24/05/2013

Le sang-froid du boucher de Londres et la religion

L'homme demande à être filmé. Hors il vient de commettre un crime horrible. L'homme assume à 100% son acte barbare commis en direct devant les caméra de passants. Il a tué au nom d'Allah et de ses frères musulmans tués par des soldats occidentaux.

L'homme est Nigérien d'origine, né au Royaume-Uni, et élevé dans la religion chrétienne. A l'adolescence, il se convertit à l'islam. 10 ans plus tard, il tue sauvagement suite à sa radicalisation auprès d'imams et de musulmans extrémistes. L'imam qui l'a formé et qui le connaît bien dit que c'est un gars cool, non-violent, et d'une grande gentillesse.

Alors comment expliquer son acte si ce n'est par un bourrage de crâne et la haine inculquée envers une catégorie de personnes. Ecoutons bien ce qu'il dit, cet homme. "Chassez vos gouvernements corrompus et mauvais. Je suis désolé d'avoir commis ça devant une femme". Il ne s'en prend pas à la population dans son ensemble. Il 'sen prend aux dirigeants mais tue un simple soldat très jeune et père de famille. En fait, ce qu'il veut, c'est s'attirer la population à lui. Un nouveau genre de persuasion dans les armes du terrorisme islamique.

Son message est: "Je suis un gars sympa. Je ne tue pas parce que je vous haïs mais parce que j'aime Allah dont vos gouvernements ne respectent pas la Loi. Je vous demande à tous de vous convertir à l'islam sinon vous subirez la punition d'Allah. Regardez-moi. Je n'ai pas peur de vos lois, de votre police, de mourir. Car Allah est mon dieu."

En réalité, cet homme n'est pas fou. Il est programmé pour son crime selon l'enseignement qu'il a reçu dans les mosquées et peut-être sur le réseau Internet. Cet homme a subi un bourrage de crâne religieux comme les dictatures savent toutes le faire. Camp de rééducation à l'adolescence, formation du parfait petit soldat de Dieu, abandon de la mauvaise vie, concentration maximale vers un seul but : la vie après la mort. Car cette vie d'ici bas n'est qu'une préparation au paradis... Il faut donc faire régner l'enfer sur Terre pour avoir droit au Royaume d'Allah... Il faut donc oublier sa personnalité et son individualité pour se conformer à la ligne doctrinale du régime religieux. Il faut donc un islam régressif, agressif, sectaire et dogmatique et un non un islam ouvert, progressif, créatif qui offre, à l'instar des chrétiens qui se sont échappés de la tyrannie du clergé en même temps que la révolution, responsabilité et spiritualité individuelles à tous.

Les imams ont du pain sur la planche. Si les jeunes préfèrent les actes terroristes et la haine des codes de vie occidentaux, cela ne vient pas de nulle part. Cela vient de la déviance éducative religieuse reçue à la mosquée. Déviance qui consiste à pervertir un cerveau et une âme libres pour en faire un cerveau et une âme asservis, téléguidés par une interprétation littérale plutôt que littéraire du Coran.

Je suis désolé comme Mujahid Adebolajo, membre de Sharia4Belgium et meurtrier du jeune soldat. Je ne marche pas dans cet islam de la haine, de la violence, et de la prophétie auto-réalisatrice de la fin des temps, la disparition des êtres humains sur Terre. Allah nous a donné une planète extraordinaire, un univers de soi à explorer, un univers des autres à explorer, un univers global à explorer. Ce n'est pas pour faire du Coran le Livre unique de la Vérité. Sans la liberté créatrice de l'homme, la Connaissance moderne n'existerait pas et nous serions tous des hommes et des femmes des cavernes. Et même plus grave encore : nous aurions disparus de la planète depuis très longtemps car les fauves prédateurs et les maladies nous auraient dévorés. C'est notre esprit et notre créativité qui ont permis à l'Homme de devenir cet être spirituel capable du Bien et capable de résister à la disparition.

Si tu te fais fauve, que tu as attrape la maladie cancéreuse de ta religion, l'extrémisme, et que tu tues tes sœurs et tes frères humains, alors tu te fais le complice de Satan et tu deviens l'infidèle qui s'oppose au plan de Dieu.

23/05/2013

Quand l'homme aux semelles de vent...

Quand l'homme aux semelles de vent... va plus vite et plus loin que le terroriste dans l'Histoire de l'Humanité.

Vous tous qui lisez attentivement et progressivement tous les billets de ce blog, vous l'avez compris. Il y a des coïncidences qui ne peuvent plus être des coïncidences tant elles se répètent en série et tant elles paraissent incroyables. Quand le terroriste tue, le poète vit, voit, et projette le monde dans le futur. Il va plus vite que la mort. Mieux, il sait qu'il est le rempart à l'horreur du monde.

Voilà ce que vous pouvez trouver sur 24 Heures aujourd'hui.

« Des «individus franchisés» parfois affublés du sobriquet de «terroristes Nike», en cela qu'ils semblent inspirés du slogan de la célèbre marque sportive: «Just do it».

Si vous croyez aux forces surnaturelles du poète, vous apprendrez encore que le poète, même mort et enterré, reste la source spirituelle de vie de notre Humanité alors que le terroriste sera toujours l'acteur des Ténèbres, l'acteur du Mal qui accompli un acte barbare pour détruire sa propre humanité et celle de ses frères. Le poète aux semelles de vent devancera toujours les vendeurs de vent et de religion assassine.

http://www.24heures.ch/monde/menace-terroristes-isoles-gr...



Les ponts’’

 

Poème de Arthur RIMBAUD

 

« Des ciels gris de cristal. Un bizarre dessin de ponts, ceux-ci droits, ceux-là bombés, d'autres descendant ou obliquant en angles sur les premiers, et ces figures se renouvelant dans les autres circuits éclairés du canal, mais tous tellement longs et légers que les rives, chargées de dômes, s'abaissent et s'amoindrissent. Quelques-uns de ces ponts sont encore chargés de masures. D'autres soutiennent des mâts, des signaux, de frêles parapets. Des accords mineurs se croisent et filent, des cordes montent des berges. On distingue une veste rouge, peut-être d'autres costumes et des instruments de musique. Sont-ce des airs populaires, des bouts de concerts seigneuriaux, des restants d'hymnes publics? L'eau est grise et bleue, large comme un bras de mer. - Un rayon blanc, tombant du haut du ciel, anéantit cette comédie. »

La Tunisie aussi se déchire sur le sort de la Syrie

On aurait pu s'attendre à ce que les Tunisiens, moteur des printemps arabes, prennent la défense de l'opposition syrienne. Hors la Tunisie est déchirée entre pro-Assad et pro-opposition. D'un côté, des djihadistes partent en Syrie faire le coup de feu en soutien à l'opposition, De l'autre, des partis laïques en vue ont envoyé ce matin même une délégation en Syrie en guise de soutien au régime de Bachar el Assad !

Quid de la dictature ? Certains préféreraient-ils un dictateur de « gauche » à un dictateur sorti des fous d'Allah? Mais alors, si c'est vrai, pourquoi avoir chassé les Ben Ali, Kadhafi, Moubarak, du pouvoir ? Si le modèle de ces partis tunisiens est un régime à la Assad, alors il faut revoir le sens des priorités démocratiques et penser plutôt en régime autoritaire de droit divin (n'oublions pas que les Assad sont une dynastie et que si tout continuait ainsi, le futur souverain serait le fils aîné de Bachar el Assad).

Alors de deux choses l'une. Soit les partis qui sont partis soutenir ouvertement et amicalement Assad se fichent totalement de la démocratie. Soit ils sont totalement obsédés par leur crainte de voir un parti islamiste majoritaire sortir des urnes démocratiques et préfèrent revoir un Ben Ali reconquérir leur belle Tunisie.

Pauvre monde arabe. Le Printemps de Jasmin fait peine à voir et les démocrates qui aimeraient voir sortir de ces révolutions arabe un monde plurielle risquent bien de rester les perdants utopistes d'une nouvelle dynamique de guerre en terre d'islam.

Combien de morts, combien de conflits armés faudra-t-il encore avant que le Coran donne à voir autrement qu'en meurtres gratuits et en sang la spiritualité de l'islam ? Il y a un temps pour tout. Et il serait tellement temps que les mosquées se réveillent avant d'envoyer tout le monde en enfer.

Le pire, avec de telles divergences au sein même des populations arabes, est d'entendre chez nous beaucoup de gens dire et penser qu'il faut les laisser tomber tout au fond de leur bourbier et s'entre-tuer sans y attacher plus aucun sentiment. Face au découragement occidental, il y a parfois des paroles qui font très très mal.

http://www.kapitalis.com/politique/16243-bachar-al-assad-...

 

 

 

La barbarie sous le pavillon des cancéreux

La Bête resurgit.

A Londres, elle luit,

rouge sang.

 

La Bête nous éblouit.

Le terroriste agit,

rouge sang.

 

Et nous restons.

De haine nous ne pouvons.

D'amour nous ne savons.

 

Satan nous assassine.

Dieu borgne et sans cuisine.

Séducteur, Cinématographique et Assassin.

 

Arthur Rimbaud dans ses œuvres culinaires ci-dessous :

 

Barbare

 

Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas.)
Remis des vieilles fanfares d’héroïsme - qui nous attaquent encore le cœur et la tête - loin des anciens assassins -
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n’existent pas.)
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre, - Douceurs ! - les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le cœur terrestre éternellement carbonisé pour nous.
- O monde ! -
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu’on entend, qu’on sent,)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
O Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant. Et les larmes blanches, bouillantes, - ô douceurs ! - et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques.
Le pavillon…

 


 

Rimbaud, Illuminations (comp. 1874 / public. 1886)



22/05/2013

Syrie: Genève II n'a pas le droit de se planter

Les préparatifs en vue de la réunion de Genève pour la paix en Syrie s'intensifient. Il semble que chacune des parties concernées par le conflit fasse preuve de bonne volonté pour réussir un miracle communautaire.

L'ONU, qui chapeautera la réunion, détient là sa dernière chance de crédibilité auprès des nations du monde. En cas d'échec supplémentaire, un risque de désintégration de la communauté internationale existe bel et bien. Les grandes puissances, également, risquent leur crédibilité sur la scène internationale. Les pays émergents, les BRICS, qui se distinguent pour la majorité en faveur du régime syrien, comprenant la Chine, en premier, et qui préfèrent le maintien d'un régime dictatorial à la prise de risque démocratique, auraient tous beau jeu de continuer leur partition contre la démocratie si l'initiative Russo-américaine échouait. Avec la zizanie planétaire qui en découlerait, on peut alors parier sur une extension gravissime du conflit syrien vers les pays limitrophes et, le cas échéant, l'intervention militaire des grandes puissances du monde opposées les unes aux autres. Un désastre planétaire que la réunion de Genève doit impérativement éviter en réussissant là où peu de personnes imaginent la paix réalisable en Syrie.

Il faudra, évidemment, de la bonne volonté de la part d'un régime syrien abonné à la mauvaise foi, à ses mensonges et à ses manipulations sur la scène interne et internationale. Une fois n'est pas coutume, Bachar el Assad devra parler vrai avec sa délégation et tous les autres interlocuteurs présents à la table des négociations. De l'autre côté, l'opposition devra être unie et vouloir viser qu'un seul but à terme: la mise en place de la démocratie, une nouvelle constitution basée sur les droits humains internationaux, et la non-discrimination envers la communauté alaouite qui va se retrouver minoritaire suite aux décisions capitales à venir. Les alaouites ne sont pas coupables des agissements du régime d'Assad. Ils sont des citoyennes et citoyens au même titre que les autres composantes ethniques formant la nation mosaïque syrienne.

Nous ne pouvons que nous joindre spirituellement par notre soutien à cette conférence internationale capitale et sans doute historique pour l'avenir des nations de la planète. Bachar el Assad doit savoir que sa position est à la fois centrale et déterminante quand à la suite ou la non suite donnée aux espoirs de paix. Sans lui, la Syrie veut sans doute construire son avenir loin de l'horreur de la guerre. Mais avec lui, la Syrie a besoin de son approbation pour pouvoir faire enfin la paix après tant de morts et de destructions, de pleurs et d'angoisses, d'exil et de réfugiés.

Les enfants de Syrie ont déjà payé un très lourd tribu à cette guerre. Il est temps de réussir la paix pour eux tous ainsi que pour toutes les familles jetées dans le deuil des disparus.

A vous tous, Syriennes et Syriens du monde, cette chanson.