27/05/2020

6 juin 2020, victoire et retour à la liberté!

Ce n'est pas encore la grande ouverture sans limite et la liberté totale retrouvée mais enfin cela a comme un goût de jour de la libération.

Les discos et bars vont pouvoir ouvrir et accueillir leurs clients (jusqu'à minuit) sous condition de prendre les identités des personnes. Les cinémas et théâtres vont pouvoir accueillir des spectateurs et spectatrices. Jusqu'à 30 personnes, nous pourrons faire la fête au bord du lac. Et même jusqu'à 300 personnes pour les mariages et autres manifestations privées ou publiques sous condition de tenir une liste de tous les invité-e-s.

J'avais parlé, dans un esprit très guerrier pour lutter contre le coronavirus, de débarquement de Normandie au tout début de la pandémie en Suisse concernant la stratégie fédérale à suivre et, coïncidence heureuse, c'est le 6 juin que nous retrouverons ce goût de libération et de victoire sur la Covid-19.

C'est tout simplement formidable comme le dirait notre ancien conseiller fédéral Adolf Ogi.

Et même les filles de joie pourront retrouver leur liberté d'exercer sous protection des lois fédérales ce qui leur permettra d'éviter les problèmes supplémentaires du travail clandestins les mettant davantage sous les risques de clients violents et abuseurs.

Que du bonheur!

Merci à notre Conseil fédéral in corpore pour leur gestion efficace de la crise qui fait de notre pays un leader incontestable dans la gestion de crise d'une pandémie.

Un nouveau départ pour Monsieur Daniel Koch et un immense merci de nous avoir aidé dans cette lutte terrible contre le SRAS-COV2.

 

TOUS-TOUTES LIBRES AUSSI VITE QUE POSSIBLE

MAIS AUSSI PRUDENT-E-S QUE NECESSAIRE

 

Nous avons gravi un sommet ensemble et nous sommes un peuple digne et fier d'exister sur notre planète.

 

 

24/05/2020

Toutes et tous rendez-vous avec le chiffre 2020

Un cru exceptionnel l'année 2020.

Non content d'être l'année mondiale du coronavirus, elle est aussi une année qui nous rassemble dans le même nombre commun. En effet, que vous soyez un bébé tout neuf de cette année ou un vieillard de 120 ans, nous avons tous rendez-vous avec le nombre 2020 soit notre année de naissance additionnée de notre âge.

Il paraît que cela ne se reproduit que tous les mille ans seulement selon le site "Opinion Internationale". https://www.opinion-internationale.com/2020/05/20/age-ann...

Ah la mauvaise blague. Il ne faut pas chercher plus loin. C'est juste parce que c'est l'année Corona et qu'il nous faut subir un test de déconfinement de notre cervelle après une quarantaine de fakenews de 64 jours puis une phase de real life où plus rien n'est désormais comme avant. La ville est morte. On dirait qu'elle subit un couvre-feu volontaire dès qu'il fait froid et pluvieux. Les trains et les transports publics urbains sont des véhicules fantômes ou quelques hères plutôt jeunes font leur apparition non masquée. Les CFF doivent se faire un sacré mouron.

Tout cela nous refroidit un peu sur les chances de survie de nos bistrots. Le nôtre, sans terrasse, ne réalise pas le quart de son chiffre d'affaire d'avant crise après dix jours d'exploitation et nos horaires de travail deviennent flexibles à volonté sur décision de notre patron mais pas forcément de la nôtre. Mon patron qui devrait ainsi réussir à éviter de puiser dans son Capital grâce au recours aux RHT. Mais dans trois mois, si tout cela n'est pas fini, il devra peut-être affronter la vrai réalité d'un bistrot de campagne où le patron et la patronne doivent souvent travailler en solo dans le désert du village pour survivre avec l'appui de quelques employés en extra pour les enterrements et les week-ends un peu plus chargé pour fêter les communions et les confirmations ou encore la fête de toutes les mamans. C'est ça un vrai bistrot de campagne. C'est pour cela qu'on les appelle des tauliers dans le jargon populaire. Parce qu'ils sont prisonniers à vie dans leur vieux troquet bringuebalant, ces patrons-là. Le nôtre de restaurant préférera peut-être fermer ses portes sur volonté du boss qui volera sans doute vers une destination balnéaire si les avions volent à nouveau. Lui et son fils ne peuvent pas faire le job de cuisinier ou de pizzaiolo...Ce n'est pas vraiment leur métier de base... A Tenerife, mon boss trouvera de quoi se consoler pour oublier sa misère patronale nous laissant dans la marée haute du chômage attendue pour cette automne. Ce que la lune fédérale pourra alors provoquer comme dévastation et raz-de-marée humain nul ne le sait encore et nous ne pouvons que le supputer. Les vendanges de l'emploi risquent ne pas être tristes en septembre 2020 et comme on ne pourra même pas se souler à celles de Neuchâtel... Septembre noir sans Fête des Vendanges c'est comme une ville en deuil qui ne se relève plus de son malheur.

Enfin voilà. Telles étaient les nouvelles plutôt fraîches ce cette matinale glaciale en ce dimanche 24 mai en Suisse et à notre connaissance.

Bon dimanche à toutes et tous et gardez le moral. C'est mieux pour vous éviter des ulcères à l'estomac.

 

20/05/2020

BCG, ce bon vieux centenaire en 2021

Le vaccin contre la tuberculose semble enfin avoir la cote dans notre pays pour lutter contre le coronavirus.

Cela fait plusieurs mois déjà que certains scientifiques ont l'intuition que le BCG pourrait être efficace pour nous prémunir des formes graves de la maladie Covid-19.

Pendant ce temps précieux, des sommes faramineuses ont été investies pour découvrir un vaccin typique permettant de stopper le développement de la maladie sans pour autant nous donner la garantie que nous trouverons effectivement le vaccin efficace dans les prochaines années ni nous informer si ce nouveau vaccin pourrait avoir cependant, à moyen et long terme, des effets dévastateurs sur la santé des vaccinés...

Le BCG a son expérience de centenaire pour lui et il a prouvé sa sécurité pour l'être humain. Très peu d'effets secondaires bénins et une efficacité prouvée surtout dans les cas d'affection grave à la tuberculose.

L'effet recherché sur Covid-19 serait assez similaire. On voudrait en fait à ce que cette nouvelle maladie puisse être combattue à la fois sur sa fréquence parmi la population ainsi que le développement de ses formes graves.

S'il s'avère finalement être une arme fatale, il est dommage de n'avoir pas eu recours à lui plus vite en test clinique. En effet, le BCG permettrait d'amener assez rapidement une immunité collective contre la Covid-19 (contamination de la population par développement bas et sans danger pour la population de cette nouvelle maladie) et protection efficace contre les formes graves conduisant aux urgences des milliers de personnes dans un temps très court.

Si les scientifiques parviennent à prouver l'efficacité du BCG, alors toutes les mesures barrières pourraient être levées très rapidement une fois les gens vaccinés. Les activités pourraient reprendre dans tous les domaines sans plus aucune entrave.

Quand on sait que sans vaccin il faudra attendre un an, voir deux ans ou même la saint Glinglin, pour que la culture et le sport puissent revenir dans la danse; que nos avions et nos transports publics puissent voler et rouler en paix en toute sécurité sanitaire pour la population; que nos institutions artistique comme le Paléo, le Jazz Festival, le NIFF ou le Léopard d'Or de Lugano puissent revivre; que nos stades athlétiques et le foot puissent fêter nos retrouvailles en public; que nos bistrots-bar puissent revivre normalement à la condition que nous trouvions un médicament efficace ou un vaccin, il serait bon de pouvoir accélérer le mouvement grâce à un vieux centenaire qui ne coûte pas des sommes faramineuses puisque nous l'avons déjà sous la main et que nous en connaissons la bonne vieille recette pas ou très peu dangereuse pour notre santé...

Qu'en pense le bon Docteur Koch et fait-il bouger ses services pour qu'on donne sa chance au bon vieux vaccin du BCG?

Nous attendons toutes et tous un vrai retour à la vie normale et de pouvoir fêter avec nos familles, nos amis, ce jour béni ou Covid-19 ne fera plus peur à personne.

https://www.letemps.ch/sciences/bcg-allie-prometteur-cont...

18/05/2020

La rente-pont et les vieux

Le mois de juin risque d'être celui d'un enterrement de première classe.

L'Etat a répété mille fois aux personnes de plus de 65 ans de rester chez elles durant le semi-confinement et même encore aujourd'hui cet appel reste toujours d'actualité. La limite arbitraire de 65 ans était bien pratique. Elle permettait de dire qu'à 64 ans il n'y avait pas d'excuse valable pour ne pas aller au travail (une infirmière ou un caissier de grande surface par exemple) alors qu'à 65 ans on était trop vieux et on se mettait en danger en faisant ses courses à la Migros...

Personnellement, je n'aurais pas voulu vivre la situation d'être infirmier en avril dans mon dernier mois de travail, être au premier rang et applaudi tous les soir à 21heures par la population, et finir confiné interdit de sortie au mois de mai par ma famille et les voisins me disant sans cesse que je mettais ma santé et la société en danger en sortant à l'extérieur...Culpabilité valant interdit...

L'Etat nous dit que les milliards distribués c'était pour sauver les emplois. L'Economie nous dit qu'il faut sauver du naufrage les entreprises du grand Capital. Et puis maintenant arrive le mois de juin, le chômage va repartir en flèche dans certains secteurs comme la restauration ou la culture. Et au mois de juin, il était prévu que le Parlement entérine une nouvelle disposition fédérale: les chômeurs et chômeuses de plus de 60 ans qui ne parvenaient plus à retrouver un emploi se verraient attribuer une rente-pont jusqu'à l'âge de la retraite.

Mais Maître Corona a passé par là. La droite ultra-libérale et l'UDC se disent désormais que cette nouvelle loi risque de coûter beaucoup plus chère du simple fait que de nombreux "vieux et de vieilles" risquent de perdre leur emploi durant ces prochains mois à cause de ce satané avocat du diable.

Ah mince mais c'est bien sûr! Comment financer cette rente-pont pour ces gens-là jetés par dessus bord par cette Economie qui a touché des milliards? Du coup, les parlementaires acquis désormais difficilement à la cause risquent de revenir sur leur prédispositions au "oui" ce qui risque de faire capoter ce projet "social" et pas du tout capitaliste.

Et du coup, les "vieilles et les vieux" vont se voir éjecter par-dessus bord avec un seul droit au chômage d'une durée de deux ans puis, ensuite, le seul recours aux services sociaux après dilapidation de leur fortune pour celles et ceux qui en dispose d'une.

J'adore. L'avenir, je le peins en noir avec une tête de mort parce que je suppose qu'il y a passablement de chance pour que je me retrouve parmi cette charrette de vieilles gloire qui finira aux sociaux venant grossir la foule des mendiants de la société.

Vite. Il faut que notre Parlement donne encore quelques avantages aux plus riches et aux actionnaires et que la Bourse continue sa belle progression. Ils sont dans la misère. Ils nous le jurent et ils ont la priorité absolue dans les colonnes de nos médias.

Vous y croyez vous à ce nouveau monde, à une société plus solidaire, à des actions solaires propres pour le climat? Du pipeau de poète, oui.

Rendez-vous en juin pour voir si le Grand Confinement a vraiment changé la mentalité de nos parlementaires...grâce au glorieux poète où si tout va continuer comme avant...en pire et en plus dramatique. 

 

 

Ensorcelle-moi encore

Jamais vu le bistrot aussi mort

et cette ambiance plombée

comme si des milliers de gens

avaient viré de bord

partis pour un autre port

disparus corps et âmes

dans l'alambic des océans.

 

Jamais vu l'avenir aussi incertain

l'horizon barré de gros nuages noirs

comme si nos vies virait définitivement

au plus gros chagrin du monde

au bout de ce confinement mortel

au bout de cette rue silencieuse.

 

Nous avions déjà perdu

nos bars enfumés.

Nous avions déjà perdu

nos bouges à filles perdues.

Nous avions fait une croix

sur nos buibuis mal famés

réunissant les âmes isolées

à la recherche de l'âme soeur

pour une nuit pour une heure

l'espace d'habiller la détresse

de joie et d'allégresse

de vin rouge et d'ivresse.

 

Et maintenant

nous avons perdu notre métier.

Nos vieilles casseroles

ne tintinnabulent plus

sur le vieux piano.

Nos jurons ne s'inventent plus

et nos disputes se sont éteintes.

Nous tournons en rond

comme des corbeaux

au-dessus d'un corbillard.

Nous regardons hagards et groggy

toutes ces chaises vides

entourées de plexiglas

cette ambiance hygiénique

cette atmosphère de mort clinique

notre histoire qui agonise

après toutes ces années de succès.

 

Ils étaient un millier à boire et manger

à festoyer dans la gaité

le week-end précédant

le Grand Confinent.

Ils ne sont plus que cent cinquante

à revenir croire à la fête

dans un espace aseptisé.

 

On ne garde pas deux mètres de distance

au bistrot des amis.

On ne reste pas sans rire et s'aimer

au bistrot des amoureux.

On ne reste pas sans parler fort

au bistrot de la gaité.

On hurle de joie

ou on pleure pour sa belle

partie pour un autre.

On ne reste pas sobre au bistrot.

On se soule pour oublier

peines de coeur et abandon

éclats de bonheur et de frissons

entre la clientèle et la serveuse.

 

Ils étaient des milliers

à s'en foutre de Corona

arrivant à nos portes

pour nous mettre en bière.

Ils sont maintenant des milliers

à fuir la foule et le bruit

l'ambiance des grands soirs

où l'on fêtait dans la joie

un anniversaire

une fin d'année scolaire

un repas en amoureux

un départ en vacances

un voyage à la retraite

un repas d'affaire

une sortie touristique

une vadrouille entre amis.

 

Mon âme est en peine

cette nuit et toutes les autres

tant que les bistrots

n'auront pas ressuscité

d'entre les morts

tant que je ne reviendrai plus

au pays du bistrot mal famé

avec ma belle amoureuse

et ses grands yeux dans mes yeux

nos mojitos et nos corps humides

prêts à partir au combat

pour nos retrouvailles.

 

Ensorcelle-moi encore

pour oublier ce coup du sort.

Ensorcelle-moi encore

je t'aimerai plus fou que mort

entre tes bras d'amour

sur ton lit de pétales de rose

oubliant toute cette misère

ce grand malheur tombé sur la Terre

et la fin de ma carrière

de cuistot aux galères.

 

A toi Leila,

viens me chanter ta douce chanson

au creux de l'oreille.