07/03/2022

Le Mal

Le Mal rôde partout.

Comme une traînée de poudre,

maléfique et puante,

dégradant les coeurs,

avilissant les âmes,

donnant à la noirceur humaine

toute sa capacité de nuisance

pour satisfaire à sa haine

tandis que la lumière de l'amour

s'éteint et que nous sombrons

corps et âmes dans l'Obscurité.

 

Comment aimer nos vies

quand le Mal emporte tout,

fracasse tout, abîme tout,

viole tout, massacre tout?

Comment résister

et ressusciter le Bien,

cette bonté sans faille,

ces coeurs ouverts,

ces âmes en ascension

ne cherchant ni pouvoir illégitime

ni gloire funeste?

 

Qu'est-ce que l'être humain?

Un animal définitivement taré

et cette exception ratée de la vie

incapable de bonté et de fraternité,

de créer autre chose que de l'envie,

de l'égoïsme, de la violence,

de la jalousie, de la perversité,

de la domination, de la cupidité,

de l'arrogance, de la bêtise,

de l'ignorance, de la traîtrise,

de la duperie, de la tromperie,

du vol, du viol, de la torture,

du crime, du meurtre, de l'assassinat,

de la répression, de l'enfermement,

de la prison, des guerres, des génocides?

 

Et si l'Apocalypse nous privait

de semer cette malfaisance

qui s'est encore une fois

emparée de la communauté mondiale?

Et si la bienveillance n'était plus

le propre de l'Humanité

pour nous sauver

de notre propre disparition?

 

La destruction de l'Occident

est programmé chez nos ennemis.

La destruction des Lumières,

des droits humains, de la culture,

de l'art, de la beauté,

de l'intelligence du coeur,

par les barbares sans foi ni loi,

sans instruction, sans éducation,

faisant parler leur instinct bestial

et leur cerveau reptilien.

 

La Bête immonde

semblait agir en sourdine

sans avoir le dessus

sur des sociétés humaines plus épanouis,

plus libre, plus fidèles au respect des droits humains,

mieux armées contre les attaques du Mal.

 

Mais voilà.

La Charogne a fait son grand retour,

laide, putride, puante, infestée

des miasmes de la Haine.

Les bisounours, que les cyniques moquaient,

vilipendaient, étrillaient sur la place publique,

doivent désormais songer aux armes,

à la violence, aux ruses,

à ces façons ignobles d'éliminer l'ennemi

et de devenir tueurs de paix et d'amour

pour sombrer à leur tour

dans le monde des Ténèbres.

 

Nous avons des milliers de fois

les capacités de livrer l'Humanité

au chaos et au néant

grâce au savoir maléfique des humains.

Beaucoup s'en moque

pourvu qu'ils aient pu se servir

de leur gourdin, de leurs armes,

de leur violence intime,

de leur putain de façon immorale

à vivre dans ce monde

en osant encore se regarder

dans un miroir narcissique

où ils ignorent cette Gorgone repoussante

qui ronge leurs âmes et leurs consciences,

donne la victoire au Mal.

 

Moscou s'arrêterait d'un seul coup de travailler

et ferait la grève générale illimitée

en descendant dans la rue,

Poutine devrait stopper illico la guerre.

Mais Moscou ne parle pas d'une seule voix

si ce n'est de celle du Mal

qui agit en Vladimir Poutine.

Les gens ont peur de tout perdre

y compris leur vie.

Il vaut mieux, pour beaucoup,

rester lâches et silencieux,

faire le dos rond et attendre

que l'orage passe.

 

Et si l'orage ne passait pas

et que l'Apocalypse tombait sur nous?

 

A force d'attendre

et de ne pas vouloir s'opposer au dictateur,

le peuple russe va tout perdre

jusqu'à sa dignité.

A force d'attendre,

les résistantes et les résistants

vont toutes et tous se faire enfermer,

massacrer, torturer, violer

par les barbares de Poutine.

 

Peuple de Moscou,

sortez de vos maisons

pour l'amour de Dieu.

Dites merde à la folie de Poutine.

Brandissez pancartes

et poings de la victoire,

saisissez-vous de votre courage

et vous serez les héroïnes et les héros

du monde libre et démocratique.

 

Le Mal ne peut l'emporter

et la dictature d'un seul homme ne peut survivre.

 

 

06/03/2022

"Pour l'amour de Dieu" signé Vladimir Poutine

L'ogre du Kremlin garde une minuscule part d'humanité en lui...à moins que cela ne soit juste une énième manipulation pour garder un minimum de popularité parmi son peuple.

Il s'en est référé à l'amour de Dieu pour dire que les sanctions internationales s'apparentaient selon lui à une déclaration de guerre avant de se rétracter et de rajouter, "mais pour l'amour de Dieu, on n'en est pas encore là".

Soit il se sent désespérer de ne pas obtenir rapidement la chute du gouvernement ukrainien envers lequel il menace de faire carrément disparaître l'Ukraine en temps qu'Etat, soit il joue sur la corde du sacré et du religieux pour en appeler à la raison... Le problème, c'est que l'Ukraine refuse sa démilitarisation et sa neutralité, ayant choisi son camp, l'Europe.

Pour faire simple, face à ce monde de brutes et de deux blocs idéologiques qui semblent vouloir mettre en péril le monde afin de conserver ou d'obtenir un grand avantage stratégique, Vladimir Poutine devrait s'arrêter à une seule exigence: la neutralité de l'Ukraine et la non-intervention des forces de l'OTAN sur le territoire ukrainien. De son côté, l'Occident avec l'Amérique en tête, devrait signer pour ce deal en toute urgence tout en exigeant de Vladimir Poutine qu'il retire ses troupes d'agression et qu'il arrête définitivement de s'en prendre à ses voisins aux composantes russophones et mixtes. Cela ne le disculpera pas de sa responsabilité immense pour cette guerre qu'il a décidé seul dans son coin en appelant cela une "opération spéciale des militaires russes" mais au moins le monde entier pourra à nouveau respirer en donnant une chance à l'Humanité de retrouver un peu de paix et de survivre sans devoir subir une guerre mondiale nucléaire.

Vladimir Poutine est au pied du mur. Le gouvernement ukrainien aussi s'il pense vraiment et d'abord à son peuple plutôt qu'à sa survie politique. Car sans vouloir ôter quoi que ce soit à l'héroïsme du Président Zelensky, qui a préféré rester auprès des siens plutôt que fuir l'Ukraine et diriger la guerre depuis un pays étranger, il faut quand même que le peuple ukrainien s'interroge sur cette erreur politique stratégique d'avoir voulu les troupes de l'Otan sur son sol en plus d'une candidature à l'Union européenne. Etait-ce le deal que l'Occident lui proposait pour que l'Europe accepte cet immense pays en son sein? Etait-ce aussi déraisonnable que cela en sachant pertinemment que Vladimir Poutine n'accepterait jamais ce genre d'alliance à la porte de la Russie avec, cerise sur le gâteau, la trahison historique du pays frère?

Comme déjà dit auparavant, l'Occident porte sa part de responsabilité dans le jusqu'au boutisme délirant du dictateur russe dont le degré de démocratie est fort modeste pour ne pas dire inexistant. Partager le pouvoir et les différentes visions du monde ne sont pas son fort. Il aime à ce que les gens pensent comme lui.

Mais voilà. Le monde est au bord du gouffre. Il serait temps de comprendre du côté de l'Otan, de l'Amérique, et de l'Europe, que la neutralité politique et militaire de l'Ukraine, est la seule possibilité d'un retour à la paix. Comme déjà écrit auparavant, la Suisse est un pays neutre par la volonté des puissances européennes qui ne lui laissèrent pas le choix pour qu'elle conserve sa survie territoriale et qu'elle vive en paix et dans la prospérité. L'Ukraine n'a strictement rien à perdre de ce nouveau statut politique que lui imposerait le reste du monde. Elle peut même en tirer fièrement son épingle du jeu, comme la Suisse.

Aux Russes, aux Ukrainiens, à l'Europe, et à l'Amérique de retrouver la table des négociations en ne jouant plus des coups tordus de part et d'autre.

Si Vladimir Poutine préfère encore Dieu à Satan, il est vraiment temps qu'il mette de l'eau dans son vin pour accomplir un miracle politique qui sauvera la planète Terre de la destruction atomique.

Personne n'oubliera jamais la tragédie de cette guerre et le pardon sera très long à venir, surtout chez les Ukrainiens et Ukrainiennes. Mais Dieu seul sait la vraie valeur des âmes en perdition qui cherchent dans un ultime sursaut d'humanité la rédemption et le retour à la vérité et à la raison humaine.

Messieurs, à vous de vous réunir autour d'une table dont la distance de dialogue sera un peu plus proche de la paix que de la guerre. Genève et son jet d'eau sont prêts à vous accueillir pour sauver le monde de sa destruction et de sa disparition.

 

 

05/03/2022

L'ultra-libéralisme a armé les dictatures

Dans ce que nous propose le tyran de Moscou au quotidien de notre menu d'aujourd'hui, il y a ce mélange de laisser-faire l'économie ultra-libérale à n'importe quel prix fut-ce au risque de placer indirectement des "monstres autocratiques" inhumains au pouvoir comme en Amérique du Sud, en Afrique, dans les pays du Golf, en Syrie, et surtout en Chine  et en Russie.

Bien sûr, les tyrans sanguinaires ne sont pas nés avec l'ultra-libéralisme. Ce serait débile de l'affirmer. Mais à la sortie de la seconde guerre mondiale, quand le monde entier des démocraties a dit "plus jamais ça" pour que jamais ne se reproduisent des événements aussi terribles que le nazisme avec le génocide des populations juives, tziganes, et des personnes les plus fragiles, les handicapés, les "inutiles" et les "ennemis" du plan nazi, ainsi qu'en réponse du "monde libre" le bouquet final des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki pour sortir de la seconde guerre mondiale, nous n'avons pas compris qu'il aurait fallu mettre en place et y inclure des garanties "morales" de bonne gouvernance et d'économie administrée sous contrôle démocratique avec des états forts, faisant respecter des limites aux richesses individuelles et aux entreprises. permettant surtout plus d'égalité entre citoyens et citoyennes au niveau des revenus et des fortunes.

Hors, avec l'ultra-libéralisme nous avons ouvert à large échelle l'inégalité mondiale avec la "maternité des monstres" et l'incubation de nouvelles dictatures à travers la planète. La philosophie du laisser-faire et du business as usual même et y compris si celui-ci implique de traiter avec d'horribles personnes cyniques, manipulatrices, assassines et despotiques, nous a conduit de plus en plus vers un nouveau monde ultra-dangereux où des dinosaures humains ont pris de plus en plus de pouvoir sur les populations. Il ne fallait pourtant pas être un savant philosophe pour savoir que l'idéologie du laisser-faire était une folie. Pourtant, nos médias occidentaux ont porté ce modèle unique au pinacle de la modernité de nos société. Le but ultime de la doctrine ultra-libérale et du laisser-faire était et est toujours le rêve utopique de se passer de l'Etat sauf...en matière de sécurité, soit la police et l'armée...Heuu. A tout hasard, n'est-ce pas les signes flagrants de la dictature?

Comment nos journalistes éclairé-e-s n'ont jamais voulu voir cela et ont soutenu cette terrifiante idéologie? Mystère. Pourtant c'est un fait et non une fake-news. Nos médias dominants ont soutenu à fond l'idéologie ultra-libérale y compris, et malgré les protestations civiles des populations lors du putsch de Pinochet au Chili, la guerre du Viet-Nam contre le communisme, et toutes les guerres occidentales impérialistes cherchant à s'octroyer des avantages géo-stratégiques et économiques.

La seule guerre que l'Occident moderne a vraiment engagé en faveur de sauver une population contre un génocide, c'est la guerre du Kosovo ou pratiquement aucun bénéfice financier n'était a attendre avec en plus le risque que la Russie entre en guerre contre l'Occident. Mais là encore, comment le tyran Slobodan Milošević a-t-il pu asseoir son pouvoir délirant en Serbie si ce n'est grâce à des affaires mafieuses avec l'Occident et d'autres régions du monde. Notre problème avec l'économie c'est que nous préférons, dans un monde ultra-libérale, la sacro-sainte liberté des affaires commerciales quitte à donner des ressources infinies à des gens sans scrupule, sans morale, sans éthique, sans humanité.

Le résultat actuel, c'est un monde dangereux comme jamais encore il ne l'a été. Notre excuse bidon, puisque chantre de l'ultra-libéralisme et de son idéologie effroyable, c'est d'avoir cru qu'en développant le commerce mondial sans aucune morale ni retenue et en profitant des bas salaires versés dans les pays dits en développement, sans aucune charte éthique commerciale et des garanties de gouvernance démocratique en contre-partie, et dans des pays aussi grands et puissants que la Chine ou la Russie, nous allions produire automatiquement de la démocratie et des gouvernements aux vertus acceptables chassant la vieille chimère du communisme et les dictatures qu'il a engendré dans le passé.

Aujourd'hui, avec Poutine, et Xi Jinping aux aguets tout heureux de l'épine mastodonte plantée dans le talon d'Achille de l'Occident par le machiavélique tsar de Moscou, nous devons absolument tourné le dos à l'ultra-libéralisme et inventé un monde beaucoup moins cynique porté par cette détestable idéologie du laisser-faire nous ayant plongé dans le risque de l'apocalypse nucléaire.

C'est là notre seule chance de sauver nos démocraties de leur disparition si cela est encore possible à réaliser au moment où nous sommes paralysés et regardons en spectateurs et spectatrices effaré-e-s la destruction de l'Ukraine.

 

04/03/2022

Yelena Osipova

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Partagé avec Public
 
 
Peuple de Russie, suivez votre grand-mère Yelena Osipova plutôt que votre Führer stalinien Poutine. C'est votre vérité en tant que peuple qui se joue avec la guerre en Ukraine déclenchée par votre Président. Sortez dans la rue avec des marionnettes tricotées et des t-shirts au visage de votre tranquille héroïne qui vous guide vers la lumière et votre liberté.
 
 
 
letemps.ch
Mémoire du siège de Leningrad, Yelena Osipova manifeste encore en «grand-mère pour la paix»
A l’âge de 77 ans....
 
 
Mémoire du siège de Leningrad, Yelena Osipova manifeste encore en «grand-mère pour la paix»
 
 
 

Poutine s'engage dans la voie de la Grande Terreur

Suivez Staline, vous suivrez Poutine.

En envoyant une frappe de missile à proximité immédiate de la plus grande centrale nucléaire d'Europe et en devenant de plus en plus répressif avec les mouvements d'opposition à l'intérieur de son pays, Vladimir Poutine est entré de plain-pied dans une logique stalinienne pour exercer son pouvoir de nuisance sur son peuple et l'Europe.

Vladimir Poutine n'a plus rien à perdre. Donc il a tout à gagner d'une gloire éternelle de grand satan de l'Humanité en imitant son modèle russe du siècle passé. Même dans la terminologie de son discours, il parle bien de la dénazification de l'Ukraine sans aller (encore) jusqu'à utiliser le même terme pour tout l'Occident car il n'a pas trouvé de leader européen à la hauteur de sa paranoïa pour désigner une personne. Cela pourrait être Emmanuel Macron ou Boris Johnson si l'un des deux, seul détenteur de la puissance nucléaire dans leur pays respectif, menaçait dans le verbe la Russie d'une frappe nucléaire... Mais ces derniers sont assez intelligents et calmes pour ne pas lui donner cette possibilité favorable à son discours délirant qui lui permettrait de ressouder tous les Russes autour de sa terrible personne.

Vlad le Terrible doit donc se contenter de traiter les Ukrainiens et Ukrainiennes de nazi-e-s alors même que ce langage est tellement en décalage avec la réalité de ce peuple martyr dont près d'un million de réfugié-e-s débarquent chez nous avec le coeur ouvert et en chagrin, l'esprit tourmenté par la torture mentale et physique qu'exerce sur eux et elles le despote de Moscou planqué dans ses souterrains de Sibérie.

Notre seule chance réaliste de réussir à mettre en échec les plans machiavéliques de Poutine est justement de pouvoir compter sur le peuple russe et de son armée afin de déjouer les plans de l'homme responsable de tous les malheurs à venir en Russie comme en Europe de l'Ouest. Il y a des généraux, des colonels, des capitaines, des lieutenants, des simples soldats russes qui ne sont sans doute pas d'accord avec l'invasion en Ukraine et la façon dont Poutine s'est aliéné les Occidentaux par sa folie paranoïaque et ses rêves de grandeur nostalgique de la grande Russie impériale. Il y a, parmi le peuple, à Moscou, et partout dans les villes et campagnes de Russie, des femmes et des hommes qui, depuis longtemps, s'opposent aux diktats et aux meurtres de Vladimir Poutine.

Il faut compter sur la déstabilisation du pouvoir poutinien pour faire douter toute l'armée russe du bien-fondé de la guerre en Ukraine. Il faut se mettre en marche en direction du peuple russe et non en persécutant et en appauvrissant les populations. S'attaquer aux oligarques pro-Poutine et qui le restent, c'est ok. Mais pas le peuple russe qui n'y est pour rien et qui souffre presque autant de cette sale guerre que le peuple ukrainien, la terreur des bombes en moins. Les soldats russes qui meurent en Ukraine ont aussi des familles, des parents, des femmes, des enfants et la douleur d'un être cher est d'autant plus dure à admettre et à supporter que ces hommes morts au combat portent le signe infâme de l'agresseur sur leurs tombes et non celle du héros ukrainien ayant défendu son peuple et sa famille contre l'agresseur.

A nos gouvernements, à nos populations d'aider à cette révolution russe qui est notre seule chance de mettre un terme à l'escalade de ce conflit monstrueux.