10/03/2013

Syrie: oser rendre visible l'invisible

 

Majorité silencieuse

 

Encore et toujours, elle rappelle que le peuple ne veut pas la guerre. Mais cette majorité silencieuse (des millions de Syriens), qui n’est ni avec le régime ni avec l’opposition armée, n’est pas visible.

 

Déjà bien avant le début des soulèvements, ils travaillaient au changement au sein de cellules déstructurées. Journalistes, artistes, blogueurs, intellectuels, ils continuent d’œuvrer, de manière souterraine.

 

« Nous voulons une vraie révolution pacifique, nous voulons démanteler le régime et ses services secrets, stopper les haines confessionnelles alimentées par ce même régime, construire de nouvelles institutions et de nouvelles lois qui nous permettent de penser et nous exprimer librement. »

 

lire le début et la suite de cet article ici:

 

http://www.rue89.com/2013/03/10/syrie-notre-reve-de-revolution-est-devenu-cauchemar-240408

 

 

Fadwa Suleiman, en exil à Paris (DR)

 



 

Se mettre en danger de mort. J'y songe de plus en plus. Pas une question de vouloir son propre suicide. On ne se jette pas sur la mort sans une action symbolique qui marque l'humanité. On ne se sacrifie pas pour une cause insignifiante ou pour un chagrin d'amour, même si pour chaque chagrin d'amour on gagne de plus en plus en humanité ou en bestialité suivant l'expérience que l'on vit du chagrin d'amour.

 

Non. Se mettre en danger de mort, c'est vouloir triompher de la mort pour le sauvetage du monde des vivants. Quand un navire coule, le capitaine se doit de porter secours à tous et de quitter le dernier le navire. La régime de Bachar el Assad est un grand paquebot qui coule. Mais Assad ne sauve pas son peuple. Tel la Gorgone, il le coule avec lui. J'ai envie de prendre du sang pris du côté droit d'Assad pour ramener la Syrie à la vie. Prendre ce sang en lui disant :

 

« Tu es incapable de sauver ton peuple ! Alors donne-moi ton sang du côté droit pour que ton peuple revienne à la vie »

 

Il faut d'autres capitaines qui prennent la tête du civisme, la tête de l'autorité humaine, la tête de la résistance au gouffre de cynisme et d'inhumanité. Ces capitaines, se sont les artistes qui ont compris l'urgence de cette situation effroyable.

 

Se mettre en danger de mort, c'est comme vouloir descendre dans le train en marche en sautant de la passerelle et espérer que le courant électrique développera une telle lumière sur le peuple que la Syrie entière ressuscitera d'entre les morts.

 

Bachar, donne-moi ton sang du côté droit. Je le verserai dans un calice et le boirai. Ton peuple sera libéré. Si tu me trompes et me donne ton sang du côté gauche, je le verserai aussi dans un calice et le boirai. Et je mourrai. Tel Socrate. Ton peuple saura alors que seule ta propre mort est envisageable et que personne au monde ne te rendra la raison.

 

 

 

 



 



 

Mes amis, c'est gratuit. Servez-vous !

L'Amérique sur un baril de poudre aux yeux. Voilà comment Hugo Chavez a su convaincre et produire un socialisme extensif qui va retomber sur lui-même comme jadis le soufflé marxiste d'ex-URSS tomba.

On peut chanter les louanges d'un homme qui a distribué aux plus pauvres, accompli des miracles avec la ressource naturelle principale du Vénézuela : le pétrole. Chavez visait loin du haut de son gigantesque pipe-line. Il distribuait à tout-va jusque dans les pays voisins afin que tous se soumettent à son autorité. Rien n'est jamais totalement gratuit en ce monde. Chacun devrait le savoir et en faire sa maxime et son alerte personnelle. Il y a une dette, quelque soit le contexte, quelque soit l'objet du deal. L'Europe de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne, de l'Italie, pour ne pas écrire tous les autres pays du Continent, savent ce que coûte une dette et un crédit. Chaque citoyen ou citoyenne en ce monde sait fatalement qu'un jour ou l'autre il aura le train des poursuites aux fesses à force d'avoir abusé du crédit ou d'avoir géré ses affaires de façon peu rationnelle ou peu regardante sur les dépenses. Etre généreux, oui c'est bien. Etre au-delà de la générosité pour asseoir toute son autorité et rien que son autorité, c'est mal.

Hugo Chavez a franchi plus que largement le cap de la générosité. Il a passé au tout gratuit, du tout tombé du Ciel du bon dieu, lui-même, en la situation. Hugo Chavez a promis et il a donné. Chose promise, chose due. Il a respecté son contrat opaque avec le peuple, avec les peuples amis du socialisme. « Je vous donne. En retour, vous fermez votre gueule et vous votez pour moi ». Un deal simple qui marche à tout coup tant que la machine ne se grippe pas. Chavez a tout simplement oublié les annonceurs qui payaient son deal gratuit avec le peuple. Les annonceurs cachés dans le texte mais qui pèsent toujours lourds dans la balance du business, de tous les business. Les annonceurs qui annoncent un jour qu'ils quittent le navire parce que la propagation du mensonge, cela suffit et que le gavage des oies, c'est terminé. Parce que les ressources tarissent et que le dopage du peuple par de belles paroles gratuites, cela ne plaît plus à la loi du sport politique.

La gratuité ne dure qu'un temps en ce monde. Et les miracles aussi. Viens le temps du divorce et des aigreurs. Plus la passion aura été forte, plus la désunion se fera dans les risques de terribles divisions et de violence.

Oui. Il y a de bons dictateurs. Sauf que pour vivre libre et autonome, la démocratie à voulu chercher des démocrates prêts à dire la vérité sur le prix des choses et des projets, le prix à payer pour rester libre, sans être dépendant d'un papa tout-puissant qui fait tirer les larmes à ses enfants laissés à eux-mêmes dans l'angoisse des lendemains qui forcément déchantent après la disparition de leur cher Commandante. Le pétrole n'est pas inépuisable. Et les énergies renouvelables, dans la tête des pauvres, n'ont pas été inventées et mises en avant par ce régime autoritaire, ni prônées, ni émancipées par des éducateurs qui disent la vérité aux enfants sur l'économie. Demain, les pauvres seront encore plus pauvres et ils n'auront jamais appris à prendre leur destin en main. C'est un des héritages paradoxaux laissés par Hugo Chavez. En faisant la révolution, les plus faibles, les plus démunis, ont pris aux bourgeois mais ils n'ont pas appris des bourgeois ce qu'est la liberté d'entreprendre par eux-mêmes. Leur communisme finira par leur pendre au nez.

L'amour c'est gratuit. Mais un jour tout se paie, même l'amour.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/09/l-amer...

 

 

 

09/03/2013

La fin des dictatures ou la faim de dictature?

 

Billet choc (j'ai 10 minutes pour l'écrire)

 

 

 

On gagne à avoir des dictateurs au pouvoir

 

C'est la loi des hommes qui veut ça.

 

 

 

On gagne à vouloir briser la démocratie

 

entre la corruption de la liberté obtenue

 

et la corruption forcée de la dictature.

 

 

 

On gagne toujours à affaiblir l'Autre

 

à le rejeter, à l'ignorer, à l'expulser,

 

à le provoquer, à le mépriser,

 

à le détruire, à le vilipender,

 

à lui dire son insignifiance,

 

à lui cracher au visage.

 

 

 

On gagne!

 

Gnangnan Style.

 

Et de Corée nous vient la bombe thermonucléaire.

 

Car tous ils vivent en harmonie et dans le bonheur

 

d'aimer un leader maximo

 

qui leur dit être leur dieu,

 

leur protecteur,

 

leur être indispensable et immortel à toutes et à tous.

 

 

 

Mais vrai. Il y a les bons dictateurs et les méchants.

 

Sauf qu'un dictateur se présente

 

toujours comme un bon dictateur

 

et jamais comme monstre de dictature.

 

 

 

Car le dictateur connaît l'âme humaine

 

et sa faiblesse pour la soumission.

 

 

 

08/03/2013

Bachar, souviens-toi des enfants de Deraa

Ils étaient trois. Bachir, Nayef et Ahmed. Ils jouaient comme tous les gamins de Syrie. Ils habitaient à Deraa. Ils avaient vu à la télévision les révoltes du monde arabe. Ils voulaient faire un pied de nez au Président El-Assad, l'ophtalmologue tout-puissant de Damas. Ils étaient innocents et leur innocence appela à la simple pitrerie de jeunes adolescents. Pour rigoler, ils écrivirent sur un mur de pierre:

"Jay alek el ddor ya doctor" ("ton tour arrive, docteur").

Des mots qui auraient passé inaperçu si le régime syrien avait été, de nature, un régime démocratique. Il y aurait eu des rires ou des courroux parmi la population. Peut-être le service de voirie aurait passé par là pour effacer l'inscription sur l'ordre de Damas. Et tout aurait continué jusqu'aux élections, jusqu'à la chute toujours possible d'un élu démocratique quand il dirige mal ou pas assez bien son pays selon la volonté de la majorité populaire.

Mais on ne rigole jamais en dictature. Assad prit très au sérieux l'affront subi et pour casser l'effronterie de cette jeunesse, il mit les enfants au supplice de la torture. Le nabab du coin, loin de défendre ces pauvres enfants de sa ville, eut l'audace de déclarer aux familles des enfants et à toute la population en guise d'avertissement :

« Oubliez vos enfants et faites en d'autres à vos femmes. Et si vous n'êtes pas capables de faire vous-mêmes ces enfants à vos femmes, nous nous chargerons pour vous d'engrosser vos épouses ».

Cette charge extrêmement brutal et cynique du petit dictateur de Deraa mit le feu aux poudres et la révolution commença. Le grand dictateur de Damas ne limogea pas son horrible sous-fifre. Evidemment. Il ne se déplaça même pas à Deraa pour affronter la douleur des familles. Pourtant Deraa était une ville plutôt favorable au régime d'Assad. Trop tard ! La population compris soudain l'horreur absolue de ce régime brutal et se souleva sur l'exemple des printemps arabes.

Depuis la révolution charrie des dizaines de milliers de victimes et plus d'un million de réfugiés. Les gens se pillent entre eux ; les profiteurs, les violeurs et les tueurs font main basse sur le pays. Tout est chaos, incertitude des lendemains, angoisse absolue des femmes, des enfants, des familles.

Assad a osé déclarer au monde entier que la révolution syrienne était une révolution exportée de l'étranger. Assad ose tout, se permet tout, reste accroché à son pouvoir comme son père fit pareil en son temps en réprimant à mort la population.

Assad, l'ophtalmologue ne voit plus rien. Il opère des yeux vides, sans regard intérieur, sans plus d'amour mais emplis du venin de la haine. Il rend aveugles des dizaines de milliers de personnes qui ne répondent plus que par la violence et le cynisme à sa folie. Assad ne peut plus rendre la vue à celles et ceux qui l'ont perdu de vue dans la catastrophe syrienne. Il est le premier aveugle de son troupeau conduisant le peuple à son précipice final.

"Jay alek el ddor ya doctor" ("ton tour arrive, docteur").

Qui arrêtera le docteur et saura lui dire que sa folie de tuer son peuple et de détruire son pays n'a jamais été un témoignage et une volonté d'Allah mais une séduction de Satan ? Avant de continuer votre bluff sanguinaire, Mr Bachar El-Assad, vous devriez vous posez cette question sincère devant Allah. Vous qui osez encore prier à la mosquée, il est temps de contempler Satan dans votre propre miroir et de lui dire. "NON. FUCK YOU IBLIS. I LOVE ALLAH"

Alors tout pourrait s'arrêter en Syrie. La guerre pourrait s'arrêter. Et enfin la paix revenir à travers la démocratie.

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/03/08/le...

La soeur d'Adam, signe de fin des dictatures

Ils vont l'embaumer. Comme Lénine, Mao et d'autres grands marabouts de la dictature. Ils vont l'embaumer et tous les dictateurs du monde seront à ses funérailles. Ils vont l'embaumer et le peuple pleure et prie pour son idole unique ex-ami d'Assad, de Kadhafi, d'Ahmadinejad,des références remarquables en matière de dictature du peuple et de prison à ciel ouvert.

Depuis quelques années, on croyait la révolution amie de la démocratie, de la liberté, au service d'une utopie de la libération. Mais la révolution reste apparemment amie des dictateurs. Pourtant trois révolutionnaires fameux ont fait tomber toutes les dictatures. Ils avaient pour nom Moïse. Jésus, Muhammed. Pouvaient-il être au service de l'idolâtrie ? Non. Car leur obéissance, ils l'offraient à Dieu. Pas à un dieu terrestre. Ce Dieu est-il alors l'ultime Dictature pire encore que les dictateurs terrestres? Alors si Dieu est l'ultime Dictateur, il n'y a pas de raison pour renier les fils du Dictateur céleste régnant en dictateurs sur Terre. Ils ne font qu'accomplir la volonté divine, régner en dictateurs. Hors Dieu refuse l'idolâtrie et les faux pouvoirs qui enchaînent l'être humain. Ce Dieu est-il alors le Libérateur des consciences, le Protecteur des faibles, le Juste, le Miséricorde, le Consolateur, le Créateur de l'Amour et de toute Vie dans le Ciel et sur la Terre ? Alors ce Dieu est Père des révolutions du cœur, de la libération des âmes et des esprits.

Ne pas confondre Dieu avec la Dictature. La manipulation des esprits pour les soumettre aux puissances des hommes empêchent de lire les signes flagrants que le Ciel envoie aux humains. Une image symbolique s'est révélée il y a quelques jours. Mais personne n'en a parlé. Voici cette image et un lien dirigeant vers un texte qui parle du symbolisme divin de cette image qui montre un palmier debout et un dictateur couché.

Syrie

Une statue de Hafez al-Assad, prédécesseur et père de l'actuel président, a été détruite, selon une vidéo mise en ligne par des militants. Photo : Anonymous/AP/SIPA

http://www.beyaeditions.com/palmier.pdf