29/08/2017

Allô Houston, nous avons un problème

J'ai demandé à Mélania

si le soleil ne le sait pas.

Je lui ai montré mes brûlures

et Mélania c'est moqué de moi.

 

Allô Houston,

ici Apollo 13,

Sara et moi

we have a problem.

Allô Donald,

Make America great again.

Allô Mel,

tes talons Loubs font 15 centimètres de haut

et mes doutes se sont noyés sous ta com.

T'es une belle femme,

un ex-mannequin,

une femme mariée à un dinosaure.

Tes talons Loubs de 15 centimètres de haut

vont sauver Apollo 13

de la catastrophe

et nous allons finir con comme la lune

à faire la révolution

sur les Champs-Elysées

pour changer la face de la lune,

à changer la face de la Une,

à changer ce monde perdu

au bout de son charlatanisme

et de son satanisme.

 

Candide

Pour les riches,

tout reste très confortable.

Le régime fonctionne

pour rester en boucle profitable

aux gentils notables.

Normal.

Le système est fabriqué,

contrôlé, dicté par eux.

 

Pas de contestation,

pas de changement possible,

pas d'autre voie possible.

Normal.

Le bourgeois tout en blanc

est content, fier, et imbu de lui-même;

sa bourgeoise s'habille en Louis Vuitton,

et, sur tous les podiums du monde,

les plus belles filles de la Terre

jouent les géraniums

pour la haute couture.

 

On pourrait croire

que la société n'abîme

définitivement personne.

Tout le monde, il est très beau.

Tout le monde, il est très gentil.

Les VIP ont un sourire séduisant

et les midinettes ne peuvent

que jouer aux tombeuses de savonnette,

qu'au final tout est si mieux

dans le meilleur des mondes possibles

que Candide

n'est pas au bord du suicide

face au pouvoir et aux mitraillettes.

On pourrait croire

que tout est tranquille,

que la société ne court pas à l'abîme,

que Donald n'utilisera jamais

son tac tac tac atomique

contre le reste du monde,

que Kim n'utilisera jamais

ses missiles comiques

contre les pays du soleil levant.

 

Si le monde est devenu comme ça

c'est la faute à personne,

la faute à pas de chance,

et jamais la faute aux prédateurs,

jamais la faute aux dominateurs,

jamais la faute aux détraqués

qui ne pensent qu'à s'enrichir

pour figurer

au top ten

des dinosaures

les plus puissants du monde.

 

Autrefois, j'étais un type

bien rangé et bien droit,

bien tranquille et sans histoire.

Autrefois, je voyais le monde

avec une courte vue,

la liberté chez nous,

l'oppression ailleurs.

Depuis, j'ai fait du chemin

et pris le parti de la révolution.

J'ai connu quelques filles

pas toujours bien droites;

je me suis marié plusieurs fois

et j'ai fini par comprendre

que seule la révolution

débouche sur un nouveau monde,

que seule la révolution

tue les certitudes des prédateurs

et donne à la liberté

ses lettres de noblesse

et rend au peuple

les principes démocratiques.

 

Face aux mitraillettes,

Candide tombe les midinettes.

 

Macronique aiguë

 

Combien de filles de joie

pour satisfaire au marché

des hommes?

Combien de dictature

dans ce super-marché

dominé par les hommes?

Ici, ce n'est pas le Venezuela.

C'est la Vuvuzela de la rue,

l'insupportable bourdonnement

de la critique populaire

pour rappeler à la dictature

des hommes du Capital

que sur le terrain de l'amour

le cynisme c'est la mort

des sentiments

au profit du crime.

Ici, ce n'est pas le Venezuela.

C'est la Vuvuzela de la rue,

l'insupportable bourdonnement

de la critique populaire

pour rappeler aux femmes

que sur le terrain de l'amour

l'argent ne doit pas être

celui qui élira le prince de son coeur,

que sur le terrain de l'amour romantique

ce sera toujours

le poète le vainqueur des joutes,

des tournois de chevalerie galante,

des jeux érotiques

et des sentiments sincères. 

 

Ici, la politique ultra-libérale

ne parle jamais de cette dictature.

Alors la Vuvuzela donne de la voix

pour rappeler

l'insupportable dictature

de la loi du marché.

Tu vas encore jouer de tes charmes

 

Le temps ne s'arrête jamais

et comme le temps,

nous dit-on jour après jour

dans les alcôves néolibérales,

c'est de l'argent,

tu vas encore jouer

de tes charmes

comme d'une arme fatale.

 

Pendant ce temps,

je prendrai le temps

d'écrire ce qui ne se vend pas,

l'amour, les sentiments,

rien que l'amour,

et tant pis

si j'en perd ma monnaie

et ma santé mentale,

que je reste ce marginal

à qui personne ne fait de cadeau,

à qui personne n'a la décence

de faire passer le chapeau

pour ces jolis poèmes

et les mélodies qui les accompagnent.

 

Je ne demande pas l'aumône

mais je sais que ce n'est pas gratis

ce qui se crée ici dans la solitude

d'un poète épris

de visions romantiques.

C'est ma vie

qui se joue sur le fil de la poésie.

C'est ma vie

qui défile son ruban d'or

et donne le goût du romantisme

à celles et ceux qui l'ont perdu

un jour dans les rues de Wall-Street.

 

Tu vas encore jouer de tes charmes

et notre arme fatale

c'est mon amour pour toi

et ton amour pour moi.

Donne-leur encore du plaisir

et un peu d'humanité.

Donne-leur encore du rêve

et un peu de disponibilité.

 

Et ramasse leur argent à la pelle

comme des feuilles mortes

tombées de l'arbre en automne.

 

Pour leurs moments d'extase,

tu as droit à cette récompense,

ce petit cadeau pas bien offert

qui te permet de meubler 

ton modeste appart,

de payer ta jolie maison

et d'aider celles et ceux

que tu aimes au pays.

 

Tu vas encore

jouer de tes charmes

et moi je resterai

sous tes charmes

à attendre le jour

où nous pourrons

prendre du bon temps,

du temps pour nous,

du temps d'amour

au-delà de mes mots,

au-delà de ce mur

qui fait de toi une fille proscrite

et de moi un homme proscrit.

 

Et quand je te dis

que j'écris tous ces mots

sur ce blog, sur cet ordinateur

devenu

par la force des choses

mon ami le plus intime,

ne pense pas

que je perds beaucoup d'argent.

Pense que nous gagnons

un amour romantique monstrueux

dont se souviendra

l'humanité littéraire et romantique.

 

Tu vas encore jouer de tes charmes.

Et si mes larmes

voudraient t'arracher de leurs griffes,

mon rire et mon humour

sauront faire la part des choses

pour que nous puissions continuer

à nous aimer

malgré cette situation insupportable,

malgré cette situation

du time is money.

 

Je ne joue pas

dans la cour des grands.

Je joue avec et pour le peuple.

Et mes mots sont géants

comme ceux d'un champion

qui a appris la variété du jeu

avec l'enfant de la balle

pour connaître

toute les gammes de l'existence.

 

Je te laisse avec Gina,

la gitane qui te ressemble.

 

 

Des fantasmes ou des réalités?

La simplification outrancière, Monsieur Philippe, la tristitude, Monsieur Philippe, c'est quand ton patron te dit qu'il ne peut pas te payer un peu plus pour mettre à l'aise ta famille et que son fils à papa roule en Porsche Cayenne sans rien foutre. La tristititude, la triste attitude c'est quand ta femme se met à faire le ménage particulier des mecs fortunés pour mettre du beurre dans les épinards de sa famille et que son couple se met à battre de l'aile et aller de plus en plus mal. La tristitude, la triste fin de l'Histoire c'est quand les dinosaures boufferont encore plus les papillons et que ces derniers vivront un génocide final. Alors la fin du Code du Travail sera aussi la fin de la démocratie et le partage absolu des richesses en faveur des puissants et l'esclavagisme pour les dominés.

L'inversion des normes est une perversion patronale qui existait avant le temps des syndicats et Victor Hugo lorsque le patron faisait ce qu'il voulait, quand il voulait, où il voulait, et avec qui il voulait.

Nos filles ne sont pas des filles qui doivent se prostituer pour gagner un peu mieux leur vie. Nos garçons ne sont pas des esclaves à votre service.

Egalité, fraternité, liberté, solidarité, ce sont des mots de la démocratie qui sont intouchables dans notre combat insoumis.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/08/28/97001-201708...