12/04/2016

Les Ministres de Hollande s'intéressent de (trop) près à Nuit Debout

Un pas est fait, et bien fait. La Nuit Debout n'inspire plus totale rejet et condescendance de la part de certains Ministres du Gouvernement.

Reste que... Il n'y aura pas de récupération acceptable au niveau du sommet du pouvoir car nous savons tous trop bien ce que veut dire "on n'a de l'intérêt pour ce que vous faites" et tomber dans la gueule du loup sans même avoir vu que ses grandes dents pouvaient nous avaler tout cru.

Cela fait des années que les mouvements alternatifs tentent des percées politiques et que rien de sérieux ne se fait pour changer les mentalités et les captures de capital par la frange la plus riche des démocraties (on ne parle pas ici des dictatures parce qu'en dictature cela est le principe même qu'une minorité de gens s'enrichissent outrageusement au détriment du peuple).

Cela fait des années que l'on attend autre chose. Et les Français comme les Françaises ont cru au vrai changement quand François Hollande a été élu. Croyez bien qu'ici, sur ce blog 24 Heures, on n'y croyait pas du tout et que j'ai même soutenu, en dernier recours car Bayrou manque de c..., Nicolas Sarkozy, c'est dire le désastre! Mais les Français de Gauche, eux, y croyaient un peu, beaucoup, voir passionnément. Et rien n'est advenu de tout ça. Comme de bien entendu.

Cela fait des années que les poètes de la marge, les intellos qui en ont dans le ventre et qui ne font aucun à plat-ventrisme au service des pouvoirs en place ne sont pas médiatisés, ne sont pas invités, ne sont pas les bienvenus dans les sphères des grands médias. Ce blog 24 Heures existe depuis huit ans mais je n'ai jamais eu la curiosité qu'un journaliste se dise: "Tiens, ce mec a quelque chose à dire de pas trop con. On l'interview et on lui donne une parole dans une colonne officielle de notre journal". Le poète se retrouve tout soudain seul au monde à trouver d'autres points d'attaches et d'ancrage qui le relie à l'universel et à sa pensée. Et c'est alors que ce sont des migrants qui viennent au secours du poète lorsqu'ils se heurtent à la frontière franco-italienne et que le poète découvre une jeunesse admirable prête à se battre pour de nouveaux idéaux, de nouvelles idées d'intégration, de nouvelles répartitions des richesses, des révolutions écologiques qui le sont vraiment. Et c'est alors que le poète redécouvre un monde qu'il croyait noyer sous le cynisme normal de notre société. Et c'est alors que Paris s'éveille et qu'il est cinq heures dans la tête de la jeunesse révolutionnaire.

Le trip, il faut l'avoir fait et vécu jour après jour pour pouvoir en parler en live, le ressentir jusqu'au trognon de son intimité personnelle, le reconnaître dans la vision proposée par d'autres, les petits rêves de chacun et chacune s'accumulant aux petits rêves des autres. Le trip, si tu ne l'a pas vécu dans ta chair, tu ne peux pas le restituer pleinement. Tu peux le récupérer partiellement pour mener une autre politique mais tu resteras toujours un peu fade et un peu artificiel à la cause car tu ne l'auras pas vécu au plus prés de ton existence. Donc, s'il vous plaît, Monsieur Hollande et Mesdames et Messieurs les Ministres: ne voler pas la révolution aux jeunes. Il y a déjà eu assez de vol de la société par les nantis. Mais comme déjà rêvé dans un billet précédant au début du mouvement Nuit Debout, on veut bien que Monsieur le Président soit le premier révolutionnaire de sa révolution en acceptant sa déchéance présidentielle... et en ouvrant la société française à un nouveau voyage dans le temps.

Nous espérons, nous les porteurs et porteuses de révolution, que la non-violence s'imposera de toute évidence et que le pire n'adviendra jamais. Mais soyez sûr et certain, Monsieur Hollande, que les jeunes ne se laisseront pas voler leur révolution et qu'ils iront au bout de leur rêve, cette fois. Parce que changement, il doit y avoir. Parce que renouvellement de la société française et internationale, il doit y avoir. Parce qu'il en va du futur de nos sociétés démocratiques et que sans ça nous pourrons tirer un trait sur 1789 et la démocratie. Et je suppose qu'au pouvoir vous savez très bien cela. Qu'aujourd'hui notre démocratie ne fonctionne plus en terme vraiment démocratique et que c'est le 1% de la population du monde qui détient le 50% de toutes les richesses globales devrait vraiment vous faire réfléchir à l'erreur fondamental de notre monde dit démocratique...Et nous sommes peut-être en retrait de la vérité avec toutes les sociétés offfshore non encore explosées à la face du monde.

Et tant qu'ancien, j'ai le devoir de vous dire que notre jeunesse n'est pas de la chair à canon et qu'elle a le besoin d'être protégée malgré ses ambitions de renverser les tables. Le travail de cette jeunesse est noble, démocratique, révolutionnaire sans doute, mais démocratique. La preuve, il n'y a aucune tête qui dépasse, aucun leader auto-proclamé ou même élu. Si ce n'est pas la démocratie, ça, alors qu'on me coupe la tête en premier et qu'on épargne François Hollande et tous ses Ministres. Je veux bien être la seule victime morte au champ d'honneur si la Révolution réussi et que notre société change pour de vrai.

Donc, c'est une prière révolutionnaire, pas de violence de la part des CRS, s'il vous plaît. Nous sommes des citoyennes et citoyens ordinaires qui nous battons pour un rêve extraordinaire. Et François Hollande, s'il est enfin cet homme d'honneur attendu de la Gauche saura donner sa démission le jour venu. C'est comme cela que je sens cette France vibrante, chaleureuse, à la recherche du bonheur, de la fraternité, de l'authenticité, de la vérité, de l'égalité des chances pour tous et toutes.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/04/12/25001-20160412ARTFIG00129-le-gouvernement-envoie-des-observateurs-pour-s-inspirer-de-la-nuit-debout.php

 

Les grands intellos de la France profonde condamnent "Nuit Debout"

Quel bonheur d'avoir de grands intellos et philosophes en France. Ils savent dire la vérité à sa gracieuse majesté le bon peuple de France.

Quel bonheur de penser que Pier Paolo Pasolini serait toujours critiqué en mal dans cette France crispée et crispante qui s'accroche à ses acquis millénaires de petits blancs coloniaux en perte d'influence sur le monde.

Quel bonheur, enfin, de voir les loups anti-Nuit Debout sortir du bois pour manger le Petit Chaperon rouge un peu trop naïve de croire que le monde va changer après quelques nuits Debout à refaire la société de fond en comble sur d'autres idéaux démocratiques.

Les débordements de samedi dernier par quelques excités qui n'ont pas forcément des idées mais de la violence à exprimer contre notre monde ont suffi à condamner tout le mouvement. Tous dans le même sac... Cela me rappelle une certaine nuit de Saint-Sylvestre en Allemagne où, du coup, tous les réfugiés devenaient des violeurs de femmes blanches, y compris ce pauvre Aylan exploité par Riss et Charlie Hebdo dans une méchante caricature. Mais bon. On connaît bien le style trash de Charlie et on ne lui fera pas de mauvais procès sur ce coup-là.

Donc nous voilà, citoyennes et citoyens de Nuit Debout déclarés "dictature de la minorité" par tout ce que la France compte d'intelligence de bon aloi. De dictature, je n'en vois point. Dites-moi, mes amis et amies, où sont nos kalachnikovs, nos bazookas, nos lance-flammes, nos chars, nos avions, nos porte-avions, nos sous-marins pour prendre l'Elysée de force et imposer nos lois au bon peuple de France? Moi je vois un vibromasseur abandonné sur la Place de la Répipi par un farceur récupéré par un CRS qui le projette sur une photographe touchée au bras par la grâce divine d'un sextoy. C'est cela notre armée qui nous permet d'imposer notre dictature à toutes et à tous? Une photographe et son appareil qui reçoit un jet de sex-toy?

Ben voyons! Nous voilà donc au centre de la France, boucs émissaires de ce pouvoir qui refuse de mourir malgré ses dérives flagrantes et trébuchantes. Ce pouvoir aux affaires multiples et aux paradis étranges. Ce pouvoir qui nous accable d'impôts en tous genres, de devoir de responsabilité qui laisse l'irresponsabilité civique se répandre parmi les plus fortunés du monde tout en leur donnant les rennes du pouvoir économique et politique. Mais nous, les petits qui ne croyons plus à ce système de domination-soumission sommes déclarés les petits dictateurs de merde qui semons la terreur et le bordel dans cette France profonde qui a mieux appris les lois sur le bout des doigts protégeant les riches et accablant les pauvres.

Alors, coeurs vaillants, Nuit Debout va continuer à semer son bordel et ses fleurs, ses désirs de changement et de mouvement citoyen qui touchent la France et ses populations. Et tant pis si l'échec est programmé du haut de l'échelle. Nous en bas, on ne regarde pas le doigt et la mise à l'index. On regarde la lune, et la lune nous sourit. Et on leur dit "Fuck You!" puisque tu nous condamnes avant même de discuter avec nous.

Pour terminer et éviter de déprimer avec les cons et les intellos qui refusent obstinément de comprendre nos messages d'amour, je vous propose autre chose que les Panama Papers. Ce sera la rave des Banana Lovers. Pour vous servir, votre gracieuse majesté le bon peuple de France et d'ailleurs.

 Quand rien ne vient, il vient toujours du temps, du temps sans haut ni bas, du temps, sur moi, avec moi, en moi, par moi,

passant ses attends.

Le temps.

Le temps.

Je m'ausculte avec le
Temps.

Je me tâte.

Je me frappe avec le
Temps.

Je me séduis, je m'irrite...

Je me trame,

Je me soulève,

Je me transporte,

Je me frappe avec le
Temps...
Oiseau-pic.
Oiseau-pic.
Oiseau-pic.

Que fais-je ici?

J'appelle.

J'appelle.

J'appelle.

Je ne sais qui j'appelle.

Qui j'appelle ne sait pas.

J'appelle quelqu'un de faible,

quelqu'un de brisé,

quelqu'un de fier que rien n'a pu briser.

J'appelle.

J'appelle quelqu'un de là-bas,

quelqu'un au loin perdu,

quelqu'un d'un autre monde.

(C'était donc tout mensonge, ma solidité?)

J'appelle.

Devant cet instrument si clair,

ce n'est pas comme ce serait avec ma voix sourde.

Devant cet instrument chantant qui ne me juge pas,

qui ne m'observe pas,

perdant toute honte, j'appelle,

j'appelle,

j'appelle du fond de la tombe de mon enfance qui boude et

se contracte encore,

du fond de mon désert présent,

j'appelle,

j'appelle.

L'appel m'étonne moi-même.

Quoique ce soit tard, j'appelle.

Pour crever mon plafond surtout.

Pour briser l'étau peut-être, pour me noyer peut-être, me noyer sans m'étouffer, me noyer mes piques, mes distances, mon inaccessible.
Pour noyer le mal, le mal et les angles des choses, et l'impératif des choses, et le dur et le calleux des choses, et le poids et l'encombrement des choses, et presque tout des choses, i sauf le passage des choses, sauf le fluide et la couleur et le parfum des choses, et le touffu et la complicité parfois des choses, et presque tout de l'homme, et tellement de la femme, et beaucoup, beaucoup de tout et de moi aussi

beaucoup, beaucoup, beaucoup

... pour que passe enfin mon torrent d'anges.

en paix, en fluide, me décompose.

Mes pierres, ma dent y décompose,

mon obstiné résistant y décompose

et m'étends à la peine des autres.

Lâchant tout respect humain,

je calme, je console, je guéris,

je ressuscite la morte,

j'ouvre les portes,

j'avance pour bénir,

je parle au nom de tous.
Arc-en-ciel.

Plus de procès.

Je plante l'arbre à pain.

Marquée par la cassure d'un mal profond, une mélodie, qui est mélodie comme un vieux lévrier borgne et rhumatisant est encore un lévrier, une mélodie

Sortie peut-être du drame du microséisme d'une minute ratée dans une après-midi difficile,

une mélodie défaite, et retombant sans cesse en défaite

Sans s'élever, une mélodie, mais acharnée aussi à ne pas céder tout à fait, comme retenu par ses racines braquées, le palétuvier bousculé par les eaux

Sans arriver à faire le paon, une mélodie, une mélodie pour moi seul, me confier à moi, éclopée pour m'y reconnaître, sœur en incertitude

Indéfiniment répétée, qui lasserait l'oreille la plus acquiesçante, une mélodie pour radoter entre nous, elle et moi, me libérant de ma vraie bredouillante parole, jamais dite encore

Une mélodie pauvre, pauvre comme il en faudrait au mendiant pour exprimer sans mot dire sa misère et toute la misère autour de lui et tout ce qui répond misère à sa misère, sans l'écouter

Comme un appel au suicide, comme un suicide commencé, comme un retour toujours au seul recours : le suicide, une mélodie

Une mélodie pour gagner du temps, pour fasciner le serpent, tandis que le front inlassé cherche toujours, vainement, son
Orient

Une mélodie...

Premières impressions (extrait), Henri Michaux, 

Poème lu en publique, Place de la République, par une participante, hier soir... en vision sur Périscope, Romain Leclerc, #VieDebout.

11/04/2016

Demain, je vais te retrouver

 

Tu vas et tu viens.

Tu es comme une vague

qui vient me reprendre

et m'emmener sur ta Vénus. 

 

Tu vas et tu viens.

Et je me demande

comment notre amour

tient debout

dans tes nuits interdites

qui s'éparpillent

entre leurs mains étrangères,

ces légionnaires en rébellion passagère

qui cherchent leur petit festin féminin

pour oublier leur instinct de solitude.

 

Mais nous tenons la route

dans nos rendez-vous amoureux.

Mais nous tenons à nous deux

lors de nos rencontres d'août.

 

C'est l'été perpétuel

dans nos coeurs lumineux.

C'est l'été dans nos coeurs debout

qui s'émeuvent et se reconnaissent.

 

A demain, mon amour.

Offshore et business: la liberté selon Sade a triomphé pour un temps

Sade n'est pas le philosophe de la liberté pour tous mais de la soumission de tous au profit de la liberté totale de quelques-uns qui agissent sans morale et sans éthique.

Le divin Marquis, s'il a bien écrit une oeuvre philosophique de grande portée et de grande interrogation, ne peut en aucun cas être le référant universel à nos comportements humains. Si l'on se réfère à ses écrits, nous comprenons immédiatement que la liberté dont il parle et propose le cheminement est celui d'un enfermement du monde dans un enfer et une claustrophobie permanente où tous les crimes sont permis, du vol, en passant par le viol et la torture, au meurtre abominable. Sade décrit une société ou le vice n'est plus l'instrument d'une aspiration a plus de liberté jouissive personnelle et collective mais a plus de perversité jouissive dominatrice où la loi prédatrice du plus fort, du plus riche, du plus armé l'emporte toujours sur des foules soumises à la loi d'airain de l'argent du tout-puissant, du maître incontestable et incontesté qui trousse à souhait des colombines avides de sexe et d'argent, des croyants et croyantes dociles qui se laissent manipuler par des prêtres véreux et sodomites, des voyous banquiers qui pratiquent l'usure et le viol permanent des femmes sous domination de leurs jeux financiers.

Justine a beau pleuré de toutes ses larmes de fille naïve. Rien n'y fait. Elle aura toujours tort de tenter de rester la fille fraîche et saine qui veut agir autrement que par perversion de ses sentiments. Justine fend la foule et défend son intégrité corporelle et morale. Rien n'y fait. Les gens se moquent d'elle, les filles lui rappellent la réalité de ce monde en lui disant qu'elle prenne et son plaisir et l'argent de ses soupirants pour se créer une richesse personnelle qui fera d'elle une dominatrice plutôt qu'une femme soumise et de toute façon condamnée au viol, voir au meurtre de ses assaillants. La salope sadienne n'est pas une prostituée qui loue ses charmes pour un temps limité. Elle entretient sur la durée une relation de rapport de force avec ses partenaires sexuelles. Elle joue son rôle de femme libre d'agir selon ses propres intérêts sans jamais se préoccuper de l'intérêt de ses amants. La salope est la femme sadienne par excellence. Manipulatrice, calculatrice, cynique, elle est froide de coeur mais chaude au cul. Et nous vivons beaucoup de nos relations sexuelles sous le règne de la salope faite reine en ce monde. Les rapports domination-soumission n'ont jamais été aussi fréquentés et fréquentables qu'aujourd'hui. Hélas ce monde-là mène à notre perte d'humanité et notre désinvestissement total de notre devenir en tant qu'espèce et nous condamne à rester d'une indifférence flagrante au devenir de la planète et des espèces végétales et animales.

Y-a-t-il un remède foudroyant à la philosophie sadienne triomphante qui nous entraîne vers le gouffre abyssal d'une apocalypse humaine? Oui. Il existe d'autres formes de liberté exploitables pour plus de justice et d'égalité. Il s'agit de la liberté de conscience qui remplace la liberté d'inconscience représentée par le pur cynisme de la liberté sadienne. La liberté de conscience agit de façon nettement moins individualiste et perverse, plus centré et tourné vers une liberté qui nous unit tous au même rapport d'égalité dans la société et dans le couple que nous formons avec notre partenaire de vie. La liberté de conscience refuse le rapport de domination-soumission, prône une échelle des valeurs qui s'horizontalise pour éviter la verticalité des tyrannies; des clans mafieux qui n'ont d'intérêts supérieurs qu'à conforter et maintenir leur pouvoir criminel sur les gens; des maîtres élus sur des citoyens dépossédés et déchus non pas de leur droit de vote et d'user du bulletin de vote dans l'urne mais dans leur volonté de représentativité exemplaire qui tendrait à une plus grande justice et égalité entre eux tous. Le citoyen et la citoyenne ne peuvent être aujourd'hui que les cocus et les cocues de leur propre vie et qui consentent à cette rapacité de l'élite qui nous dirige.

Aujourd'hui, ces mêmes citoyens et citoyennes qui ne savaient plus comment faire pour prendre le parti de Justine disent non à la continuité de ce monde. Ils veulent exister et être considérés d'égal à égal et ils se réapproprient leur existence et leur possibilité d'influencer pour de vrai la société actuelle agonisant sous les aspects les plus négatifs de nos possibles humains, soit le crime, le vol, et le viol des femmes par contrainte matérielle ou par simple rapport de force physique.

Pier Paolo Pasolini a voulu démonter à travers son oeuvre cinématographique et poétique combien nous nous enfoncions dans cette erreur humaine fondamentale qu'est la liberté absolue qui n'est rien d'autre qu'un enfermement à soi et des autres dans le monde des ténèbres les plus effarants. Le terrorisme ne naît pas de nulle part..

Pasolini en est mort par violence extrême une nuit sur une plage de mer. En comprenant tous les enjeux de la philosophie sadienne dans notre monde dédié à la consommation outrancière, il a tenté de nous alerter sur nos égarements moraux et éthiques. Aujourd'hui, le mouvement Nuit Debout le ressuscite d'une certaine façon et lui fait honneur dans sa façon de se réapproprier la liberté, la conscience, la démocratie, l'égalité entre nous tous.

 

 

Nuit Debout: de la minimale et progressive house politique

Bien des gens se demandent qui sont celles et ceux qui ont donné vie au mouvement Nuit Debout.

La réponse est simple. Ce sont toutes celles et tous ceux qui ont des choses à dire et à vivre et qui sont bâillonnés jour après jour par le système économique, politique, et médiatique qui corsettent nos façons de vivre et de penser. Ce sont des jeunes, et moins jeunes, aux talents multiples, qui se retrouvent dans une méga party d'idées et de savoir avançant au rythme de la musique créée.

Rien n'est sorcier. La passion et le travail pour la cause de l'Humanité sont à l'origine de ce mouvement. Tout se passe comme pour les génies de l'électro-minimale française, le top trio N'To, Worakls, Joachim Pastor. Si vous suivez la vidéo ci-dessous du début à la fin vous comprendrez l'énergie solaire qui se dégage de Nuit Debout, l'improvisation au service du génie créateur, et l'impossibilité pour les politiques et les médias d'arrêter notre mouvement. Nous sommes dans le move et le vieux monde aura toujours un temps de retard sur nos actions.

Au fait, les garçons, si vous n'avez rien de programmer le 1er Mai, il se pourrait bien que la fête soit encore plus belle avec vous trois à République...sans récup politique ni quoi que ce soit d'autre. L'utopie est belle et elle est à nous tous.