22/10/2013

Je suis Léonardalien et voici pourquoi

Vous avez bien lu. Je suis de la race des Léonardaliens. Cela fait un paquet de temps que je le sais. Quand personne ne vous suit dans votre façon de voir le monde et que tout le monde vous lâche, vous savez très bien que vous êtes devenu un Léonardalien, une espèce d'êtres humains en voie d'extinction.

Cette espèce ne développe pas naturellement de racines uniques qui l'ancreront une bonne fois pour toute dans une société, une religion, une communauté d'intérêt. Jamais à un Léonardalien vous lui collerez une étiquette ni vous arriverez à le classer dans une boîte. Il n'élit jamais de vrai domicile fixe et ne pense jamais en terme nationaliste, sauf en sourdine, sauf en sport ou autres arts culturels ou même scientifiques ou industriels qui offrent la consécration à un gars ou à une fille bien de chez lui, sa terre natale qui reste une base de réflexion et une source d'inspiration sans fin. Car en sport on est toujours d'un coin de pays où l'on flirte avec la solidarité, le partage, le rire, la performance, l'exploit du frère ou de la sœur de cordée qui réussit un méga truc quasi impossible, style Federer et ses cordes tennistiques ou Didier Cuche et ses lattes de Savagnier, seul skieur du Jura suisse à avoir atteint un tel art de la glisse et de la vitesse. On reste aussi d'un coin de pays avec une équipe nationale multiculturelle qui regroupe pas moins de sept origines différentes, Kosovars en tête. Et là, c'est vraiment la fête mondiale de l'extase collective, celle qui te réconcilie avec tout le genre humain.

Je suis léonardalien. Ça se sait depuis que j'ai quinze ans. Ça se sent à mille kilomètres. J'ai eu des épouses, des enfants, des amantes d'un jour, d'autres de mille jours. J'ai connu la stabilité des fins de mois difficiles et l'instabilité amoureuse qui m'a jeté dans les enfers de Dante. Je suis léonardalien et j'emmerde pas mal de monde. Non parce que je fais tout comme elle, cette Léonarda qui sait jongler avec le Président d'une puissance mondiale. Non plus parce qu'elle serait née dans les mêmes conditions que moi. Non, pas du tout. Je suis léonardalien parce que j'ai un faible au cœur pour les gens du voyage, ces gens libres et sans papiers qui sèment une drôle de zizanie dans les esprits grégaires installés dans leurs certitudes.

Je suis léonardalien. C'est ma façon à moi de rester attaché à nos racines humaines primitives, ces femmes et ces hommes qui vagabondaient sans passeport ni carte d'identité, ni sécurité sociale, ni AVS, ni numéro administratif collé à leur vie et qui se retrouvaient devant un feu pour faire la fête. Je connais le prix de la liberté, sa chèreté inouïe au pays des Civilisés. Et je ne suis pas prêt à lâcher, cette liberté, pour le bonheur fictif de faire partie des gens bien comme il faut, celles et ceux qui n'ont jamais rien à se reprocher, qui font tout juste, qui ont fait leur plan de carrière, qui ne trichent et ne mentent jamais, qui réussissent dans leurs affaires, qui sont des saints sans confession. Trop lourd pour moi, ce statut d'être parfait. Trop difficile à assumer. Jamais de conneries, jamais de prises de risques casse-cou, jamais rien entreprendre dans la vie sans tout calculer d'abord, même l'amour pour une femme. Ça, c'est impossible dans ma langue de manouche.

Je suis devenu léonardalien parce que je vis d'abord de passion et d'aventures. Poète dans une roulotte imaginaire regardant les étoiles en écoutant des chants tziganes.

Je suis léonardalien et je le resterai jusqu'au bout de mes jours et de mes nuits même si cela me vaut les injures de mes sœurs et de mes frères humains. Je sais qu'être léonardalien m'exclut des gens biens comme il faut qui se font des tas de préjugés sur moi, ma façon de vivre et de mener, parfois mais pas toujours, ma sexualité et mes amours en des lieux pas toujours très propres ni très reluisants. Et ma façon à moi de protester et de me révolter devant la pauvreté des familles d'ouvriers ou des petits patrons indépendants qui crèvent juste pas de faim pour faire vivre leur famille en travaillant pourtant d'arrache-pied. Et ma façon à moi de protester contre tous ses arracheurs d'enfants, ses gestionnaires hollandais qui se disent qu'investir pour une famille dont le père est un bras cassé notoire, c'est trop investir à perte l'argent du contribuable et qu'il vaut donc mieux se débarrasser une bonne fois pour toute de ces enfants « no futur » en ce monde de performances et de rentabilité. Mais au fait combien de milliards on fait perdre les banques aux contribuables ces 20 dernières années?

Léonardalien Punk, crête d'Iroquois verte. Quand on arrive en ville, on fait peur à voir. Mais je préfère encore faire peur aux gens que d'être servile à ce monde moral bourré de conventions hypocrites.

Léonardalien. Je pense que Baudelaire n'aurait pas craché dans la soupe populaire.


ROM COM TOM, le cauchemar Leonarda va continuer

Elle a fondé sa République, ses lois, et sa justice d'Outre-Mer sur de puissants vents médiatiques. Exilée, en disgrâce, rejetée du peuple et du gouvernement français pour absences scolaires répétées, appartenance à une famille tricheuse, menteuse, irrespectueuse, profiteuse, et pouilleuse ; accusée d'effronteries répétées à chef de l'Etat et menaces scandaleuses envers la France d'un retour sur son territoire dans la clandestinité, l'impératrice adolescente des Rom a fait front au Président de l'Hexagone et sa proposition cruelle et benête de la reprendre sur son territoire.

Refoulée pour non conformité aux lois françaises, Leonarda est devenue et restera le cauchemar des nuits hollandaises.

Et si elle revient avec toute sa famille, l'impératrice d'Outre-Mer ? Et si elle provoque la chute du Président ? Et si un solide réseau clandestin se moque de la France en cachant sur territoire français cette famille d'exclus la plus célèbre des guignols de l'info? Et si cette famille de branquignoles, de manouches incontrôlables, décide de jouer au chat botté avec la souris hollandaise affolée ? Et si au final, la France doit mettre sous les verrous Leonarda, sa mère, son père, dans un cachot de Notre Dame ? Et si le Kosovo refuse alors de reprendre cette famille bossue et riche de gargouilles volantes devenue l'emblème de la famille insupportablement misérable, inclassable, inqualifiable, ingérable...et pourtant à la fin touchante dans son drame et sa révolte ? Victoire, pardon, Victor Hugo tient un nouveau best-seller.

Le feuilleton va continuer. A n'en point douter.

Vous avez détesté la saison 1 de la sitrom « Leonarda tourne la bourrique hollandaise » ? Vous détesterez encore davantage la saison 2, puis la saison 3. Avec à la fin, peut-être, la chute par démission de François Hollande, le Président le plus improbable que la France ait jamais connu.

Avec les Dibrani, nous sommes dans un temps et un monde médiatique hors de toute prévision. Alors Rom Dom Tom. Hollande aurait du s'en alerter et rediriger cette famille vers les territoires d'Outre-Mer, en pensant à Napoléon et à sa Route du Rhum. Le Waterflop gigantesque de sa décision erronée ne va pas lui épargner le cauchemar de la gamine, l'Impératrice Leonarda Dibrani, revenant de nulle part pour chasser sur les territoires d'un Président tellement décevant.

La France ridicule, l'Europe ridicule. Après tant de naufrages et de morts venus du Sud, ce sera le revanche des sans-papiers, des anonymes qui disparaissent en mer sans laisser de souvenir aux médias.

21/10/2013

Leonarda : de l'abus des riches et de celui des pauvres

Etes-vous déjà tombé sur un riche étranger établi en Europe pour ses affaires ? Si oui, a-t-il été super sympa et correct avec vous ? A-t-il la réputation d'être super honnête en affaire, en amitié, en amour ? Est-il un personnage qui mérite sa place chez nous, hors de son fric ?

A l'hôtel, ne salope-t-il pas les tapis et les murs durant des orgies extraordinaires? N'agresse-t-il jamais de paroles lourdes de suggestions sexuelles la réceptionniste ou la femme de chambre ? Et chez lui, traite-t-il avec tout le respect qu'il se doit ses employés de maison ou les considèrent-ils comme des esclaves et sous-êtres humains?

Je vous pose toutes ces questions à cause de cette malheureuse affaire Leonarda. Et je vous la pose parce que cette famille Dibrani elle fait un peu débraillée dans le paysage des people et tâche de saleté dans le propre en ordre de nos consciences. C'est vrai, ils n'ont rien pour plaire à notre modernité esthétique, les Dibrani. Un père tricheur, menteur, pas travailleur pour un sou, agressif parfois, revendicatif toujours, jouant son chef de clan qu'il ne mérite d'ailleurs pas. Car pour être chef de famille, il faudrait déjà ne pas envoyer ses gamins mendier dans la rue et les obliger moralement à suivre les cours d'école, seul endroit qui leur permettront demain d'assurer la base pour un avenir possible en ce monde de jungle.

C'est vrai, je vous le concède, les enfants Dibrani aurait pu tomber sur des parents un peu plus fiables. Mais qui sommes-nous pour juger que des parents sont bons ou mauvais pour leurs enfants ? Avons-nous jamais fait de fautes envers nos propres enfants ? Avons-nous toujours été justes et surtout plein d'attention à leur égard ? Nous les adultes, nous avons aussi nos failles, nos faiblesses, notre besoin de vivre notre vie indépendamment de nos enfants qui nous collent à la peau au propre comme au figuré.

En vous parlant de cette famille crapaud, les Dibrani, j'imaginais que de ce crapaud familial sorte un jour un enfant princier qui fait des choses merveilleuses dans sa vie. Car nos enfants, ils savent être créatifs, pleins de bonnes et de mauvaises surprises, petits diables à leurs heures, et anges à d'autres. Quand ils grandissent, ils nous étonnent en bien ou en mal, font un parcours magistral ou alors entame une vie chaotique. Vous me direz qu'il vaut mieux tomber dans une famille qui a un bon background comme on dit en bon frenchie que tomber dans le ground zéro d'une famille apocalyptique. Mais bon, certains immenses artistes sont sortis d'attentats à la pudeur, de tours symboliques qui s'effondrent, de la maltraitance, de la prostitution, de l'alcoolisme et des narcotiques de parents totalement givrés. On ne leur a pas dit en plus : « Quittez sans discuter ce territoire avec père, mère, sœurs et frères, vous avez prouvé en 4 ans que vous n'êtes vraiment pas fait pour vivre chez nous ».

Alors voilà. J'en reviens aux enfants de riches tyranosaures. Ils ont le droit de vivre chez nous, ces enfants-là, avec des parents parfois meurtriers dans leurs pays d'origine, qui ont construit leur fortune de façon louche, des parents qui se permettent de multiples abus en tout et sur tout le monde. Mais parce que les parents sont riches à millions ou à milliards, on déroule le tapis rouge pour eux et leurs enfants turbulents dans l'hôtel et les boutiques de Paris ou de Genève. Le personnel doit juste fermer sa gueule devant l'arrogance et les remarques désobligeantes de ces princes-crapauds ou princesses-grenouilles et de leurs gosses qui se permettent toutes les crasses verbales ou de destruction du mobilier hôtelier, et en même temps les patrons comme l'Etat encaissent les chèques dans leurs tiroirs caisses sans se demander si ces gens-là ont mérité le droit de vivre chez nous...

Alors si le droit d'asile se doit d'être accompagné du respect et de la volonté de s'adapter à la nouvelle réalité offerte, on pourrait aussi exiger des princes d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs de ne plus avoir d'esclaves à leur service et que leurs princesses soulèvent le voile de leur niquab, histoire de se voir et de se considérer comme des humains égaux devant la démocratie et les lois de la laïcité.

Encore une fois, il y a une justice pour les riches et une autre pour les pauvres...

20/10/2013

Hollande a étatisé le concept de discrimination familiale

La discrimination raciale est interdite dans les régimes démocratiques. Mais grâce aux médias et leur focus effrayant sur des têtes d'affiche occupant tout l'espace publique, Hollande le mou, Hollande le faiblard, et finalement, Hollande le lâche, a institutionnalisé la discrimination familiale à travers l'autorisation de retour accordée à Leonarda et pas à sa famille. Le sommet du spleen hollandais et de son manque de clairvoyance. Un sommet d'inaptitudes à l'exercice du pouvoir !

Qu'a-t-elle de plus, Leonarda, 15 ans, que sa soeur, Maria, 17 ans, pour obtenir un droit d'asile exceptionnel en terre de France? Quel mérite sinon celui d'oser exister médiatiquement? Hollande fait du Warhol dans toute sa splendeur cynique et met en conserve les Dibrani dans une boîte Campbell au Kosovo. Imaginons Leonarda l'artiste contemplant son oeuvre, depuis Paris, la soupe Dibrani, made in Kosovo... Peut-elle faire une conserve de sa propre famille grâce au mécène Hollande?

Andy Warhol, Campbell’s Soup cans, 1962, Moma, New York.

Si j'obtiens mon quart d'heure de célébrité, je deviens existant, et j'ai le droit d'exister, d'être respecté, d'être quelqu'un. Si je reste à l'ombre, je peux continuer à crevoter, à mourir de solitude et de faim. On connaissait cela pour les peuples africains pris dans des guerres fratricides et les famines répétitives. On découvre que, en France même, pays réputé pour la défense des droits humains, le Président de la République offre une prime à celles et ceux qui passent à la télé et dépriment tous les autres en les dégriffant, les anonymes, les exclus, celles et ceux qui n'ont aucune chance, qui jamais passeront un message dans la lucarne de la dictature médiatique et qui ne deviendront donc jamais quelqu'un de bankable.

Pour exister vraiment, faut-il absolument passer à la télé et dans les journaux ? Pour sauver sa peau et son intelligence quand l'économie se fait assassine, faut-il vraiment téléphoner à la police médiatique pour qu'elle nous vienne au secours ? Les journalistes possèdent-ils à la fin le pouvoir qu'un président n'a plus. Celui d'alerter l'opinion, de décider qui sera le héros ou l'héroïne du jour, de faire la pluie ou le beau temps pour cette personne ? Et si les médias refusent de médiatiser la personne, à qui s'adresse la personne... A Dieu ?

Le président existe grâce aux médias. Les clandestins existent grâce aux médias. A la fin, on éteint la lumière et on écrit, dans le noir, qui est celui ou celle qui n'a pas peur d'exister sans les médias et devient vraiment quelqu'un d'important aux yeux des autres dans son humanité offerte à l'humanité toute entière.

 

Le poème de Damian rendant hommage à un caillou, pastiche d’un célèbre poème de Francis Ponge !

Photos tirées de ce site qui mérite votre visite, un collège pas comme les autres qui pourrait exister pour les enfants Dibrani, toute la famille, et pas seulement Leonarda.

C'est cela la liberté, l'égalité, la fraternité, dans une république laïque et démocratique, dans le sanctuaire scolaire de tous les enfants du monde.

http://clg-clement-janequin-montoire-sur-le-loir.tice.ac-orleans-tours.fr/eva/spip.php?article360&id_document=1489



19/10/2013

Gouvernement Hollande: les Quarantièmes Rougissants du socialisme

Le pédalo s'englue dans le Pot au Noir, où plutôt dans le Pot au Rom, qui respire tout sauf la rose. En avant, en arrière, c'est partout la m... des tweets qui hurlent à 200 km/heure et coulent, sur les vagues gigantesques du populisme, le pédalo de Monsieur « Moi, Président de la République ». Des attaques assassines qui fusent de partout, de la droite, de la gauche, des verts, de l'extrême.droite, de l'extrême gauche telles des lames de fond qui emporteront la République et le front républicain au profit de la Marine.

Qui est encore en faveur de Hollande et sa stratégie du pédalo en terre de France? Ohé ohé matelots, matelots dérivent et prend l'eau. Le Leonarda est le Titanic de François Hollande et Manuel Valls. Qui put croire qu'une gamine Rom  de 15 printemps et qui n'a aucune vocation à vivre en France allait être la croix, la bannière, et l'iceberg de ce Gouvernement. Violons tziganes du Leonarda qui ne valez pas un kopeck, jouez une valse gitane pour cette France qui coule sa multiculturalité au profit du populisme le plus catastrophique et offre sur le tapis vert le pavillon et le flambeau fasciste à Marine le Pen.


A lire, avec sérieux, sur le pont du Leonarda pendant que vous écoutez les violons tziganes.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/19/on-deman...