18/02/2019

Gilet Jaune...sans gilet jaune

Anti-système,

je ne suis qu'un poème

qui pose sa vie

sur un écran sans vie.

 

Anti-capitaliste,

je n'ai d'épargne et de dépôts

que des milliers de mots

jetés au vent

et des monnaies d'antan

qui forment mon bonheur

et mon malheur

tout en même temps.

 

Anti-mouton

et anti-dinosaure

je ne roule pas au diesel,

je ne roule pas en voiture,

je ne porte pas de gilet jaune

dans les foules

mais le jaune me parle

au coeur de ma vie.

 

Anti-impérialiste,

anti-fachiste,

et anti-communiste,

je ne donne jamais ma confiance

à l'idéologie

et aux idéologues

qui noyautent la liberté

pour prendre et garder le pouvoir.

 

Je suis un festival

antigel et antiguerre

qui ne se donne pas

aux haineux et aux pouvoirs.

Je vais mon chemin,

je manifeste avec les gens

quand je veux manifester,

je participe avec les gens

si je veux participer

et je me fous des jugements,

des préjugés, et des idiots

qui veulent ma mort

en voulant

réduire ma pensée au néant

et livrer mon corps au bûcher.

 

Ainsi va un homme en jaune

qui ne donnera jamais crédit

aux tueurs d'humanité

sous prétexte qu'ils seraient meilleurs,

plus beaux, plus forts, plus grands,

plus malins, plus intelligents,

plus aptes à diriger et à soumettre

les peuples et les êtres humains

alors qu'ils font la démonstration

de leur ignorance crasse,

de leur sectarisme, de leur violence,

de leur désir d'en conduire d'autres

au goulag, au peloton d'exécution.

 

La malveillance est la plaie du monde.

La bienveillance est l'éveil au monde.

 

Le monde est si mal dirigé

que l'empire vacille.

Le monde est si mal dirigé

qu'il faut se préparer

à revivre des heures sombres

qui auront raison de la démocratie.

 

L'argent et son pouvoir

a tout corrompu

y compris nos rapports humains

au sein des Gilets Jaunes.

Le complot est partout présent

au coeur même des gens.

Le complot mène le bal

et la confiance est perdue.

 

Fin des temps.

Qui serons-nous demain?

Un souvenir et nos traces laissées

sur la planète Terre?

Fin des temps.

Qui racontera l'Histoire de l'Humanité

si elle disparaît?

 

Si croire est une foi

alors les êtres humains

ont besoin de foi

pour chasser leurs démons.

Si croire est impossible

parce que la parole est mensonge

il nous reste alors le silence

et vivre dans une autre galaxie.

 

Ce matin

j'ai foi en ta guérison, mon ange.

 

 

16/02/2019

Si un autre monde est possible

 

Je ne me réveillerai jamais

dans un conte de fée

entouré d'un monde

qui a vaincu ses démons.

 

Je resterai cet homme

qui a passé sur Terre

comme un clochard

qui a mal vécu,

un homme de la rue,

un petit d'homme

qui a vécu dans la jungle

aux milieux des plantes

et des animaux sauvages

en regardant de loin

le village et ses habitants.

 

Eh!

Toi l'inconnu

qui veut ma mort,

je ne suis pas un gourou

ni un loup-garou.

 

Je vis loin du monde,

loin des gens,

loin des modes,

loin des haines,

loin de tout

comme habitant étranger

d'une autre planète

descendu dans ce monde

pour accomplir

je ne sais quoi

et n'y comprenant rien

à toutes ces guerres,

ces violences, ces déceptions,

ces amours avortés

qui finissent en eau de boudin.

 

J'entends sonner le tocsin

et je vois les incendies.

J'accoure pour secourir

non pour qu'on me mette

sur un trône de pacotille

mais pour éveiller

des coeurs endurcis.

C'est le gourdin

pour moi chaque jour

avec la dette à porter

envers ce monde comptable

et ses créanciers qui me pourchassent,

les coups de massue

qui s'abattent mois après mois

dans ma boîte aux lettres

depuis 30 ans,

le rejet, l'absence,

 

et depuis hier,

Toi,

l'arbitraire d'un type

que je ne connais pas

et qui se croit

tellement malin qu'il prend

ses pseudos chez les sept nains.

 

Miroir Miroir magique.

Qui est le plus beau?

C'est Blanche-Neige.

 

Ah! Heureux de l'apprendre.

Je ne suis pas

dans un concours de beauté.

Mais qui est Miroir Miroir?

Mais qui est Blanche-Neige?

 

"Crève le gourou!!!"

me dis-tu si gentiment.

 

Je suis un peu sorcier.

C'est vrai.

Mais je ne me mire pas

dans mon grimoire

pour nourrir ma haine

contre plus beau que moi

et je ne fais aucune magie

à part celle de laisser courir

mes mots sur l'écran.

 

Dis-moi plutôt

qui est le plus laid

en ce monde,

toi l'inconnu qui désire ma mort?

Dis-moi plutôt

si la haine nourrit son homme

de beauté et de majesté

quand elle se répand

comme un poison mortel

sur la Toile anonyme?

 

Mon amour est malade

et je suis malade d'amour

pour elle.

 

Mon amour ne vit pas avec moi

mais moi je vis avec elle

dans mes rêves chimériques.

 

Mon amour est malade.

Et si elle guérit de sa maladie

et que moi je meurs

de l'avoir porté à bout de souffle

jusqu'au temps de sa guérison,

je serai le plus heureux des hommes.

 

Du fond de mon lit,

je te le dis,

j'ai le mal de mer,

le mal d'amour,

le mal d'Ulysse

possédé par les sirènes

et son amour impossible,

sa solitude, et son retour

au pays rejeté

comme un vieux chien,

un clochard ayant perdu

tout pouvoir et toute séduction

auprès des siens.

 

Je ne vais pas reconquérir

mon village.

Je suis à l'abandon.

Que toi et les autres

me laissent mourir d'amour

avec mes illusions perdues.

 

C'est ce que je voulais

t'écrire,

 à toi mon frère ennemi.

Ton second commentaire

restera aux oubliettes de ce blog.

 

Car je n'aime pas

les anonymes

qui se trouvent des pseudos

chez les sept nains

en jouant le coup

du message haineux

au poison mortel.

 

 

14/02/2019

La Petite Fille de la Mer

 

Parfois, de nuit,

je l'aperçois descendre

au milieu des proscrits

vivant ensemble

au centre des ténèbres

parmi les frimas de novembre

loin de tous les gens célèbres

et de cette lumière médiatique

qui aveugle et rend satanique.

 

Sur son radeau d'argent,

la Petite Fille de la Mer

promet la lune

aux enfants des pauvres.

Elle danse avec sa voile rouge

portant le vent de la révolution

et elle descend tout doucement

dans les coeurs asséchés

pour les ouvrir à l'amour.

 

Ne me faites pas écrire

ce que je ne veux pas écrire

de ma plume dérisoire,

avec mon encre noire

qui s'éparpille sur le papier,

avec mon coeur de révolté

et de flibustier de la rime.

Ne me faites pas dire

ce que je ne veux pas dire.

Je ne suis pas là

pour l'insurrection des corps,

la lutte armée et la mort des damnés.

J'existe là

pour la résurrection des âmes.

 

Pour notre révolution,

il n'y a pas besoin

de faire couler trop de larmes

et encore moins besoin d'armes,

de crimes, de morts, et de sang.

Il nous faut un peuple à l'unisson

et du courage à profusion.

Il nous faut une fusion des coeurs

et des moissons dorées

d'amour au jour le jour

charriées à travers les prairies

et les villes portuaires.

 

Pour notre révolution,

il ne faut pas une kalach

qui frappe de sa vérité morbide

les puissances maléfiques

à coups de balles mortelles

en espérant que nos balles

soient moins assassines

que les leurs

alors que ce ne serait qu'un leurre,

qu'une menterie

que nous nous ferions à nous-mêmes.

 

Il nous faut cette grande révélation

à nous-mêmes,

cette déclaration d'amour

à la démocratie,

à cette liberté,

cette solidarité,

cette fraternité,

cette égalité,

que nous renions trop souvent

à chaque fois que nous voulons

prendre de l'importance

en montant les échelles du pouvoir;

à chaque fois que nous voudrions

dominer une femme

pour lui voler son sanctuaire

et la rendre soumise

à notre loi masculine

de maître-chanteur et seigneur,

de séducteur abuseur;

à chaque fois qu'un enfant pleure

quand ses parents se déchirent

parce que c'est la haine et la guerre

tout autour d'eux,

une terrible dévastation collective

et que des gens s'invectivent et meurent

devant ses yeux abasourdis

rougis de peur et de larmes,

et ses cris déchirant nos consciences. 

 

La Petite Fille de la Mer

attend son amoureux

drapée de son rouge carmin.

Elle voyage dans nos imaginaires

et nous donne du courage pour demain,

pour notre oeuvre révolutionnaire

tout en ténacité et en beauté,

tout en volonté extraordinaire

de changer ce monde tortionnaire

en réalité lunaire,

poétique, et magique.

 

A toi, le Gilet Jaune.

A toi, la Gilet Jaune,

lit ce petit poème

à tes enfants

en écoutant cette divine musique,

en regardant ces images chamaniques

en ce jour de Saint-Valentin.

 

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J'veux du soleil... et de la liberté

Ecoutez parler François Ruffin fait du bien. Son film "J'veux du soleil" consacré aux premières journées des Gilets Jaunes va faire un tabac sur les écrans géants.

Mais avant de le voir au cinoche, écoutez cette vidéo qui apporte de l'eau au moulin dans l'optique d'un changement de société profond à la fois dans les mentalités et dans les actes personnelles des citoyennes et citoyens.

 

 

Procès Dettinger: un verdict qui sauve les apparences

 

 

La famille de Christophe et lui-même craignaient et s'attendaient au pire, soit une condamnation à 7 ans de malheur derrière les barreaux pour le boxeur qui a frappé deux gendarmes.

Au final, le jugement n'est pas un jugement de vengeance froide et radicale de l'Etat envers un homme qui s'en est pris violemment à "l'autorité".

Soulagement et même joie parmi les soutiens les plus proches du boxeur. Mais amertume quand même. Un Christophe qui a su prouver qu'il est un homme au grand coeur, un chevalier de la vie à défaut d'être un chevalier des belles lettres. Ce qui est prioritaire à mes yeux. Car on peut être un chevalier des belles lettres et ne pas être digne de la France et exemplaire, comme Luc Ferry par exemple, et même le président Macron qui a désigné "ce type", le boxeur, comme un gitan qui ne parle pas comme un gitan ayant, sous-entendu, copié la parole de son avocat d'extrême-gauche dans sa vidéo. Racisme et mépris envers une communauté, la communauté Yéniches en l'occurrence, et un homme sensé provenir d'une communauté de sous-hommes mal instruite et mal éduquée, "réfractaire et racaille à vie" (extrapolation de la rédaction) selon les préjugés du Président. 

Christophe a parlé simplement et sans artifice comme un homme au courage magnifique prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Christophe a même pleuré, ému et honteux comme un gosse qui aurait manqué de respect à sa maman et à son papa, ici la France en l'occurrence. La preuve qu'il aime son pays et qu'il a un grand sens de la République et du respect envers elle.

Seulement voilà. Lui, il a d'abord défendu la légitimité citoyenne de la France, le droit de manifester sans risque et sans prendre de gaz lacrymo et des coups violents de la part de personnes sensées représentées l'autorité. Dans sa famille, quand il était gosse, si papa avait été alcoolique et qu'il frappait maman, il aurait frappé son père de la même manière pour défendre maman contre la violence de son père... Et là, un gendarme, l'autorité, avait frappé contre une manifestante et d'autres citoyens, l'autorité avait aussi gazé son épouse. S'en était trop pour lui. Christophe, en un éclair et en un flash, passa de la colère résistante et non-violente à la violence de celui qui refuse que l'autorité bafoue le peuple davantage. Il se devait de défendre le peuple mis en danger par des gendarmes qui ne se respectaient plus et ne respectaient plus la France et leur mission de protection envers les citoyens et citoyennes.

A-t-il commis une faute? Oui et Non. D'un point de vue strictement républicain, c'est oui. D'un point de vue strictement moral et philosophique, c'est catégoriquement non. En frappant de ses poings les deux gendarmes qui venaient de commettre sur des citoyens et citoyennes des déviances perverses et sadiques pervertissant le droit légitimé par la loi d'user de leur autorité par la force en cas de légitime défense, il défendait tout bonnement tous les gilets jaunes contre la répression et la violences des forces publiques, contre les arrestations arbitraires de manifestants et manifestantes non violents, et surtout contre cette force "légitime" brutale devenue illégitime qui a éborgné et mutilés tant de mains, de pieds, et soumis aux coups de matraques nombre de personnes qui n'avaient rien fait à part usé de leur droit à manifester leur grande colère et contre leur abandon par une caste économique, politique, médiatique, et même judiciaire, qui se croyaient en tout supérieur au peuple invisible de ce peuple qui fait le bon pain de la France profonde, la France qui souffre et ne disait jamais rien, sauf à travers les urnes ou en s'abstenant, à voter bien souvent pour les extrêmes, voir naïvement pour leurs bourreaux en espérant être enfin entendus et compris des autorités gouvernementales.

La justice a retrouvé le sens de la justice, ses esprits et ses responsabilités en condamnant à 30 mois de prison, dont 18 avec sursis, et une année de prison ferme aménagée en semi-détention, le boxeur préféré des gilets jaunes. Il devra aussi payer des indemnités aux deux gendarmes à hauteur de 15'000 euros...

Mais, en contre-partie et pour une justice exemplaire, on attend de l'Etat des excuses, un mea culpa complet comme l'a fait, de façon exemplaire, notre champion Christophe Dettinger devant la Justice, et que cet Etat indemnise de façon substantielle tous les éborgnés et mutilés innocents qui souffrent dans leur corps, leur esprit, et leur coeur d'avoir été ainsi maltraités par la République française et ses représentants. On attend une démission du Président actuel ainsi que de son Ministre Castaner qui n'ont pas été à la hauteur pour répondre de manière juste et proportionnée à la révolte légitime des gilets jaunes. On attend que les gendarmes, bacqueux et autres CRS coupables d'usage gratuit de la force publique envers les citoyens et citoyennes de la République, que tous les petits Benalla sadiques qui se croient couverts par l'impunité, soient à leur tour condamnés pour leurs propres fautes et méfaits exercés dans le cadre de leur mission républicaine. Obéir à un ordre venu d'en haut est une chose (pour cela il n'y a que les interrogatoires judiciaires et les preuves réelles de transmission d'ordre) mais agir de son propre chef en est une autre. Et il est presque sûr que certains flics ont mal agi de leur propre chef.

Je ne peux terminer ce billet sans dire un merci du fond du coeur à Christophe qui a su se comporter en homme tout en voulant défendre cette femme à la chevelure rose jetée à terre et battue par la force républicaine, ainsi que tous et toutes les gilets jaunes face à la répression brutale des forces de l'Ordre. Un Christophe qui a su également se comporter en homme soucieux du respect de la République et de la force républicaine face au Tribunal et qui, par son comportement exemplaire devant la République, a redonné un peu de paix et de sérénité dans le désordre et la haine actuelle que vit la France. 

Christophe Dettinger, tu es digne de la France et de la République. Et tu ne dois pas avoir honte de toi. Tu as agi avec ton coeur, ta passion, ton impulsivité de boxeur qui a ressenti un danger très grand comme si papa était ivre et qu'il s'était mis à battre maman avec le risque d'un danger de mort imminent. Tu as, en quelque sorte, sauvé la France de sa perdition en la cognant sur sa face dominante, malgré les risques de représailles, afin de protéger sa face soumise d'une mort lente et définitive, une population en jaune soumise au diktat, au mépris de classe, à la condescendance, et à sa violence tyrannique paternaliste représentée par son chef d'Etat, Emmanuel Macron.

Christophe me fait un peu penser au Jonas prophétique du livre de notre temps. Il paie pour la faute collective de tous mais c'est lui, en même temps, qui renoue les liens communautaires entre la France institutionnelle et le peuple grâce à son humanité et son respect du peuple et des institutions et ce, bien qu'il ait été jugé coupable par les médias et la France d'en haut d'être l'ennemi de la République au moment même où il frappait avec une brutalité inimaginable et animale deux représentants de l'autorité...pour sauver la France de ses vieux démons, soit le désir de domination de certains et le devoir de soumission des autres comme au bon vieux temps des rois de France...