17/02/2013

Des enfants de la balle sur la piste

Défendre son territoire, sa proie amoureuse, sa place dans le showbizz ou le sport. Conquérir le monde, gagner des titres et des médailles, devenir star. Etre parano, jaloux, et adulé. Changer souvent d'amour et chercher des aventures qui satisfont l'ego. Aimer exclusivement les blondes et ne jamais sortir avec les femmes noires de son propre pays. Avoir peur des voleurs, des criminels, des hommes qui viennent de l'autre côté du mur. Métisses, Noirs, ou Blancs, tous prêts à voler maisons, voitures et femmes. S'armer par goût du jeu et de l'adrénaline et vouloir défendre jusqu'au bout tout ce qu'on a à défendre, y compris par la violence s'il le faut.

Il est allé au bout du cauchemar. Soit pour tuer le voleur qui s'est présenté sous la forme spectrale de sa propre petite amie. Soit pour tuer sa petite amie lors d'une terrible crise de jalousie. Dans les deux cas, il a éliminé l'Autre. Celui ou celle qui lui contestait le trône de sa toute-puissance et ce jusqu'à l'intérieur de sa salle de bain. C'était un héros du sport, une figure de la race supérieure, de la race des dieux, un possédant finissant possédé par ses propres démons.

L'homme sans jambe qui courrait plus vite que le cheval est tombé du ciel. Dans sa chute vertigineuse, il ressemble à l'Humanité attirée par les abîmes. Vouloir devenir quelqu'un de plus grand, de plus fort, de plus important, de plus unique, de plus lumineux. Et finir comme un simple criminel piégé dans un moment d'obscurité totale.

Le mort tragique d'une jeune femme, qui embrassait sur la bouche des dauphins protecteurs quelques temps avant sa disparition, abattue dans la salle de bain par son petit ami flingueur, est une véritable fable de la réalité humaine. L'amour animal est parfois plus fidèle au sens vrai de l'amour que l'amour artificiel, papier glacé et glamour des humains.

16/02/2013

Venezuela: un leader maximo sans voix parle à ses ministres

Les voies du Seigneur sont impénétrables. Celles du Président Hugo Chavez sont transcendantales. Le Gouvernement du Venezuela a confirmé que le Président continuait de présider, et même de parler avec ses Ministres, de signer des décrets en toute connaissance de cause !

Aucune incontinence mentale chez le président. Après avoir beaucoup, beaucoup parler en mal des démocraties, d'avoir été l'ami des grandes dictatures du monde, dont l'Iran et Cuba, il ne parle que par la voix du ciel à ses Ministres.

Un Président sans voix, c'est un avantage considérable pour ses Ministres. Chavez est devenue la statue vivante d'un peuple qui l'idolâtre. Pendant ce temps, les Ministres peuvent magouiller en paix, tenir en mains de maître le gouvernement sans passer par de nouvelles élections, et ainsi faire tout le mandat présidentiel d'Hugo Chavez sans lui ! A Cuba, Fidel Castro a remis le pouvoir à son frère. Les deux papys autocrates vont pouvoir se retrouver pour jouer dans une cour des dictateurs retraités jamais mis à la retraite. On vit et on meurt dictateur. Le pape Benoît XVI a oublié la leçon. Le premier pape démissionnaire depuis 600 ans a peut-être voulu transmettre au monde que Dieu n'était plus un Dictateur de Conscience mais un maître de sagesse universel prônant l'Amour et la Liberté à ses créatures. Ce qui sied mieux à la démocratie voulue par les peuples libres et responsables.

En attendant qu'Hugo Chavez retrouve peut-être sa voix, voici une citation d'un chanteur démodé à méditer :

« Le véritable amour c'est quand un silence n'est plus gênant »

Jean-Jacques Goldman

Ne reste pas là. Envole-moi !


Génération Goldman - Envole Moi [Tal & M Pokora... par MyMajorCompany

15/02/2013

De la liberté d'expression et de l'argent sur les blogs

Fallait-il plus plaire que déplaire aux princes et aux rois du temps de Voltaire et des mécènes protecteurs des lettrés afin d'être protégé de ces mêmes puissants tout en étant libre de parole devant sa conscience sans être proscrit, voir condamner au cachot ou à la peine de mort?

Lisons Denis Diderot:

Autorité Politique

      Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du Ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle : mais la puissance paternelle a ses bornes ; et dans l’état de nature, elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien et on la fera toujours remonter a l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé ; ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils on déféré l’autorité.
      La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celle de ceux qui obéissent : en sorte que , si ces derniers deviennent a leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le font avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors :c’est la loi du plus fort.
      Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature ; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis : mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler et celui qui se l’était arrogée devenant alors prince cesse d’être tyran.
      La puissance, qui vient du consentement des peuples suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites ; car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement sans réserve a un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier. C’est Dieu, jaloux absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point. Il permet pour le bien commun et pour le maintien de la société que les hommes établissent entre eux un ordre de subordination, qu’ils obéissent à l’un d’eux ; mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglément et sans réserve afin que la créature s’arroge pas les droit du créateur. Toute autre soumission est le véritable crime de l’idolâtrie. Fléchir le genou devant un homme ou devant une image n’est qu’une cérémonie extérieur, dont le vrai Dieu qui demande le cœur et l’esprit ne se souvient guère qu’il abandonne à l’institution des hommes pour en faire, comme il leur conviendra des marques d’un culte civil et politique, ou d’un culte de religion. Ainsi ce ne sont point ces cérémonies en elles-mêmes, mais l’esprit de leur établissement, qui en rend la pratique innocente ou criminelle. Un Anglais n’a point de scrupule à servir le roi le genou en terre ; le cérémonial ne signifie ce qu’on a voulu qu’il signifiât ; mais livrer son cœur, son esprit et sa conduite sans aucune réserve à la volonté et au caprice d’une pure créature, en faire l’unique et le dernier motif de ses actions c’est assurément un crime de lèse-majesté divine au premier chef.

L'Encyclopédie - Denis Diderot

 

http://www.bacdefrancais.net/autoritepolitique.php

 

En démocratie, le prince c'est la communauté de bien. Celui ou celle qui abuse de sa liberté pour diffamer, calomnier, exclure, mentir, usurper l'identité de quelqu'un ou se cacher derrière un pseudo pour attaquer , rabaisser, détruire une personne sans argument et sans aucune raison ou preuve valable peut se voir retirer son droit à l'expression sur un média.

La planète blog ouverte il y a quelques années sur le bassin lémanique a voulu, à ses débuts, offrir une liberté et une ouverture maximale à toutes sortes de courants d'idées politiques, de philosophie, de religion, de culture. Confrontée parfois au pire de la liberté (les abus cités ci-dessus), elle a dû se résoudre à réguler la liberté débridée et parfois criminelle de personnes négatives et parfois très agressives qui abusaient de leur droit à la liberté d'expression. Qui décide quoi? Qui fait le choix d'exclure ou de conserver un blogueur, une blogueuse, un commentateur, une commentatrice ? Là réside l'arbitraire d'une décision venue d'en-haut. Car à ce jour, nous ne savons pas ce qui mène la rédaction de 24 Heures et Tribune de Genève, ainsi que le groupe de presse Tamédia à exclure X ou Y ou Z de sa plate-forme. L'excuse de la réorganisation et du manque d'argent ne vaut pas tripette. Nous vivons hélas dans un pays qui préfère souvent le couvert neutre de l'hypocrisie silencieuse à une bonne et sainte remise en place de personnes qui ne comprennent pas bien le sens de la liberté et du respect en démocratie. On peut faire de l'humour sur tout et avec tout le monde. Mais dépasser les bornes de l'humour pour s'attaquer frontalement à l'âme et à la substance même des individus, leur individualité, leur singularité en utilisant l'arme du mépris et le rejet de leur façon de vivre ou de penser, leur "négritude" oserais-je écrire ici, n'est tout simplement pas admissible. On peut décrire le mal d'une philosophie perverse, d'un acte abjecte perpétré sous couvert de religion, on peut dire tout le mal que l'on pense de telle ou telle façon de se comporter en homme ou en femme mais on ne peut pas attaquer par le mensonge, la diffamation, et sans aucune preuve des personnes qui offrent juste au monde leur liberté intellectuelle et leur sensibilité, leur intimité, leurs espoirs, leur utopie, leurs rêves, face à l'état de notre monde.

Cette zone grise actuelle en cours parmi nos médias conduit certains d'entre nous à remettre en cause l'existence de la liberté démocratique voulue ou supposée des médias suisses et à parler carrément de censure organisée par l'Etat et ses affidés, voir de blogosphère indigne d'une volonté démocratique réduite en "peau de chagrin" servie à la populace plutôt que l'émancipation et la promotion d'une vigoureuse et indispensable liberté d'expression nécessaire à toute démocratie bien vivante.

Il faudra un jour que l'on nous offre une « charte du blog » à signer et que l'on puisse s'en remettre, en cas d'exclusion, aux vrais motifs individuels retenus contre la personne et autres griefs répétitifs qui amènent une rédaction à supprimer tel ou tel blog de sa structure médiatique.

La décision de l'exclusion en vrac, fait dans l'arbitraire, de tout une série de blogs sur la plate-forme 24 Heures est d'ordre totalitaire et non ouvert. Nous attendons autre chose de journalistes qui se respectent et prônent la liberté d'expression. Une exigence de clarté est voulue afin que chacun et chacune sache pourquoi, à l'avenir, il est exclu ou maintenu dans ses droits à bloguer.

14/02/2013

Les blogs vont-ils disparaître des médias ou se professionnaliser?

Une alerte supplémentaire concernant l'existence future des blogs se lit ce matin sur l'espace-blog de la Tribune de Genève. Voici ce qu'on peut y découvrir :

« Ce n'est pas la fin des blogs!

« L’arrêt du Tribunal fédéral ne sonne pas le glas des blogs hébergés par les plates-formes médiatiques», déclare l’avocat de la Tribune de Genève, Me Pierre Martin-Achar. Dans un arrêt diffusé le 13 février, le TF relève que si divers États se sont dotés de règles qui limitent ou excluent même dans certains cas la responsabilité civile des hébergeurs de blogs, la Suisse n’a pas adopté de législation particulière en la matière. Du coup, c’est le Code civil qui s’applique. Il prévoit que non seulement l’auteur de l’atteinte peut devoir répondre de celle-ci, mais aussi toute personne «dont la collaboration cause, permet ou favorise celle-ci», sans qu’il soit nécessaire qu’elle ait commis une faute. On attend donc avec impatience que le parlement suisse corrige cette anomalie. Dans l'intervalle, la Tribune maintient son forum des blogs citoyens. Petit rappel, un blog est un carnet de notes interactif personnel. Soyez courtois, originaux et ne vous contentez pas de copier coller des communiqués de presse ou de dupliquer un blog tiers, ce qui était le cas du blog à l'origine de cet arrêt."

Si l'hébergeur peut se voir poursuivi en justice dans le cadre de sa collaboration effective en acceptant de favoriser l'espace de liberté accordé à des blogueurs attaqués en justice par X ou Y, il est entendu, d'après le compte rendu ci-dessus, que l'héberbeur, dont l'Editeur et le Rédacteur en Chef du Quotidien en question, prennent également des risques en cas d'une décision de justice en défaveur du blogueur.

Que vont devenir les espaces libres réservés aux blogs sur les plate-formes médiatiques? Il semble que nous allons vers une professionnalisation des blogueurs qui seront tenus en quelque sorte par le respect de la Charte de déontologie des journalistes. En retour, la plate-forme sera-t-elle prête à défendre ses blogueurs et blogueuses en justice en cas d'attaque? Dans un cas récent, le blog de Haykel Ezzedine, Planète Photo, a du se défendre tout seul devant la justice face à la plainte d'une assurance qui le poursuivait pour la simple reprise sur son blog d'une affiche litigieuse, affiche créée par un parti politique genevois et qui s'est pourtant vue un peu partout !

Une chose est sûre. Les blogueurs sont courageux et osent affronter des sujets délicats sans langue de bois. Leur disparition pure et simple serait dommageable à la démocratie. Sans salaire ni même grande reconnaissance pour leurs apports aux débats de notre temps, avec leur seule passion de s'informer et d'informer, leur façon parfois poétique et ludique de transmettre des choses vitales au partage démocratique, ils et elles sont des perles rares dont la société, pour des raisons bêtement juridiques, risque de perdre la trace. Attendons de voir comment les médias vont se positionner dans le futur face à nous, les blogueurs qui restons encore sur le navire avec le plaisir de servir la communauté de bien.

 



 

 

 

Le V-Day selon Beppe Grillo

Le nouveau pape médiatique italien, Beppe Grillo, le dernier qui sortira du Conclave politique grâce à son humour vaticanesque, a fait de son V-Day le jour où tout le monde peut aller se faire f... Vaffanculo. Une apocalypse politique à l'Italienne est à l'oeuvre. Pierre le Romain, le dernier pape, se sera lui, avant la chute des Sept Collines de Rome et de sa corruption endémique.

L'Italie et ses institutions se meurent dans les bras des bouffons. Silvio Berlusconi – Beppe Grillo. A eux deux, ils monopolisent 50% d'intention de vote pour diriger l'Italie. Mais le bouffon Grillo ne sera jamais à la tête de l'Etat italien. Il dirige son Mouvement Cinq Etoiles depuis sa Galaxie. Il enverra ses fidèles novices en politique (une centaine est prévue par les sondages) se faire f... au Parlement italien. Lui trônera du haut de son Saint-Siège divin. Pas totalement cinglé, peut-être télécommandé, selon les infos, par un mystérieux gourou plus grand et plus bouffon que lui, il a déjà volé une fois l'identité de Benoît XVI en faisant croire à ses fidèles, durant trois jours, à l'existence d'une lettre véridique que le pape lui aurait adressée directement sur son blog très connu (un des 10 blogs les plus suivis de la planète Terre). Mais Benoît XVI c'était lui-même! Thème de la lettre pontificale: "Lectio magistralis en faveur et pour l'existence d'un Dieu écolo renouvelable et durable"... Enfin, cette dernière appréciation vient de ce blog ci-présent, pas du sien. Plagier le pape et lui prendre son identité! Il fallait s'appeler Beppe Grillo et se croire sur la scène divine de l'humour alors même qu'il se met en scène pour obtenir le pouvoir terrestre. Artiste mégalo XXXL, il fait rire une bonne partie du peuple italien et fait grincer pas mal de dents longues installées au pouvoir.

Quand les choses sérieuses commenceront et que les enfants turbulents du bon dieu Grillo seront assis sur les chaises du Parlement italien, il faudra les prendre pour des canards sauvages qui n'en ont plus rien à f... de la politique. Ils se serviront comme les autres pour leurs propres intérêts de parvenus. Le pouvoir divin, cela ne se discute pas. C'est ainsi que les hordes de barbares chassent les corrompus et s'emparent des pouvoirs démocratiques en déliquescence... Alors la dictature et l'autorité pure et dure pourront s'installer durablement. Dieu le Père rôde toujours dans les parages...et son messie a pris les traits de Beppe Grillo. Saint Malachie, priez pour nos âmes pauvres pécheresses de poissons médiatiques.

"Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple".

Saint Malachie

Et n'oubliez pas le Juge redoutable. Le Gourou suprême se cache derrière Beppe Grillo. La vuvuzela du griot ressemble goutte pour goutte au leader maximo vénézuélien.


P.S. Pour ma part, j'ai oublié l'essentiel, et c'est avec quelques heures de retard que je souhaite une Saint-Valentin pleine d'amour, d'humour, et de charme à toutes les Valentine et Valentin qui pratiqueront leur V-Day avec grâce et sensualité. Vatiamo. Va te faire aimer dans l'Amour de Dieu et des êtres chers à ton coeur.