la présence d'un voleur dans la maison qui s'enfermerait dans sa salle de bain dans un quartier surprotégé par des gardiens et par des murs aux barbelés électrifiés ?

Si intrus il y a vraiment eu dans la tête de Pistorius, son esprit devait être ravagé par un stupéfiant pris durant la nuit. C'est la seule façon possible d'imaginer crédible et sincère la déclaration du coureur de piste et... de jupons.

Pistorius, à travers toutes les conquêtes qu'on lui accorde, est un chasseur de proie et donc pas forcément un homme très attaché aux sentiments amoureux. Reeva était-elle une proie dont il n'avait pas envie qu'elle sorte de sa vie ? Oscar était-il pour une fois très amoureux de sa proie et ne pouvait pas imaginer une rupture avec elle ? Le voleur prétendu et imaginé par Pistorius était-il symboliquement l'amant de Reeva qui allait lui enlever sa proie ?

Oscar Pistorius est coupable de meurtre. C'est une évidence. Un accident ? Comment prétendre à l'accident sauf à penser alors que la personne enfermée dans la salle de bain n'avait aucune valeur à ses yeux et déjà plus aucun droit à la vie selon la toute-puissance mentale d'Oscar Pistorius.

Cela donne : « Un animal s'est enfermé dans ma sale de bain. Moi, Oscar Pistorius, chasseur émérite, l'ait simplement tué en toute innocence pour en faire un trophée. Je demande la remise en liberté immédiate à la justice des Hommes »...

Oscar Pistorius ne se rend même pas compte que sa façon d'agir sous son toit était follement déshumanisée et complètement irréelle. Reeva n'a pas eu droit à la parole. Oscar a tiré sans aucune précaution d'usage, sans aucune idée sur la personne qui était dans la salle de bain, alors même que sa petite amie n'était pas couchée dans leur lit... Ses larmes et ses explications devant le Tribunal de Pretoria sont aussi irréelles et déshumanisées. Indécent et sans aucun scrupule, il demande sa remise en liberté pour un crime qu'il a vraiment commis sur une personne qui, en la situation, était sa petite amie.

La légitime défense ne tient pas. Oscar Pistorius devra accepter une condamnation et peut-être trouver une autre façon que les larmes pour tenter d'émouvoir la planète sur le sort qui l'attend.


Une voix s'est tue

et tue celui qui est malade

parmi ce monde de Sade


Malade de la vie

Malade dans son âme

Malade de ses amours


Une voix s'est tue

et sa voix s'est vêtue

de tout le soleil du monde


Ecoute la voix qui s'est tue

18/02/2013

Psaume 23 pour toutes les victimes de la violence

Qui a dit que toute vie peut être soldée

sur l'autel des crimes de l'Humanité?

 

Les faux prophètes?

Les idéologues?

Les criminels?

 

Qui a écrit que la vie peut être sacrifiée

à la gloire d'une idéologie athée ou religieuse?

 

Les politiciens?

Les banquiers?

Les gourous des religions?

 

Qui a écouté pour de vrai la parole de Dieu?


Les moines?

Les ermites?

Les saints?

 

Qui se dit prêt à aimer aujourd'hui

sans haïr demain?

Qui se lève le jour sans aucune gloire médiatique

pour éclairer la nuit des Hommes?

Qui marche vers l'Amour sans aucune séduction

en osant dire stop à la violence,

stop à la menace du viol, du crime, et du terrorisme?


Qui croit encore en Dieu

sans en confisquer et en revendiquer le titre?

 

Qui croit en cet Amour

qui irradie la vie toute entière

et accueille dans la mort

les âmes quittant leur corps charnel?

 

La Beauté est inscrite dans le Ciel.

Elle a prononcé:

L'Eternel est mon berger.

Et Dieu a répondu à son appel,

à sa foi en Lui.


en mémoire de Reeva Steenkamp

Je suis la balle tragique dans le canon de beauté

Oskar Pistorius a tué son bébé. En pleurs, exprimant sa détresse devant un pasteur de Dieu, son sentiment de culpabilité est, semble-t-il, réelle et vraie. Il aurait voulu, dans les premières heures du drame, que Dieu le rappelle à Lui. Du suicide, il n'en a eu ni la volonté ni le courage. Mais est-ce plus courageux que de se suicider plutôt que de vivre et porter le poids de sa culpabilité devant les Hommes?

Pourtant c'est à une toute autre version qu'il s'adonne devant la justice. De se dire innocent, devant l'Humanité et sa famille, d'un drame passionnel mais responsable du meurtre d'un cambrioleur qui aurait prit l'allure de son ange pour en devenir un démon voleur, voilà qui tient ou de la parabole biblique ou de l'asile psychiatrique ou du machiavélisme d'un homme qui tient à sa peau et à sa liberté. Oskar Pistorius est-il fou, faux prophète, ou menteur comme ce n'est pas permis?

La publicité de Nike avec le slogan : "I am the bullet in the chamber

Et à la fin...Just do it. Maintenant fais-le.

Qui est le voleur? Qui est l'assassin? Qui est la victime? D'où vient cette obsession marketing de la balle dans le canon? Cette violence publicitaire qui nous affirme sur nos écrans de télévision que tu dois être un tueur pour vaincre. La guerre. Toujours la guerre pour effacer et éliminer l'Autre. N'y arrivera-t-on donc jamais à travers la paix, l'envie de partager la part du festin, le désir d'aimer et de jouer à la compétition sans vouloir la mort de l'adversaire? Et dans nos relations charnelles, est-ce le même procédé qui agit en nous? Faut-il se battre, prouver que nous sommes le meilleur au lit, au bureau, financièrement, faire des scènes de jalousie à notre petite amie, menacer un rival de mort, pour se faire aimer et estimer de notre partenaire qui nous considère alors comme le champion, le numéro 1 toute catégorie de sa vie?

Pourtant, quand on visionne cette incroyable vidéo de Reeva Steenkamp, petite amie de Pistorius tuée dans ce drame, après son élimination dans un jeu de Télé-réalité, on n'arrive pas à croire et à lire sur son visage toute cette agressivité, toute cette violence, tout ce langage guerrier nécessaire à la réussite amoureuse, sportive, commerciale d'une existence humaine. On a juste l'impression d'un ange, d'un amour qui nous enlace dans la paix et la félicité de la vie. Alors nous vient aussi l'envie de vomir de dégoût sur notre façon d'aimer l'exclusivité de la réussite, l'exclusion sociale indispensable qu'elle impose, sa nécessaire volonté d'éliminer l'Autre, sa capacité de nuisance et de destruction mentale et spirituelle, sa possession de l'âme et de l'esprit.

Unis par la vie. Unis à travers la mort. Oskar est devenu la balle tragique transperçant le canon de beauté Reeva. Quant au voleur chacun interprétera à sa façon quel est ce voleur d'âmes (société, capitalisme, Satan) dans cette parabole fascinante de l'homme handicapé qui courait sans jambe plus vite que tout le monde grâce à la technologie de notre époque qui lui ouvrit l'accès à la gloire et au succès mondial. Le signal d'alarme venu du Ciel que notre civilisation court à son propre suicide si nous ne changeons pas nos codes de conduite et de séduction contemporains.

A moins que les vices continus de nos existences compétitives aient déjà enlevé à la Vertu toute ses forces en la dérobant à nos âmes sa part de Bien nécessaire au partage de l'Amour …

Et si le cambrioleur fantôme de Pistorius était au final le résultat psychologique à la frénésie de notre société de consommation ?

Lire également : http://www.rue89.com/2013/02/18/reeva-steenkamp-santa-sub...

 


Tribute video released for Reeva Steenkamp par itnnews