05/11/2014

Monologue du mâle à ses amours

Si tu me crains, serai-je plus respecté que si je t'aime sans fin dans l'abandon total de ma puissance ? Et pour me craindre, devrai-je donc te montrer cette toute-puissance agissant sur toi dans sa gloire la plus infecte mais aussi la plus possessive et la plus sûre pour te garder à moi? Domination-soumission, jeu perpétuel de passion entre un homme et une femme.

Je n'aimerais pas que tu me craignes...et je n'aimerais pas te craindre. Car le monde craint bien assez ses méchants, ses salauds, ses sales types de capitalistes qui n'ont que l'or qui brillent dans leurs yeux vides d'amour mais plein de séductions trompeuses qui t'entraînent sur des chemins scabreux sans issue pour ton âme. Ce monde craint aussi des petites ordures de quartier qui font leur loi en impressionnant les jolies filles pour les mettre dans leur lit sans trop de façon grâce à cette impression de mâle domination faisant durer le plaisir de la jouissance jusqu'au plus funeste dégoût. Le monde craint encore par ses grandes bandes organisées internationalisées qu'on appelle les mafias et qui couvrent, par l'infâme mensonge de cette illusion criarde de personnes propres, bien sous tous rapports, tous leurs crimes les plus sordides et machiavéliques. Il craint enfin par ces tyrans politiques qui règnent en maître absolu par l'argent et la mort qu'ils inspirent à tous alors que la vie des simples gens est reléguée dans les rébus de l'Humanité, sorte de dégâts collatéraux nécessaires aux règnes des puissances maléfiques.

Je n'aimerais pas que tu me craignes, mon amour. Mais alors m'aimeras-tu assez fort pour ne pas trop me prendre à la légère ; me traiter par dessous-la jambe en me trompant des centaines de fois avec des hommes qui n'arrivent pas à l'orteil gauche de mon pied gauche de mon amour pour toi ; me trahir dans mes convictions en les traitant toutes de grandes connes comiques,de folles utopiques, et même, plus nihiliste encore, de ridiculement hors de la réalité du monde pour pouvoir prétendre faire illusion dans cette société  finissant par faire de moi ce simplet amoureux, cette triple buse naïve qui se fait sans cesse gruger par tout le monde, toi la première, mon amour ; l'idiot idéal qui ne fera jamais date importante de sa vie à travers un succès commercial magistral impressionnant les foules et les soumettant à son aura. Parce que son idiotie viscérale l'entraîne à commettre des choix d'idéaux absolu ne l'autorisant pas à commercialiser ses rêves et ses fantasmes les plus intimes ? Sauf condition stricte... Mais sais-tu toi-même qu'elles sont ces conditions strictes vues qu'elles atteignent des sommets de partage volontaire avec la récolte du grain à moudre pour tous ? Tu le sais bien, on ne te demande pas d'être plus pauvre que Job mais d'être un business man avisé, un personnage craint et respecté, riche comme Crésus si possible, pour augmenter encore et encore ta crédibilité auprès des foules qui ne jurent que par la vision idéalisée du matérialisme ambiant. L'argent ne fait pas le bonheur mais il me tue... Et l'amour ne fait plus recette... La haine l'a remplacé dans le business fesse.

Finalement, j'aimerais que tu m'aimes librement, sans contrainte, sans diktat, sans règles précises, sans toute-puissance imposée de ma part ni de ta part.

Mais alors, mon amour, m'aimeras-tu vraiment si tu ne me crains pas un peu et t'aimerai-je assez si je ne te crains pas tout autant?

C'est une vraie question que je nous pose. Car si tu ne me crains pas un peu plus que l'orteil gauche de mon pied gauche, je crains que jamais plus je ne serai vraiment aimé et respecté de toi ni de toute autre. Le mâle est une espèce en germe de domination totale sur les femelles et les poètes sont en voie de disparition... Sauf si toi, mon amour, tu renverses la tendance et tu fais de ton amour ce personnage central d'égalité et de justice...

Essayons encore un peu, pour voir.

J'aimerais que tu m'aimes pour ma puissance poétique et je n'aimerais t'aimer que pour tout ce que tu m'inspires au-delà de notre relation passionnellement vécue au corps à corps.

Serions-nous alors sur la vraie longueur d'onde amoureuse entre un homme et une femme ?

Tes jeux de contorsionniste me font craindre pourtant le pire. Joues-tu là le second degré de ton existence ou es-tu bien dans ce monde au premier degré, sans aucune surprise et sans grâce qui fait simplement appel et commerce de ses charmes sans plus d'état d'âme qu'un appât sexuel pour gogo en renvoyant les poètes maudits à leurs taudis du monde ?

Je garde l'interrogation ouverte afin que tu te corriges et que, dans ta voiture, tu te sentes un peu plus concernée par mon art et ma puissance poétique. Simplet a des choses qui pourraient intéresser ton corps et ta cour intérieurs.

 

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/balagan/2014/11/05/le-bl...

 

 

 

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L'Art comme unique toute-puissance


Solovieï

Existe-t-il? A qui ou à quoi ressemble-t-il? Et que fait-il à part vampiriser ses proies? Monstre? Démon? Qui le combat? A lire "Terminus Radieux" d'Antoine Volodine.

 

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/balagan/2014/09/03/termi...


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04/11/2014

Le Médicis à Antoine Volodine

Hommage à un écrivain de notre temps. La pluie apocalyptique passe par lui. Pouvons-nous entrer dans son tunnel et avec ses personnages sans dommage? Dégât d'image assuré sur notre monde prétentieux qui se croit libérer de ses démons et de ses dieux tout en se vouant à un culte frénétique de l'individualisme. A lire cet écrivain, il y a peut-être une autre vie ailleurs qui nous appelle.

"Terminus Radieux" pour nous les femmes et les hommes irradiés. Malades ce ce monde, nous provoquons des apparitions et des illuminations pour une aspiration vers le Haut. Mais le crime nous tire vers le Bas. A lire donc, ce "Terminus Radieux".


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03/11/2014

Interaction machines-instruments-artistes, le mystère demeure

Qui de la machine ou de l'être humain est l'inventeur d'une nouvelle forme d'expression artistique ?

Je me pose de plus en plus cette question en essayant de comprendre ce qui interagit entre l'impulsion première pour un artiste de mettre en photo une intuition, et son résultat, tout-à-fait stupéfiant, une fois la transformation achevée.

On peut penser au hasard pur. Mais ça ne colle pas. Il y a trop d'effet « sacré » dans le résultat pour prendre le hasard au sérieux dans le résultat d'une création artistique issue d'une union intime entre la machine qui agit étrangement et l'artiste qui joue de ses doigts et de son esprit. Le fruit d'une intense concentration, le fluide qui circule entre les différants composants électroniques et les réseaux électriques d'un cerveau humain sont vraiment plus qu'étonnant. Mais pourquoi un résultat aussi fort et fastueux, une symbolique qui tombe à pic avec la période de l'année et la fête à nos morts ?

Je résume la question par son acte créateur primitif enfantin.

J'imaginais alors une œuvre picturale empreinte d'odeurs olfactives, des épices intégrées à même l'image donnant des sensations de volupté visuelle et olfactive aux spectateurs.

J'ai saisi mon encensoir en forme de serpent, j'y ai placé un encens et je l'ai allumé. Un mur blanc, le dessus d'une commode blanche, et un espace d'un centimètre entre le mur et la commode. Puis un jeu de lumière et de ténèbres.

Le résultat m'a bouleversé car en ces quatre jours d'intuition intime, je venais de découvrir par l'image la réalité de la résurrection de nos corps à travers l'Amour que nous portions pour la vie et la mémoire de nos morts.

 

 

 

02/11/2014

The Key of Love

La clef plongea dans le trou noir

Il ne voulait pas déchoir

Mais il avait déchu

Et avait tout perdu

 

Tout devenait haine et violence

Jalousie et arrogance

La guerre et la mort

Comme unique port

 

Passa la Clef de l'Amour

Qui seule rendait son éternel retour

 

Allait-il la saisir 

Allait-il arrêter de se mentir 

 

L'amour était plus fort que la mort

Mais la mort

L'emporta de tout son pouvoir en enfer

Car il ne sut regarder les yeux bien ouverts

 

Il y avait pourtant bien cet enfant

Sur cette image colorée

Qui avait su trouver la clef

De cet Amour stupéfiant

 

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