22/08/2017

Ni la Catalogne ni l'Andalousie

Accueillir nos soeurs et nos frères,

leur offrir notre sourire et notre aide

mais ne point céder.

Nous ne céderons pas

sur nos principes démocratiques,

sur nos libertés,

sur nos guerres gagnées

contre l'obscurantisme religieux,

contre les maîtres et le prélat,

les imams et les curés,

ceux qui ont voulu dominer

les esprits et les coeurs,

soumettre les femmes

aux lois de l'homme

les menaçant de l'enfer

et des pires turpitudes

si elles ne se soumettaient pas.

 

Nous avons gagné

la liberté de conscience

de haute lutte.

Comment, au nom de quelle lâcheté,

nos hautes sphères économiques,

nos hautes sphères politiques,

se taisent et sont complices

des pires gourous de la Terre?

 

Nous avons gagné,

et les femmes ont gagné avec nous,

de s'aimer librement,

sans contrainte,

sans esclavagisme,

sans la domination de l'homme

et sans la dégradation de la femme.

 

Nous avons gagné,

et même vivre en islam

ne signifie plus se soumettre

à un passé révolu.

Nous avons nos poètes soufis

et nos derviches tourneurs,

nos danseurs et danseuses

de tango,

nous sommes du même monde

d'expression érotique et poétique.

Nous sommes sur la même longueur d'onde,

nous voyageons et faisons de l'amour

notre divinité unique,

chassant la haine, la peur,

la soumission, la domination,

la violence et les violents.

 

Ni la Catalogne

ni l'Andalousie

ne seront réduits en charogne

de l'islamisme rétrograde.

Ni l'Andalousie

ni la Catalogne

ne seront la proie des impies,

de ces gens

qui font de l'amour divin

une condition et une contrainte,

une prison et un carcan,

un lieu de débauche

sado-masochiste

où le puissant écrase le faible,

où l'homme épuise la femme

de ses principes rigides et machistes,

où la religion déviante donne le pouvoir

aux criminels et aux pervers,

aux obscurantistes et aux manipulateurs

qui éteignent toutes les lumières de l'amour

et font monter la haine

partout sur la Terre.

 

Ni la Catalogne,

ni l'Andalousie,

ne seront réduites

en charogne de l'islamisme.

 

Non!

Ni l'Andalousie,

ni la Catalogne

ne seront soumises

à l'ordre des criminels,

à la mafia religieuse,

à la culture de la haine

et au mépris de la liberté.

 

Les porteurs de Ténèbres,

les tueurs d'humanité,

les violeurs sanguinaires,

ne passeront jamais

sur le ventre des poètes.

 

 

La Fille de l'invincible amour

Migrant de l'amour,

toi qui passait de fille en fille

pour le meilleur comme pour le pire;

toi qui voyageait partout,

de Tokyo à Moscou,

de Pataya à Rio,

de Ouagadougou à Paris,

de Rome à Oslo,

de Lisbonne à Budapest,

toi qui faisait passer ta carte sentimentale

sur tous les points du Globe

en semant tes semences

dans le vent amoureux

des filles d'un jour

te voilà embarquer

dans un voyage à deux

où la fidélité devient un repère,

un dogme sacré, une nécessité

à ta vie dissolue,

à ta vie libre,

à ta vie qui ne mettait

plus d'entraves à ses désirs.

 

Elle est entrée dans ta vie

la Fille de l'Invincible amour.

Elle est entrée dans ta vie

la Fille de ta vie.

Elle est ta femme idéale,

ta potion magique,

celle qui rend invincible,

celle qui rend irrésistible,

celle qui réussit l'impossible,

celle qui réussit

à te motiver

pour refaire le chemin

du grand amour,

de l'amour unique,

de l'amour fidèle,

de l'amour invincible.

 

Est-ce une grâce accordée

par le seigneur des anneaux?

Est-ce une chance inouïe

tombée du Ciel

bien mieux que gagner

cent millions d'euros à la loterie?

Est-ce ce succès mirobolant

que tu mérites

après tant d'années d'errance

et de solitude?

 

La Fille de l'invincible amour

est entrée dans ta vie.

Et toi, tu dois la conquérir

chaque jour, chaque nuit,

pour la garder près de toi.

Pas de bêtise, boy!

Pas de bêtise, boy!

La perdre te ferait vivre l'enfer.

La perdre te ferait mourir.

La perdre serait l'horreur.

Pas d'égarement, boy!

Pas d'égarement, boy!

Trente minutes de plaisirs

dans les bras d'une migrante de l'amour

contre la certitude de la perdre

te conduirait tout droit

vers les brûlures de l'enfer

et de ta perdition.

 

La Fille de l'invincible amour

t'a donné son coeur.

A toi d'être son right man

dans son right way,

son right man

dans son right tramway

nommé Désir.

A toi, la chance de toute une vie.

21/08/2017

Sagrada Familia visée par les terroristes

Le monument le plus célèbre de Barcelone, la Sagrada Familia était la cible prioritaire des terroristes.

C'est ce qui ressort des investigations policières espagnoles quelques jours après les attentats qui ont endeuillé la Catalogne.

Ce bâtiment né de la folie artistique de l'architecte Antoni Gaudi et toujours en construction depuis...1882...et dont la fin des travaux est prévue en...2027 est sans doute une des merveilles architecturales les plus prestigieuses de nos temps modernes.

En visitant ce temple dédié aux dieux (si l'on se réfère aux éléments architecturaux de l'édifice, on y voit autant des références aux dieu(x) égyptiens, hindous, chrétien, musulman, juif, animistes, et même bouddhique avec ce personnage humain (et non déifié) géant se tenant sur une des arches du bâtiment et veillant sur l'édifice.

Après l'explosion des Bouddhas de Bâmiyân suivi des destructions des tours jumelles du 11 septembre 2001, il est probable que le but ultime des terroristes étaient de frapper en même temps et mortellement des milliers de visiteurs et visiteuses tout en détruisant un édifice qui fait partie du patrimoine de l'Humanité.

On ne peut même pas imaginer l'émotion mondiale que cela aurait provoqué si ce groupe de terroristes était parvenu à leur fin sans compter la haine, la division des communautés humaines portée à son paroxysme.

Il est temps que le monde se penche sur l'état spirituel de nos sociétés et des religions les plus en vue sur la planète. Il est temps parce que sinon, demain, il sera trop tard de vouloir réparer les dégâts. Sortir du silence hypocrite qui entoure l'islam sacré. Prendre son courage et son bâton de pèlerin pour libérer l'islam.

C'est maintenant et pas dans cent ans...

 

Le dernier repas autour de l'imam de Ripoll

Ils étaient douze

et pas un treizième

au prénom de Judas

pour jouer le traître

et dénoncer l'imam de malheur

aux autorités.

 

Pas de Ponce Pilate

pour se laver les mains

des crimes d'un faux prophète

condamné à la croix

par le peuple

pour avoir amené de jeunes disciples

à la folie religieuse,

à l'assassinat d'innocents

contre promesse

d'un paradis artificiel stupéfiant.

 

Pas de procès

fait à la religion

qui a conduit à tout ça.

Pas de procès

parce que la religion est intouchable,

parce que la religion est sacrée,

parce que la religion a inoculé

un poison mortel

dans l'âme de jeunes hommes

à la recherche d'un paradis perdu.

 

L'imam de Ripoll

est peut-être mort

dans l'explosion accidentelle

de bonbonnes de gaz

manipulées pour créer

un acte terroriste d'ampleur inédite.

 

L'imam de Ripoll

et ses disciples

étaient donc 13 à table

à la veille de la tuerie

pour célébrer dans la joie

et la bonne humeur les futurs attentats

et la mort d'innocents

et aussi leur mort en martyrs.

Inch'Allah.

Si Dieu le veut.

Sur Las Ramblas

et à Cambrils

la même hécatombe des rossignols

au nom d'Allah et de ses guignols.

Mais toujours pas

au nom des musulmans.

Parce que la religion est bonne

et qu'elle ne prône pas la haine.

Parce que la religion est bonne

et ne divise pas

entre celles et ceux qui auront accès au paradis,

aux orgies privatives d'Allah,

et les autres qui,

par leur sortie de la religion,

rejoindront l'enfer

et les bas quartiers des réprouvés.

Parce que la religion est bonne

et qu'elle domine le monde

du haut de ses puits de pétrole,

de ses milliardaires qui distillent

leur sectarisme et leur volonté

de dominer le monde

sous l'égide d'Allah

en effrayant les pauvres d'esprit,

en inculquant la haine et la division

pour mieux régner sur le monde

en maintenant l'ordre et la discipline,

le chaos et les guerres.

 

Le but de la religion

n'est pas de libérer

mais d'asservir le destin

de femmes et d'hommes

au profit d'autres femmes et hommes.

Le but de la religion

n'est pas de rendre meilleur

mais de détruire ce qu'il y a de bon

en la femme et en l'homme

pour les ranger dans une catégorie,

une communauté d'âmes supérieures

chassant les âmes errantes et poétiques

qui se sont éloignés de la religion.

Le but de toute religion

est de dominer le monde

avec des dogmes et des principes,

des dominants et des dominés,

des exploitants et des exploités,

des chefs et des obéissants,

des gourous et des disciples.

 

Eloigne-toi de moi, Satan.

Je suis poète et je le resterai.

Eloigne-toi de moi, Satan.

Je suis libre et je le resterai.

Eloigne-toi de moi, Satan,

je suis chercheur de lumière

et refuse ton obscurité.

 

Des sons et des filles.

Et puis, ne t'éloigne pas

de ton humanité.

Enivre-toi jusqu'au matin

avec une fleur érotique.

Crée ton petit coin de paradis

pour une heure, pour un jour,

pour une nuit.

 

Et fous-toi de tous ces fous

qui t'attendent à la sortie

avec leur projet assassin.

Ils ne voleront pas ta liberté.

Ils ne prendront pas ton âme.

Ils ne pourront pas détruire

l'insoumis, l'insoumise

qui est en toi

et qui prône l'amour,

la liberté, la fureur de vivre.

 

Demain, je peux mourir,

mais mes mots de révolté

vivront dans les coeurs insoumis

pour l'éternité.

 

Ainsi tu peux contrer

l'imam satanique

et ses douze disciples.

 

20/08/2017

Rendre aux humains l'état de poésie

"Si tu veux libérer Dieu de ses chaînes, si tu veux éviter les déchaînements de haine et d'ignorance des religions dites sacrées, retourne à ton état de poésie. Tu seras alors en vérité face à ton dieu, à celui qui agit à l'intérieur de ton être, à celui que tu pries, à celui à qui tu confies tes peines et ta volonté de t'améliorer en amour et en tout".

Les religions, entre autre l'islam, accusent bien souvent la poésie de sorcellerie ou d'émanation de Satan. Sa liberté, sa licence, son érotisme, sa beauté provoquent le courroux des maîtres à penser religieux, des gourous gardien du temple retenant Dieu prisonnier dans un temple, ou une mosquée, dont Dieu ne pourrait s'échapper qu'au prix d'une association avec Satan. En dehors de la religion, point de salut, tout serait erreur, mauvais jugements, égarements, subversions et abominations.

La religion, en premier celle qui se déclare la religion des religions, l'islam, serait en tout supérieure et démontrerait le chemin juste, la Loi de la justice divine, le déroulement parfait d'un bon croyant s'il veut sauver son âme.

Hors réduire Dieu à l'état d'un tyran est sans doute le choix le pire que l'être humain puisse faire au cours de son existence. Car alors, il y a de fortes chances qu'il, cet humain, agisse par mimétisme et reproduise son modèle d'adoration et devienne lui-même tyran, cruel, haineux, vengeur, courroucé, omnipotent, omniscient, et dominateur...cherchant à manipuler et à soumettre, cherchant à réduire l'autre en esclavage prenant la place du maître se référant à la loi divine pour asseoir son autorité et sa toute-puissance...

Rendre la liberté à son dieu intérieur, c'est lui rendre son état de poésie, de licence, et de subversion qui permet l'élévation de l'âme et de l'esprit, la bonté même dans les moments d'extrême douleur et de crise intime, la capacité d'empathie envers celles et ceux qui ont commis le Mal, la profondeur des sentiments en toutes situations, la noblesse du coeur chassant l'appel à la haine et la vengeance.

Si l'islam perdure dans sa supériorité censée être pour l'éternité une supériorité naturelle due au statut d'Allah et du Coran, l'islam perdra la guerre qu'il mène à l'Occident. L'islam doit retrouver l'état de poésie de ses grands poètes et artistes s'il ne veut pas disparaître des consciences humaines.

Ce n'est ni en assassinant ni en prêchant la pureté, le fascisme religieux, ni en prônant la haine des infidèles que l'islam vaincra et se libérera de ses chaînes. C'est en redonnant à l'état de poésie sa force de noblesse et de libération de l'Humanité que l'islam peut se sauver de la perdition et de sa propre disparition. Choisir la noblesse et l'ouverture d'esprit; rompre avec les dogmes les plus obtus et ridicules du Livre; retrouver sa force et sa liberté de conscience, son indépendance individuelle, sa source de licence et libérer la spiritualité musulmane en lui restituant, par la poésie, sa part sacrée et universelle, son désir infini d'amour et de richesse humaine.

C'est ainsi que le monde musulman devrait évoluer s'il veut se sauver du nihilisme et du cercle vicieux satanique dans lequel il s'est laissé entraîner par cette soif de supériorité et de toute-puissance qui l'entrave en enchaînant Allah à Satan.