07/10/2015

Vintimille:La manif du Collectif No Border du 4 octobre 2015, c'est pas la fin!

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Mon prochain blog: le passeport ou la vie

Vintimille: R.I.P. NO BORDERS CAMP

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Zone de dévastation provoquée par la main de l'homme le mercredi 30 septembre,  photo du 5 octobre 2015

 

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L'arbre magique n'en finit plus de montrer ses visages

 

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Et les rochers répondent aux cris de l'arbre...

 

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Zone du Capitaine Nemo. Ne pas franchir sans pedigree

 

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Emplacement de nuit du Capitaine Nemo

 

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Le Bunker du Capitaine Nemo

 

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R.I.P. NO BORDERS CAMP

 

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FLY, MIGRANT, FLY WITHOUT BORDER AND SAY YES TO YOUR LIFE

 

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Zone de dévastation provoquée par la main de la nature, nuit de samedi à dimanche, 3 et 4 octobre 2015

 

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Demain, le reportage-photo de la manifestation en faveur du libre-passage des migrants à travers l'Europe du 4 octobre 2015 devant la gare de Vintimille.

 

 

02/10/2015

Stopper l'injure perpétuelle faite aux migrants et migrantes

Il y a 36 ans de cela, je m'envolais pour les Etats-Unis, sac au dos, cheveux très longs au vent, et barde de terroriste, comme dirait celles et ceux qui mettent des étiquettes sur les gens sans savoir qui ils sont vraiment.

Dans l'avion, mon voisin en costard cravate se met à discuter avec moi, en Anglais que je maîtrise très mal (ce qui n'a guère changé aujourd'hui dirait mon ami Soudanais Adam qui ne comprenait rien à ma vocalise anglaise dans le camp No Border:-). Nous sympathisons donc malgré nos énormes différences de tenue vestimentaire et de vision du monde.

Il est environ 1 heure du matin lorsque l'avion se pose sur le tarmac de Chicago Airport. Mon nouvel ami, Félix le chimiste qui tient un bon poste dans une industrie américaine, me promet de m'attendre à la sortie car il craint que je me retrouve en difficulté avec les douaniers américains. Certes, mon plan de rejoindre les Indiens Sioux de Yellow Thunder Camp au Dakota du Sud n'est pas le meilleur plan pour plaire aux gardiens de l'Amérique. Heureusement, Ben Laden n'avait pas encore passé par là mais quand même. Ma tenue vestimentaire, ma prétention à demander 6 mois de visa avec 1.500 dollars en poche sans accès à une carte de crédit, et cette drôle d'idée de visiter des écoles de survie indiennes ne sont pas une carte de visite très fréquentable pour l'Amérique blanche et ces veilleurs de frontières. 

Je serai donc interroger et retenu pendant une heure avant d'obtenir un visa de trois mois. J'aurai surtout la désagréable surprise d'apprendre que toutes mes affaires, à part mon argent, ont volé dans un autre avion en direction de New-York! Presque nu comme un ver et pourtant sur le territoire américain! A cette mauvaise surprise, s'ajoute une super bonne surprise. Félix m'a attendu! A l'heure où le téléphone portable n'existait pas, il a même perdu son taxi conduit par sa maman venu l'attendre à l'aéroport et repartie sans lui pensant qu'il avait raté son avion! Las. 120 kilomètres aller-retour, la maman ne le fera pas deux fois au milieu de la nuit! C'est donc l'oncle Alex de mon ami Félix, mon oncle d'Amérique à moi, qui fera le voyage vers nous. A deux heures du mat, me voilà me gaver de pizza offerte par mes amis providence. A trois heures du mat, me voilà dans ma chambre avec accès libre au frigo rempli de bières et de nourritures très américaine food. Alex a tout simplement une chambre d'hôte pour moi! Je crois rêver! Et toute la suite de cette rencontre dans l'avion n'est qu'une suite de grande et belle aventure entre trois hommes, deux d'origine lituanienne qui m'ont accueilli de façon incroyable sur la terre d'Amérique, et un Suisse marginal qui fera rire tous les amis et amies de Félix à Indianapolis, quand je passerai 15 jours avec lui dans son quartier résidentiel. Imaginez, vous tous qui lisez ce billet, un homme barbu à longues tresses et foulard sur le front, et un cadre de la chimie américaine se promener dans un centre commercial. Et vous verrez l'effet que cela provoque chez les amis Américains du chimiste!

Cette anecdote pour encore une fois vous dire que rien n'est impossible en ce monde tant que la gentillesse, la bienveillance, l'attention, la rencontre, l'amitié, la fraternité, l'entre-aide fonctionnent entre migrants et population locale. L'injure faite aux Africains, Irakiens, Syriens, Erythréens, et autres personnes cherchant une autre vie, une autre histoire doit cesser immédiatement! Ils ne sont pas, pour la plupart d'entre eux, des criminels venus chercher profit malhonnête, deal, et agressions sexuelles sur les femmes d'ici. Ils sont d'abords des femmes et des hommes qui cherchent une nouvelle terre d'accueil et de développement. Ne pas entrer en matière sur leur demande d'asile est scandaleux de la part de nos nations qui se prévalent des droits humains et se revendiquent de la démocratie. Ne pas prendre en considération leurs demandes (par leurs exigences), ignorer leurs besoins, les rejeter comme des animaux traqués, des ennemis de la race humaine (car il n'y a qu'une seule race, c'est l'espèce humaine, homo sapiens sapiens, encore en survie de nos jours) est un scandale et une honte pour nos pays dits libres et démocratiques. Il y a encore de la place en Europe. Et il y a encore beaucoup de gens qui souhaiteraient aider et accueillir des réfugiés mais dont on empêche de travailler avec tous ces migrants et migrantes.

En conclusion de ce billet, j'aimerais dire ici tout le dégoût et la frustration que je ressens suite au saccage, au vandalisme, il n'y a pas d'autres mots valables, du camp libre de Ventimilgia, No Borders Camp par les autorités locales de cette commune italienne à la frontière française. Les No Borders n'ont jamais jeté de pierres au visage des douaniers. Les No Borders n'ont jamais eu d'armes dans le camp si ce n'est leurs sourires, leur gentillesse mais aussi leur fermeté, leur dignité avec des gens qui ne reconnaissaient pas leur travail avec les migrants. Les No Borders ont sans doute des idées qui restent très marginales au sein de notre société. L'ouverture des frontières complètes et mondiales reste une utopie d'anarchistes qui n'acceptent guère le contrôle administratif et fliqué de notre société si contrôlée par toutes sortes de polices sécuritaires. Personne, parmi ces filles et ces garçons, n'exige à ce que toute la société les rejoigne dans leurs idéaux. Ils demandent juste le droit d'exister pour leur combat qui paraît juste à leurs yeux. En démocratie et en économie, on appelle cela une niche. Et dans la niche, il y a des chiennes et des chiens qui veillent au combat à mener en faveur des migrants. Rien de plus, rien de moins.

Ravager un camp, même illégal, avec une telle violence policière, au petit matin, relève de méthodes dignes de dictature qui n'accepte aucune contestation, aucun combat réel pour la défense d'intérêts qui déplaisent à la majorité. La marginalité s'est toujours servie d'une certaine illégalité pour aider une cause qui lui paraissait juste à défendre. La marginalité n'a jamais les moyens financiers, les avocats de justice, et les endroits officiels pour défendre un combat à la marge. C'est cela la vraie fausse utopie que défendent les bourgeois. Se servir du cadre légal dans des actions d'urgence comme celles de l'aide aux migrants perdus dans la nature relève de l'impossibilité administrative et légale. Donc, je confirme, le saccage du camp No Borders de Ventimiglia est une atteinte aux libertés fondamentales de défendre une cause marginale juste et fondamentale au même titre que Gandhi défendait le peuple indien contre le colonialisme anglais ou Mandela défendait les Noirs face à l'apartheid Blanc. Les migrants ne viennent pas de chez nous mais ils sont aussi chez eux.

Car rappelons ici mon voyage aux Etats-Unis quand j'avais 20 ans. Accueilli formidablement par des migrants Lituaniens devenus Américains. Accueilli formidablement par des Sioux du Yellow Thunder Camp, population de personnes chassées de leurs terres et ayant subi un génocide de la part des envahisseurs Blancs. Si l'on veut bien y songer, les Indiens pourraient revendiquer alors le droit de chasser tous les Blancs du territoire américain pour cause de migrations européennes massives suivies de violences extrêmes dirigées contre les populations indigènes indiennes... Hors, ce serait plutôt mes amis du Yellow Thunder Camp qui étaient encore une fois mal perçu par les Blancs envahisseurs tournant avec leurs hélicoptères de la CIA et du FBI...

Ne me dites pas que l'Europe c'est la loi du plus fort et du plus fasciste. Parce que cette Europe-là, cette Suisse-là j'y renonce absolument. L'Europe, pour moi, c'est tout autre chose: C'est l'espoir d'un monde meilleur, plus libre, plus démocratique, plus universel.

Et c'est cela que j'ai perçu de la part de mes amis et amies du No Borders Camp. C'est cet immense espoir, cette utopie, qui germe dans les coeurs de ces jeunes filles et jeunes hommes de là-bas. Ne laissez pas mourir cette utopie car elle est celle qui nourrit notre survie en tant qu'espèce humaine en voie d'extinction si nous ne nous ressaisissons pas spirituellement, collectivement, et humainement. Les migrants et migrantes nous mettent à l'épreuve en tant que Continent exemplaire. C'est un devoir de répondre présents et d'accueillir nos soeurs et nos frères qui arrivent dans l'urgence d'un changement chez eux aussi, chez eux encore plus que chez nous car la dictature ne sera jamais un régime de progrès et d'humanité.

VENEZ NOMBREUX, SOYEZ NOMBREUX EN PENSÉE ET EN ACTION AVEC LA MANIFESTATION INTERNATIONALE QUI SE TIENDRA CE DIMANCHE 4 OCTOBRE 2015 A 14 HEURES DEVANT LA STATION DU TRAIN DE LA GARE DE VINTIMILLE, ITALIE. TOUS UNIS CONTRE LA FERMETURE VIOLENTE ET ILLÉGALE DES CAMPS LIBRES POUR LES MIGRANTS SANS DROITS ET SANS ESPOIR DE RESTER CHEZ NOUS POUR CAUSE DE DISCRIMINATION NATIONALE.

01/10/2015

Lendemain de fête des Vents d'Anges

Ce matin, je me suis levé avec la gueule de bois et aucun pour cent d'alcool dans le sang. Cette nuit, j'ai rêvé de tous ces jeunes qui se battent pour un autre monde, un monde sans frontière et sans interdit de franchir des murs administratifs qui frappent et jettent les migrants dans le désespoir comme une condamnation psychique à la lapidation pour  adultère transnational.

Ces jeunes auraient dû combattre dans leur pays contre l'oppresseur, prétendent les enfants bien nourris et vivant en paix chez nous. Ils auraient dû porter l'arme et sulfater à tout-va autour d'eux, tué des innocents en même temps que des hommes armés, et pourquoi pas violer les femmes de l'ennemi puisque ces ennemis abusaient des femmes de leur camp. Ces jeunes de 20 ans auraient donc dû livrer bataille dans une sauvagerie de moeurs et des crimes abominables. Ce sont nos belles âmes de chez nous installées dans leur comfort bourgeois qui prétendent cela.

Au lieu de cela, ils avaient un rêve. Ils s'accrochaient à l'idée qu'un autre monde était possible, ailleurs. Cet ailleurs, ils le voyaient en Europe comme un mirage de bienfaisance et de prospérité; un ailleurs qui allait changer leur vie, leur vision sur les Blancs européens, et ce colonialisme dont ils avaient tant souffert. Ils rêvaient pour la plupart d'aider financièrement. un jour ou l'autre, leur famille dans cette idée qu'ils se faisaient de leur future prospérité économique. Ils rêvaient aussi de construire une famille ailleurs, dans un lieu à l'abri des guerres ethniques ou soumis à la dictature sans partage et à la corruption inouïe d'un président mégalomaniaque sanguinaire.

Pour ce rêve, ils avaient bravé la Méditerranée et la mort sur des rafiots en bout d'existence appartenant à des réseaux criminels. Toujours, cette criminalité, jamais cette bonté et cette générosité humaine qui allaient un jour leur ouvrir une autre porte que celle de l'enfer.

Et puis, ils ont posé leurs grands corps tout noirs de soleil et de chaleur humaine sur les bords nordiques de la Méditerranée quelque part en Iitalie. Et rien n'a marché en leur faveur. Trop Noirs, trop étrangers à la race blanche chère à Nadine Murène la bien nommée, trop musulmans et trop terroristes puisqu'ils venaient de régions où les terroristes et les dictateurs sévissent grave. Les Blancs d'Europe ont, dans leur grande majorité, feint d'ignorer leur présence. Les médias ne leur donnaient que peu d'importance. Les politiques ne rêvaient qu'à les renvoyer en enfer. Les ONG comme la Croix-Rouge leur offraient le gîte et le couvert en échange des empreintes, puis du renvoi obligatoire vers leur pays d'origine. Ils rêvaient. Soudain, ils se réveillaient dans le pire des cauchemars, le scénario improbable auquel ils ne voulaient pas croire du tout: les Européens leur répondaient: FUCK YOU, MY BLACK! OUT OF EUROPE. IT'S NOT YOUR PLACE. IT'S MY PLACE. SHUT UP!

C'est alors qu'ils ont trouvé à Vintimille, à la frontière, quelques personnes qui se nomment les "No Borders" mais qui déjà passent pour des Murders aux yeux des autorités et des gens bien-pensants. Meurtriers de leur monde, peut-être. Meurtriers de l'Humanité. Certainement pas. On peut tuer une dictature et vouloir un idéal qui répond à des critères lisibles écrits en gras dans nos constitutions démocratique: LIBERTÉ. ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.

Nos dogmes vertueux sont bafoués. Comment prétendre se sentir supérieurs en bien aux barbares islamistes qui eux prétendent suivre à la lettre leur Coran? Nous avons atteint le gouffre et nos vices sentent la putréfaction d'un monde perdu. Nous bafouons nos vertus, nos règles élémentaires d'accueil, nos devoirs d'êtres humains au nom d'égoïsmes particuliers. C'est alors que la démocratie n'est plus possible et que le désordre barbare et la dictature rentrent en jeu.

A Vintimille, les anarchistes de Bologne et d'autres villes italiennes comme françaises, et même d'ailleurs ont compris qu'ils devenaient urgents de ne plus céder à la lâcheté quitte à perdre son confort et sa prétention à un poste important et officiel parmi la société dans laquelle ils étaient nés. Ils sont les dissidents de notre système. Ils sont le fruit de nos égarements et de nos agissements malhonnêtes. Ils existent et les No Borders ne disparaîtront pas comme cela juste parce que des bulldozers, des cordons de policiers, et un maire leur a passé sur le corps de leur campement où ils accueillaient les refusés de notre monde.

Avant-hier après-midi je venais de réserver mon billet de train pour Vintimille afin de rejoindre mes soeurs et mes frères de combat. Les feux de la Fête des Vendanges de Neuchâtel venaient de s'éteindre la veille. Hier matin, je me réveille avec la stupéfaction d'un homme qui se rend compte que des êtres humains pris dans le système ont détruire un havre de paix et de chaleur humaine, un lieu d'idéal et de partage, une maison d'amour et de respect pour chaque être humain sur cette planète. La Fête des Vents-d'Anges s'éteignait à Pont Saint-Ludovic. Mes amis étaient repoussés sur les rochers en face de la Méditerranée. Puis ils acceptaient un arrangement avec les autorités. Les réfugiés se rendaient au camp de la Croix-Rouge. Les activistes étaient emmenés dans les locaux de la police pour interrogatoire.

C'est un peu comme si on avait tous trop bu, que nous nous étions tous abreuvés d'un idéal parfait où le monde devenait un monde parfait à force de bienveillance et d'entraide humanitaire. un peu comme l'extase d'une spiritualité librement consentie entre gens de différents horizons, d'univers très variés, de couleur de peau qui n'avait strictement aucune importance si ce n'est celui de fêter nos différences culturelles, nos valeurs humaines, nos chants et nos danses, notre bonheur d'exister sur cette Terre en toute fraternité et non dans la méfiance et la haine réciproque chères à nos commentateurs et commentatrices de blogs.

Samedi, je serai à Vintimille. Je ne sais pas encore ce que j'y ferai. Je ne sais pas qui je rencontrerai et ce que nous pourrons encore faire pour la liberté et l'établissement de nos soeurs et frères Africains chez nous, en Europe. Je prendrai mon temps. J'irai sans doute à la frontière pour me rendre compte les yeux grands ouverts des dégâts faits à notre propre Humanité, à nos valeurs de liberté, et de démocratie. Les feuilles mortes vont bientôt se répandre à la pelle. C'est une grande claque dans la gueule que mes amis du No Borders Camp et moi-même venons de prendre. Allons nous tendre l'autre joue? Allons-nous jouer une nouvelle partition pour aider celles et ceux qui attendent autre chose qu'un renvoi obligé dans leur pays?

Le combat continue. Nous ne sortons pas d'un coma éthylique mais continuons un combat homérique pour la survie de nos valeurs humaines. La gueule de bois ressemble davantage à un appel encore plus solidaire à la lutte en faveur des migrants.

We are not going back!

 

Photo de Presidio Permanente No Borders - Ventimiglia.

J’aime

et j'aime pas...ce cordon de grenadiers anti-émeute qui a dispersé notre meute de chiennes et de chiens anarchistes qui rêve d'un monde meilleur.