12/10/2017

C'est quoi cette couleur de peau qui fait tache?

Eminem, selon certains qui décidément ne peuvent s'empêcher de voir la couleur de peau, parmi les gens de couleur aussi, aurait un gros défaut pour s'attaquer à l'Amérique blanche de Trump. Il a la peau blanche, justement.

Alors là, je suis bien désolé pour toutes celles et tous ceux qui font ce genre de réflexion totalement idiote. Les mêmes qui attaquent les Blancs pour leur racisme et leur fascisme supposés, pour leur colonialisme millénariste, sont incapables de regarder l'être humain en Eminem et non pas sa couleur de peau. C'est juste du racisme à l'envers. Et c'est bien triste. Parce qu'alors le gars qui fait du hip-hop devrait être tout à la fois détesté de l'Amérique blanche pour son activisme anti-Trump, de l'Amérique Noire, de l'Amérique hispanique, de l'Amérique tout simplement et ne plus s'en prendre à la politique et au personnage de Donald Trump.

J'ai comme un doute envers les anti-fascistes qui commencent par dire qu'un type ou une fille n'a pas la bonne couleur de peau pour défendre une cause sensée être commune. Parce que traiter Donald Trump et l'Amérique blanche de fascistes quand soi-même on regarde d'abord la couleur de peau du type qui tente d'être solidaire d'une communauté multiculturelle en grand péril à cause des réactionnaires qui veulent un retour aux races et à la domination de la race pure (blanche mais qui pourrait alors être aussi noire ou métisse ou asiatique ou n'importe quoi), cela ne tient pas du tout et discrédite le combat anti-fasciste contre Donald Trump.

La seule chose qui compte ce sont les actes et les paroles, pas la couleur de peau. Un Blanc peut porter la défense et le combat d'un Noir et vice versa. Il n'y a pas de mur d'apartheid qui puisse prétendre le contraire.

Pour moi, c'est absolument clair. On ne lutte pas contre le racisme par une attitude raciste.

https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-...

Harcèlement et culture du viol, Hollywood ne savait pas...

C'est un peu comme dans les églises quand les curés jouent les enfants du bon dieu avec leurs fidèles et que dans la cure, une heure plus tard, ils violent les petits enfants de choeur.

Personne ne soupçonne rien pendant des dizaines d'années et puis soudain le couvercle de la marmite puante explose avec tous ses scandales et et révélations qui jaillissent tels des monstres effrayants.

Personne ne parle. Tout le monde a honte. Personne ne parle parce que les enfants sont terrifiés à l'idée de dénoncer leur bourreau pédophile qui leur impose le silence. Personne ne parle parce que les femmes, les hommes parfois, sont dans une gêne si considérable qu'elles (ils) rejettent la faute sur elles (sur eux) qui ont accepté de coucher contre l'obtention d'un rôle dans un film ou d'une promotion canapé. Les fauteurs abusent de leur pouvoir de décision et en profitent pour se comporter au minimum comme des goujats, au maximum comme des violeurs brutaux impunis par une industrie du divertissement qui les couvre de toute son hypocrisie sociale, de ses fausses émancipations sexuelles et féminines, de ses coups tordus à répétition.

Le pouvoir agit bien souvent sur l'homme comme une drogue. Qu'il soit un pouvoir divin comme dans les églises ou les sectes ou un pouvoir laïc et purement financier, l'homme abuse bien trop souvent grâce à une société perverse qui accorde aux plus puissants des prérogatives qu'ils ne devrait jamais avoir dans un système démocratique vraiment libéral dans le sens "liberté". Si c'est la liberté qui oppresse, si c'est la liberté cynique de Sade qui s'impose ce n'est plus la liberté au sens démocratique et égalitaire du terme. C'est une liberté individuelle totalitaire qui soumet à ses bons plaisirs. Pier Paolo Pasolini nous l'avait dit à travers toute son oeuvre d'anarchiste. Mais la société préfère rester sourde et soumise à un ordre moral rigoureux dont les maîtres se font un régal. La société aime les puissants et rejette les anarchistes. La société se soumet et les femmes suivent, dans l'ordre logique des choses, le schéma traditionnel.

Il faudra que la peau de serpent mue encore pour que l'être humain accouche d'une nouvelle Eve et d'un nouveau Adam assez convaincants pour bouleverser l'ordre des puissants. Il faudra que Dieu se chasse lui-même de son paradis biaisé pour aller errer dans la rue à la recherche de sa propre quête de liberté. Il faudra que Dieu devienne ce cocu magnifique qui a perdu sa toute-puissance et son aura auprès des femmes qui ne le trouvent plus très sexy depuis qu'il a perdu ses habits de lumière. Il faudra que Dieu évite Satan et une reconversion dans l'horreur terroriste. Il faudra que Dieu finisse par croire à autre chose que le paradis néolibéral qu'on lui propose en guise de liberté ultime pour faire de lui un homme qui a su trouver son chemin au milieu de sa solitude, de son abandon, et de sa propre disparition.

En attendant, Hollywood peut dormir sur ses deux oreilles. Ce n'est pas demain que les femmes et les hommes chercheront à se libérer de l'empire sadien créé par les néolibéraux. Avoir Donald Trump au pouvoir leur jette tout de même un sacré pavé dans la mare au discernement... Est-ce que la révolution est vraiment possible en ce cas-là?

Dieu n'a pas la réponse. La réponse est en chacun et chacune d'entre nous tous. Et Dieu enquête toujours sur sa propre existence. Il ne donne pas ses réponses aux insoumis et insoumises qui doivent se questionner eux-mêmes et chercher pour eux-mêmes et pour elles-mêmes.

 

11/10/2017

Eminem, le sens de la politique et la plume au cul

Eminem n'est pas Coluche mais lui aussi est un sacré fouteur de bordel au pays des derniers dinosaures agissant mal sur la planète Terre et c'est tant mieux pour les artistes qui se respectent et ne font pas juste de la variétoche à deux balles en laissant nos monstres développer leur théorie féodale, néolibérale fécale.

Donc Eminem trace une ligne rouge entre lui et ses fans. d'une part, et Donald Trump et ses fans d'autres part. Ils les somment de choisir. C'est lui ou l'autre. Et si par hasard des fans de sa musique n'arrivent pas à faire la distinction artistique entre son bordel et la merde de l'autre, il signifie à ses futurs ex-fans qu'ils aillent se faire foutre.

Voilà qui est dit avec un certain panache. Mais quand on aime Eminem, on sait déjà qu'on ne peut pas être du camp de Donald Trump et de sa clique de baba fric milliardaires.

Merci frère Eminem. Je ferais bien un petit tour de piste avec toi.

Lire ici le speach et sa traduction de l'icône rap: 

http://www.20min.ch/ro/musique/news/story/10777370

http://www.lesinrocks.com/2017/10/11/musique/eminem-defon...

9 femmes et hommes, le mystère des randonneurs s'épaissit

Un album de chansons a été écrit en 2015 par le groupe Kauan "Sorni Nai" en mémoire des 9 victimes du 1er février 1959 mortes dans des conditions pour le moins étranges et, pour beaucoup de témoins de l'enquête ou de gens ayant voyagé dans la zone du col Dyatlov, de façon surnaturelle suite à l'apparition de sphères oranges dans le ciel...

L'affaire a été classée secret d'Etat avant d'être mieux étayée par des documents partielles d'époque et un écrivain en a fait un roman. Aujourd'hui, familles et amateurs de phénomènes paranormaux veulent rappeler la mémoire des jeunes gens et raviver l'enquête. Une enquête d'autant plus à suspens qu'un homme, le chercheur Valentine Degtiarev, vient de découvrir, sur des images satellites, des géoglyphes très mystérieux recouvrant plusieurs kilomètres dans une zone très proche de  celle où sont décédés les jeunes gens.

Aucune conclusion ne peut, à ce jour, fournir d'éléments rationnels à cette affaire.  Le groupe de skieurs était expérimenté et ne semblait pas être une bande d'allumés ayant consommé des drogues. 

Affaire à suivre. La vérité est ailleurs... L'affaire n'a pas fait autant de bruit en Occident que l'homme de Roswell. Pourtant 9 vies humaines ont bel et bien disparu de façon très étrange. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page wikipédia consacrée à l'affaire https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_col_Dyatlov

 

2017-10-10 10.36.2333.png

https://blood-music.bandcamp.com/album/sorni-nai

 

10/10/2017

Je peux pas

Une vie sans toi,

je peux pas.

Une vie sans toi,

je veux pas.

Une vie sans toi,

j'existe pas.

Une vie sans toi,

c'est le dernier trépas

d'un homme,

un amour suicidé,

un pogrom

contre celles et ceux

qui s'aiment d'amour,

un pogrom

contre celles et ceux

qui s'aiment

sans pouvoir se mettre ensemble,

sans pouvoir vivre leur rêve,

sans pouvoir espérer

autre chose que la mort et la douleur.

 

J'ai fait le plus grand rêve

qu'un homme puisse imaginer.

J'ai construit un empire

qui a pour nom

mon amour pour toi,

ton amour pour moi,

notre amour en toi émoi.

J'ai misé mon coeur

à la bourse de ton coeur

et même si ta vie

ressemble à cette fille au bordel

je sais que ton joli coeur

bat sur le Mont Carmel

pour un homme

qui te donne son amour,

bat au Mont Carmel

pour ce gentilhomme

qui butine ton miel

malgré les coquins, les brigands

qui visitent tes cavernes

et prennent tes trésors

contre argent comptant.

 

Une vie sans toi,

je peux pas.

Une vie sans toi,

je veux pas.

Une vie sans toi,

j'existe pas.

Une vie sans toi,

c'est le dernier trépas

d'un homme,

un amour suicidé,

un pogrom

contre celles et ceux

qui s'aiment d'amour,

un pogrom

contre celles et ceux

qui s'aiment

sans pouvoir se mettre ensemble,

sans pouvoir vivre leur rêve,

sans pouvoir espérer

autre chose que la mort et la douleur.

 

Alors,

je te pose la bonne question,

au bon endroit, au dernier moment:

c'est pour quand,

toi et moi,

notre maison, notre folie,

notre rêve et notre mélancolie?

 

 Je veux encore

visiter ton vignoble,

m'enivrer à nos corps à corps,

à notre magie de tous les instants,

grapiller du temps,

chasser les ignobles,

chasser les nobles,

garder ton vignoble

et faire de notre vie

un raisin de table,

un vin de fête,

un rêve ivre

du bonheur de vivre.