29/08/2017

Possibly

 

 

J'ai demandé à Dieu,

mais peut-être suis-je fou,

comment mourir

en dinosaure ou en papillon

pour atteindre l'enfer, le paradis.

J'ai demandé au maître de l'Univers,

mais peut-être suis-je fou,

quelle était l'erreur

à ne point commettre

sur cette Terre.

 

Probablement,

possible,

peut-être,

qu'impossible

était ma question

et pourtant j'ai eu la réponse

en apprenant la vie,

en explorant toujours plus

le monde des êtres humain,

en lisant, en fréquentant

les arts, les sports,

et les grands défis humains.

 

La réponse venait de plus en plus évidente,

de plus en plus urgente:

si tu te comportes en dinosaure

avec tes soeurs et tes frères,

si tu détruis la biosphère de la Terre,

tu connais alors l'histoire du météore

qui a redistribué les cartes

en droite ligne du Ciel.

Le dinosaure est lui-même devenu lézard

dans les murs de ton village

et l'être humain a pu

venir au monde pour se comporter

peu à peu  en fou ou en sage.

Alors si tu veux devenir dinosaure,

tu connais la réponse en toi

et si tu veux devenir papillon

tu sais aussi que les fleurs

sont les partenaires idéales des papillons

durant leur courte vie,

durant leur virevoltante vie,

durant leur vie de couleur et de lumière,

de beauté et de battements du coeur. 

 

J'ai demandé à Dieu,

mais peut-être suis-je fou,

comment mourir

en dinosaure ou en papillon

pour atteindre l'enfer, le paradis.

J'ai demandé au maître de l'Univers,

mais peut-être suis-je fou,

quelle était l'erreur

à ne point commettre

sur cette Terre.

 

Probablement,

possible,

peut-être,

qu'impossible

était ma question

et pourtant j'ai eu la réponse

en apprenant la vie,

en explorant toujours plus

le monde des êtres humain,

en lisant, en fréquentant

les arts, les sports,

et les grands défis humains.

 

 

L'arrêt de bus

 

 

Pour la première fois,

tu m'as dit

Je t'aime dans la rue

en attrapant ton bus,

en m'attrapant le cou,

et en m'attrapant le coeur

dans un tourbillon de bonheur.

Et pour la première fois,

tu as investi

cet appartement

qui est tiens

et pas celui

dont les hommes

franchissent le pas

pour te demander un service,

une prestation, une violation

de ton espace intime

qui me fait penser intimement

au Titien

peignant sa Vénus d'Urbino

et cette pudeur de la main gauche

posée sur son sexe

déclarant sa pureté et son innocence

aux hommes qui l'ont désignée impure,

infidèle, frivole, et libertine.

 

Ni courtisane ni mariée,

tu fais valser les clichés

et tu les brises avec fracas

comme une éléphante

dans un magasin de porcelaines

maniérées et très précieuses

aux yeux des bourgeois décatis

et leur sens perverti

de l'amour et du sexe.

 

Tu es libre de ton corps,

libre, libre, libre,

libre comme un papillon voltigeur,

libre de ton coeur, de ton esprit,

merveilleusement

naturelle, élégante,

précise, voluptueuse,

en gravissant le Mont Amour.

 

Plus je te regarde t'animer

plus il me semble

que j'en tremble

et plus j'en tremble

plus mes mots bouleversent

la façon poétique

dont je pénètre ton corps. 

Une nouvelle façon de s'aimer

sans chaîne mais qui déchaîne

mes sentiments amoureux

exacerbés par cette attente

d'une rencontre à jamais

unique et fabuleuse avec toi

et cette crainte effrayante

de toutes ces mains pourtant

qui te touchent

par attouchement,

de toutes ces bouches gourmandes,

étrangères et inconnues,

qui t'effleurent la peau et les seins,

de tous ces sexes

qui investissent ton sexe,

se servant de ton lumineux visage

alors que dix minutes avant,

à peine,

leurs visages crasseux ne t'auraient

pas saluer dans la rue,

alors que dix minutes avant

ils ne convoitaient encore que la fille

de leurs fantasmes passagers

et de leurs désirs clandestins

plus ou moins pervers,

plus ou moins normaux,

plus ou moins libidineux,

plus ou moins glauques,

plus ou moins dans la norme

de ce monde cynique et difforme.

 

Je n'aurai jamais fini

de t'aimer, Sara.

Je n'aurai jamais fini

d'aller au bout de notre amour

avec toi, Sara.

 

Tu es ma Vénus d'Oranus

Bella Sara,

Bella,

Bella,

Bellissima.

Et toi seule

peut changer la face de l'Amour

dans ce monde

qui a caché ta lune

pour mieux l'exploiter

de façon à satisfaire

l'homme et son pouvoir financier,

l'homme et ses caprices,

l'homme et ses vices,

l'homme qui veut

toujours une salope, une putain,

une michetonne, une cochonne,

une vicieuse, une licencieuse

dans son lit de débauche

et une sainte, une nourrice,

une mère, une vertueuse,

une vitrine religieuse

dans son lit de bourgeois

de la Droite ou de la Gauche,

de la Chrétienté ou de l'Islam.

 

A nous deux,

nous allons changer la face de la lune

et rendre au monde son soleil et sa lumière,

sa beauté et son mystère.

 

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27/08/2017

Une nuit en septembre

 

Tes longs cheveux blonds

voltigent au gré des courants.

On dirait que tu es au courant

que nos vents rugissants de l'amour

font des bonds hallucinants

et qu'ils puisent tout leur or

aux blés mûrs gorgeant

de leurs grains nos semences,

 ta gorge et tes seins soumis

à mes timides impatiences,

tes fesses tendues et fendues,

comme l'arc-en-ciel

entre deux rayons de soleil,

prêtes à accueillir

les jets de joie

de ton taureau bouillant

prêt à mourir pour toi,

prêt à t'aimer pour la vie,

prêt au sacrifice ultime

si un salaud attente à ta vie

ou à tes portes sublimes et intimes. 

 

On dirait que tu me fais

la courte échelle de satin

pour passer le mur de jai

en pénétrant tous les jardins

secrets et brûlants de notre miel

pareils aux moiteurs de juillet

respirant l'humus essentiel

quand le temps se coiffe d'un duvet

blanc et que l'orage gerle à volonté

de sa mauvaise pitance de grêle

sur l'orgueil des raisins gonflés

avant que la pluie ne perle

sur ton doux visage

de volupté sans aucune ride

rebelle comme une enfant sans âge.

 

Une nuit de septembre,

nous ferons tout l'amour

et tous les septembres

de notre amour

nous préparerons notre hiver

pour sortir vivants au printemps,

remplissant nos corps de vers

et de rêves éblouissants

pour conjurer mon trop plein d'âge

en accomplissant nos dessins

d'enfants sauvages. 

 

Une nuit en septembre,

je prendrai ta main blanche d'Iseult,

je cueillerai tout l'ambre

de tes yeux

pour les conduire à la chambre,

et tous les deux

nous ferons tant l'amour

jusqu'à l'aurore,

épuisant nos corps

jusqu'à la déraison

dans nos combats cosmiques

que nous regarderons,

morts ou vifs de passion,

le soleil se lever sur notre panoramique,

toi déshabillée de tes dentelles nuisette,

Tristan puisant comme l'écureuil

tes prunelles noisettes

pour ne jamais faire le deuil

de notre amour lumière

nous protégeant tout l'hiver

dans notre cachette

toi posant les menottes

de l'amour à mon feu,

toi délicieuse marmotte

 sifflant l'appel érotique

chaque fois

que ton désir phallique

n'attend plus 

d'être assouvi

au moment précis

où je te prends entre mes bras,

au moment précis

où mon sexe pénètre Vénus

et que nous partons en fusée

sur tes chevaux d'Oranus

 

Et nous dirons alors à tous ces gens

qui épient nos faits et gestes,

nous leur dirons,

nous les gangsters de l'amour:

 

"Vous pouvez garder le silence.

Mais tout ce que vous direz

sur notre licence amoureuse

pourra être retenue contre vous.

Vous avez le droit de prendre

notre bon avocat

et défendre vos vices

durant vos nuits d'amour

en épuisant tous ses verts délices

jusqu'à jouissance ultime.

 

Ainsi soi notre Amour.

A jamais et pour l'Eternité.

 

La nouvelle poésie de Tristan et Iseult

 

 

 

 

 

 

Quand tu te bats avec le peuple

L'instant fragile

d'une femme,

d'un homme,

d'un enfant,

l'instant fragile

où tout bascule

vers la vie, vers la mort,

vers la victoire ou la soumission.

 

N'abandonne pas le combat.

Bats-toi avec le peuple

pour sa libération

des pouvoirs d'aliénation,

des pouvoirs de corruption,

des pouvoirs de guerre et de prison.

 

Quand tu te bats avec le peuple

tu es plus grand que toi,

tu es le fils et la fille de la loi,

l'enfant roi, l'adolescent rebelle,

l'adolescente incandescente,

mais pas le despote,

le lion indomptable

la gazelle intraitable,

les deux ne jouant plus

du jeu de la domination

et de la soumission,

le jeu de la perversion,

de la prédation,

du rapport sado-maso

au monde,

du rapport entretenu

par ceux qui veulent

tous les pouvoirs

de domination et de séduction,

les deux jouant l'égalité,

la fraternité, la liberté,

et l'amour, bien sûr.

.

 

Non!

La plus belle fille du monde

n'est pas la propriété du milliardaire.

Elle est l'amante du poète.

Non!

L'ouvrier le meilleur du monde

n'est pas l'outil de production

du patron et des actionnaires.

Il est le coopérant solidaire

d'un ensemble

de travailleuses et travailleurs

construisant une oeuvre commune,

une entreprise libre et responsable,

active et créatrice

de biens communs à toutes et tous.

Non!

L'Etat n'est pas un jouet

de corruption aux mains des riches.

Il est le sujet de tous les citoyennes

et citoyens qui y participent

avec joie, détermination, et bonheur.

 

A toi, l'Insoumise,

à toi, l'Insoumis,

de continuer le combat

avec la danseuse

et le cocktail Sokoloff

réservé pour tes moments de love

avec ta Belle ou ton Rebelle.

 

"Never give up!"

C'est elle,

ma love story girl,

qui l'a écrit

en tête de l'agenda

le jour de mon anniversaire.

 

Discours magistral et majestueux de Mélenchon

L'automne va trouver ses couleurs et elles auront les couleurs de la révolution insoumise. On lâche rien à Macron et ses copains.

 

NEVER GIVE UP!