04/07/2010

Emmanuel Petit, Don Quichotte de France

 

Portrait français tout craché du Mondiale 2010, Emmanuel Petit fait du Sarkosysme à bon marché sur TF1. Certes. Il a été champion du monde avec l'équipe de Zidane en 1998. Certes. Il a le droit de critiquer une équipe qui joue mal, y compris la sienne et son entraîneur ou une équipe déjouant tristement son jeu. Certes. Comme nous tous, il peut plaisanter sur les résultats des matchs et les prestations mauvaises des joueurs des autres équipes présentes au Mondial. Certes. Emmanuel Petit a le droit à la parole.

Mais qu'a-t-il dit de si injurieux sur les équipes du Brésil, du Japon, et du Paraguay, entre autres?

Des choses apparemment obscènes dont je ne peux reproduire ici? Des actes d'exhibitionnistes en mâle de reconnaissance? Des trucs tout con, en réalité. Pas grand chose de très consistant du style « pôvre con, casse-toi » imitant un Président qui ne savait plus où il posait les pieds ou ne voulait pas retenir sa langue ordurière dans sa poche présidentielle.

Supporter de la Hollande, Emmanuel a osé dire sur TF1, à propos des Brésiliens: « On les a niqué » en enfilant un chapeau turlutu fabriqué aux couleurs des Oranjes. Et cela fait bien sûr polémique dans la presse hexagonale.

Emmanuel Petit s'est toujours distingué pour son franc-parlé. Zidane n'a jamais été sa tasse de thé bien qu'il ait joué avec lui. Les nuits parisiennes et les partouzes n'ont jamais été sa tasse de thé bien qu'il ait participé en son temps aux grands écarts touche-pipi de son équipe de délurés africains.

En fait, Emmanuel Petit ne se reconnaît jamais dans sa tasse de thé sauf à l'instant même où il affirme et fait quelque chose pour laquelle il se noie irrémédiablement dans l'épouvante d'un film d'horreur où il n'a jamais été l'acteur de sa propre histoire. Bref, il n'assume qu'  « à postériori » sa réaction du jour mais pas l'acte lui-même commis dans le passé et qui lui semble être venu d'ailleurs, style femmes du troisième type qui l'auraient emmené dans une soucoupe volante pour réaliser avec Emmanuel des petites relations sexuelles fantasmatiques de martiennes souffrant d'ennuis quotidiens avec leurs eunuques de mâles martiens. On peut légitimement se poser cette question: A-t-il été dans la réalité et dans la peau d'un Champion du Monde avec les Bleus? A-t-il réellement marqué ce 3ème but pour l'équipe de France devenue championne du monde en 1998? On peut sincèrement se le demander vu qu'en dehors de la vérité des terrains, il renie ses dérapages sexuels et verbaux. Pourtant, marquer pour l'équipe Black-Blanc-Beur était en soi un terrible dérapage de sa part vu qu'il est marqué politiquement « tendance Front National proprette ». donc tout sauf France Beurettes. Les histoires d'O apparrues dans les moulins de la presse quotidienne, et co-écrites par l'ancien joueur de France, apportent du Don Quichottisme à notre monde vivant dans l'hypocrisie et le mensonge bien compris, appliqué, et assumé aussi longtemps qu'il peut se voir comme une vérité non déclarée publiquement. Un peu comme les histoires de dopage des coureurs cyclistes qui d'ailleurs courent de même après les jolies filles du Tour d'Errance: donc à la dope et au fric. Mais revenons à notre ancien Bleu. Le problème avec Emmanuel, comme avec beaucoup d'autres Français, et ici on pense forcément très fort à un ministre du fisc pris la main dans le sac de sa femme, c'est qu'il aimerait s'ériger en beau chevalier tout blanc qu'il n'a jamais été.

Emmanuel Petit, méprisant, cassant, et moqueur pour les autres, se méprise et se moque de lui-même. Mais ne le lui dites surtout pas. Il ne se reconnaîtra jamais. Ne demandez pas à un Français de souche qui a remporté la Coupe du monde de rester modeste. Ce serait une faute de goût. Le snobisme blanc de l'élite parisienne se lit et se voit à travers les propos de cet ancien joueur.

Emmanuel Petit, ex-futur sélectionneur déclaré de l'équipe de France un jour de 1er avril 2010 ( il fallait la faire, celle-là!), se la joue  grand format et se la pète grand poisson écumeur des océans dans le Blanc des poissons Bleus ressemblant à des rascasses, pardon, à de la menue racaille qui finira écaillée et réduite en filets pour supermarché bons à mâchouiller lors de ce fameux fast-food Bleu et dégueu produit durant cette Coupe du Monde de l'Indécence et de la Débauche exercée d'abord sur le gazon tondu de Zahia Dehar, la Beurette. Orgiaque et mégalomaniaque équipe de France 2010. Emmanuel Petit ne fait qu'approfondir le trou béant et le vide intellectuel actuel d'une France en pleine dérive communautariste. Ce n'est plus du tout « Vive la France! », c'est « O, histoires d'Emmanuel, Don Culotte de France ». Une histoire de footre à pleurer si nous n'arrivons plus à en rire en pleine bouche.

 

 

 

03/07/2010

L'Asunçiòn était pour l'Espagne

 

L' Assomption pour l'Espagne! Pauvre Paraguay! Ils ont égrené leur chapelet mais le rosaire de Marie ne leur a jamais offert le but libérateur.

Quelques miracles qui ont fragilisé les cardiaques sur le terrain de la Coupe du Monde. Pour l'Espagne d'abord et pour le Paraguay ensuite. Des penalties arrêtés des deux côtés, des buts presque valables pour les deux équipes, annulés d'un souffle strident par un sifflet très pointilleux de l'arbitre. Des arrêts miraculeux par les interventions des deux anges gardiens. Et un but divin accordé sans doute par la grâce de la Sainte Vierge après trois poteaux complètement fous, but qui sera l'unique réussite accordée durant ce match par les dieux du stade.

Il n'y a que la geste d'une artiste classique pour féliciter les deux équipes sur le terrain et aider les cardiaques à se remettre de leurs très fortes émotions. Les châteaux étaient pour l'Espagne du luxueux Villa et ils sont venus de la phalange barcelonoise.

La geste d'une violoncelliste magnifique pour fêter ces deux équipes très généreuses dans le geste et l'effort. La musique sacrée diffusée par cette artiste inconnue sied bien à ce final insensé entre l'Espagne et le Paraguay. Merci les génies de la balle ronde. Et bravo l'Espagne.

Pas de main de Dieu ni de Marie ce soir. Mais un match qui a élevé les esprits et soulevé les coeurs.

 

La maison du Messi était Klose

Miroslav Klose porte le danger devant le gardien argentin et écarte sans ménagement le rideau trop facile et léger de la défense argentine. Le tango de Maradona déroule sa mauvaise vie dans les quartiers louches de son équipe qui a vendu cette après-midi son âme au diable en préférant sa trop grande prudence défensive à l'attaque audacieuse. Un vice qui n'a pas payé. A force d'avoir la cuisse trop légère devant et une discipline peu ordonnée pour assurer ses arrières. l'équipe d'Argentine a pris l'eau de partout.

Avec ses gros sabots des jours tristes aux pieds, les Argentins ont joué les idoles des tavernes et ont reçu la fessée et 4 coups de martinet de la part des Allemands. Un jeu sans lumière, statique; le maître du jeu, Messi, sans grande inspiration créatrice et frappant en direction du but la belle Jabulani laissant son cou gracieux aux pieds lourds du joueur qui n'a pas su la caresser de ses claquettes délicates et a totalement manqué son approche nuptiale en n'ayant jamais trouvé correctement ses 9 partenaires d'extase pas du tout à la hauteur de la tâche. Après 3 minutes de jeu, la Cène de l'albiceleste avait déjà abandonné son messie.

L'entraîneur de la Mannschaft a su donner une leçon de danse néoréaliste et de coaching à l'ex star du ballon argentin Diego Maradona. Ce n'était bien sûr pas du tango argentin mais une schlagguée monumentale version Boule de Berlin l'Enchanteur.

Dans l'assiette, il restera les miettes et un peu de confiture d'abricot pour des Argentins sortis par la petite porte et à la queue leu leu du Brésil. En deux jours, l'Europe vient de F*** les deux perles d'Amérique du Sud! Belles performances des joueurs de panzer et des jardiniers des tulipes qui ont conquis la chair de leur football. Après Amsterdam, les petites rues d'Hambourg vont recevoir de la visite galante ce soir. Mais l'essentiel est ailleurs. Les Allemands ont joué leur plus beau football qui mérite pour une fois que l'on aime cette équipe germanique. Une fois n'est pas coutume, n'est pas?

 

Ghana – Uruguay, la folie du foot en Montevideo

 

Après un match entre Brésiliens et Hollandais de qualité moyenne, nous avons assisté ce soir au match le plus fou de cette coupe du monde 2010 entre le Ghana et l'Uruguay.

Personne ne méritait l'élimination. Il fallait un perdant. C'est le Ghana qui a malheureusement cédé sur les tirs au but. Du football total. Des hommes sur le terrain qui ne trichent pas et se livrent un combat hors-normes. C'est la magie du foot. A Rio et Accra, les enfants pleurent. A Amsterdam et Montevideo, la foule crie, hurle, souffle dans les vuvuzela, avance dans une marée collective formée de gens très différents qui volent dans les airs, pour une nuit entière de bonheur, en fêtant tous ensemble la victoire de leur équipe nationale.

C'est ça le foot. D'abord ça. Et les intellectuels qui décidément ne voudront jamais rien comprendre à cette folie-là seront à jamais absent de la réalité des peuples.

Il y a eu Fort Laramie dans l'Histoire. Nous avons eu aujourd'hui Fort Lan, un uruguayen qui a planté sa flèche au curare dans la cage ghanéenne et qui a permis d'infuser peu à peu le poison si cruel de la défaite dans les coeurs ghanéens. Sans ce maître tir du danseur virtuose, sans Suarez qui s'improvise volleyeur pour garder en survie son équipe tout en se sacrifiant pour les demi-finales, sans cette transversale maudite pour le Ghana, l'Uruguay tombait. Le Ciel en a voulu autrement. Nous sommes tristes pour le Ghana mais heureux pour cette équipe d'Uruguay.

Merci aux joueurs pour leurs performances de ce jour. Et vive la Coupe du Monde!

 

02/07/2010

Méli-mélo brésilien

 

La samba a tourné au vinaigre. Deux actions brésiliennes de classe sur tout un match, de la suffisance au sein de la défense, une expulsion ridicule mais justifiée, et une équipe néerlandaise qui a cru en ses chances après une entame de match et une trouée défensive catastrophique sur le premier but brésilien.

Il n'y a rien à dire. Les Pays-Bas méritent leur qualification en demi-finale. Un match très médiocre du Brésil qui a cru beaucoup trop vite à sa victoire. Le complexe de supériorité a vaincu les quintuple champion du monde.

Adieu le Brésil. La Hollande ne réalise pas de super match cette année. Mais elle se qualifie. Les artistes sont fatigués. Et ce sont les équipes les plus polyvalentes qui passent.

Les Oranges ont repris de la couleur et Toni Vasistas, notre supporter helvétique déçu, félicite les Bataves. Seront-ils enfin champion du monde? Le Brésil est passé à la trappe et le champagne est hollandais. Le Brésil osera-t-il rentrer à la maison après une telle prestation?