24/04/2016

Nuit Debout: l'Inconnue

C'était minuit.

Les temps changeaient.

Des poudres de couleurs

innondaient les places parisiennes de bonheur

et transformaient le monde

en rebaptisant la démocratie.

 

Des poudres de jeunesse

qui n'étaient pas

ces poudres de perlimpinpin

sans lendemain

sans saveur

sans odeur

sans pudeur

que sont toutes leur poudres à lessive

qu'ils nous fourguent à la figure

en lavant nos cerveaux essorés

et nos coeurs desséchés

devenus morts-vivants

et qui consomment en s'assommant 

contre la société de consommation

en pleine dérive existentielle.

 

Elle passait par là.

Comme un pur hasard

descendu du Ciel.

On s'était donné rendez-vous

Place de la Bastille.

Tout simplement

sans penser à demain.

On ne se connaissait pas.

On s'était donné rendez-vous

et c'était un miracle extraordinaire

qui n'arrive qu'une seule fois lorsque

les coeurs sont en attente de tout,

qu'ils cherchent à réinventer la vie,

à redécouvrir l'amour

à reconnaître le printemps

des plus beaux violons romantiques.

 

On ne savait rien l'un de l'autre.

On était juste assez fous,

juste assez fougueux d'oser,

d'oser rêver à des jours magiques

sous les couleurs de la révolution

et de ce peuple qui chantait la carmagnole.

 

Elle était belle.

Non. Plus que belle. Sublime.

Et je me sentais tout petit

devant sa beauté. 

 

Elle.

Avec ses airs de Marie Laurencin.

 

Young Girl with Flowers Artwork by Marie Laurencin
 
   
 

23/04/2016

Nuit Debout à Montréal... et peut-être bientôt sur le Continent africain

Première Nuit Debout à Montréal...et surprise...peut-être bientôt sur le Continent Afrique. On se réjouit. C'est ici:

http://www.liberation.fr/france/2016/04/23/nuit-debout-premiere-manifestation-a-montreal-incidents-a-paris_1448162

Une image poétique fantastique dans le clip vidéo ci-dessous parmi d'autres très belles images. Je vous laisse voir l'homme et la femme debout qui se relève de ses cendres...

 

 

Nuit Debout: "Les maux désespérés ont des remèdes désespérés ou n'ont pas de remède

Cette citation comme titre de mon billet tirée du Hamlet de Shakespeare nous fait poser ces questions: sommes-nous désespérés face aux réalités de notre monde actuel? Si nous ne le sommes pas, que venons-nous chercher à Nuit Debout? Et si nous le sommes, qu'allons-nous choisir comme remède pour guérir de notre propre désastre civilisationnel?

Si nous allons à Nuit Debout sans la certitude que notre monde court un très grand danger, nous chercherons à créer diversion et division, à faire de la cosmétique autour de nos masques en nous maquillant pour une parade qui n'aura aucune influence sur notre monde.

Si nous allons à Nuit Debout pour imposer notre vision, que deviendra le paysage politique, économique, et social quand le rouge de la révolution aura fondu au printemps de nos actes manqués? Nous ne venons pas à Nuit Debout pour imposer notre vision. Nous y venons pour diffuser de l'amour à travers nos échanges et trouver les remèdes à nos maladies honteuses qui nous désespèrent du genre humain. Pour paraphraser le "Que restera-t-il du blanc quand la neige aura fondu?" une autre citation du même Shaekespeare, il faut que notre rouge ne disparaisse pas une fois passée la révolution des consciences sur la Place de la République et ailleurs partout où se déroulent des Nuits Debout. Il faut que notre rouge imprime toutes les couches sociales et que demain ne soit pas un Cuba qui a mal tourné mais un Cuba qui reste libre dans sa manière de vivre et que nous nous laissions vivre au bonheur de l'Humanité, à la fraternité, à la solidarité entre nous tous. N'attends rien des autres. Attends tout de toi. Une autre citation du dramaturge anglais. Les purges staliniennes ce n'est pas notre façon de combattre. Le maoïsme ce n'est pas notre dada. Le castrisme ce n'est pas la solution. Parce que la dictature prolétarienne ce n'est pas notre choix. Et si c'est le cas, alors Nuit Debout doit montrer où il veut en venir et je doute que le peuple de France et d'ailleurs suivent son chemin. Nous ne voulons pas d'un petit Kim Jong Il au pouvoir qui nous dicte notre façon de vivre et de penser et que nous adulons comme un dieu qui use et abuse horriblement de son opium du peuple. Nous voulons bien autre chose, et je crois que l'immense majorité populaire qui anime nos Nuits Debout veulent encore d'une démocratie ouverte sur le monde, une différence des couleurs même si le rouge nous va si bien, une authentique façon d'accepter l'autre dans ses différences, sa façon de faire, de vivre, et de penser.

La maladie que nous combattons, c'est le fascisme dans les coeurs, un mal qui nous désespère, un mal qui tue le vivre ensemble, nos communautés multiculturelles. Et à ce mal désespéré il n'y a qu'un remède désespéré: notre foi en des valeurs universelles pour tous, une égalité de traitement entre tous les peuples de la Terre, un fraternité sans frontière et sans limite de peuple, de confession, de couleur de peau.

La maladie que nous combattons, ce n'est pas le Capital nécessaire au bon fonctionnement de notre monde, à l'instruction et l'éducation de nos enfants, à notre droit à un logement, à des vêtements, à une nourriture saine et variée, à l'accès à l'eau potable. La maladie que nous combattons, ce n'est donc pas la chasse et la disparition des richesses. C'est un rééquilibrage de ces richesses au profit de tous afin que notre monde vive de moins d'injustice et de flagrant délit d'abandon d'une partie du monde envers une autre partie du monde, celle des démunis, des proscrits de la terre et de la ville, des sans-papiers qui échouent sur nos côtes et qui sont rejetés à la mer par le fascisme de nos coeurs, des SDF qui ne trouvent plus de solution à leur existence et qui finissent comme des ombres déambulant jour et nuit dans les rues qui deviennent leur maison, leur dernier recours avant leur disparition définitive de notre vue, des familles dont les enfants ne mangent pas à leur faim, sont déportés d'un lieu à un autre empêchant leur instruction, leur intégration, leur attachement à un groupe social. Et nous ne parlons pas ici des familles roms qui ont choisi un mode de vie bohème. Nous parlons ici des familles qui sont obligées de se déplacer pour tenter de survivre à la misère et à la mort promise pour eux, de ces familles migrantes de plus en plus nombreuses à travers le monde entier. Et pour combattre cette désespérance, nous devons trouver un remède désespéré qui leur permettra de revenir à la vie. Et ce remède désespéré a pour nom accueil et sérénité, Welcome mes amis, mes frères et mes soeurs. Ici, vous êtes aussi chez vous, parce qu'ici c'est chez nous, Place de la République où l'utopie règne, le rêve a droit de citer malgré le fascisme, malgré la peur des gens qui se ferment à l'Autre et l'expulse de son territoire, de sa vie par crainte d'être envahi et de perdre à son tour le droit de rester sur le territoire chassé qu'ils seraient par une autre culture, une autre religion, un autre que sais-je qui les effraie et inocule le poison du fascisme et de la peste brune à toi ma soeur, à toi mon frère qui habite la France depuis longtemps et qui pense que la France est foutue parce qu'elle n'appartient plus qu'aux seuls Blancs de peau, aux Gaulois mythiques. La France n'est pas foutue. Elle est désespérée et cherche des remèdes désespérés pour changer les mentalités et guérir enfin des plus grands maux dont souffre notre monde.

Nous fêtons les 400 ans de la mort de l'auteur d'Hamlet. A cette occasion, notre mouvement Nuit Debout doit s'inspirer des luttes épiques de l'existence pour mener à bien son combat qui est un combat juste et loyal et non pas un combat perfide et déloyal.

Nous ne sommes pas là pour amuser notre propre galerie. Nous sommes là animés d'une foi inébranlable, du sentiment indestructible que tout peut changer, que tout doit changer pour éviter au monde sa désespérance actuelle.

L'amour n'est pas l'amour s'il change lorsqu'il se trouve que son objet change. C'est un phare érigé pour toujours qui voit les ouragans sans jamais en trembler. L'amour ne change pas au fil des courtes heures et des courtes semaines mais il perdure jusqu'au seuil du jugement dernier.

 William Shakespeare

Elle chante notre RéVolkution!

 

22/04/2016

Nuit Debout: le raisonnable et le déraisonnable

Les gens raisonnables ne font pas Nuit Debout. D'abord parce que c'est fatiguant de ne pas dormir la nuit et de dormir debout à son lieu de travail pour des lendemains qui déchantent de la veille. Ensuite parce que c'est fatiguant de réfléchir et qu'une série télé divertissante c'est tellement mieux pour s'abrutir l'esprit après une journée d'abruti au travail où ton boss t'a fait plein de remarques pas trop obligeantes sur ta façon de faire, t'as mis une pression pas possible en dénigrants tes capacités tout en te gardant déjà à ton poste depuis cinq ans conscient que finalement tu ne fais pas si mal le job mais qu'il ne faut surtout pas te le dire de peur que tu demandes une augmentation méritée. Donc Nuit Debout, arrête ton char, tu veux bien, c'est pas toi qui va changer le monde avec ta gueule d'ouvrier et d'ouvrière moyenne qui n'a plus les moyens de finir tes fins de mois aussi normalement qu'avant, au temps où c'était pas si flippant côté factures à payer. Parce que, juste en passant, je voulais te dire, les boss ils ont totalement oublié d'intégrer et de comptabiliser la néotechnologie dans les salaires et ce qu'elle te coûte chaque mois alors qu'avant, ce truc-là, ça n'existe pas dans ton budget mensuel. Et on ne parle pas de l'assurance-maladie, qui grimpe aux arbres comme les singes, en faisant ses simagrées pour que tu continues à être soigné low cost parce que toi tu n'es pas en privé. Tu es totalement impuissant face à ce système qui te pousse dans les cordes direction les poursuites. Alors comment peux-tu croire que ton petit moi pourrait bien changer le monde.Hein? Il faut être complètement illuminé et naïf, hors des réalités de ce monde pour que toi ou toi ou toi puissiez faire quoi que ce soit à part pour vous réunir et fumer Debout votre pétard entre vous en rêvant à des réalités qui n'ont jamais existé ici bas... Mourir pour la révolution qui avorte? Faut être dérangé du bocal.

Donc t'es fatigué et tu n'iras pas fumer avec eux. En plus, et tu me l'as dit, c'est quand même pas des jeunes gamins qui vont t'apprendre la vie à toi le vieux qui en a vu d'autres. C'est pas des gamines en fleur qui vont te faire la morale et des puceaux qui croient au grand amour qui vont te dire que le romantisme peut être plus sympa que ta sexualité effrénée qui court après tout ce qui bouge dans le business du sexe. Faut pas nous la raconter à nous les vieux cochons. On sait que toutes les femmes sont des salopes. D'ailleurs on s'est fait virer de chez nous par nos acariâtres. On a payé les pensions pour nos gosses. Et basta. On a assez raqué dans notre vie, on sait fait assez racketter par l'amour pour croire encore en cette illusion inexistante. Et puis, ces jeunes ils ont des gueules d'extrémistes de gauche prêts à placer une bombe. La preuve. C'est Che Guevara plein vent, le seul drapeau qui ait droit de citer à République. Alors moi, tes trucs de révolution, oublie. Je rêve plus. Je fais ma petite vie tranquille, peinard, avec mon patron qui me rabaisse mais qui me paie quand même à la fin du mois de quoi juste satisfaire ma petite vie, d'inviter de temps en temps une fille tire-lire qui a la fente hospitalière et qui ne pose jamais de question et ne s'incruste pas dans ma vie. Bref, je m'éclate sans dommage avec ma petite limite budgétaire établie d'avance et si je peux tirer mon coup avec une fille au rab c'est encore mieux. Cela me fera toujours un coup de plus à tirer par mois. Soit. Je suis un minable consommateur et je ne me soignerai jamais de cette maladie honteuse. Mais c'est toujours mieux que de vivre avec les marchands d'illusion, les vendeurs du Grand Soir Stupéfiant, le Grand SS, qui causent toujours, dansent ensuite, et finissent le matin par s'endormir coucher dans leurs vapeurs marijuanaesques et don juanesques et ne jamais travailler alors que moi, si j'étais avec ces abrutis mal finis, je devrais en plus me farcir mon travail et dormir debout à mon job ce qui au final provoquerait mon licenciement, le chômage, et finalement la rue où je finirais SDF. Pan sur ma gueule! Et ce serait bien fait pour ma pensée de Simplet. Alors tu vois, moi, Vie Debout, Truc Debout, Machin Debout, ce sont tous des enculés de la foutaise romantique qui rêvent à ce grand monde de bisounours où tout le monde s'aimera enfin...

Seulement voilà. Je te dis qu'il y a un hic dans tout ce raisonnable. Ce hic c'est le goût perdu pour le grand large, la rencontre avec des jeunes gens et des jeunes filles passionnés par leurs rêves, leurs idéaux, leur créativité, et qui te réservent un accueil chaleureux (sauf si t'es le péniste) que ton patron et tes collègues de travail ne te font quasi jamais à cause des rivalités, à cause de l'ambiance générale, à cause de mille et une raisons regroupées sous le générique "pognon, profit, thune, avantages, lèche-botte, instinct primaire de survie" qui font que ta vie s'étiole et se satisfait de peu, d'une série TV, d'une fille qui vient t'astiquer le chibre pour une heure contre euros bien compris, de petites vacances en bord de mer trois semaines par an. Une vie de résignation, d'abandon de tes révoltes, de soumission à l'autorité, au sexe tarifé qui ne te permet jamais de rencontrer une fille dont le coeur bat pour toi. Une vie de rien. Une vie inutile.

Alors qu'à Nuit Debout tu pourrais devenir tellement tout, un être existentiel, qui vibre de mille feux, et aime la vie à fond quitte à mourir sous les illusions de tes idéaux de jeunesse que tu as retrouvé intacts au contact de ces jeunes qui veulent changer le monde. Entre l'assommoir d'une vie qui finit en queue de poisson pourrie et l'espoir de vivre un grand rêve collectif, j'ai fait mon choix définitif.

Je suis à Nuit Debout et tant pis si je dois mourir de sommeil Debout un de ces prochains jours. La mobilisation est dans mon coeur. Pas pour un pays qui part en guerre contre un autre peuple, contre les migrants, contre les exclus du système, et même contre les employés de plus en plus précarisés et mal payés alors que la Bourse, elle, ne fait que grimper, encore grimper, toujours grimper, preuve que l'économie fonctionne et rapporte mais que les peuples, eux, en sont de plus en plus les victimes. 1% de la population mondiale détient 50% de toutes les richesses produites en commun par les êtres humains dans leur ensemble...

RéVolkution

 

21/04/2016

Nuit Debout: nous sommes des migrants et migrantes sur l'Océan

A Nuit Debout, nous sommes tous des migrants et migrantes en danger de se noyer dans la Méditerranée; dans le risque de tomber dans l'oubli; dans la volonté flagrante des gouvernements du monde de finir parquer comme des chiens dans un apartheid, qui ne dit pas son nom, créé par les très riches qui dominent la planète, qui jouent à leurs petites guerres pour vendre leurs armes sophistiquées et semer la terreur. La Terreur se sont EUX. Pas nous. Que sont devenus les 28 pages du rapport américain qui n'ont pas été publiées sur la chute des tours jumelles? Que nous cache-t-on encore? On nous cache que tout ce petit monde est finalement d'accord de créer des guerres, de massacrer des populations au nom d'intérêts supérieurs qui sont sensés être des intérêts d'Etat et qui sont en réalité leurs intérêts très privés de semer le chaos sur la planète pour nous désécuriser et nous soumettre à leur Etats de plus en plus policiers et de moins en moins démocratiques. Pourquoi l'Amérique est complice de l'Arabie Saoudite qui est mise en accusation dans ces fameuses 28 pages ayant disparu? Pourquoi Poutine est le complice d'Assad le sanguinaire? Pourquoi tout ce joli monde ne risque jamais rien mais que ce sont les peuples qui paient dans la réalité de tous les jours, les peuples qui sont saccagés et chassés de chez eux, les peuples qui meurent, les femmes qui sont violées et vendues comme esclaves, les enfants qui n'ont plus de scolarité et qui sont enrôlés de force dans les factions armées de groupes masculins qui se battent pour de l'argent, toujours l'argent, rien que l'argent.

A Nuit Debout, nous voulons d'un autre monde et des gouvernements qui cessent leur grand jeu pervers et cynique. Nous ne voulons plus que la France s'abaisse à décerner la Légion d'honneur à des chefs d'Etat qui soutiennent la lapidation, et la décapitation pour adultère ou fornication ou blasphème à une religion. La religion n'est pas faite pour soumettre les peuples à la loi de princes et de rois. La religion, s'il en existe vraiment une de sincère et divine, est faite pour libérer le peuple, le rendre plus conscient de soi, de ses capacités spirituelles et morales, de son éthique solidaire, de sa force de faire grandir une société dans la beauté et l'espérance. La Légion d'honneur devrait être réservées à ces personnes qui se battent pour ce style de monde et non à des gens qui usent de leurs milliards pour fomenter des complots, détruire des villes entières par le terrorisme. La légion d'honneur devrait appartenir à une France libérée qui ne se compromet plus avec des dictatures aux noms d'intérêts économiques supérieurs qui sont toujours les intérêts de quelques-uns au détriment de tous les autres.

A Nuit Debout, nous sommes tous des précaires de ce monde, des voyageurs qui cherchons notre route, des banlieusards et banlieusardes qui voulons la vraie égalité et non cette élite qui décide pour tout et pour tous en s'octroyant l'immense part du gâteau du Capital fourni par tous et toutes. A Nuit Debout, nous sommes des boat people en partance pour le nouveau monde et ensemble nous arriverons à éviter le naufrage que nos élites nous promettent par leurs comportements scandaleux et décadents. La vraie décadence ce sont eux. Pas nous. Parce que nous sommes Debout! Et qu'eux ils se sont agenouillés devant l'argent, la Bourse, le Capital, et que rien au monde ne compte plus pour eux que leurs comptes en banque si possibles défiscalisés et placés dans des paradis qui leur appartiennent et dont nous n'avons jamais accès. Nous sommes Debout! Parce que pour nous, l'être humain passe avant le Capital et que pour nous le Capital sert prioritairement à une redistribution juste et équitable parmi les peuples; non contre rien du tout en échange citoyen, contre aucun effort de notre part mais au contraire pour récompenser réellement le fruit de nos efforts fournis pour devenir créatifs et autonomes tout en se solidarisant des soucis de notre entourage, des communautés qui vivent différemment de nous mais qui ne sont pas autrement humaines que nous. 

Nuit Debout est un formidable moteur solaire de changement de société. C'est pourquoi j'y prends part avec passion et que je donne ma part au processus de ce Mouvement mondial pour une humanité sans frontière et sans limite.

Ecrit pour le 1er Mai 2016 ou plus précisément pour le 62 mars de notre calendrier deboutiste.