13/06/2017

Président Macron, l'égalité et la fraternité n'entravent pas la liberté!

Mauvais prof au tableau noir, Emmanuel Macron fera un mauvais président. Sauf à réviser ses cours de philosophie.

Le joueur de tennis amateur qui sautille sur les marches de l'Elysée à l'image d'un sportif aguerri ne mesure pas l'ampleur de sa future défaite.

Si j'extrapole votre condition de Français devenu Président en transposant vos origines "ailleurs", étant né alors dans une famille pauvre, étrangère, de confession religieuse ostracisée par la vindicte populaire qui ne supporte plus l'extrémisme de certains dogmatiques et se révolte contre les attentats des illuminés de la secte apocalyptique portant le nom islam, que vous auriez alors réalisé l'exploit extraordinaire de devenir le président de tous les Français et Françaises par vote démocratique (au-delà de 50% de participants et participantes), diriez-vous tant pis pour tous les autres qui n'ont pas réussi comme vous?

Si votre notion de la liberté se résume à dire en une minute a des enfants de sixième que celles et ceux qui arrivent au sommet méritent toute leur place et rien que leur place et que tous les autres qui ont échoué à des places loin du mérite sportif ou intellectuel atteint et dû trop souvent exclusivement à la chance d'être nés dans des familles bourgeoises de haute lignée vous voilà bien loin de la vérité démocratique d'une société telle que je me la représente. 

L'égalité n'entrave jamais la liberté. Elle la sublime avec grâce et volonté. Ce qui l'entrave ce sont des lois iniques qui privilégient toujours les plus riches et les sauvent de toutes les situations, grâce à l'argent public, même lors d'escroqueries honteuses et généralisées par le système capitaliste pour cause de "Too big too fail". Remember 2008.

L'égalité n'entrave pas la liberté. Elle lui donne de l'altitude, lui donne les ailes de sa beauté et de sa bonté. Ce qui entrave la liberté c'est l'exploitation des plus faibles, les abus de pouvoir et la domination outrancière des milliardaires et des millionnaires sur les gens, le chantage permanent sur les salariés, l'arrogance de l'entreprise qui soudain, grâce à un Président obtenant les pleins pouvoirs, peut édicter sa propre loi travail en plus de l'optimisation fiscale, la fuite des capitaux vers des paradis fiscaux, et la renonciation (définitive?), têtes baissées, des gens humiliés par un pouvoir hyper puissant, des gens qui renoncent démocratiquement à abolir ce système corrompu et pourri jusqu'à la substance d'origine de cette ancienne Droite humaniste disparue dans les méandres du monstre, cette droite ringardisée consciente de ses droits mais surtout consciente de ses devoirs envers les plus faibles d'entre nous. Il n'y a pas de Droite juste, équilibrée, et libre sans égalité et fraternité. Une Droite qui revendique son nombrilisme, sa liberté absolue de s'enrichir au détriment des plus faibles, en ignorant le principe démocratique qui veut que le plus fort entrave beaucoup de sa puissance au profit du plus faible au nom de la solidarité, de l'égalité, de la fraternité, de la démocratie, est une droite de dictature et pré-fasciste.

En une minute top-chrono, vous avez fait tomber le masque de l'ultra-libéralisme. "Si tu y arrives, t'es un champion et t'auras toute liberté de t'adonner à la toute-puissance financière. Si tu perds, tant pis pour toi. Tu resteras déclassé, sans perspective d'avenir, exclu de notre système".

Comment faire jouer la fraternité entre gens du même pays en ce cas-là? J'y vois plutôt deux camps qui s'affrontent et se haïssent. Ceux qui vivent au paradis et qui ne veulent rien lâcher en ayant toujours plus d'emprise sur la société. Et ceux qui sont en enfer et qui ne veulent rien lâcher en étant toujours plus marginaliser et criminaliser par votre propagande ultra-libérale. Entre les deux, c'est coup pour coup et tant pis pour la démocratie et la liberté. La fraternité attendra des temps meilleurs.

DAB!

 

5 ans dans la vie d'un laisser-pour-compte

"Patience Monsieur! Nous passerons en tête dans 5 ans et la politique changera alors du tout au tout."

L'homme attendait depuis 50 ans. De cette utopie née dans les années 60 il ne restait désormais que la course à la consommation outrancière.

Tel un cheval fou, le peuple n'a plus jamais pris date avec les luttes non-violentes contre la guerre américano-française exportée au Vietnam; le peuple n'a plus jamais pris en compte les mouvements communistes soutenus par certains poètes et écrivains, artistes de tous horizons qui voulaient voir dans la révolution du flower power les débuts d'un nouveau monde. Moscou et Brejnev, Pékin et Mao, et tous les autres régimes dictatoriaux se réclamant du communisme discréditaient les intellectuels occidentaux les plus avant-gardistes. La propagande médiatique des libéraux fit le reste du boulot pour anéantir le rêve d'une justice sociale plus évidente, plus conforme aux aspirations des peuples du monde.

L'homme qui attend depuis un demi-siècle a vu grandir ses enfants. Il les a nourri, habillé, éduqué un peu à la diable entre une occupation professionnelle harassante et son temps de réflexion, de lecture et d'écriture. Cela ne laissait pas beaucoup de temps à l'homme pour s'occuper de ces chers enfants. L'homme a du jongler avec les dettes en même temps qu'il jongla quelques temps dans la noirceur pornographique avec son épouse pour tenter de faire mieux bouillir la marmite familiale, l'absence de l'aide sociale contribuant amplement à commettre de grosses erreurs de parcours et la plongée dans les abysses d'un monde que certaines femmes abandonnées et misérables connaissent tout autour de la planète Terre. Cela fait une éternité que cette situation dure y compris, et même amplifiée au centuple, dans les sociétés dites modernes et que le métier a la réputation d'être le plus vieux métier du monde. Alors mon bon insoumis, je veux bien croire que dans cinq ans, le vieux qui attend depuis 50 ans verra le nouvel horizon triomphé et que nous gagnerons la guerre des sexes et du pouvoir. Un monde sans prostitution en tous genres, quelle utopie!

5 ans. Cela a l'air de rien dans la vie d'un homme. Mais dans la vie d'une famille qui s'épuise et se noie, cela est énorme. 5 ans d'attente supplémentaire pour faire la révolution c'est trop long. Surtout quand les néolibéraux font le forcing pour appliquer l'état d'urgence dans la loi ordinaire d'un pays; surtout quand le Code du Travail va se faire assassiner abolissant et salissant du coup tous les combats de nos illustres et ancêtres anonymes qui se sont battus comme des chiens pour obtenir un minimum de dignité et de droits à l'existence plutôt qu'à être condamnés comme des meurtriers au bagne du labeur par des capitalistes les faisant trimer 15 heures par jour sept jours sur sept pour un salaire de misère. 5 ans à enrichir encore les plus riches. C'est beaucoup trop long.

5 ans. Le peuple dort encore devant sa télévision. Il suit docilement le journal de 20 heures et ira voter Macron dans cinq jours avant de se plonger dans une série où de riches familles se disputent le pouvoir. Il rêvera toujours de belles villas, de piscines, de jacuzzis, de yachts, de filles et de garçons de rêve, d'argent, et de vacances paradisiaques dans des palaces somptueux. Le libéralisme a su vendre ce rêve et le peuple n'en décroche plus. Le libéralisme a su montrer un idéal que très peu pourront s'offrir, parce que le dinosaurisme tue toute vie sur Terre, mais, comme à l'euromillion, le père et la mère qui se débattent dans de monstres difficultés quotidiennes caresseront l'espoir qu'un jour peut-être le bonheur leur sourira. C'est la force ignoble de l'illusion libérale. Bats-toi chaque jour et tu obtiendras le paradis, la félicité et le vie facile. Ne compte que sur toi et n'attends pas de l'Etat qu'il t'aide car tu as le pouvoir en toi de réussir et d'offrir tout ce rêve que tu vois là sur l'écran TV à portée de pupilles de tes enfants... Joli mirage...

L'homme se bat depuis 50 ans sans compter sur l'Etat pour offrir la félicité promise à sa famille. L'Etat ne compte maintenant plus sur lui pour renflouer ses caisses sauf à travers ses poursuites. Aujourd'hui, l'homme est seul, endetté, ignoré, sans doute détesté voir haï. C'est le droit à la récompense promise des libéraux. L'homme a du très mal se battre et très mal travailler dans sa vie. Où alors le système a des vices bien cachés que les ultra-libéraux glissent avec une main de fer sous le tapis.

Le premier de ces vices est sans doute que le système a été prévu d'abord et exclusivement pour une petite élite de l'Humanité. De l'ordre de grandeur du 1% sur la planète Terre, soit de l'ordre de la population de la France. Celles-là et ceux-là peuvent remercier le système. Il leur offre le paradis sur Terre pour peu que l'on considère que le paradis se mesure en millions ou milliards de dollars en fortune personnelle.

Le second de ces vices c'est que seuls les surdoués, ou les plus malins, ou les plus manipulateurs, ou les plus criminels, arriveront dans la zone du 1%. Cela n'a rien à voir avec sa capacité au travail, sa volonté, son désir de réussir par soi-même sans compter sur l'Etat. Tu prends le 300ème joueur mondial de tennis. Dis-moi combien d'heures il a passé sur un court pour atteindre ce niveau, combien d'argent il a dépensé (ses parents parce que lui n'y arrive pas tout seul, pauvre tennisman!). combien de volonté et d'efforts il a fallu pour élever son niveau de jeu, et quel résultat au final si ce n'est l'anonymat et l'abandon après quelques années de carrière infructueuses. La question brûlante est celle-ci: en a-t-il pas assez fait pour gagner décemment sa vie durant ces années-là? Est-il si loin de Roger Federer, au niveau efforts personnels, pour que lui doive compter sur ses parents pour continuer à jouer alors que le roi accumule chaque années les dizaines de millions de dollars et une vie de rêve pour sa famille? Et pourtant, il faut aussi un 300ème mondial pour que la planète tennis existe et continue à progresser. Le sport nous montre à quel point le système dans lequel on vit est aujourd'hui de plus en plus pervers.

Le troisième ce ces vices c'est que le libéralisme ne rend pas généreux mais égoïste et cynique et que chaque geste en apparence altruiste est calculé au gré de ce que ce geste peut rapporter en terme de notoriété, de sympathie, et même d'argent sur le long terme. Un chanteur à la mode qui donne ostensiblement de l'argent pour une cause ou participe à un concert de solidarité envers les victimes d'un tsunami ou d'un attentat sait parfaitement que c'est un moyen parmi d'autres de se faire encore plus aduler de ses fans et de les garder captifs comme acheteurs potentiels de tickets de concert, d'achats de t-shirt et autres babioles à son effigie, etc. Plus personne ne peut faire de geste gratuit et spontané une fois qu'il atteint les sommets de la célébrité parce que la célébrité enferme la personne dans le monde des apparences des beautiful people.

5 ans dans la vie d'un laisser-pour-compte c'est toujours 5 ans de trop. Pour certains, ce sera beaucoup trop et ils se suicideront. Pour d'autres, ce sera le recours à la haine et à la violence et des innocents viendront gonfler les statistiques macabres de victimes d'attentats terroristes. 5 ans c'est très long mon ami insoumis. D'autant que rien ne dit aujourd'hui que dans 5 ans, le peuple, dans sa majorité, sortira de son sommeil, aura compris, et rêvera autrement qu'en Macronerie et princesses au bois dormant.

Ma grosse connerie à moi c'est de croire encore à la Révolution sociale et solidaire. Et que pour ce rêve-là j'en paie un prix exorbitant. 

 

12/06/2017

Comment les grandes entreprises feront ce qu'elles veulent

Qu'attendre de la flexibilité du travail avec la nouvelle loi travail que le gouvernement Macron mettra en application ces prochains mois?

En donnant la liberté aux grandes entreprises d'organiser la négociation salariale au sein même de l'entreprise et non plus à travers des accords de branche qui permettaient aux grands syndicats de négocier sur la base du Code du Travail avec un rapport de force pas trop déséquilibré, le gouvernement français ouvrira la voie royale à la mainmise concurrentielle et au dumping social par les grandes entreprises au détriment des salariés et des patrons de petites et moyennes entreprises qui, effet de levier, devront eux aussi trouver des moyens et des arguments pour précariser et mettre en danger social leurs propres salariés. Accorder la liberté pleine et entière aux grands patrons c'est ouvrir une période de folie et de violence sociale qui débouchera sur des révoltes de plus en plus agressives, voire meurtrières.

Aucun représentant syndical des salariés, forcément marginalisé par la direction et solitaire (suicidaire) au sein d'une grande multinationale, ne pourra faire le poids, jouer du rapport de force, menacer de grève car lui-même salarié de la dite entreprise il prendra le risque permanent de perdre sa place et sera victime toute désignée de mobbing et de menaces de la part de ses supérieurs directs. C'est tellement couru d'avance qu'il est incompréhensible de croire que ces nouvelles liberté accordées par la Loi El Khomri et El Khomri ++ programmées par Macron puissent déboucher sur des avantages sociaux et salariaux pour les employés et employées sauf dans les secteurs où il y a pénurie de travailleurs ultra qualifiés et doués de capacités supérieures dans leur secteur. Pour la petite élite de salariés qui trouveront leur compte, ce sera la grosse masse du peuple qui trinquera à cette nouvelle façon de rémunérer les travailleurs et travailleuses en rapport à la flexibilité du travail et la destruction des normes édictées dans le Code du Travail pour protéger les plus mal payés ou celles et ceux qui sont soumis à de rudes concurrences nationales et internationales dans un marché du travail saturé.

De plus en plus d'entreprises ont déjà recours aux agences de placement pour embaucher leur monde de façon temporaire avec aucune obligation de protection sur la durée pour son personnel et les salariés sont spoliés par les dites agences de placement (cela va déjà jusqu'au tiers du salaire horaire ponctionné aux migrants du travail par ces nouveaux négriers des temps modernes!). Tout sera bientôt permis aux patrons français pour jouer comme ils veulent avec la force de travail de leur personnel le plus vulnérable (pas ou peu qualifié, voir bien qualifié mais en grosse concurrence avec nombre de gens ayant les mêmes qualifications professionnelles).

Ce qui se passe en France au niveau de la démocratie est inacceptable. Si les gros syndicats nationaux perdent toute influence suite aux nouvelles lois Macron, cela sera la fin des rapports sociaux civilisés et des rapports de force réalisés dans la négociation concertée. Ce sera par contre l'ouverture des conflits violents, de prises d'otages de grands patrons comme au temps des Brigades Rouges et de la Bande à Bader avec mise en danger d'innocents et d'innocentes. Les coupables seront les terroristes. Certes. Mais les premiers coupables seront ceux-là même qui nous dirigent et veulent provoquer encore plus de rapports sociaux complètement déséquilibrés au profit des très riches et de la petite élite mondialisée qui dirigent économiquement, politiquement, médiatiquement, et même culturellement notre monde.  

Le jeune président Macron, sous ses allures de banquier bon chic bon genre, est en train de préparer les bains de sang qui arriveront demain que ceux-ci arrivent lors de manifestations géantes des gens révoltés qui ne se sentent plus représentés et complètement abandonnés de l'Etat que par des groupuscules anarchistes qui auront fait le choix de la lutte armée.

Emmanuel Macron nous prépare un désastre national. Mais la France, apparemment, ne le sait pas encore et ne veut surtout pas le savoir.

Au pays des autruches, la France se réveillera quand soudain une bombe sautera devant un centre d'affaires ou quand un grand patron se retrouvera entre les mains d'une bande d'anarchistes désespérés qui ont décidé que face au nihilisme actuel il fallait réveiller le monde de façon cruelle et brutale et tout aussi nihiliste. Du NO FUTUR ils n'en feront pas une oeuvre d'art ou une oeuvre littéraire. Ils en feront un carnage.

On peut parler à satiété des dérives sectaires terroristes de l'islam actuel. On pourra bientôt parler à satiété des dérives meurtrières que le néolibéralisme provoque sur les consciences humaines. Quand on parle de religion déviante, on pourrait déjà balayer devant sa propre porte et se dire que les dogmes néolibéraux préfabriqués pour une petite élite mondialisée sont aussi criminels que les dogmes de ceux qui veulent faire de l'islam leur guerre sainte à leur profit exclusifs. Les rois et les reines du monde savent tellement manipuler l'opinion et les croyances des gens...qu'elles aient un rapport à Dieu ou un rapport mercantile à la toute-puissance consommatrice.

Signé Carmen, le révolutionnaire non-violent qui en appelle à la France insoumise pour réunir dans un effort désespéré les forces de gauche de façon à ce que la Terreur dont certains néolibéraux nous accablent à cause des mots de Mélenchon...voir des miens ou d'autres personnes...soit bien dirigée de l'autre côté du mur, du côté de ceux qui nous dirigent et veulent faire de nous des pantins sanguinaires de l'Histoire pour qu'eux tous continuent de diriger les affaires du monde en tant qu'oies blanches bon chic bon genre du Capital mondial. Cherchez l'erreur. Je l'ai trouvée depuis longtemps. Les gens, réveillez-vous avant les actes de terrorisme et de destruction en terre de France provoqués par ce système devenu fou et assassin.

 

 

Ronchon d'humeur

"La France m'a tuer".

Bon. Cela n'est pas encore inscrit en lettres de sang sur un mur mais tout de même. S'il faut aller à la baston pour dire au monde entier qu'on fonctionne sur le mode "insoumis" ça me fiche le cerveau dans les petits papiers des services secrets français et ça me fiche aussi le malheur à l'opposé des jours heureux tant promis par Jean-Luc Mélenchon à son public béat d'admiration.

Revenons à nos moutons peu glorieux du jour qui préfèrent encore et toujours se faire tondre par la Bête en lieu et place de la révolution citoyenne consciente, libre et fraternelle. Si tous ces gens n'ont pas encore compris qu'une multinationale fonctionne d'abord pour faire un maximum de profit en faveur des dirigeants, cadres supérieurs, et autres actionnaires et s'en fiche royalement des conditions d'existence des employés "ordinaires" qui font la réussite de l'entreprise (porte ton regard sur l'Asie et tu comprendras ta future douleur d'être salarié dans un pays qui aura poignardé le Code du Travail qui te protégeait à minima des excès patronaux; les maillots sportifs sont jolis, les baskets aussi, mais les enfants et adultes qui les font sont exploités comme des cochons dans une porcherie). Le monde est ainsi fait qu'avant on avait des idéalistes genre Victor Hugo qui savait enflammer les foules et donner naissance à un prolétariat de combat qui obtenait peu à peu des droits et des libertés. Aujourd'hui, nous avons des gars genre Mélenchon qui se disputent avec toute la Gauche en oubliant l'idéal et la lutte solidaire. Il n'est pas seul responsable de la débâcle. Ils sont tous responsables. Et le programme de l'Avenir en commun? Et les ponts nécessaires pour reconstruire une gauche de combat qui s'oppose au démantèlement général des acquis sociaux? Nada. La Gauche est définitivement une machine à perdre, un plateau d'intellos sur Médiapart qui se dispute la "vraie gauche" et la "vraie idéologie". C'est aussi une machine à générer de l'abstention. Les gens n'en peuvent plus. Ils se battent désormais pour leur propre pomme et s'en fiche de la politique. Ils deviennent hargneux, extrémistes et haineux. Ils donnent raison à Marine Le Pen sur le fond de sa pensée, pas forcément sur sa personne. Ils se recroquevillent dans leur coquille, cherchent les petits bénéfices pour eux et leur famille, magouillent un peu quand cela est possible. Ils ne portent plus d'idéaux car ils les ont enfermés au fond de leur coeur sectaire sachant que plus rien n'est possible dans ce monde écrasé par le rouleau compresseur de la finance et des panneaux publicitaires qui hypnotisent et rend fou les gens assoiffés de consommation. 

Ainsi va le monde. Nous retournons en des temps anciens où le prolétaire acceptait tout de son patron. Pire encore. En sachant pourtant qu'un jour ses propres parents et arrière-grands parents avaient connu des conditions de vie meilleure que la sienne. Il se revoie donc esclave solitaire coupable de non lutte et de soumission à l'ordre macronien qui arrive. Il cherche encore à prendre ici ou là un avantage minable sur son collègue de travail, à se faire beau aux yeux de son patron pour prendre le poste de petit chef d'atelier qui lui donnera deux ou trois cents euros de plus à la fin du mois. Sa lutte sociale se réduit à lui seul et sa famille. C'est la fin de la Gauche. C'est l'ultra-libéralisme triomphant comme jamais la France ne l'avait encore connu. Et ce sera Marine Le Pen à l'Assemblée nationale alors que, menace toute marseillaise, Jean-Luc Mélenchon risque toujours d'y être absent. Peut-on imaginer l'opposition représentée par la grande gueule Marine Le Pen?

Reste six jours pour savoir ce qu'il restera au final de la France insoumise à l'Assemblée nationale. Et puis, après, il y aura les jours désastreux derrière les barricades pour les derniers insoumis et les idéalistes.

A la fin, ce sera la mort en direct. 

« Dans ce livre atroce, j'ai mis tout mon cœur, toute ma tendresse, toute ma religion, toute ma haine. »

Charles Baudelaire

Nous vivons un deuil national français. Celui de la perte de la démocratie remplacée par la toute-puissance de l'ordre néo-libéral.

 

 

11/06/2017

Hamon coule, Mélenchon surnage

Les deux hommes qui pouvaient faire gagner la "vraie" gauche se retrouvent dans des situations très difficiles à la suite du premier tour des législatives.

Benoît Hamon a déjà du jeter l'éponge et subit la Bérézina dont ce blog avait prévu l'issue depuis fort longtemps si Hamon persistait à faire les yeux doux aux libéraux du PS au lieu de rejoindre la France insoumise tout en lorgnant déjà du côté de Macron pour un second tour présidentiel catastrophique tout en faveur d'En Marche.

Jean-Luc Mélenchon perd à peu près la moitié de l'électorat de la France insoumise en chemin. Les moineaux ont bouffé les miettes de pain et le Petit Poucet de gauche reste entre les mains de l'ogre Macron qui est en marche avec ses bottes de sept lieues. Mélenchon n'est même pas sûr de l'emporter au second tour face à Corinne Versinni. Patrick Mennucci pourrait bien réservé, avec son réseau marseillais, une grosse farce et attrape, une sorte de fête très amer de la Saint-Valentin, bouillabaisse comprise, au candidat de la France insoumise en renvoyant dans les cordes le parachuté de Marseille et en demandant à ses électeurs et électrices de voter massivement Corinne Versinni, la candidate d'En Marche lors du second tour dans une semaine.

Une Assemblée nationale avec plus de 400 député(e)s REM et une centaine de LR. Et peut-être, cerise noire sur le gâteau pourri, un groupe parlementaire France insoumise fantôme par manque d'élu(e)s et en plus sans Jean-Luc Mélenchon, on appelle cela comment? Un Waterloo, mon général? 

Quelle débâcle! Et avec ça, un taux d'abstention de plus de 51%! Vive la République! Vive la France! Vive la Révolution citoyenne!

Plouf!