23/09/2015

Viktor Orban au ban de l'Europe...mais l'Europe ne le dit pas.

La police et l'armée hongroises ont reçu l'autorisation de tirer sur les migrants en cas de violation des frontières hongroises et de fuite de ceux-ci devant les forces de l'ordre.

Pourquoi l'Europe se tait et autorise une telle parole de la part d'un président élu par un peuple européen? Pourquoi l'Europe ne sanctionne pas? Attend-t-on les premiers tués par l'armée ou la police hongroise?

On ne peut pas laisser des pouvoirs au sein de l'Europe cautionnés une politique d'extermination de gens qui demandent notre secours. Le président français ne fait que vilipender le comportement de la Hongrie mais il ne condamne pas son président. Ce n'est pas normal de la part d'un président normal.

Par l'art chamanique, il y a une réponse toute spirituelle: faire exploser la parole fasciste de ce président indigne de la démocratie.

Suivez les images. Elles sont plutôt étonnantes.

 

   Fotó: nol.hu

 

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Viktor Orban, notre art oratoire est plus fort que le tiens!

Ta parole explose sous notre volonté d'exister et de trouver notre place sur la Terre!

 

00:50 Publié dans MISSIV ATTACK | Lien permanent | Commentaires (2) |

22/09/2015

Curaçao, l'ìle de mon coeur créole

Curaçao, Korsou en papiamento. une des îles Sous-le-Vent des petites Antilles.

Personne n'en parle nulle part. C'est un coin de paradis perdu sur notre planète qui invente chaque jour en minuscule ce que pourrait devenir notre monde en majuscule si l'être humain n'était pas aussi bête et borné, aussi influencé par des gourous aptes à capter les côtés les plus sombres de l'être humain pour les monter les uns contre les autres afin de récupérer les bienfaits économiques pour eux seuls exclusivement.

Curaçao, si je devais mourir idéalement, ce serait au sein d'une communauté pareille qui a inventé sa propre langue à partir d'un mélange de multiples langues et de peuples très différents les uns des autres, Blancs coloniaux, Noirs, et Métisses confondus.

Curaçao, seulement en lisant la page Wikipédia qui lui est consacré, vous avez envie d'aller y habiter et d'apprendre le papiamento, cette langue aux richesses humaines incroyable.

La Suisse, notre pays, est loin du compte avec ses quatre langues nationales qui ne se mélangent pas où si peu. La Suisse, mon pays, est loin du compte avec ses xénophobes, ses faiseurs de haine et de barrières de röstis. La Suisse, mon pays, devrait apprendre de l'île de Curaçao ce que pourrait devenir et être demain la Suisse.

En a-t-elle seulement l'envie, la volonté, de se confronter à ce mélange des couleurs exceptionnelles qui nous arrivent de partout avec les migrations de notre temps?

Pour celles et ceux qui ont le goût des femmes, de la sensualité, de la beauté loin de tout racisme, de toute sous-culture, de toute haine culturelle, voici une danse de Curaçao. Et quand j'admire le déhanché de ses filles belles comme la damnation du Christ, je rêve vraiment de tout quitter ici pour ce paradis perdu...

A voir, si mon pays continue à développer et à vivre de son blochérisme culturel qui a atteint jusqu'à la moelle épinière de mes propres enfants. C'est grave, docteur. Très grave quand un papa est bafoué jusque dans ses convictions les plus profondes par des relais médiatiques et humains qui font détourner la tête des enfants et leurs idées intimes de leur propre papa marginalisé par des leaders d'extrême-droites prêts pour l'élimination de la culture dite "dégénérée" et soutenue par un relais de dames blogueuses qui tombent en pâmoison devant le Guide Christoph Blocher ...

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cura%C3%A7ao

 

19/09/2015

Une proposition lancée à la Berne fédérale et aux cantons

Un article paru ce jour dans la tribune de Genève http://www.tdg.ch/suisse/homme-espece-dextinction-alpes/story/12703611 tombe à pic.

J'en extrais un seul passage:

Verriez-vous d’un bon œil l’accueil de requérants d’asile dans des villages alpins?

Bien sûr! Ils pourraient entretenir les pâturages, rénover les sentiers ou les bâtiments qui tombent en ruine. Nous manquons aussi de personnel dans les maisons de retraite. Ils pourraient être logés dans des paroisses, chez des habitants, voire dans des hôtels. Pourquoi ne pas imaginer qu’ils travail­lent le matin et prennent des cours de langue l’après-midi?

Il y a des familles, des jeunes femmes et jeunes hommes qui attendent à notre frontière en Italie. Ils ont la peau noire; certains et certaines ont travaillé la terre chez eux au Soudan. Ils sont clandestins, seuls au monde et actuellement c'est une poignée d'êtres humains qui les protègent et les défends hors de toute loi, de toute autorisation légale de vivre chez nous.

J'ai tissé quelques liens cet été avec cette population de migrants. Si un ou une politicienne s'intéresse à mon blog, qu'il ou qu'elle peut avoir de l'influence sur la Berne fédérale pour laisser venir chez nous quelques unes de ces personnes, de les engager pour un travail dans l'agriculture ou dans un home pour personnes âgées en échange d'une demande provisoire d'asile acceptée, je suis prêt à proposer cette solution à ces personnes sans solution actuellement.

L'hiver approche. N'hésitez pas, politiciens ou politiciennes à me laisser un message sur mon e-mail pour une rencontre et peut-être un début de la fin de l'incertitude pour quelques migrants qui saisiront cette possibilité d'être accueillis chez nous et quitteront leur clandestinité et la misère que nos politiques migratoires leur impose.

J'attends de vos nouvelles. Merci de ne pas les oublier complètement.

P.S. Je transmets cet appel à l'accueil sur le site Faceook du Presidio permanente No Border de Vintimille.

 

 

Fier d'être Helvète, Européen, et citoyen du monde

Non. Je ne ne culpabilise pas d'être né en Suisse, dans un des pays les plus riches du monde. Non. Je ne renie pas l'Europe, sa démocratie, ses libertés, son refus de revivre des situations de guerre. Non, Je ne suis pas un homme qui accuse de tous les maux notre Continent. Il a ses fautes, ses égarements, ses envies d'exporter son modèle ailleurs, ses intérêts vitaux pas toujours défendus de manière très ragoûtante.

Mon combat consiste à préserver nos acquis démocratiques, des les rendre vivants et attractifs aux yeux du reste du monde. Mon combat consiste à aimer l'Humanité, les enfants, les femmes, les hommes quelque soit leur origine, leur couleur de peau, leurs croyances. Mon combat consiste à préserver les libertés face aux terrorismes et au surcroît des mesures sécuritaires qui entraînent une augmentation de la surveillance policière et militaire. Mon combat consiste à oeuvrer en faveur de la paix et de la fraternité entre les peuples. Mon combat consiste à ne pas discriminer les individus en fonction de leur provenance, de leurs motivations qui est de s'établir quelque part sur notre Continent après un voyage aux frontières de la mort. Mon combat est de ceux qui rendent à l'être humain son statut de dignité et de liberté sans frontière administrative, son droit à un logement dans le lieu qu'il habite, son droit à la sécurité, à la protection sociale en échange de son intégration et du respect des règles de base qu'on exige de lui pour permettre à la communauté toute entière de vivre en paix et en harmonie.

Celles et ceux qui s'imaginent que se barricader dans un bunker face à l'arrivée massive d'étrangers chez nous est la moins pire des solutions se trompent. Car l'immense majorité de celles et ceux qui arrivent chez nous y viennent parce qu'ils s'accrochent à l'idée que l'Europe sera une lumière dans leur existence saccagée par les ténèbres des régimes totalitaires et des terroristes qui ont semé le malheur dans leur propre pays.

Celles et ceux qui ferment leurs coeurs et leurs esprits à cet Autre venu d'Ailleurs se trompent. La plupart d'entre eux ont au minimum un ancêtre dans leur arbre généalogique qui est venu d'ailleurs nors de la nation dont il possède le passeport et l'identité. Ils ne peuvent donc pas se prévaloir de la pureté de leur origine et de leur terre natale qui leur appartiendrait de fait et pour toute éternité. L'être humain est d'abord un migrant avant d'être un sédentaire qui peut, à tout moment et pour x ou y raison, redevenir migrant un jour ou l'autre.

Celles et ceux qui se jettent à bras raccourcis dans l'idéologie d'extrême-droite en reniant le droit d'asile et le devoir de porter secours aux personnes en détresse qui le demandent expressément n'ont pas idée des dégâts qu'ils et qu'elles causent aux valeurs démocratiques et de liberté.

Pour ma part, j'espère que la Suisse en fera plus pour les migrants et migrantes qui ont soif d'Europe après avoir épuisé leur espoir dans les pays limitrophes de la Syrie ne leur offrant aucune solution d'avenir et restant confinés dans des camps subventionnés par la communauté internationale. Pour ma part, j'espère que la Suisse ne restera pas rigide avec les dogmes de Schengen et Dublin, qu'elle sera capable de comprendre que les candidats clandestins ne déposent pas de demande en Italie ou en Grèce parce qu'ils ont tout simplement peur de ne jamais avoir droit de demander l'asile ailleurs que dans un de ces deux pays. Qu'il serait donc souhaitable qu'elle ne pense pas qu'à la Loi avec un L majuscule mais aussi à la Lettre avec un L majuscule qui fait que notre pays est une terre des Lumière  avec un grand L et d'Accueil avec un grand A pour les femmes et les hommes de bonne volonté qui désirent faire leurs preuves chez nous, Qu'il serait donc nécessaire d'accepter aussi les "illégaux" au même titre que celles et ceux qui ont pris le risque de s'inscrire en Italie ou en Grèce avec pourtant de très faibles chances d'arriver dans un pays européen de leur choix.

Mon grand-père maternel a demandé sa naturalisation à la Suisse. D'origine italienne, dans le Val d'Aoste, avec ascendance espagnole, il a obtenu le droit de devenir Suisse. Il a fait la mob aux frontières avec une grande fierté d'être Suisse. Il était patron ramoneur, noir comme un Soudanais à la fin de sa journée de labeur. Il a payé le prix d'une profession dangereuse pour la santé ce qui l'a condamné à mourir relativement jeune d'une leucémie. Je n'avais alors que trois ans quand il est mort.

J'imagine parfois qu'il aurait pu être ce Soudanais que j'ai rencontré à Vintimille, qu'il attendait quelque chose de la Suisse mais qu'il n'aurait alors jamais obtenu. Il serait alors resté quelque part en Italie, ne trouvant pas comme épouse ma grand-mère valaisanne. Je n'aurais jamais existé et jamais je ne vous aurais écris de billets à profusion sur mon blog. C'était dans l'ordre du possible et de l'envisageable si la Suisse avait été fermée à cet étranger venu d'Italie. il a donc fallu une Helvétie qui accepta un jour ce fils de ramoneur pour qu'un autre jour la Suisse accouche du Suisse que je suis devenu. Serait-ce alors été une perte pour un bien majeur si je n'avais jamais existé?

Chères amies et amis blogueurs, c'est à vous de répondre à cette question. Pour ma part, j'existe, et je sais pertinemment ce que je dois à une Suisse terre d'accueil et d'avoir eu donc cette chance de naître sur les terres d'un pays libre et devenu démocratique après de longs combats homériques de nos ancêtres.

 

18/09/2015

Notre vie peut toujours virer au cauchemar

L'être humain se sent parfois invincible, indestructible, et tellement fort.

Il ne voit aucun obstacle à sa marche triomphale. Son entreprise est florissante, son carnet d'adresse rempli de beautiful people. Ses nuits sont partagées entre fêtes dionysiaques où tout est désordre esthétique et sensualité échevelée, et réflexions calculées du lendemain pour rester le plus grand, le plus fort, le plus beau devant le reste du monde.

Dans le sport, la mode, l'art, l'architecture ou les as du business, il y a des dizaines de milliers de gens qui gravitent dans cet esprit de la femme et de l'homme indestructible.

Cet homme-là, cette femme-là est persuadé(e) que sa réussite est exclusivement due à son talent et à son travail. Hors rien n'est moins sûr. Sa réussite est d'abord du à sa façon de se mouvoir dans la société, de savoir tester les codes sans prendre trop de risques, de les approuver, et de trouver ainsi le sésame qui lui ouvre grand les portes du succès.

Car des esprits créatifs et des bourreaux de travail, il en existe de très nombreux qui ne touchent jamais au succès et à la reconnaissance. C'est même parfois un vrai calvaire et un cauchemar que de vivre dans l'insuccès permanent, le rejet, et le refus de l'Autre. Quelques grands artistes ont vécu ce genre d'enfer. Qu'ils s'appellent Vincent Van Gogh, Charles Baudelaire, ou Camille Claudel parmi tant d'autres, ils et elles ont passé à côté du succès et de la réussite sociale avant que leur travail et leur talent soient reconnus après leur disparition. Tragique destinée pour ces personnages hors-normes qui ont passé comme des migrants invisibles des foules dans la vie, rejetés ou abusés par le système, des femmes et des hommes troubles profitant d'eux, voir même leur propre famille ou amours passagers ou durables qui ne voyaient pas avec qui ils vivaient.

Etaient-ils si bêtes et naïfs pour se laisser exploiter par le système de la sorte? Etaient-ils si peu sûr de leur talent pour ne pas réussir à l'imposer aux autres? Sans doute pas. Simplement leur temps ne correspondait pas à leur génie visionnaire et leur vie était alors  faite de bohème luxueuse en lieu et place de vivre dans les palaces et le luxe matériel de certains et certaines de leurs contemporains qui eux connaissaient grand succès et notoriété publique.

Ne pas laisser aux migrants et migrantes leurs chances de changer un destin contrarié, c'est refuser à quelque part le génie humain qui circule sur la planète et préférer la face obscure de la Force, le besoin de destruction définitive du talent des Autres pour protéger par mesquinerie et égoïsme notre petit talent personnel qui est parfois bien inférieur à celui d'un être humain qu'on accable de tous les maux, que l'on rend coupable de crimes qu'il n'a pas commis, que l'on rejette dans les tréfonds de son inconscient pour mieux oublier la haine qu'on lui voue.

Alors, quand vous croisez le regard d'un migrant ou d'une migrante, demandez-vous si vous allez l'accueillir d'un sourire ou le refuser d'un glacial visage emmuré dans votre talent un peu minable, un peu détestable, un peu trop beau pour être vraiment le graal de la performance humaine et artistique.