02/05/2013

Franchir la ligne rose en Syrie, qui ose ?

Franchement, Obama, il veut ou il veut pas ? Il peut ou il peut pas ? Il ose ou il ose pas ? Et l'autre, Assad, il n'en a pas marre de ses salades plantées sur des champs de mines  lui rapportant le titre de Président le plus honni des nations désunies ?

Franchement, et cette armée syrienne libre dont certaines phalanges massacrent gratuitement et sauvagement les populations civiles à l'identique des milices d'Assad, ça donne comme un goût d'imposture à ce mot « liberté » et comme un avant-goût d'une autre dictature à venir. Non?

Franchement, il serait temps de franchir la ligne rose pour lâcher la sinistrose des crimes commis, des armes chimiques à venir, de la folie des ténèbres qui s'installe partout dans le monde. Trouver l'amour, l'envie de partager, redonner un sens à la vie en communauté. Après la ligne rouge qui annonce à coup sûr plus de sang, plus d'horreurs, plus de crimes, il y a peut-être une autre ligne à franchir. Celle du rose.

Partir en Syrie et voir la vie en rose. Ce n'est pas du cynisme de bas étage. C'est le début d'un nouvel élan, d'un nouvel espoir. Un rêve d'artiste.

Franchement, faire la route en Syrie, c'est aller à la rencontre des personnes et serrer les mains de sœurs et de frères qui meurent de douleur face à leur pays en ruine et leur communauté se déchirant en lambeaux communautaristes. Du baume sur les cœurs, du rose tattoo. Un ami du peuple syrien ne peut plus rester sans bouger ses fesses de sa chaise. Il doit se soulever et se pousser du côté où les cris se font de plus en plus désespérés. Et si sa cornemuse tombe devant l'armée des ombres, le peuple se souviendra...

J'arrive sur l'autre rive. Je vais là où la vie dérive vers ce délire monstrueux et odieux. Tueur de masse, est-ce un métier d'avenir pour tous les jeunes de notre temps ? Et poète de l'existence, un métier ayant été rayé des favoris sur les réseaux facebookien et twitterrien ?

Franchement, je vais bientôt partir au pays du charme. Et écrire comme une mitraillette. Et vivre comme un vrai poète. Et j'espère quand même que les internautes trouveront soudain de l'intérêt pour ce walkman, ce baladeur des baladins assez fou dans sa foi et son idéal pour croire qu'il peut faire bouger la ligne rose des mondes et la franchir avec vous tous, mes followers. Power of Followers. Après Mai 68, Mai 2013 marque le départ de cette révolution citoyenne pour la paix et la prospérité dans le monde.

And now, take a drink with or without alcool for the success story.

 

01/05/2013

A walkman to Syria ( un baladeur en Syrie)

Un homme en marche, un baladeur dans la nature et sa balade pour la paix au milieu des crimes de guerre, des bombes et des balles qui tuent les enfants, les femmes et les hommes, gratuitement, juste pour faire le mal, le plus de mal possible. Un road movie qui fait du bien pour soi, pour tous, pour toutes celles et ceux qui se révoltent contre la violence des violents. Faire comme si tout était normal, que rien ne perturbait la tranquillité de la vie des gens ordinaires et de leur esprit aimant. Oublier la guerre, sauter à pieds joints comme les enfants jouent à la marelle. Sac au dos, aller à la rencontre des gens, de leurs craintes, de leurs espoirs, de leurs désirs, de leur honneur. C'est pour dans quelques dizaines de jours. Et tant pis, si demain des hommes n'auront pas compris la démarche entreprise pour l'amour des gens, de la vie, et qu'ils auront voulu et préféré à la vie sauvée d'un seul homme la mort de l'homme en marche. Rien n'arrêtera l'homme qui bouge dans sa tête avec toutes les musiques de la Terre dans son coeur. Rien, si ce n'est la volonté de tuer celui qui respecte d'abord la vie humaine, toutes les vies humaines, même celle d'un grand dictateur qui a oublié depuis trop longtemps l'enfant qui s'exprimait en lui lorsqu'il était encore cet innocent sans crime de sang sur les mains.

 

« (…) Mais le jeu est si prenant – tandis qu’il se joue -, que l’incertitude de son avancée et l’improbabilité de sa fin ne suffisent pas à décourager l’auteur. Il est même si captivant, le jeu d’écrire, que son attrait ne cesse de s’exercer sur lui jusque dans les moments, qui peuvent être très longs, voire illimités, où il n’écrit pas, n’écrit plus, par faillite, renoncement.

(…) Ecrire à la marelle : aller d’étonnement en question et d’une question à une autre quant à l’humain ; quant à tout ce qui concerne l’humain. Et ce questionnement, seul le langage peut le porter, le mettre en œuvre. Homme, question, langage, c’est tout un – une intense nébuleuse. »

Sylvie Germain
Extrait de Rendez-vous nomades, Albin Michel, janvier 2012.

Texte et photo trouvé sur :

http://www.ecrivainscroyants.fr/2012/01/22/ecrire-a-la-marelle-ecriture-litterature-sylvie-germain/