22/06/2013

Indépendance journalistique: à quand la repentance?

Nous vivons dans la plus belle démocratie du monde. Le peuple helvète a toujours le dernier mot...sauf sur les questions du secret bancaire...

Nous sommes nés (pour une partie d'entre nous) et vivons, il faut en remercier la Providence, sur la terre de Guillaume Tell, une légende médiatique laïque et populaire vieille de plus de 700 ans qui fait toujours le buzz sur notre portion de terre idyllique...La liberté n'est pas d'essence religieuse. Elle n'est pas négociable avec un ordre divin accepté tel quel par idéologie et dogmatisme. Elle est d'essence athée et elle s'élève vers le divin... Aller savoir pourquoi. Peut-être, parce que Dieu a voulu tout simplement notre liberté, notre dignité, notre égalité ?

Il y a peu de journalistes indépendants qui se risquent à tout perdre pour tout gagner : c'est-à-dire la démocratie pour tous.

Il y a peu de journalistes indépendants qui n'ont pas froid aux yeux et dont l'intrépidité leur vaut souvent une mise à l'écart quand ce ne se sont pas des menaces de mort et parfois, hélas, une mise à exécution de la sentence dictée par un ou l'autre pouvoir financier, politique, ou/et religieux du monde.

Il y en a trop peu de ces journalistes aguerris aux méthodes d'intimidation, d'infiltration, de manipulation, et de corruption des pouvoirs politiques, économiques, ou religieux. C'est pourquoi, sur la guerre en Syrie, je veux vous faire découvrir aujourd'hui un blog de journaliste indépendant, blog dont l'adresse m'a été donnée par mon amie Imane, Syrienne et habitante de Genève. Ce blog est une référence démocratique dans le sens où moi aussi je l'entends en mon âme et conscience. Voici une courte présentation du blog par son auteur et son adresse web :

www.renenaba.com est un média indépendant qui ne perçoit ni de rémunérations ni de la publicité, et ne relève ni d’un éditeur, ni d’un groupe de presse. La vraie valeur ajoutée du blog réside précisément dans son indépendance tant intellectuelle que financière. Les sites relais qui rediffusent nos papiers ne répercutent pas leurs recettes sur notre production, le prix de son indépendance, la marque de notre indépendance. La progression constante de notre lectorat, sa configuration, ses exigences, constituent pour www.renenaba.com une marque de confiance renouvelée à l’effet de nous inciter à aller de l’avant, animés d’une volonté inébranlable de poursuivre sans concession le combat pour la dignité des hommes et la souveraineté des peuples.

 

http://www.renenaba.com/syrie-algerie-raison-detat-ou-der...

 

Allez vérifier et lisez ce qui s'y trouve. Et à vous de vous forger votre propre opinion sur ce franc-tireur pas comme les autres...

 

Oser la vérité

quitte à tout abandonné

sauf l'intégrité

sauf la légitimité

sauf la vérité


Car aimer n'est pas un gros mensonge

mais le début d'un long songe


Armée syrienne libre : la trahison occidentale?

Aujourd'hui se réunissent à Doha, Qatar, les Amis de la Syrie, les pays soutenant l'armée libre syrienne. Il y sera question d'armes et d'interventions internationales pour porter secours à la population et vaincre le régime de Bachar El Assad.

Hors depuis de longs mois, il y a doute sur les réelles intentions d'intervention en Syrie. Doutes amplifiés par des brigades djihadistes payées et entretenue par les émirs du Golfe qui se battent mieux et avec plus de moyens que les rebelles d'origine. L'Occident veut chasser Bachar de Syrie et y voir l'installation d'une démocratie. L'Orient des pays du Golfe veut chasser Bachar de Syrie et y voir l'installation d'un sultanat sunnite sous influence wahhabite. Sacrée divergence de vue, en apparence ! Qui ne dérange personne. Pas même nos grands médias.

Le wahhabisme étant une secte religieuse créée au XVIIIème siècle par Mohammed ben Abdelwahhab qui mariera la fille d'un Saoud et deviendra le leader spirituel des émirs du Golfe. Cette secte, hyper dangereuse et secrète, respecte le Coran le plus stricte et considère non conforme et hérétique toute règle religieuse et civile adoptée par tout musulman qui ne se soumet pas à la propre doctrine wahhabite. Les Wahhabites sont des faiseurs de guerre. Ils ne donnent aucun droit à la vie, si ce n'est comme esclaves, à d'autres êtres humains qui ne suivent pas à la lettre leur idéologie. On peut dire que le Wahhabisme est une doctrine voisine de l Hitlérisme par sa pureté idéologique et son désir de réduire à néant toute pensée et toute personne déviante.

Au cours de son histoire et vue son orientation totalitaire, le wahhabisme connaîtra forcément mille guerres avec les autres courants religieux de l'islam et il aura de la peine à s'imposer localement. Ce n'est qu'avec les Américains et le Président Roosevelt, qui promet alors une protection militaire de la secte contre le pétrole, que les Saoud arrivent à s'imposer et à imposer leur théologie rétrograde sur les terres du Moyen-Orient.

Aujourd'hui, à Doha, les amis de la Syrie vont discuter des moyens à donner aux rebelles pour éliminer la dictature d'Assad. Ma question est à la France et aux Etats-Unis :

Nous avons connu toutes sortes de fausses vérités médiatiques fabriquées de toutes pièces pour justifier l'intervention occidentale au Kosovo, puis en Irak. Au Kosovo, cela a donné une purification ethnique à l'envers, soit les Serbes, les Tziganes, et autres minorités chassées du Kosovo grâce à un gouvernement kosovar plus mafieux que démocratique. Un Etat très loin des ambitions affichées dans les médias : soit un pays multiethnique, démocratique et libre. La vie en rose. En Irak, comme en Afghanistan, nous vivons dans le chaos institutionnel et les attentats terroristes journaliers. En Syrie, vous nous dites vouloir chasser le dictateur et être l'ami des Syriens et Syriennes. Hors votre hôte d'aujourd'hui, le Qatar, votre ami cher a Nicolas Sarkozy et à l'Amérique, est un pays où la secte wahhabite règne en maître et saigneur. J'insiste sur saigneur orthographié de cette façon. Comment osez-vous vendre au monde entier que le but des nations occidentale est d'imposer la démocratie en Syrie et d'en chasser son tyran alors même que le but du Qatar et des autres nations du Golfe est d'imposer un sultanat sous influence wahhabite ? Est-ce parce qu'entre milliardaires, on s'entend mieux et on s'accorde mieux qu'avec la vraie démocratie telle que pensée par les peuples libres ?

Il m'a fallu un peu de temps pour me réveiller de votre roman à l'eau de rose démocratique que vous nous présentez en direct tous les jours dans les médias. Mais je pense me réveiller un peu plus vite que les grands médias occidentaux qui continuent à faire de la chasse au Bachar tout en soutenant la grande cause wahhabite.

Que les Assad s'en aillent du pouvoir, c'est un but légitimement démocratique que je soutiens. Mais alors que la Syrie le signifie elle-même à Assad et de façon démocratique. Petite pique finale envers les représentants de la future liberté syrienne : l'armée syrienne libre qui, à la question de savoir ce qu'elle ferait avec les anciens collabos de Bachar le jour où elle serait au pouvoir, a répondu qu'elle devrait fusiller quelque 25'000 personnes (!), semble vraiment apte à mettre en œuvre une belle et glorieuse démocratie (propos entendu sur France 24 aujourd'hui).

Merci la France ! Merci l'Amérique ! Et vive la liberté ! On déteste la guerre. Et on la déteste de plus en plus. Car même les soi-disant justes guerres finissent toujours par être des sales guerres au profit de pouvoirs dictatoriaux.

A méditer par toutes mes lectrices et lecteurs et lire encore ceci avec la plus grande attention pour comprendre aujourd'hui pourquoi l'islam est détruit et rongé de l'intérieur par les sectes terroristes au pouvoir qui possèdent des milliards grâce à nous les Occidentaux:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wahhabisme

 

21/06/2013

Syrie: et si la guerre était partie d'une simple histoire de gazoduc?

On connaît l'axe humanitaire de la guerre qui aurait transformé sous nos yeux le dictateur Assad en ogre dévoreur de petits enfants en Syrie. On sait que tout serait parti de Deraa et que la contestation pacifique contre le régime est allée crescendo avant que tout continue dans un fiasco et une guerre fratricide. En Occident, on a condamné et détruit la méthode terroriste d'Assad qui nous montrait une inflexibilité face à la revendication unique des manifestants, soit son départ immédiat du pouvoir. Un « Dégage ! » radical sur le modèle des printemps du Maghreb.

Tout cela, nous ne le contestons pas. La vérité établira peu à peu tous les faits des origines du conflit. Assad n'a jamais conduit son régime comme un enfant de choeur devant l'autel de Dieu. Ce n'est pas ça, par ailleurs, que le monde demandait et attendait d'Assad. Assad devait tenir une Syrie de mains fermes afin qu'elle reste stable et unifiée malgré toutes ses différences de religions et d'origines. Jusqu'au jour où...il fallait la provocation de ses nouveaux ennemis pour déclarer une guerre.

Une brouille, pour presque une broutille, pour une histoire de gazoduc entre Assad et le monarque tout-puissant du Qatar, allié de circonstance des Français et des Américains. Un affront pour l'émir. Et le désir d'en découdre avec Assad et de l'éliminer du pouvoir.

C'est à suivre ici ... http://www.planetenonviolence.org/Syrie-Guerre-Du-Gaz-Ass...

Voici comment on a trouvé le prétexte d'une guerre au nom de l'humanitaire alors que derrière elle se cache une guerre énergétique et économique. A bas le tyran ! Oui. Mais alors à bas tous les tyrans du monde ! On comprend aussi mieux pourquoi Assad nous a paru si pervers et tellement cynique au fil des semaines et des mois. Face à des pouvoirs qui voulaient de toute façon sa disparition pour des raisons purement financières et de pouvoir, il n'avait aucune raison d'y voir une cause humanitaire derrière les beaux discours occidentaux ou ceux venant des monarchies du Golfe ou de Turquie. La vérité est ailleurs. Définitivement ailleurs et jamais stable.

Il est plus que temps d'arrêter cette guerre de Syrie déclarée au nom de motifs géostratégiques. Elle va nous emporter tous dans un long sanglot sans fin et le monde entier paiera ce Grand Mensonge si nous persévérons dans la ligne dure de la confrontation guerrière.

Art et Réalité, la photo d'Istanbul et Delacroix

Le 7 février 2013, une jeune femme barbouille le célèbre tableau de Delacroix La liberté guidant le peuple. Elle est arrêtée, prise pour une déséquilibrée, et déclarée pénalement irresponsable.

L'inscription qu'elle laisse sur le tableau est mystérieuse "AE911" qui serait en fait une référence à la pétition d'un groupe de 1768 architectes et d'ingénieurs diplômés ainsi que de 16 421 citoyens et citoyennes demandant au congrès américain une enquête véritablement indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001.

Le 17 juin 2013, à Istanbul, durant les manifestations, un photographe prend ce cliché saisissant aussitôt relayé sur les réseaux sociaux:

 

Original copié par ThingLink @editorial.huffingtonpost.com


La liberté guidant le peuple

remet en cause la légitimité

des pouvoirs et des institutions.

 

Les artistes ne détruisent pas les structures.

Ils cherchent à les transformer ;

à élargir le champ des libertés ;

à donner aux espaces publiques

plus de visions multiples ;

à offrir aux espaces privés

plus d'indépendance et de réflexion personnelle.

 

Face aux pouvoirs,

les artistes indépendants

ne créent pas une ode aux codes étatiques.

 

Ils ouvrent les maisons closes

de ces mêmes pouvoirs

refermés sur leurs mensonges et leurs hypocrisies

et encouragent le peuple à la liberté d'expression.

 

Quand la réalité rattrape l'art

c'est alors que l'artiste a pleinement réussi.

 

Je profite de ce billet pour attirer l'attention sur l'arrestation en Espagne d'un véritable ami du peuple syrien, un ami qui veut la paix et la démocratie en Syrie. Il s'appelle

BAHAR KIMYONGÜR

Il est Türko-Syrien-Belge. Il vient de participer à une conférence à Genève sur la Syrie intitulée "Ce que les médias ne vous disent pas". Il est l'auteur du livre "Syriana". Ci-dessous. la référence de cette conférence que vous pouvez suivre sur You Tube.

 

http://youtu.be/6O7mqIO8Jmk

Bahar a été libéré provisoirement sous caution mais est toujours sous la menace de poursuites et d'emprisonnement.

 

http://www.legrandsoir.info/libere-sous-caution-bahar-kimyongur-reste-toujours-menace-ses-proches-doivent-reunir-10-000-euros-dans-les-plus-brefs-delais.html

 

 

 

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/07/la-liberte-guidant-le-peuple-degradee-au-louvre-lens_1828901_3246.html

 

http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/20/la-liberte-guidant-le-peu_n_3470858.html?utm_hp_ref=international

20/06/2013

Bernard-Henri Lévy se croit en Libye!

Le philosophe a lancé son cri de détresse. Un lyrisme qui devrait tous nous convaincre d'en finir une bonne fois pour toute avec la tragédie syrienne et le régime d'Al Assad. Si seulement d'un trait de plume on pouvait chasser le dictateur et offrir sur un plateau d'argent la démocratie à la Syrie...

Lévy oublie peut-être que la Syrie est au cœur d'une impossibilité absolue de gagner la guerre... par la guerre. Si l'Amérique, l'Occident, entre en jeu de manière radicale, nous aurons droit à un conflit mondialisé et une Syrie entièrement détruite. Que voilà le bel humanisme de Lévy mort et enterré sous des millions de cadavres et des millions de tonnes de gravats, y compris bâtiments et lieux historiques détruits à tout jamais. Car la Russie ne laissera pas faire l'Amérique, l'Europe, et les monarchies du Golfe. La Russie armera en hommes et en engins de guerre le régime syrien. On peut même s'attendre à ce que la Chine engage des milliards de dollars pour soutenir Assad tout comme l'Iran d'ailleurs. On ne pense même pas à la déstabilisation des pays voisins.

Lévy se réfère trop au coup réussi en Libye. Toutes les révolutions arabes possèdent leur dynamique et leur singularité propre. En Syrie, où tout est définitivement plus compliqué, nous pouvons oublier la capitulation d'Assad par la guerre. Il l'a dit et redit à maintes reprises. Et en plus, il l'a prouvé sur le terrain durant ces deux dernières années si tragiques pour tout un peuple. Il connaît ce terrain mieux que quiconque au monde. Il connaît aussi toutes les forces en présence, les alliances qui se font et se défont au gré des avantages économiques retirés par les uns et les autres. Plus nous opterons cyniquement pour la solution de guerre et l'oubli des populations civiles soumises au feu et à la mort, plus le cynisme d'Assad et de ses alliés entrera en action contre l'Occident. Assad ne peut pas être écarté du début de la solution syrienne et du retour à la paix. L'opposition, celle qui désire sincèrement la paix et la démocratie pour la Syrie, malgré toute son amertume et sa légitimité révolutionnaire, doit absolument l'accepter et prendre part à la Conférence de Genève 2, s'asseoir en face des représentants du régime et commencer un processus de transition vers la démocratie sans exiger le départ d'Assad, départ qui devra être validé lors d'élections présidentielles si le peuple dans son ensemble le décide ainsi.

Bernard-Henri Lévy semble oublier dans son ode à la liberté et à la démocratie que la résistance syrienne à la dictature ne montre pas toutes les garanties humaines envers son ennemi. Bien au contraire. Elle est totalement éclatée et hétéroclite. Des vidéos témoignent d'une barbarie sans nom de la part de ceux qu'ils faut bien appeler les terroristes mercenaires des Occidentaux (!), payés par les dictateurs du Golfe soutenus des Américains et des Européens (!) ne recherchant ni la paix ni la démocratie mais qui comptent installer à long terme leur propre terreur, sous couvert religieux, sur le territoire syrien.

A fautes et torts partagés, il n'y a que le drapeau blanc brandis des deux côtés pour faire obstacle à l'élimination et au génocide pur et simple de toute la Syrie.

Il serait temps que nos médias engagent leurs responsabilités dans un processus de paix véridique et qu'ils arrêtent de croire que dans ce conflit, et encore une fois, il y a ceux qui sont blancs (les nôtres, les révolutionnaires chevaliers de la bonne cause) et ceux qui sont noirs (Assad et ses cavaliers noirs, ses alliés). On ne mettra pas fin au conflit syrien de cette façon. Au contraire, nous serons alors les complices d'un génocide qui était évitable grâce à notre humanité.


A trop vouloir, Bernard-Henri Lévy pourrait bien tous nous perdre. Le scénario libyen ne se répétera pas.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/...