10/06/2015

Priscilla G

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Priscilla G

 

Welcome to New-York, Grand-Mère!

On se raconte des histoires

d'amours qui foirent.

On se dit que ce sera le bon,

que ce sera l'ultime con

qui finira dans notre lit

à commettre tous les délits.

 

Grand-Mère tricote des mailles,

à l'endroit, à l'envers.

Les petits enfants se chamaillent

et Grand-Mère n'a plus d'amant vert

autre que son chevalet,

ses pots de peintures et ses toiles à son chevet.

 

Le temps a perdu ses amants

dans les méandres du serpent.

Le temps a ridé Mère-Grand

qui n'a plus le corps d'antan.

 

"Tu avais vu quand j'étais tombée

sur mon cul de Grand-Mère...

que mes lunettes de soleil

se baissaient en même temps

de mon front vers mon nez."

 

Il t'avait dit que tu avais des yeux de fraise

et tu avais trouvé cela délicieux.

Mais s'il t'avais murmuré que tu avais des yeux de braises

y aurait-il allumé en toi ce feu licencieux?

 

Grand-Mère tricote des mailles,

à l'endroit, à l'envers.

Les petits enfants se chamaillent

et Grand-Mère n'a plus d'amant vert

autre que son chevalet,

ses pots de peintures et ses toiles à son chevet.

 

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09/06/2015

Raïf Badawi porte toujours son boxer sur la tête

L'un a remporté 1000 nouveaux points ATP en gagnant Roland-Garros. Il s'est fait moquer pour avoir porté un short à carreaux de mauvais goût qui ressemblait plus à un pyjama ou un maillot de bain qu'à une tenue correspondant au tournoi sélect de Paris. Et dans la capitale de la mode, cette façon de jouer au tennis la foutait mal aux mirettes de ses détracteurs les plus branchés vestimentairement parlant. Mais Stan s'en fout. Lui, sa tenue lui plaisait, et il a gagné le tournoi sur terre battue le plus prestigieux au monde avec la relique sacrée que va devenir son short. dont le destin futuriste est une place en vitrine au musée de Roland-Garros! Cela semble tellement futile mais rappellera de très bons souvenirs tennistiques au monde entier autour du personnage très humain qu'est devenu notre Stan Wawrinka animal...heu...national.

L'autre a récolté 1000 coups de fouet, plus quelques années de prison et d'interdiction de quitter le territoire de l'Arabie Saoudite pour avoir joué sur le terrain de la liberté d'expression. Cela n'était pas du goût de la secte wahhabite qui gagne des milliers de milliards de dollars chaque année grâce aux mannes du pétrole dont Allah a eu la mauvaise idée d'octroyer à quelques individus se prenant depuis lors pour les rois du monde autoproclamés aidés par les puissances occidentales qui ont créé le monstre religieux prêt à tout pour imposer sa loi au monde entier à travers les actes terroristes, une répression terrible, une gouvernance sans partage, et une punition exemplaire contre les récalcitrants au régime dit coranique. Raîf Badawi porte son boxer sur la tête et il a le soutien de quelques organisations des droits de l'homme à travers le monde ainsi que de citoyens et  citoyennes du monde attentifs qui voudraient que nos gouvernements fassent enfin quelques choses de vraiment bien au lieu de vendre armes et Rafales à des princes qui se moquent de nos démocraties et veulent leur perte, donc notre mort, si possible dans un laps de temps assez court.

On ne mélange pas les torchons et les serviettes dans notre monde du luxe et des apparences si souvent trompeuses. Les riches occidentaux, sans vergogne, font des affaires avec les riches orientaux aux principes ultra-rigides avec leurs compatriotes et les étrangers à la loi coraniques. Au diable donc la philosophie, la morale, et les droits de l'homme, Pourvu qu'on ait l'ivresse de l'or et des contrats juteux qui nous placent à la droite d'Allah et de ses richesses éternelles...

Raïf et Stan. Leur combat semble très inégal. Le premier risque de finir vraiment mal. C'est-à-dire torturé, fouetté, et exécuté par une loi religieuse ignoble, oublié des puissances du fric et de nos démocratie trop bien pensantes. Le second risque un bien meilleur sort: finir héros des courts et des cœurs helvètes. Mais une chose les unit d'une façon incroyablement improbable dans leur combat quotidien. Le mauvais goût de leur boxer...Quand vous porterez un peu de Stan sur vous en enfilant une copie de son short, portez vous aussi un peu de Raïf sur vous en imaginant que votre short est un keffieh.

Wawrinka est non seulement le champion de Roland-Garros. Il est l'artiste qui a détourné par la ruse un combat politique prioritaire en combat sportif extraordinaire au bon endroit, au bon moment. Le hasard est la signature des tout grands artistes. D'autres diront que ce sont les grâces fulgurantes et humoristiques d'Allah ou de Dieu qui ont permis ce miracle...ce mirage surnaturel vu et revu sur la terre battue de Roland-Garros...

« to take 1000 lashes…. »

 

 "Je suis né sur une nappe de pétrole et je porte mon drame intime toujours sur la tête"

 

Raïf Badawi (par l'intuition d'Ali)

 

http://www.inquisitr.com/1775840/religious-freedom-advoca...

 

"To take 1000 flashes..."

Wawrinka : Un short qui fait débat

 « J'avais une nappe comme cela mais je ne la portais jamais en public"

 

Juddy Murray

http://www.tennismagazine.fr/wawrinka-un-short-qui-fait-d...

 

08/06/2015

Stan The Beatman, l'animal au pyjama rayé

 The Machine était alors fin prêt pour finir en beauté avec son tournoi majeur, celui qui lui manquait afin d'appartenir au club du Grand Chelem, ce sorcier vaudou qui ne sélectionne que les plus grands de tous dans le monde surnaturel de la petite balle jaune.

Le monde du tennis désignait The Machine comme imbattable, infranchissable, invincible. Autant de qualificatifs qui plaçait The Machine au-dessus de tous, même de ses adversaires absolus du Fab Four, Federer, le Dis-Septième du Grand Chelem, Nadal, le Neuf de Cagnard de Roland-Garros, Murray, la Muraille d'Ecosse.

On avait fait de cet homme, l'ennemi tennistique numéro 1 à abattre en cette année 2015. Il ne s'appelait pas pour rien The Joker, le Saigneur des courts, le Vampire Dracula, la totale référence au mythe de la cruauté sportive romantique.

On avait oublié The Beatman, le bagnard qui passait des heures et des heures à flirter avec des petites balles jaunes sur les murs de terre battue ou synthétiques en attendant ses combats rock'n'roll avec les mutants du Fab Four.

En cette année 2015, The Beatman avait enfilé un pyjama rayé presque ridicule, presque touristique, presque fêlé, presque fou, presque petit déj en paix au lit avec sa chérie, croissants et jus d'orange. S'il perdait ses matchs, à coup sûr le monde entier lui conseillerait d'aller se rhabiller afin de réapprendre à tenir correctement une raquette de tennis en main. Aucune allure dans cet accoutrement, ce short à faire fuir les jeunes midinettes de paille se trémoussant dans les clubs pour snobinards parlant mieux aux culs des filles qu'ils ne jouent les héros.

The Beatman passait une sale épreuve sur le plan privé. Roland en avait même fait une mauvaise allusion lors de son premier tour contre Ilhan. Blessure sentimentale remuée dans la paix comme un coup de poignard dans le dos. Pourquoi lui rappeler ici sa relation compliquée à son épouse sur les terres battues de Roland-Garros ? Fallait-il donc jouer et encore jouer dans des hauteurs jamais atteintes pour ne plus se faire siffler contre les Français, ne plus entendre les moqueries et les sous-entendus mesquins, les attaques sournoises sur sa vie privée ? Fallait-il donc prouver que The Beatman, qui avait déjà connu la joie de battre les mutants un jour était encore et toujours capable de battre l'ultime mutant de la quinzaine, The Machine, l'extraordinaire tennisman hors-catégorie du club champion des années 2014 et 2015 ?

Court Philippe-Chatrier, Les battements de cœur du bagnard frappent de plus en plus fort, hier, sur le coup des 15 heures. Tout le monde attend The Machine mais ce sera The Beatman qui frappe encore mieux, le plus vite, le plus fort. Et sur son revers, son service, et sa force mentale, The Beatman fait la différence et trouve l'arme fatale qui terrasse The Machine.

Un combat de mutants digne des très grands combats Nadal-Federer des meilleures années.

The Fab Four doit désormais accepter un nouveau musicien au club de la petite balle jaune. Et même un nouveau compositeur-interprète écrivant quelques unes des plus belles pages du tennis mondial.

Stan jouait en pyjama rayé et de nuit. Et ça faisait quelques mois déjà que le bagnard préparait sans le savoir son crime fatal, tapi dans l'ombre de la forêt tropicale, tel un Stanimal prêt à subtiliser le sacre de Roland-Garros au nez et à la barbe de The Machine.

 

Petits pas de danse

Petits pas de danse.

Dans ta rue descend la transe.

 

Petits pas te manquent.

Pour faire sauter la banque,


Et tu joues avec les saltimbanques,

Petits pas de danse, te manquent.

 

Sur tes lèvres, léger sourire,

pour faire oublier le pire.

Peut-on subitement mourir d'une crise de rires ?

 

Petits pas de danse.

Dans ta rue descend la transe.

 

Petits pas te manquent.

Pour faire sauter la banque.

 

Et tu peins des visages, en manque.

Des amours perdus, en manque.

Des junkies noyés, en manque.

Des fous joyeux, en manque.

 

Petits pas te manquent

pour danser sur ta lune en manque.

 

Alors tu peins des visages, en manque.

Des amours perdus, en manque.

Des junkies noyés, en manque.

Des fous joyeux, en manque.

 

Petits pas me manquent.

Pour danser sur ta lune en manque.

 

Petits pas de danse.

Dans ta rue descend la transe.

 

Viens !

On va danser pour les Terriens.

Et se raconter tout plein de petits riens.

Épaule contre épaule,

corps contre corps.

Retrouver nos pas de danse.

Et descendre dans cette rue, en transe.