16/08/2020

Marché des esclaves (2)

Tu peux faire semblant

de faire tes courses

avec ton bon droit de bourgeois,

t'acheter des smart fringues

et de vivre comme un baltringue

au crochet de l'ultra-capitalisme.

 

Tu peux croire

que tout ça ne te concerne pas,

que les gens au loin de toi

ne sont pas comme toi

avec des désirs et des envies

de vivre décemment,

d'être à l'abri du besoin,

d'avoir des rêves d'évasion

vers des endroits merveilleux

loin de leur esclavage

au quotidien.

 

Tu peux penser qu'agir

ne sert strictement à rien

vu "la sale race humaine"

qui est encore pire ailleurs

que devant ta porte

peut-être même enchaînée

ce matin dans une succursale H & M.

 

Nous ne sommes pas des dictateurs.

Et nous ne pensons pas

"la sale race humaine"

mais "l'être humain dans sa globalité".

La dictature est bien ailleurs

et tu ne veux pas la voir

parce qu'elle fait peur à voir.

Nous ne sommes pas des terroristes.

Le terrorisme et la tyrannie sont ailleurs

dans ce que tu ne veux pas voir

derrière les magnificences

d'un yacht de grand luxe

et d'un bal masqué V.I.P.

Nous ne sommes même pas des communistes

mais marxistes peut-être un peu

avec une conscience aigüe des enjeux.

 

Nous nous mettons torses nus

et seins nus

mais les rondeurs des filles

te jettent à la face

ce que tu ne veux pas voir

tandis que toi tu regardes

le côté sensuel et maternel

quand ce n'est pas le côté sexuel

"la sale race humaine et animale" pourtant...

 

Ne reste pas sans rien dire.

Même tes attaques acerbes

ne veulent rien dire.

Ne reste pas à faire l'innocent.

Nous ne sommes pas innocents.

Nous consommons comme des moutons

avec le visage du loup sanguinaire

se balladant dans les vertes prairies

à visage découvert

avec l'air d'une madone

se pourléchant les babines

devant Claudia Schiffer

en sous-vêtements

sur les affiches géantes de H & M

ce loup qui aimerait se faire

le Petit Chaperon Rouge

en cachant bien son arbre de dévoration,

ce grand Capital potentiel de prédation

qu'il camoufle en lui

tandis que nos forêts sont en voie d'extinction.

 

Tu peux penser ce que tu veux

de nos petites actions du jour,

de nos textes incandescents,

de nos rebellions adolescentes,

de nos prises de position radicale

contre le consensus mou

qui arrange tout le monde au final.

 

Tu peux rester dans ta bonne conscience,

tranquille et honnête citoyen

d'un pays en paix.

Tu peux continuer à jouer l'autruche.

Mais le sablier du temps est en marche

et le temps, un jour ou l'autre,

nous donnera raison.

Comme il a donné raison à Nelson Mandela.

 

En 2020,

il est possible que Covid,

tel un titan venu de l'espace,

ne jouera pas son rôle

d'avertissement du Ciel et de la Terre

malgré les centaines de milliers de morts.

Et que notre surconsommation de biens

continuera coûte que coûte

à détruire notre petite planète bleue.

 

Mais tu peux toujours réfléchir

à ta destinée et à celles de tes descendants,

de tes enfants et de tes petits enfants

que tu dis chérir et aimer.

 

A toi de jouer,

avec Extinction Rebellion

ou autrement.

Il est temps de changer

nos modes d'existence

face à la grande catastrophe climatique.

Et tant pis

si tu détestes ce que je t'écris.

Mon âme n'est pas à vendre

à des disciples en extase

et je ne suis pas un gourou

qui vend sa came

à des moutons dévalisés et abusés

par un maître et seigneur.

 

https://www.lematin.ch/story/des-activistes-senchainent-d...

 

Public Eyes

 

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d'après un dessin original de Hans Erni

 

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14/08/2020

Marché des esclaves

 

 

Oh Père.

Pourquoi ce sentiment hardcore

d'être enchaîné à son corps

comme un romantique sex pistol

s'échappant des cyniques protocoles?

 

Des pissotières aux pissoirs

elle est de tous les exutoires.

Je la regarde encore ce soir

au beau milieu de son foutoir.

Elle est comme ce bel archange

épousant le diable couché dans la fange.

 

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Oh Père.

L'amour est-il sublime

quand il touche au crime?

L'amour est-il sublime

quand il touche à l'abîme?

 

Je me promène nu

dans sa chambre aux milles inconnus.

Ses reins se cambrent.

Elle attend l'offrande

de celui qui l'accompagne

à travers ses divines campagnes.

Impératrice de mon petit épagneul 

elle fera peut-être son bébé toute seule

comme dans la chanson de Goldman.

Elle ne voudra jamais d'un gros doberman

qui lui promettra la lune

et la soumettra pourtant à ses thunes.

Elle me l'a dit sur l'oreiller

et l'oreiller dit toujours la vérité

aux amoureux maudits,

aux amants de l'interdit.

 

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.

Elle me montre sa façon de voir

tout en caressant Simon de Beauvoir.

Il n'a rien perdu de ses désirs,

de sa fièvre pour elle, de ses petits délires,

mais il a délaissé le premier sexe

pour mieux comprendre le second sexe.

C'est la raison de son surnom bizarre

tandis qu'il se dirige vers son piano-bar.

 

Oh Père.

Pourquoi faut-il d'abord désapprendre

avant de savoir vraiment aimer?

Pourquoi faut-il d'abord se pendre

avant de savoir vraiment aimer?

 

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Elle dit que nous deux

c'est pas possible pour la vie à deux.

Mais je ne sais pas quand notre histoire

s'arrêtera et si oui, terrible malédiction,

quand elle s'arrêtera au bout du trottoir.

 

Respiration.

 

Elle dit toujours qu'elle m'aime

et quand on fait l'amour

c'est idem le même poème.

Et quand on fait l'amour

il ne règne jamais ce froid polaire

dans nos coeurs en tandem solitaire.

 

Oh Père.

L'amour a-t-il vu ce qui existe

entre elle et son guitariste?

Oh Père.

L'amour est-il plus durable

quand il est inimaginable?

 

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Encore toi dans ma vie.

Encore toi dans mes rêves.

Encore toi dans mon lit.

Rest in love with me baby.

Rest in love my love.

Nous sommes les amants de l'impossible.

Alors tout reste possible.

 

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Les 4 premières illustrations ont été réalisées à partir d'un dessin original au crayon de Hans Erni.

La dernière illustration "La Fille de joie" a été réalisé à partir d'un cliché photographique sur macadam fait à Bevaix, Suisse.

 

 

12/08/2020

Le despote Loukachenko, la citoyenne Tikhanouskaya

Le pouvoir rend fou et criminel.Ceci est avéré à travers l'Histoire des peuples.

En Biélorussie, c'est le tyran Alexandre Loukachenko qui tient sous son joug toute une population prise en otage depuis 26 ans grâce à la lâcheté humaine, ces fameux collaborateurs et collaboratrices qui le soutiennent dans son massacre du peuple et sa domination omnipotente.

Le petit père du peuple est un nouveau Staline version miniature. Il se pense comme un empereur absolu, un dieu régnant sur son pays et agissant de façon criminelle et odieuse avec la plus parfaite impunité. Le peuple doit se coucher et se prosterner à ses pieds. Rien d'autre. C'est un homme atteint du syndrome de Dieu. Et il pousse le vice jusqu'à organiser des élections fantoches pour se faire approuver du peuple par bulletin de vote. "Dites que vous me voulez pour l'éternité à travers votre bulletin de vote. Vous ne viendrez pas réécrire l'Histoire après coup en déclarant des horribles mensonges sur mon compte et que j'étais un criminel digne de la potence. Parce que vous-mêmes étiez les complices de mon pouvoir par votre accord textuel dans les urnes."

Funeste et macabre. Les élections présidentielles en Biélorussie sont en réalité une procession de millions de personnes qui se rendent aux funérailles de leurs droits civiques, de leur liberté, de leur honneur de femmes et d'hommes dignes en approuvant leur aliénation et leur soumission au petit père du peuple qu'elles subissent à travers la domination de leur maître des orgues de barbarie Loukachenko.

Qu'à donc subi la chef de file de l'opposition Svetlana Tikhanouskaya durant des heures de harcèlement et de torture mentale et physique sous les griffes du KGB de Loukachenko?

Un viol ou des menaces de viol? Des menaces de mort sur son mari et ses enfants si elle restait la pasionaria de Biélorussie? 

On saura peut-être un jour la vérité ou une partie de la vérité. Il est possible que Tikhanouskaya ne parle jamais tant que le tyran est au pouvoir. Il est même possible qu'elle cache à vie à ses proches et au peuple certains des sévices subies pour protéger sa famille, son mari, ses enfants, et garder son honneur et sa dignité de femme en évitant au passage une épreuve terrible de plus: soit délivrer tous les détails d'un viol subi permettant une curiosité malsaine  et faisant le beurre des médias voyeuristes. Ces points obscurs, ces heures passées en enfer entre les mains de salopards au service du tyran, resteront sans doute à jamais le secret de Tikhanouskaya tant qu'elle sera en vie.

La punition est terrible pour elle. En exil, redevenue mère au foyer à cause d'un monstre qui lui a brisé les reins, elle va devoir faire preuve d'une résilience extraordinaire pour survivre au calvaire qu'elle a subi.

En attendant, le peuple, s'il lui reste de la dignité et du pouvoir dans son malheur, doit se soulever impérativement et chasser le tyran du pouvoir. Tandis que de leurs côtés, les peuples dits libres doivent couper tous les ponts et renoncer à entretenir des liens diplomatiques avec ce tyran. La Suisse en première. Il est impossible d'accepter sans rien faire le martyr vécu par cette femme brisée.

Au nom de la liberté. Au nom de l'honneur et de la dignité qu'il nous reste dans ce monde de plus en plus barbare. Au nom de Svetlana Tikhanouskaya tout simplement dont l'image de son exil brutal restera non seulement un crime contre l'humanité et le droit à la démocratie du peuple biélorusse mais aussi un crime odieux contre toutes les femmes; un crime bien connu et perpétré depuis la nuit des temps à travers les violences masculines exercées sur les femmes pour soumettre les femmes à leur pouvoir satanique et à les faire taire sur toutes les vilénies subies au foyer ou à l'extérieur.

Sinon, partout dans le monde, la démocratie n'aura peu à peu plus son mot à dire et la femme retournera un jour ou l'autre au foyer s'occuper des torchons et du ménage tandis que les hommes se pavaneront en empereur en ville et dans les bordels de la planète.

Et même en Amérique ce mois de novembre prochain, Donald Trump trouvera alors suffisamment d'inspiration chez le fou de Biélorussie pour tenir en laisse le peuple d'Amérique de la façon la plus archaïque et primitive qui soit: les mensonges du maître, sa toute-puissance et son omniprésence, sa criminalité, et son sexisme envers les femmes (cela va commencer déjà ses tous prochains jours contre la colistière de Joe Biden, Kamala Harris).

Que le tonnerre de Brest frappe Alexandre Loukachenko et sa clique! La punition par le peuple doit être une réponse civique et démocratique face au tyran.

https://www.letemps.ch/monde/svetlana-tikhanouskaya-triom...

 

 

08/08/2020

Penser et panser la violence, suicide de Bernard Stiegler

Un homme qui marchait et pensait hors des sentiers battus s'est donné la mort le 6 août.

C'était un philosophe. Mais aussi un ex patron de café et boîte à jazz, ex braqueur de banque, ex taulard, ex directeur adjoint de l'INA, ex animateurs de cercles de pensée, et sans doute bien d'autres choses encore.

Un personnage aux facettes multiples qui luttait contre la crétinisation du monde en souhaitant que notre société passe d'une société de la consommation industrielle et criminelle parce qu'irréfléchie et pourvoyeuse d'immenses désastres à une société de désirs charnels et intellectuels; d'une société pulsionnelle, de l'instinct primitif sexuel et hyper pornographique à une société érotique de festin des sens et des plaisirs partagés suivis d'engagements et d'attachements aux êtres vivants. Une sorte de néo-romantisme combattant le cynisme de l'ultralibéralisme.

Pour dire vrai, je ne connaissais absolument pas Bernard Stiegler avant l'annonce de son décès. Je n'ai pas forcément le temps quotidien ni les contacts nécessaires qui me permettent de faire ce genre d'heureuse rencontre. Sa disparition a donc eu un mérite. Elle a donné lieu une dimension médiatique suffisamment importante pour que mon attention se pose sur ce que cet homme avait pu nous transmettre.

Que retenir de cette mort violente? D'abord que cet homme souffrait d'une grande mélancolie face à toutes les connaissances accumulées et il avait pleinement conscience que notre société était en totale perdition. Il se voulait pourtant optimiste sur la réalisation et la possibilité, un jour ou l'autre, de réussir l'impossible changement: bifurquer et créer un nouveau système local d'intelligence humaine qui touche à la globalité des savoirs grâce à la pensée évolutive, cette chose qui n'existe pas encore mais qui existera un jour, cette pensée sortant d'esprits illuminés par la grâce et le pouvoir d'intervention du divin. Passer de l'instinct de survie basique au désir prioritaire de revivre en harmonie avec notre biosphère en grand danger depuis l'avènement de l'ère industrielle aggravée encore par nos compétences technologiques exponentielles.

En se donnant la mort, Bernard Stiegler à retourner l'arme de la violence contre lui seul. Il ne voulait massacrer personne. Il ne supportait tout simplement plus toute cette souffrance intime et ce désespoir contenus en lui.

Par sa mort, il nous oblige (dans le sens que nous sommes ses obligés d'un point de vue intellectuel) encore davantage à creuser notre propre chemin de vie et de réflexion pour trouver de nouvelles pistes afin de sortir de l'état morbide et comateux de notre monde (l'immonde comme il le nomme) afin d'aller à la rencontre des mondes qui nous habitent et qui habitent les populations de la Terre.

Tout n'est pas entièrement et définitivement perdu. Selon la mythologie, l'Homme, après le Déluge, est capable de repartir et de réécrire une nouvelle page.

A condition que nous sachions trouver l'impossible là où il se trouve et de le rendre possible aux yeux de toutes et de tous. Pour cela, cherchons le divin qui est en nous et donnons encore de la beauté à ce monde capitaliste beaucoup trop laid qui nous entoure et qui nous défigure l'âme comme le portrait.

La violence a fini par rattraper Bernard Stiegler et elle s'est retournée contre lui. L'homme n'était pas un crétin. Pour cela, il ne pouvait pas porter toute cette violence libératrice contre d'autres êtres humains. Il portait beaucoup d'humanités en lui, beaucoup trop pour survivre à sa trop grande souffrance.

Il fallait qu'il parte. Et c'était là son message ultime et son urgence. Nous ne sommes pas immortels. Seuls les crétins du genre se pensent immortels.

https://www.letemps.ch/culture/philosophe-bernard-stiegle...

 

05/08/2020

Faire la boum un 4 août à Beyrouth

Quel joyeux anniversaire! Pas pu faire la bombe pour fêter ma première année vécue lors de ma décennie des sexy débonnaires se laissant marcher dessus par le bon capitalisme bien ordonné de mon super patron.

Au turbin, c'est comme si tout Neuchâtel avait eu envie de me souhaiter la meilleure des années de travail avec l'obligation de refuser de très nombreux clients durant la soirée. Un 4 août dans le froid et Neuchâtel ne connaît que les adresses archi connues pour venir se sustenter et se laisser tenter par un plat de spaghetti ou une pizza. C'est basique mais ça marche toujours aussi fort malgré le coronavirus.

Manquait le gâteau d'anniversaire et surtout la reconnaissance faciale du cuistot qui trimait au lieu de trinquer dans sa cuisine en bonne compagnie galante. Ma chérie n'est pas là. Elle connaît bien des soucis en dehors du coronavirus et la vie d'une fille de joie indépendante n'est pas aussi rose que l'on pourrait croire à priori dans certains milieux machistes toujours prêts à dévorer de la gazelle au passage...

Donc, j'ai du chercher la boum ailleurs. Durant mes heures de chambrée, ma soeur et mon frère m'ont fait le plaisir de me fêter en toute simplicité tandis qu'aucun de mes enfants n'ont oublié leur vieux père le jour de son anniversaire. C'est dire que même vécu bien trop souvent à distance nos liens sont forts et indéfectibles.

C'est en rentrant à la maison, franchement fatigué par mon travail ingrat, que j'ai appris la triste nouvelle pour Beyrouth. A regarder les vidéos, on se demande si tout cela n'a pas été orchestré par une cellule terroriste secrète d'un des partis ayant lien avec l'Etat. Le Liban est un des pays "démocratiques" les plus curieux au monde avec son monde souterrain et ses intrigues permanentes entre confessions et idées politiques différentes. Où alors était-ce un pur accident à cause de ces 2750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans le port? Mais bon. Pour stocker pareilles minutions potentielles dans des zones habitées, il faut être sacrément doté d'une inconscience criminelle surtout après les accidents d'AZF à Toulouse en 2001 et de West Fertilizer au Texas en 2013 nous rappelle ce matin le journal "Le Temps".

Un rappel brutal à la réalité de nos sociétés qui génèrent des dangers potentiels permanents pour les populations. Il n'y a de loin pas que le coronavirus qui crée des alertes rouges. Mais certaines restent camouflées durant des années dans les archives secrètes des Etats avant que la catastrophe ne survienne; avant que tout pète à la gueule des citoyennes et citoyens. Comme à Tchernobyl en 1986.

J'aurais bien aimé faire la boum avec ma Sophie Marceau des Plumards. Mais au final c'est Beyrouth qui a achevé ma journée de triste labeur. Pour l'effet de surprise c'était réussi. Pour le reste, c'est pire que déprimant. C'est morbide et franchement scandaleux pour ne pas en rajouter.

On revient du côté de la face sublime de l'Humanité avec Ibrahim Maalouf et son "Beirut". La grâce absolue pour être solidaire avec le malheur humain et la tristesse libanaise.

Histoire de graver ce 4 août 2020 dans nos mémoires d'êtres humains amnésiques.

 

 

Nativité

Passerelle de l'Utopie, Neuchâtel, 4 août 2020, 22 heures 18

(trois jeunes gens et jeunes filles tirent les derniers feux d'artifices)

Date et heure réelles.

 

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