11/03/2018

Le Printemps des Poètes, acte 1 et 2

Paris fait son printemps en avance sur la Suisse.

Il faisait bien meilleur température à Paris qu'à Genève ce dernier week-end. Les filles avaient déjà sorties les minis-jupes assorties de jolis collants. 

C'est Paris et c'est la vie folle, parfois. Si le souffle me manque pour continuer la route, j'en ai encore assez pour vous faire quelques cadeaux de mon séjour à Paris. Je n'avais pas pris mon appareil photo mais j'avais quand même mon petit insupportable minable sur moi pour tirer deux trois clichés pas trop dégueu.

Acte 1: vous allez découvrir pourquoi Jann Halexander est un extra-terrestre venu dont ne sait quelle galaxie. Jolie surprise d'artefact.

 

Acte 2: les gens sont pressés. Ils ne voient rien. Ils ne s'arrêtent jamais. Ils courent et passent à côté de l'essentiel. Sur cent personnes, deux ou trois s'arrêtent dans le passage entre le Hall 1 et le Hall 2 de la Gare de Lyon où se trouvent actuellement de magnifiques photos et des textes poétiques non moins magnifiques... Quand je vous dis que les poètes sont ignorés de 98% des gens, même à Paris, c'est la vérité. C'est la vie. Alors voilà. Je vous laisse avec la musique, le titre étrange mais non moins beau de Jann, l'Abduction, l'enlèvement, la vie qui va, et mes petits clichés qui feront peut-être un jour le tour du monde quand les pissenlits pousseront sur ma tombe. Il faut garder quelques ambitions pour ne pas crever de solitude.

 

Acte 1

 

Jann, es-tu un extra-terrestre?

Ma question est sérieuse

et voici pourquoi...

 

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Attention Jann.

J'ai découvert ton secret.

As-tu l'oreille musicale

ou la bouche-oreille d'un extra-terrestre?

 

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Qui c'est cet alien dans ton oreille, Jann?

 

ACTE 2

 

L'amour, ça change la vie de façon radicale.

 

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Attention aux calamars et autres étrangetés, Madame.

 

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It's Time for Magic Blues Room

 

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Poetic Boy est né de la lune d'Aphrodite...

 

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Les poètes ne meurent jamais.

Il faut vous en souvenir.

 

Acte 3

(c'est dédié à mon amour)

Les roses givrées de la Rivière magique.

 

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Avec passion et tout le baratin du poète.

Tomber à l'amour

Tomber à l'amour...

ça fait mal,

ça fait très mal,

ça fait très très mal.

Tomber à l'amour...

C'est comme tomber d'une falaise

après notre dernière partie de baise.

C'est moche,

c'est très moche,

c'est très très moche...

Il y a du sang partout

et des lambeaux de chair,

un coeur brisé en mille morceaux

bouffés par les crabes et les requins

qui feront recette  et festin sur la dépouille;

un cerveau bousillé

qui n'a plus rien à dire ni à écrire

et des journalistes qui se précipitent

alors que toi t'es tombé

dans le précipice et que ta dépouille

est comme un épouvantail

à moineaux démembrés,

sans plus aucune vie,

sans plus d'amour,

sans plus d'amitié

à partager.

 

Je vous ai attendu mes amis.

Je vous ai attendu mes amours.

Je t'ai attendue mon ange

comme le Graal et le fruit défendu

qui donne accès à la connaissance

du véritable Amour.

 

Je vous ai attendu vous tous.

Jour après jour,

nuit après nuit,

rêvant de révolution romantique,

d'espoirs partagés,

de bonheur retrouvé,

de vie qui ne bouffe plus

de vache enragée

et de sexe frelaté

au goût de fric et de pouvoir

alors qu'on est un pauvre mendiant

assoiffé d'amour.

 

J'ai le désespoir léger

de celui qui s'en va

 avec grâce et en danseuse

quand l'amour l'abandonne,

quand l'amitié n'arrive jamais,

quand tout est bousillé

dans nos vies

par la faute à ce monde

qui pense d'abord performance,

réussite individuelle,

égoïsme bien compris,

intérêts calculés,

jalousie bien entretenue

pour montrer qu'on est le meilleur

qu'on est le plus fort,

le plus apte à remporter

la palme du succès,

les honneurs,

et les filles qui couchent avec le succès

mais jamais pour cet amour fabuleux

qui monte sur la vague

afin de produire une histoire romantique

égalant Roméo et Juliette.

 

Je suis presque tombé de la falaise.

Pas tout-à-fait encore.

Un peu de patience,

mes soeur et mes frères.

Je suis presque mort.

Mais pas tout-à-fait encore.

Un peu de décence,

mes soeurs et mes frères.

Je vais l'appeler.

On va se voir.

Et puis on verra après.

Mon ange me sauvera peut-être

d'une fin stupide,

d'une fin salement romantique

comme une sale histoire

d'amour frelaté,

de mauvais alcool

qui avait l'apparence

du bon alcool,

de l'enivrement intégral,

de l'amour au parfum idéal.

 

Bad

c'était ton parfum offert

pour mes 58 balais.

Bad

c'était peut-être finalement ça

notre amour au bordel.

Bad Love

quand je voyais aubade

et voyage au pays de Merlin

avec toi Viviane

dans le le rôle de ma fée

et de notre futur

plein de poésie romantique

et de ballades heureuses.

Plan héroïque

plutôt que plan cul.

 

J'ai de l'humour

plein le coeur

en ces jours de peine.

Je ne vois pas la mort

comme quelque chose de triste.

Je vois la mort

comme quelque chose de comique.

Disruption comme ils disent

pour faire moderne.

Perturbation sur la ligne de train.

Accident de personne

ou autre connerie du genre.

 

Tomber à l'amour

comme tomber à la guerre.

Tomber au champ d'honneur romantique.

Tomber de la falaise.

Et tous ces gens,

ces pompiers,

ces ambulanciers,

ces photographes,

ces croque-morts,

ces petits branleurs

venus se faire un trip

sur la peau d'une dépouille.

Petit voyage nécrophile

en Une des médias;

tristesse convenue ou feinte

mais trop rarement réelle.

 

Le poète est mort.

Il est remplaçable.

Le poète n'écrira plus.

D'autres écriront à sa place,

mieux ou pire encore;

plus fou et plus génial encore

ou plus débile et scandaleux encore.

Plus hardcore et impudique

avec cette pudeur silencieuse

qui recouvre tout,

la pornographie comme les sentiments;

cette pudeur qui protège de tout

et surtout des questions indiscrètes

par des journalistes niais

qui ne font pas exprès;

cet humour ravageur,

ce sourire qui fait croire

que rien ne touche le poète

dans sa vie quotidienne

et surtout pas

ce qui lui arrive comme malheur

dans sa vie de tous les jours.

 

L'amour est tombé

comme un arbre abattu.

L'amour tombé du ciel

dans mon coeur

risque de tomber de mon coeur

et finir sa course

dans la folie démentiel.

Rejoindre alors les étoiles

comme dernière vision existentielle

pour ne pas finir dans la décadence

de l'amour idéal perdu.

 

Peut-on se relever à l'amour

après avoir rencontré l'ange de sa vie?

Peut-on retrouver une histoire vraie

et y croire tellement fort

après s'être dopé si sincèrement

à la femme de sa vie?

 

Je ne sais pas.

Je veux encore y croire.

Mais je ne sais pas.

 

Je vous laisse avec Jean-Jacques

histoire de ne pas plomber l'ambiance

de danse macabre

autour d'un crépuscule

et de rire malgré tout,

malgré nous,

malgré l'amour qui tombe

de sa branche

et referme le rideau pour toujours.

 

 Paris-Bastille, 11 mars 2018

10.25H.

10/03/2018

La Poésie

Il paraît que la poésie refleurit

dans les villes de Suisse romande.

Il paraît que les gens s'ouvrent

à autre chose qu'aux pubs

pour un produit,

à autre chose q'une petite annonce

de sexe sur Internet.

 

Il paraît que la poésie,

morte depuis si longtemps

dans le coeur des gens,

redevient leur essentiel,

leur préférence,

une sorte de priorité vitale

pour contrer la morosité,

le manque d'amour,

la froideur des relations humaines,

le parcours obligé et carcéral

de l'argent au pouvoir

pour obtenir tout

sauf l'essentiel:

l'amour et l'amitié,

le bonheur de partager

des moments privilégiés

avec une ou des personnes 

qui nous tendent le miroir

de leurs désirs et de leurs attentes;

le miroir de leurs rêves,

de leurs espoirs et de leur désespoir,

de leurs craintes de mourir

sans plus jamais avoir connu l'essentiel

de la vie,

le summum d'une vie intense

qui ne rime jamais

avec le pouvoir de l'argent

mais rime avec le pouvoir

d'aimer et de partager

des choses fantastiques,

des moments précieux,

des instants de magie et de beauté.

 

Désencombrés de tous nos esclavages,

libérés de l'obligation à la réussite financière,

nous aurons décidé de l'amour coûte que coûte

et tant pis si l'amour finit par mourir

et que le suicide nous pend au nez.

Recommencer après la mort

tel un casse-cou qui se relève de tout.

Toujours recommencer et ressusciter

à la fraîcheur de l'amour

pour ne point sombrer dans le cynisme

et la force obscure du mal.

 

La poésie aide à tout cela.

La poésie est notre essentiel.

 

Et tant pis pour les gens

qui ne comprendront jamais cela.

Ils risqueront de rester ou de tomber

dans un froid cynisme

et des relations humaines

fades, sans consistance, sans magie,

juste du profit, de la marchandisation des corps,

de la propagande marchande du sexe

à faire vomir nos âmes de dégoûts.

 

STOP!

 

La poésie dit stop à l'exploitation

et exige de nous une élévation,

une transcendance

afin de découvrir qui nous sommes vraiment

au lieu de nous enfoncer dans l'hypocrisie,

le mur des mensonges et des lamentations,

l'abandon de soi

au profit de l'argent

et des relation superficielles

qui ne rendent jamais heureux

les femmes ou les hommes

mais les rendent dépendants

de relations fausses,

intéressées,

et au final mortellement dangereuses

pour nos corps et nos âmes

 

Paris, le 10 mars 2018

 

https://www.letemps.ch/culture/trente-poetes-romands-face...

 

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 Jann Halexander, 9 mars 2018, Paris,

chante Pauline Julien et autres textes de lui en concert

face à son public attentif,

sans parlotte et bruit de fond, sans portable qui sonne,

sans verre qui se casse

et gens qui font du bruit

sans respecter le temps d'écoute.

Un spectacle digne de l'artiste et des spectatrices et spectateurs présents.

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Paris est un village et Jann Halexander est son griot

Faut-il des salles géantes, des shows pyrotechniques à la Johnny, des salles où l'artiste allume le feu en électrisant la foule et captant l'attention de tous les médias hexagonaux pour être un grand artiste?

Eh bien, absolument pas! Un grand artiste est d'abord un talent merveilleux, une pépite d'or ou de diamant découverte parmi un océan d'indifférence où les grands artistes inconnus gardent bel et bien leur part maudite, leur côté marginal et inédit, leur grandeur d'âme unique qui nous entraîne dans leur univers où l'heure est à l'illumination et non à la beuverie joyeuse sous les néons fluo avec d'autres inconnues et inconnus qui ont envie de décharger leurs soucis en s'offrant l'oubli contre quelques shots de tequila ou de vodka. Mais le monde sans poésie, est-il un monde en vie ou un monde mort? Mais un monde sans poésie peut-il survivre au chaos et à la destruction, au nihilisme, aux guerres pour la domination, aux génocides, aux massacres des jeunes filles en fleur dans des bordels voués au fric et au sexe sans amour?

Jann fait partie du cercle de ces artistes dont on honore la mémoire une fois la disparition connue et reconnaissance enfin acquise. ça fait toujours une belle jambe de savoir qu'on parle de nous quand les pissenlits et la mauvaise herbe nous donnent un air de prairie sauvage avec nos ossements qui dansent la java.

Les extraterrestres, on les aime plus morts que vivants. Aller savoir pourquoi. Peut-être la peur d'être enlevé sur la planète profonde de l'Amour, Vénus, avec tous ses charmes mais aussi ses dangers de trahison, d'abandon, de suicide et de mort par amour pour une belle fée ou un beau druide... Peut-être la peur de ne pas vouloir se connaître plus que cela et de préférer les nuits superficielles aux nuits fauves, les étreintes sans conséquences aux étreintes suaves, sauvages, enragées, griffées, d'amour et de passion...

Ce qui me fait courir, c'est l'amour. Et ce qui fait courir Jann, c'est aussi l'amour. C'est là tout notre désespoir mais aussi toute notre espérance pour chasser les apparences, les hypocrisies, les stupides jalousies et les désirs de domination...ou de soumission à l'ordre dominant.

Ce que donne en spectacle Jann, c'est d'abord une aventure amoureuse d'une heure ou davantage et l'assurance que le voyage sera profond, respectueux du public, avec ce désir intransigeant chez Jann de la perfection théâtrale. Jann va à la rencontre de nos humanités. Il ne saurait être médiocre et encore moins négligeant avec les gens qui lui consacrent un peu de temps en s'offrant un ticket chez le garçon de joie.

Oui, Jann est un garçon de joie, avec ses passes, ses impasses, ses intrigantes énigmes, ses retours sur soi et ses grands départs vers le large. Il ne laisse pas du tout indifférent. Il nous donne l'envie de connaître son univers musical, poétique, humain, oserai-je le mot "prophétique"? Oui j'ose. Jann est un prophète du verbe, un talent fou qui s'exprime magnifiquement sur une scène.

Jann Halexander me fait d'abord penser à un enfant malgré son âge d'adulte expérimenté. Il a su garder la magie de l'enfant en lui. Il suffit de l'entendre parler de son enfance à Ottawa, Canada, ses routes sans fin dans la forêt; sa rencontre avec un chaman indien qui lui signifie le ciel en parlant de ses origines et de ses racines qu'il ne doit jamais oublier; la serrure gelée de la voiture et ce papa qui bout de l'eau pour la dégivrer; ses figures d'ange dans la neige et son petit igloo où il se cache allant jusqu'à ameuter son institutrice et les policiers qui ne le retrouvent pas, lui le petit d'homme caché à l'intérieur de sa bulle de glace.

Nous étions venus écouter du Pauline Julien interprété par Jann Halexander. Et nous, son public, nous sommes tombés en immersion avec les fantômes de Jann, Anne Sylvestre et Pauline Julien, mais aussi tous les autres partis ailleurs. Un bon chanteur est un chanteur mort. Pourtant Jann dit qu'il n'écoute jamais les artistes décédés. En fait, il les chante, les honore, leur donne encore de nouveaux reliefs, de nouveaux horizons, de nouvelles histoires d'amour vivantes et parmi nous tous, femmes et hommes venus à la rencontre de ce chanteur marginal tellement sincère et touchant, toujours si aimable et aimant avec son public.

C'était hier soir à l'Atelier du Verbe, Paris, merveilleuse petite salle remplie de charme désuet avec en vitrine de petites photos d'identité en noir-blanc, Victor Hugo, Charles Baudelaire, et d'autres encore. C'était hier soir et c'était à ne pas manquer. La modeste salle était pleine. Beaucoup de cheveux gris, peu de jeunesse corporelle mais la jeunesse des coeurs qui désirent vibrer encore avant de partir ailleurs. Où donc était la jeune génération? Sur une autre planète, assurément, dans les soirées arrosées où on oublie ses soucis moroses sur des rythmes endiablés, dans des lieux de drague et de sexe fast-food.

J'ai quitté Jann et sa compagnie après un dernier verre et je suis venu me perdre au milieu de cette jeunesse dans la petite rue bruyante et animée de la Bastille. La faune, la jungle, avec ses petites frappes sans grande profondeur d'esprit, ses jeunes filles en désir et en manque d'amour, ses petits gars qui se la pètent ou alors juste des jeunes qui veulent sortir en bande pour s'éclater ou même des vacanciers de passage.

Assis au coin d'un bar, je buvais tranquillo ma bière en regardant la jolie barmaid, à moitié dénudée, se faire son petit trip perso. Et je pensais à notre soirée magique avec Jann. Contraste saisissant. J'adore me laisser entraîner d'un univers profond à un univers superficiel et vice versa. Je suis comme ça, parce que je sais que là aussi, dans les lieux superficiels et bruyants, se passent parfois des trucs incroyables, des moments d'amitié, des partages heureux.

J'étais donc à mon coin de bar quand une très jolie fille blonde me tend son verre pour faire santé. Un brin étonné, on a trinqué. Elle était avec son copain et un autre gars. Je suis resté sans rien dire. quinze minutes passent puis soudain le garçon me parle dans un français à l'accent américain: "Vous acceptez que je vous offre un shot?" "Heuu, oui, c'est très gentil de votre part. On peut parler un peu en anglais si tu veux."

Le gars et sa blonde viennent d'Atlanta. Il m'apprend qu'ils viennent de passer par Neuchâtel, en Suisse, chez moi! Qu'un de ses cousins habitent Colombier. La fille me montre une photo de la collégiale sous la neige! Je leur demande si par hasard ils ont pas mangé dans la pizzeria où je travaille des fois que je leur aurais fait le repas à peine quelques jours avant! Le gars me dit que non mais qu'ils vont passer l'année prochaine dans mon bistrot. Il prend un selfie avec moi. Il tire la langue. Je tire la langue. Ok qu'il me dit. Quand je viens avec ma copine chez toi, je montre cette photo au serveur et je lui demanderai "If he knows this crasy guy who pull out the tang?"

On éclate de rire. Puis ils me quittent pour un autre bar et puis je rentre à mon hôtel après ce joli moment surprise.

Et Jann Halexander, qui connaît donc Jann Halexander, sa musique, son cinéma, ses chansons, son univers? A vous de le découvrir et de venir à la rencontre d'un extra-terrestre de la chanson française. Jann écrit des chansons pour Vénus et les chantent au mois de Mars. Il est en guerre contre le manque d'amour, le manque d'amitié, le manque de sincérité, le manque de tout et il est en lutte contre sa propre disparition.

Venez l'écouter pendant qu'il est vivant. Après il sera trop tard pour passer un super moment de tendresse et de bonheur en sa compagnie.

Paris est un village où ce 9 mars j'y ai fait un rêve. Martin Luther King n'est pas mort. Jann Halexander pas encore. Donnez-lui un peu de votre temps et de votre argent. Il vous le rendra au centuple en bonheur et en joie. Son humour est ravageur, son regard complice et malicieux.

On t'aime, Jann! Et Ce n'est pas une groupie de Patrick Bruel qui le crie. C'est juste, un frère en humanité, un frère en poésie, un frère en amour désespéré et plein d'espoir.

Ci-dessous, ce n'est pas une de ses chansons. Mais il l'interprète tellement bien qu'elle en devient aussi sa chanson, son cri de douleur et d'espoir. Jann ne peut que vous émouvoir. Encore une chanson de femme pour un homme-femme à fleur de peau...

 

08/03/2018

Mon essentiel

Tu peux garder le silence.

Tout ce que tu me diras

plus tard pourra être force de loi

entre toi et moi.

Tu peux être accusée

de tous les crimes d'amour

par les hommes.

Mais moi je sais

que tu n'es pas une criminelle.

Mais est-ce un crime mortel

d'aimer la femme de sa vie?

Mais est-ce criminel

d'aimer une fille de joie?

Mais est-ce démentiel

de faire d'elle mon essentiel?

 

D'un train à l'autre,

tu sautes dans la nuit.

D'un train à l'autre,

tu sautes dans le jour.

Et chaque homme

qui rejoint ta couche

pour une heure ou trois heure,

pour 20 minutes ou trois jours

ne peut remplir ta vie d'essentiel,

de poésie romantique,

et d'amour fou.

 

D'un train à l'autre

tu sautes dans la nuit

et c'est notre amour

qui saute sous leurs étreintes,

leurs peaux qui effleurent ta peau,

leurs baisers qui prennent ta bouche,

leurs mains qui s'emparent de ton corps,

leurs sexes qui se dressent

et prennent de force la forteresse

de notre amour.

 

C'est le 8 mars

et la journée des femmes.

C'est un mois de guerre

pour séduire Vénus.

C'est un mois total

où tu vas décider

de ma peine capitale

ou de mon bonheur intégral.

 

Si un homme vaut encore plus qu'une femme

dans ce monde macho et masculin,

je sais que toi tu fais du féminin

un acte de guerre pour l'égalité,

le respect, la liberté, le droit

pour une fille de joie

d'être reconnue et aimée

pour son travail incroyable

mais aussi effroyable,

son travail tabou

et aussi noir

qu'elle ne peut en parler

à personne,

ni sa famille,

ni ses amis,

ni autour d'elle,

ni même avec moi,

ton amoureux,

parce que la nuit

tous les amants sont noirs et invisibles

et que le blanc virgin n'existe pas

dans ce monde ici bas.

C'est l'armée des bites invisibles

et les filles transpercées

dans leur sang et leur coeur.

Et un charnier sexuel

où les corps s'emmêlent

sans nom,

anonymes secrets d'alcôves

sans grâce et sans poésie.

 

Je demande pas

la femme parfaite

parce que jamais

je ne serai homme parfait.

Je demande l'essentiel

et tu es mon essentiel,

mon amour.

 

8 mars 2018