06/05/2020

Jean-Dominique Michel, une pensée dissidente

Une intéressante vidéo circule sur You Tube à propos de nos stratégies de confinement en Europe.

C'est un Genevois, J.-D. Michel, anthropologue expérimenté, qui nous parle de ce que nous aurions pu faire mieux en toute connaissance de cause.

Je vous laisse le lien vers son blog édité sur la TdG et vous conseille d'écouter cette vidéo ci-dessous afin de remettre peut-être certaines pendules à l'heure quand tout semble dériver vers l'autoritarisme et le flicage des citoyens et citoyennes pour lutter contre le coronavirus.

http://jdmichel.blog.tdg.ch/

 

 

Pire récession économique depuis 1929?

Le recul économique mondial serait comparable à la récession économique de 1929.

Hors il semble bien que, grâce aux politiques monétaires des gouvernements et des banques centrales, rien n'affecte la Finance de façon dramatique. Le SMI a retrouvé son niveau de mai 2019, soit il y a un an. Pas vraiment un krach boursier. Plutôt une vaguelette de passage pour les traders.

Par contre, l'économie réelle est frappée de plein fouet avec ses charrettes de licenciements et de précarité, ses pauvres dans la rue même à Genève, capitale économique parmi les plus prospères au monde et dans le pays le plus démocratique du monde.

Tsunami meurtrier pour l'immense majorité des populations, vaguelette très passagère pour la Finance mondiale (sauf si le corona continue ses travaux d'Arès sur tous les Continents et provoque l'écroulement le plus titanesque de l'histoire de la Bourse) et même, plus magique encore, les énormes gains supplémentaires pour les géants de la pharma et des GAFA. Comme si Covid-19 était l'enfant Jésus de ces multimilliardaires...

Cherchez vraiment l'erreur. Elle doit bien se trouver quelque part dans notre système actuel donnant tout à la Finance et plus grand chose à l'économie réelle, celle pourtant où travaillent et gagnent leur droit à la vie des milliards de personnes sur la Terre.

Les collabos, les résistants, les neutres

Le Grand Ordre Sanitaire Mondial est en route et il déroule ses panzers dans les villes et les campagnes.

Vaccin obligatoire pour 7 milliards de personnes (Bill Gates), traçage et flicage des gens (réalité ô combien actuelle), passeport sanitaire et application de traçage sur le téléphone rendus obligatoire pour se rendre à l'étranger (en cours mais soi-disant sur la base volontaire des personnes).

Tout ça au nom de la dangerosité représentée par Covid-19.

Hors ce virus, bien que dévastateur, ne rend pas gravement malade l'immense majorité des populations de la Terre. et il tue encore moins les classes d'âge les plus jeunes et les plus robustes.

Devons-nous sacrifier nos libertés au nom d'une prétendue protection globale? Devons-nous, après avoir mis en place des mesures de confinement pour éviter l'asphyxie des hôpitaux, céder de plus en plus aux contrôles abusifs de nos vies privées?

Le Sars-Cov2 ne va pas nous lâcher durant ces prochaines années. Il va encore tuer et décimer, entre autres, les personnes âgées de plus de 80 ans. Mais faut-il introduire des contrôles intrusifs et abusifs des personnes? Pourquoi ne pas faire confiance aux personnes contaminées par le virus pour dire avec quelles personnes elles ont mangé de façon rapprochée, passer du temps dans un bureau, ou simplement dans la famille?

Fliquer et imposer; décider que les patrons de restaurant vont exiger les noms et les numéros de téléphone de leurs clients peut provoquer le malaise d'un sentiment de surveillance total des individus. Les femmes seules ou entre amies, en particulier, pourront avoir la crainte qu'un patron ou qu'un membre du personnel se serve du nom et du numéro de téléphone pour l'importuner après son départ du restaurant... La drague lourde qui peut s'assimiler à du harcèlement en cas de prolongation, c'est bien connu dans les restaurants.

Personnellement, je me sens de plus en plus mal à l'aise par rapport à toutes ces obligations sanitaires et de traçage qu'on veut nous appliquer. Je n'ai pas du tout envie de vivre dans un monde ou le soupçon et l'imposition étatique transforment le résistant en potentiel ennemi dangereux de l'humanité et que le collabo au service de ce gigantesque pouvoir de l'ombre soit lui récompensé pour sa parfaite docilité au système devenu inhumain et robotique...

Quant aux neutres, à celles et ceux qui ne se positionnent ni comme résistants ni comme collabos mais ne réagissent jamais à rien en rasant les murs, il ne vaut pas la peine de les impliquer. Ils traverseront toujours la vie en ne pensant qu'à leur propre intérêt personnel de survie. Bien maigre sur le plan de la collectivité mais très judicieux d'un point de vue personnel pour espérer passer à travers les gouttes de la haine et de la violence qui risquent de grandir au cours de ses prochains mois entre les deux camps.

Les collabos du système mondial contre les résistants à cet Ordre. Les cyniques milliardaires contre les romantiques révolutionnaires. Les dinosaures contre les gorilles.

Tout un programme...

 

05/05/2020

Le Conseil fédéral doit être clair...d'ici trois jours

A vouloir précipiter l'ouverture des bistrots, le Conseil fédéral a provoqué une immense incertitude pour les tenanciers comme pour le personnel.

A quelques jours de la réouverture, certains patrons comme leurs employé-e-s ne savent pas encore s'ils seront à leur poste de travail à partir de lundi prochain.

Le Conseil fédéral n'a encore rien dit à propos des RHT et c'est très grave.

De plus, les petits bar-bistrots qui servent le plus souvent une clientèle debout n'ont aucune chance de survie dans les conditions offertes. Les restaurants sans terrasse ont également une chance de survie très limitée.

C'est également sans aucune garantie de pouvoir recourir au chômage partiel à partir de lundi prochain, pour compenser les pertes importantes de chiffre d'affaire prévues, que les restaurants sont désormais condamnés à réouvrir leurs portes.

Les restaurateurs qui désirent garder leur établissement fermé en espérant que les mesures seront moins contraignantes d'ici trois ou quatre semaines ne savent pas s'ils devront alors payer leur personnel (ce qui condamnerait les employés à devoir accepter de prendre leur vacances annuelles pratiquement du jour au lendemain dans les conditions que l'on sait) ou s'ils pourront avoir recours aux RHT à hauteur de 80% du salaire.

Si les employés ne savent pas d'ici vendredi de quelle façon la Confédération autorise ou non le recours aux RHT, il me semble qu'ils ne devraient en aucun cas être contraints de retourner au travail dans des conditions peu claires concernant la durée de leur travail et leur salaire de fin de mois. En effet, s'ils retournent à leurs places de travail selon leur contrat de travail mais que plus tard la Confédération décide tout de même de soutenir encore le patronat par le versement de RHT, il n'est pas du tout correct que le personnel travaille à temps plein alors que leur patron recevra des indemnités de chômage partiel pour eux...

Il est urgent que la Confédération lève tous les doutes et que nous sachions exactement comment la reprise du travail s'effectuera dès lundi pour les patrons comme pour les employés.

C'est la moindre des choses que de respecter non seulement les règles sanitaires mais de respecter aussi le personnel et ses conditions de travail, personnel qui devra retourner au travail dans cinq jours...ou partir en vacances...ou rester au chômage technique.

Cela fait beaucoup d'inconnues à supporter à quelques jours de la reprise.

https://www.letemps.ch/suisse/lausanne-un-restaurant-deux...

 

 

Pandémie: Helvetia se bouge, les patrons devront eux aussi se bouger

Helvétia vient d'admettre qu'elle indemnisera partiellement les patrons de bistrots à raison de 50% du CA mensuel perdu entre le 16 mars et le 11 mai, date de reprise pour la restauration et déductions faites, bien entendu, des indemnités perçues à travers le chômage technique pour eux-mêmes et pour leur personnel.

Si la nouvelle semble vraiment intéressante pour les tenanciers d'établissement qui obtiennent en plus le soutien du Parlement pour une forte réduction, voir carrément la suppression, des locations dues pendant cette période de fermeture en plus du prêt sans intérêt jusqu'à 10% du CA annuel de l'entreprise par la Confédération, il n'en va pas forcément de même pour les employés qui auront de la peine à obtenir leur dû sans le réclamer expressément à leur employeur. Encore faudrait-il savoir pour eux quelles assurances, mis à part Helvétia, indemniseront finalement les patrons et si une couverture épidémie avait été prévue entre l'assurance et leur employeur.

Les syndicats devraient donc, entreprise par entreprise de la restauration, s'informer auprès des employeurs d'ici quelques temps pour savoir s'ils ont été finalement indemnisés partiellement par l'assurance épidémie.

Dans le cas d'une couverture d'Helvétia, pour les restaurants couverts par une assurance épidémie, une rétrocession de salaire sur les quasi deux mois d'arrêt de travail devrait impérativement s'effectuer sur les 20% de salaire non pris en charge par le chômage technique. Ce serait donc au minimum 10% (sur la base de l'indemnisation de 50% du CA par l'assurance) du salaire manquant qui devrait être versé aux employé-e-s.

Pour un salaire brut mensuel de fr. 4.500.-- l'indemnité due à un employé devrait se situer au minimum autour des fr.900.-- pour les deux mois non travaillés, voir la totalité du salaire manquant à bien plaire pour un patron qui gagne très bien sa vie avec son entreprise. Le CA faisant acte de foi pour l'indemnité perçue, plus les employés auront été productifs plus ils auront eux aussi participé à dégager ce grand CA pour leur patron...

Aux syndicats de se bouger à leur tour et de faire leur boulot pour éviter de monstrueux abus dans la branche...

Cela devient très compliqué pour les employés et employées de la restauration qui ne connaissent de loin pas tous les tenants et aboutissants pour obtenir simplement leurs droits et une juste rétribution en fonction de ce que leur patron aura obtenu...ou pas.

Ci-dessous, le lien vers l'assurance Helvetia:

https://www.helvetia.com/ch/web/fr/service/contact/consei...