14/03/2016

George Wallace. Donald Trump, Mai 68 et...Mai 2016

Se passera-t-il quelque chose en ce printemps 2016? Quelque chose d'aussi puissamment culturel qu'un certain Mai 68?

L'année 68 est aussi l'année du populiste George Wallace qui tente l'accession à la Maison-Blanche. Un Wallace qui use de la même rhétorique qu'un certain Donald Trump...les milliards en moins. Finalement, Richard Nixon va rassembler les Républicains en récupérant et pompant ses discours dans la ligne wallacienne, un peu à la façon d'un Sarkozy pompant ses discours dans la ligne lepenienne. Nixon gagne. Mais pendant que Richard Nixon gagne, il y a un autre phénomène global qui surgit sur la planète Terre. La jeunesse ne supporte plus l'autoritarisme, elle fait sa révolution Peace & Love. Les ouvriers et ouvrières, plutôt conservateurs et pro-familles, ne sont pas très favorables à cette jeunesse débridée. Mais pourtant, ils finissent par prendre en sympathie cette jeunesse folle qui ose toutes les libertés et qui va changer notre modernité.

Que se passera-t-il en ce printemps 2016 qui voit un Donald Trump fagociter l'Amérique et exciter les haines, les racismes, les violences?

« Prenez le 11 h 45 et changez le monde ! »

"La Mer" , Edward Bond

http://www.slate.fr/story/107589/donald-trump-george-wallace

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/120316/la-mer-la-comedie-francaise-edward-bond-horloger-du-desastre

 

 

 

 

13/03/2016

C'est un cri

C'est un cri

un dernier cri

avant les sentiers de la guerre.

C'est un cri

un dernier cri

et je veux qu'il gueule et se répande

dans toutes les contrées du monde

pour défier les puissances immondes.

 

C'est un cri

qui sort du profond de ma gorge

qui surgit du fond de sa gorge.

C'est un cri.

C'est son cri.

C'est mon cri.

C'est écrit.

 

Et maintenant au travail!

Nous ne laisseront pas les entrailles

de la Terre assassiner notre ciel.

Nous n'irons pas à nos funérailles

mais à nos fiançailles officielles.

Nous serons les enfants des sixties

revenus au temps des teenties.

Et nous tous sauverons notre monde

de la destruction promise.

L'Amérique prête à imploser?

Cela doit faire rire pas mal de monde, dont Daech et pas mal d'autres associations de malfaiteurs de l'islamisme...voir tous ce qui compte d'anti-américanisme primaire à travers le monde.

On se souvient du 11 septembre 2001. Nombreux sur la planète exultaient à la chute des Twins Towers et aux massacres des innocents sur sol américain. "Ils foutent le bordel partout sur la Terre. Bien fait pour leur gueule!". Cette réaction primaire, parfois suivie d'aucune réflexion profonde sur l'état du monde, se tenait dans de nombreuses bouches pas seulement d'Afrique, de Russie, ou d'Asie, mais aussi européennes,

Mais sans l'Amérique, que deviendrait donc la démocratie? Mais sans l'Amérique, notre monde a-t-il une chance d'avenir?

"On ne peut rien faire face à la montée de Donald Trump. Son argent peut tout et achète tout le monde" m'a dit ma petite amie avec sa clairvoyance d'une femme qui connaît bien comment fonctionne notre système de valeurs. Du coup, je me suis senti un peu l'inutile poète, l'idiot de service qui concentre son énergie et ses sentiments à une perte de temps inutile. Si ce qui doit arriver arrivera, c'est comme si Dieu ou Allah, mais lequel est le gentil, lequel est le démon, pouvait décider à notre place de notre futur ou plutôt du No Futur qui nous attend avec ce sentiment de profond fatalisme que nous sommes tous les marionnettes de Dieu ou d'Allah.

Je sais bien qu'un seul poète ne peut rien tout seul pour changer le monde. Ce serait se croire dans la peau d'Hitler ou de Donald Trump justement. Magnétiser une foule, la prendre à sa merci, la galvaniser à sa propre cause, la soumettre à sa propre idéologie, c'est l'oeuvre de tout bon démagogue. "Hitler voulait le bien de son peuple. Il ne pensait pas à mal et faire la guerre, tuer des millions de personnes. Après c'était trop tard. Une fois au pouvoir, il est devenu un tyran et ne pouvait plus changer le cours de sa propre histoire et de son suicide." a ajouté ma petite amie. Je l'ai écouté l'air grave ne sachant quoi répondre à l'intelligence d'Hitler et au pouvoir qu'il exerçait sur les foules. Je lui ai juste demandé si vraiment, selon elle, on ne pouvait rien faire face au destin tragique. Elle m'a dit que non. Que si ce type à la moumoute veut devenir président il deviendra président grâce à son intelligence, son argent, et son magnétisme. Alors en désespoir de cause, je lui ai juste demander si elle aimait la guerre. Et là, elle a réagit avec une grande force morale. "Mais bien sûr que non! Tu me connais! Comment tu peux me demander ça?" Je lui ai juste répondu que je savais bien qu'elle haïssait la guerre mais au fond de moi j'ai compris que mon combat de poète devait malgré tout continuer, garder l'espoir à tout prix, même si elle pensait que Thomas Mann et tous les autres n'avaient servi à rien dans les années 30 et que Hitler était arrivé à ses fins tout naturellement comme elle me l'expliquait avec tant de douceur et de clarté dans la voix.

Ensuite le silence s'est fait. Elle m'a entraîné dans sa bouche du monde et je me suis laissé faire comme un homme qui a besoin de son repos du guerrier. En Amérique, ils ont eu deux gorges profondes, l'une star du porno, l'autre star du Watergate. Pour le Zizigate, je crois qu'elle et moi formons la 3ème Gorge Profonde de l'Histoire moderne. Mais cette fois, tout est naturel et consentant.

Le boudoir philosophique, 13 mars 2016

 

 

 

Mon tout premier billet d'amour sur 24 Heures

C'était le 30 décembre 2007. Une éternité. Je mettais en ligne mon tout premier blog sur la plate-forme 24 Heures. C'était il y a 8 ans et des poussières pour des années-lumières de partage avec vous tous.

Huit ans après, je reste toujours aussi tabou pour les grands médias. Cette situation étrange entre le visible et l'invisible, la pleine lumière et le livre sous le manteau, semble totalement paradoxal. Peut-être bien unique en son genre. Il est possible que cela évolue, que tout bascule vers autre chose...ou pas. Cette existence médiatique dans l'ombre des grands médias est à la fois confortable mais aussi terriblement douloureuse pour ma propre survie. Je tiens tout particulièrement à protéger la vie de mes proches, de mes enfants, de mes ex-compagnes et celle qui fait battre mon coeur aujourd'hui. On ne fait pas de poésie sans les autres comme on ne fait pas l'amour sans partenaire.

Je vous fais ici un copié-collé de ce premier billet qui me ressemble si bien. Je m'en rends compte aujourd'hui. Huit ans déjà, une année en 8 et celle que j'aime au présent née en 1988. Dragon + Cochon = excellent match, ai-je lu sur un site. Bélier + Lion = Feu et Joie dans la Maison. Alors on verra si cette année du multiple de 8 est la grande année du changement...

30/12/2007

Je suis 2008' Art

 

 
Don't worry, be happy
Meilleurs voeux de santé et de bonheur en l'an 2008 ! 

 

Meeting in sleeping room

L'Amérique creuse sa tombe

et moi je fais l'amour à une bombe.

L'Amérique tombe dans l'obscène

et elle, elle monte sur ma scène.

 

Les gens n'ont pas idée

de ce monde inventé

qui pourrait exister

quelque part

quelque part

quelque part.

 

Départ.

 

Les violences s'estompent.

Les Trumpers se trompent.

Ici, c'est la paix et l'amour.

Ici, on ne grimpe pas sur les autres

pour se positionner au sommet

de cette verticale tragique.

Ici, on se grimpe à l'horizontal

pour faire de la démocratie un idéal

d'authenticité partagée,

de complicité vécue,

de fraternité réelle.

 

L'Amérique creuse sa tombe

et moi je fais l'amour à une bombe.

L'Amérique tombe dans l'obscène

et elle, elle monte sur ma scène.

 

Les gens n'ont pas idée

de ce monde inventé

qui pourrait exister

quelque part

quelque part

quelque part.

 

Départ.