15/06/2015

Pré-Pride 2015

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A LA SANTÉ DE DSK...ET DES ARTISTES

 

Si les fous n'existaient pas...

Respecte l'ordre établi et tout ira bien pour toi.

Petits robots de la consommation, culte suprême de l'ego copié-collé aux baskets du marché et de la publicité, foi aveugle envers les gourous du prêt-à-penser matérialiste eux mêmes formatés pour plaire aux médias et donc à leurs actionnaires et leurs propriétaires, la Fada Pride pourrait devenir peut-être aussi indispensable que la Gay-Pride pour lutter contre l'exclusion de celles et ceux qui sortent des schémas comportementaux adéquats aux mœurs modernes faisant d'un DSK une icône people du rapport de force permanent accepté comme norme utilitariste tout-à-fait banal et ordinaire de notre société...qui s'est enfilée par le cul une camisole de force de façon volontaire...en croyant vivre en pleine liberté sexuelle, mentale et comportementale.

La liberté de Sade passe par l'oppression des autres. Ne l'oublions jamais. La liberté de Sade s'octroie un libertinage au dépend des autres, des faibles, des soumis, des inférieurs, dominés par des maîtres de la dictature financière. La liberté de Sade recourt jusqu'à la torture et au meurtre des personnes mises en situation d'esclavage social et sexuel. La liberté de Sade n'est pas la liberté. C'est une des lois du fascisme ordinaire pour organiser le système de la race supérieure, la race dominante qui exerce sa liberté au détriment de celles des autres grâce à une idéologie mensongère implacable, inviolable, inattaquable, au risque, pour ses détracteurs et rebelles, de se voir marginaliser, se faire traiter de fous, interner, ou jeter à la rue pour inadaptation aux normes...démocratiques acceptées d'une très large majorité.

Une Fada Pride est aussi nécessaire qu'une Gay-Pride pour que nos sociétés avides de matérialisme puissent encore respirer la liberté et accepter la folie en intégrant le droit à la différence plutôt qu'en appliquant la loi de l'indifférence, le droit à exister autrement plutôt qu'en appliquant la loi de la mort sociale, le droit de dévier de la droite du Père Boursier sans risquer la lapidation, les coups de fouet, la peine de mort virtuelle par le rejet et le bannissement, le droit d'interroger la norme afin de faire sortir les gens de leur conformisme et de... leur camisole de force.

Les artistes organiseront peut-être une Pré-Pride à Fenin, Neuchâtel, autour de la piscine municipale et du concours hippique. Veaux, vaches, poules, chevaux, cochons DSK et quelques crocodiles seront conviés à la fête histoire de remettre à l'heure les pendules orientales de Vol au-dessus d'un nid de couscous.

Nous en parlions hier soir autour de la main chaude d'un participant à la Gay Pride valaisanne et de tapis persans où se roulaient deux esseulés, d'une fondue vigneronne et une autre aux bolets qui ont donné des hallucinations jubilatoires à quelques fous joyeux et même à un millionnaire à la Bentley de luxe réputé pour son côté plutôt normal, élitiste, et anti-révolutionnaire. Un tour de force dont seuls quelques fous hors.normes connaissent les secrets grâce à leur liberté débridée et leurs actions rarement, voir jamais concernées par la loi du marché et sa prétendue liberté libre-échangiste.

 

14/06/2015

Gib him saures

L'ombre de l'homme

révèle la lumière de la femme.

 

Donne lui encore de cette aigreur

plongée dans ton pot de douceur

afin que son pinceau

trempe ses couleurs

dans la nuit de tes splendeurs.

 

Alors surgit de la lumière

ce bleu mystique

se propageant comme un feu

sur la toile de tes rêves.

 

Ton art tombe au fond de mes yeux

et mes yeux sourds me rendent aveugle

aux interdits du temps.

 

Pardonne-moi

si un volcan s'allume en moi

quand la lumière s'éteint.

Je suis plus beau dans la nuit.

 

Pardonne-moi

si j'ai donné ici une vision de ton art :

celle d'un homme plongé dans ta mystique.

J'effacerai, si ça ne te plaît pas.

N'oublie pas que je suis la gomme

redécouvrant la page blanche.

 

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 "Gib him saures", artiste peintre des étoiles anonymes

 

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13/06/2015

Cette ultime chanson à tous ceux et toutes celles qui sont restés des enfants

J'ai passé l'après-midi

 C'est tout bizarre

ce sentiment de vieux bazar

cet amour de grand boulevard

ne portant jamais son foulard

cette fille revenant de nulle part

avec Chama et Salia au centre de ses bras

ses deux frimousse d'étoiles

jouant sur la mousse avec ce Joujou

cassé en mille copeaux de bois mort

après ce rêve des mille et une nuits

envolé dans le mille d'une Blanche-Neige

 

C'est tout bizarre

l'amour

qui renaît comme l'enfant du hasard

auprès de cet arbre de l'amour

qui revient de nulle part

pour affirmer que jamais il ne serait trop tard

pour refaire un bout de chemin ensemble

là où tout s'est un jour volatilisé

 comme par magie noire

révélée dans un conte de vieille sorcière

avec sa pomme rouge empoisonnée

enfoncée bien profonde dans la gorge de la fille

pour que la magie blanche de son prince n'opère plus

là où les les cœurs dévastés

là où l'amour n'espère plus la lumière

là où le désert rejoint la mer

pour mourir noyé dans son chagrin

 

« Les pieds en bas »

chante la charmeuse Chama

« Les pieds dans le soleil »

chante Joujou

« Non. Les pieds en bas »

chante la ravageuse Chama.

« Les pieds dans le plat »

 chante Joujou

"Comment il s'appelle, Chama?"

dit la maman.

"Joujou les pieds en bas"

chante la lumineuse Chama

l'amour sans même savoir ce que c'est

sans même savoir ce que sait l'amour