22/01/2022

Le lion est mort ce soir

 

Joyeux réveil à toutes et à tous

 

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Jeunes-Rives, Neuchâtel, hiver 2022

21/01/2022

Le choix de la contamination

Alors que la France a dépassé les 500.000 contaminations quotidienne (!) la Suisse se contente, elle, d'un petit 40.000 par jour.

L'économie et la politique ont décidé qu'on pouvait toutes et tous se faire omicron et passer le Rubicon avec armes et virus. Le décompte des morts se poursuit inlassablement et il devrait rester très limité dans les pays où la vaccination est importante voir quasi totale comme au Portugal. Pourtant le vaccin n'empêche pas la disparition de dizaines de personnes par jour dans ce pays qui vient de voir sa courbe épidémique s'envoler.

Du côté de l'Est, cela ne sent pas bon du tout dans le pays du néo-empereur Poutine. La Russie a payé et payera encore un très lourd tribut à la pandémie et la couche la plus vulnérable de la population, les personnes âgées et à risques non vaccinées, sont désormais touchées de plein fouet par le tsunami omicron.

Nos pays ont décidé que le coût des fermetures ne pouvaient plus être toléré et qu'il fallait prendre le bouclier vaccinal pour ce qu'il est réellement: un atout pour empêcher de tomber gravement malade mais pas forcément une arme qui empêche omicron de nous toucher et de s'introduire dans nos corps ni vu ni connu.

Tout le monde espère que ce sera le variant ultime et qu'il ni en aura plus d'autre qui nous empêchera de vivre normalement. En attendant, les hôpitaux accueillent du monde, des gens meurent encore de la covid, et nous continuons à nous contaminer parmi chaque jour. Désormais, ce ne sont plus des digues que nous construisons pour lutter contre le virus mais des journées porte-ouvertes où certains et certaines d'entre nous finiront par en mourir.

Le choix de la sélection naturelle a été pris par nos autorités et aussi par une bonne partie de la population. On se dit que les personnes âgées ont l'âge de mourir et qu'elles doivent laisser la place à la vie et à la liberté. Le virus a eu raison de nos résistances éthiques qui promouvaient la sécurité maximale et la protection intégrale de nos aînées.

Quand nous aurons retrouvé une vie plus normale, nous devrons repenser à toutes ces personnes que nous avons laissé derrière nous et que nous n'avons pas pu sauver des attaques du virus.

 

19/01/2022

Vivre avec un masque FFP2

L'inégalité face au masque est flagrante mais les médias n'en parlent pas.

Les métiers qui peuvent pratiquer le télétravail ou qui permettent de s'isoler suffisamment au contact direct des autres personnes, les adeptes de véhicule privé, les retraité-e-s, cela représente autant de gens qui ont la possibilité de limiter au strict minimum l'obligation du port du masque.

Mais pour les personnes qui sont obligé-e-s de vivre en permanence au contact des autres, celles qui font jusqu'à 4 trajets par jour en transports communs pour les besoins de leur travail, la physionomie du port du masque est tout autre.

J'ai l'impression de porter une muselière quand je porte un masque FFP2 pour éviter la contamination au travail. Malgré cela, des collègues se retrouvent tester positifs contaminés par leurs enfants ou leur conjoint à la maison ou encore par des ami-e-s ou des connaissances. Il faut savoir l'accepter et donner encore davantage à l'entreprise pour maintenir l'ouverture de l'établissement au mépris de notre confort personnel.

Pendant ce temps, les gens consomment, mangent et boivent, prennent du bon temps, et semblent trouver normal que, pour leur confort à eux, d'autres s'imposent le masque à longueur de journée.

Douze heures par jour. C'est le temps que je passe à porter un masque comme un bon chien-cuisinier méchant qui doit porter sa muselière et servir Madame et Monsieur avec gentillesse et attention.

Attention! Je crois que je vais mordre Monsieur Bersetlino ou Monsieur Parmelinpinpin si je les croise dans la rue. Même s'ils ne sont pas responsables du virus ni du métier pour lequel j'ai consacré plus de 30 ans de ma vie, il faut que je trouve un bouc émissaire pour faire sortir ma rage alimentée par ces deux années de virus qui ont encore fait subir aux mal-payé-e-s et mal-traité-e-s, mal baisé-e-s aussi, du pays des entraves complémentaires assorties à leurs mauvaises indemnisations salariales.

Et dire que la restauration manque de mains et que les pauvres patrons s'en plaignent.

Franchement, vous, personnellement, vous aimeriez porter un masque 12 heures par jour, subir des réductions drastiques de salaire sans que vous en soyez responsables, ne pas savoir quand tout cela s'arrêtera et si cela s'arrêtera un jour, et garder imperturbablement le moral et le sourire face à la clientèle non masquée venue se nourrir et passer un bon moment dans votre bistrot?

Une statue dédiée au cuisinier masqué devrait être dressée sur la Place fédéral en souvenir de toutes les petites mains qui ont subi la pandémie en sachant fermer leur gueule et être fidèle au poste chaque jour que Dieu fait malgré tous les mauvais traitements subis.

Et l'autre, Booba, c'est pas qu'il voudrait un peu fermé sa grande gueule de gros bourgerap qui n'a jamais d'blême avec les belettes et les soumises à son machisme?

 

 

17/01/2022

Des bulles extraordinaires pour les élites à Roland-Garros?

Roland-Garros craint l'absence de Novak Djokovic pour son prochain Grand Chelem.

Après la triste expulsion d'Australie du joueur serbe, d'aucun se demande s'il serait possible de créer des exceptions pour les joueurs et joueuses non vacciné-e-s moyennant une extra-bulle sanitaire autour de leur personne.

Si l'on commence à considérer que les sportifs sont d'une autre planète et qu'ils ont droit à leurs privilèges, le manque de respect d'une partie de la population envers les règles sanitaires augmentera encore. Si des règles sanitaires existent, elles sont valables pour tout le monde, petits et anonymes citoyennes et citoyens ou grandes personnalités de ce monde.

On ne peut priver, d'un côté, des familles vivant sur différentes frontières de se retrouver parce que l'un ou l'autre membre de la famille refuse la vaccination et accepter, de l'autre, des globe-trotters qui ont tous les passe-droits et les accès au monde entier sous prétexte qu'ils méritent une bulle d'exception qui leur serait octroyée par la grâce divine où je ne sais quelle loi extra-territoriale taillée sur mesure à leur personnalité. On ne peut pas non plus punir certains et accorder à d'autres des faveurs. Dans une monarchie ou une dictature, on connaît tellement ces régimes d'exception réservés à la caste sociale dominante. Mais pas en démocratie pour autant que la démocratie soit encore vivante en France.

Le cas de Novak Djokovic pose une vraie question d'égalité de traitement et de solidarité  citoyenne aux Etats démocratiques du monde. Si nous commençons à catégoriser les gens pour octroyer des exceptions sanitaires à l'élite mondiale tandis que le peuple se voit frappé d'interdits et d'amendes salées, voir de la prison et d'expulsion territoriale,  nous présageons encore une fois d'un apartheid social qui ne dit pas son nom en offrant la préférence à une certaine couleur de statut social.

L'Australie s'est montrée ambigüe en acceptant Novak Novax dans un premier temps, ce qui a hélas coûté un déplacement inutile et vexatoire pour le champion serbe. Mais en clarifiant sa position, l'Australie et son Gouvernement ont joué la carte de l'égalité face aux lois sanitaires et de la démocratie pour toutes et tous quel que soit le rang social de la personne.

Faudra-t-il blâmer à nouveau la France et sa Gouvernance en raison des différences de traitement octroyées afin que le non-vacciné Djokovic, "l'irresponsable Djokovic" bénéficie d'un passe-droit tandis que les non-vacciné-e-s du pays sont "emmerdé-e-s", interdit-e-s de spectacles et de bistrots, traité-e-s comme des parias, des égoïstes notoires, des citoyennes et citoyennes de seconde zone par le Président Macron et une société très majoritairement acquise à la vaccination et quasi sans pitié envers celles et ceux qui ont fait le choix contestable de refuser la vaccination?

La petite balle jaune risque encore de nous faire tourner la tête pour d'autres raisons que le tennis et le joker risque bien d'emmerder encore longtemps les gouvernements démocratique du monde. Après la France, il y aura l'Angleterre, et après l'Angleterre il y aura les Etats-Unis... La saga Djokovic continuera tant que le virus nous menacera sévèrement. Le choix quasi obligatoire de la vaccination a été fait au pas de charge par les Gouvernements. A eux d'assumer et d'assurer maintenant l'égalité de traitement pour toutes les citoyennes et citoyens.

 

16/01/2022

La vague omicron frappe les pays de l'Est

Elle arrive sans faire de bruit mais elle fera sans doute des dizaines voir des centaines de milliers de morts dans les pays de l'Est.

Omicron déferle sur les pays parmi les moins vaccinés d'Europe.

Roumanie, Bulgarie, Hongrie, et surtout Russie, entre tellement d'autres pays sceptiques à la vaccination, sont peu préparés pour affronter le tsunami omicron.

Tandis que Novax, au bout de sa lutte et en désespoir de cause, va quitter piteusement l'Australie la raquette entre les jambes, des centaines de millions de personnes frileuses face aux vaccins administrés contre la covid se retrouvent toutes nues pour affronter le nouveau variant super infectieux mais supposé être nettement moins dangereux.

On verra bien si omicron fait vraiment zéro mort comme l'affirme le décérébré qui dirige le Brésil quand les hôpitaux de tous ces pays ne pourront plus affronter le nombre gigantesque de personnes malades se retrouvant à la rue, sans plus de places disponibles pour elles à l'hôpital.

Une catastrophe sanitaire de plus pour tous ces pays qui veulent garder désormais leur économie ouverte mais qui n'ont pas su faire le nécessaire pour y parvenir en trouvant les mots justes et adéquats face à des populations adeptes des foisonnantes théories du complot.

Novak Djokovic devrait avoir le temps de réfléchir pendant qu'omicron frappe désormais son pays de plein fouet et qu'au moins 50% de la population serbe a fait le même choix anti-vaccinal que lui. Savoir taper dans la balle d'une façon quasi infaillible, c'est magnifique. Mais savoir prendre la bonne décision au bon moment pour influencer une partie de son peuple afin qu'il évite les complications hospitalières et l'arrêt de l'économie, c'est sans doute encore bien mieux.

Au printemps, on fera le bilan de la catastrophe humaine. Et dans la raquette de Nole l'hyper champion tennistique, il y aura peut-être quelques regrets et un sentiment de culpabilité humaine...