27/06/2010

Les Ghanéens terrassent l'Amérique

 

Une équipe mixte, composée de très jeunes joueurs et de vieux loups des terrains, a terrassé l'excellente équipe des Etats-Unis à la fin des prolongations.

A la suite d'un grand match de football, l'équipe africaine, unique rescapée du tour préliminaire, mérite sa qualification. Attentive, engagée, super bien organisée, le Ghana surprend après une entame de poul assez délicate pour elle suite à sa défaite contre l'Allemagne. Sans le coup de pouce de la Nouvelle-Zélande battant la Serbie, le Ghana ne serait plus là. Un Ghana qui avait jusque là marqué ses deux seuls buts sur penalty pour se qualifier...

Le Ghana n'est pas encore une équipe qui touche à la perfection. Mais elle s'améliore à chaque match. Nous espérons pour elle une demi-finale, voir carrément la finale. Aux pays des vuvuzela, ce ne serait qu'une pleine récompense pour le pays organisateur.

Notre agent secret sur place vient de dénicher la potion magique de cette équipe dans un clip vidéo qui transforme les Ghanéens en panthères noires. La chanson du club d'Arthur Mafokate va-t-elle suffire à donner le rythme endiablé et sensuel à des Black Stars en pleine confiance pour remporter la Coupe du Monde?

Battre une équipe d'Amérique très solide n'était pas une simple formalité. Le Ghana nous a surpris. Elle est très forte cette bande de Ghanéens. Et dire que la Suisse aurait pu aussi composer avec une équipe mixte... Ce sera dans deux ans, pour autant que notre Nati passe les qualifications de la Coupe d'Europe... ou alors dans quatre ans à la prochaine Coupe du Monde...

 

Et un Gospel en Blancs et Noirs pour la nuit avec une pensée pour le Continent africain et ses populations

 

26/06/2010

Alexandrie, Alexandrin pour la bande à Blitzfeld

Bloemfontein aura été la fontaine de Cloclo au Capitaine Alex Frei et son équipe. On attendait monts et merveilles. On a reçu une hydrocution au final.

Les magnolias n'ont pas fleuri en bouquet final. Nous en garderons qu'un seul dans un vase souvenir en mémoire de ce but magique sur l'Espagne.

Pour terminer sur le thème « La Suisse, l'impuissance puissance 11 » (pardon pour Diego qui avait la classe mondiale dans ses buts et qui nous a réjoui de ses arrêts prodigieux) on s'offre le dernier tube fabuleux de Cloclo avant de disparaître. Ah, si la Suisse était morte de cette manière contre le Brésil, on en aurait eu les larmes aux yeux, l'émotion vibrante, la gratitude éternelle pour nos Redfishes. Hélas, ils n'ont pas su nous dire « Je t'aime » avec la rage du désespoir...

 

 

 

Nati: les feuilles mortes se ramassent à la pelleteuse

Au lendemain de la défaite suisse contre le Honduras, il est assez évident que nos stars nationales du football n'apportent plus assez de passion pour allumer le feu dans les défenses adverses.

On attendait tout de cette équipe. Le meilleur, avec la Coupe du Monde en prime. C'était de la folie. Nous le savions. Un peu comme dans un couple. L'amour rend aveugle...

Nos boys nous ont apporté parfois de belles satisfactions...de Don Juan expérimenté et spécialisé dans le genre entourloupe amoureuse. Mais jamais le coup de foudre durable n'est arrivé. Ce coup de foudre qui permet de tomber en pâmoison devant des héros romantiques. Les midinettes peuvent aller se rhabiller devant tant d'insouciance et d'abandon. Elles n'auront pas envie de faire la fête. Elles vont prétexter une migraine ou une grosse fatigue pour dire que finalement, cette Suisse-là les a bluffé, dupé, trompé, ennuyé, embarqué sur un terrain où elles ne voulaient pas aller.

C'est triste une Suisse qui perd. On ne lit plus le bonheur sur le visage des filles, leurs yeux qui pétillent, les jupes qui tournent dans le vent, et les cheveux qui virevoltent dans les airs. On ne voit même plus le taulier de l'Espagne se foutre à poil, sauter sur sa moto Honduras, plonger dans la fontaine, faire le tour de Delémont sous les applaudissements et les rires d'une foule en délire.

De toutes façon, il s'en fout, lui. Il est à Ibiza. Au moins-là, il y a des filles qui s'en foutent du foot. A la claire Bloemfontein, je m'en irai plus baigner. La source aux fleurs est tarie pour l'équipe de Suisse. Un seul magnolia, magnifique, géant, et puis plus rien. Comme Don Juan, la Suisse a tout donné le premier jour. Et après, plus rien du tout. Elle s'en est allée voir ailleurs si les hérissons sont capables de conquérir l'Europe et le Monde tout en restant dans leurs réduit national.

Une image très helvétique, en sommes. Quand une tête dépasse, il faut lui signifier tout de suite de rester à sa place et de ne surtout pas déranger les banquiers qui dorment et demandent que la fête, dehors, ne fasse pas de bruit. Les Espagnols et les Portugais marquent parce que la nuit, ils ne comptent jamais. Ils font la fête et amusent les filles.

C'est le début de l'été. Mais pour notre équipe nationale, les feuilles mortes se ramassent à la pelleteuse. Un nouveau chantier peut s'ouvrir avec nos jeunes de 17 printemps.

 

Des Bleuets pour l'enterrement d'une nation

« Les squales glauques » ont éliminé les poissons rouges en les condamnant à ne jamais réussir à transpercer les filets de leur cage.

Prisonniers de leur schéma tactique, les Suisses ont raté leur football. Nkufo aux abonnés absents pendant une heure n'aurait jamais dû fouler la pelouse. Pour le remplacer, Frei, arrivé trop tard et mal inspiré, n'a jamais eu le format mondial pour affoler les défenses adverses. proposées durant cette Coupe du Monde. Les jeunes de l'équipe ont chauffé le banc plutôt qu'exploser les lignes défensives de l'adversaire sur le terrain.

Ce qu'il aurait fallu de plus pour vaincre: des grenades et des grenadiers, des dynamiteurs et des feux d'artifice, des gamins enthousiastes qui partent à l'assaut des buts adverses. On a eu la lourdeur de Nkufo, la lenteur de Frey, le manque de composition d'un Yakin portant l'âge du Christ au moment de notre crucifixion... Pour faire vrai, même la barbe était de la partie.

Bref. On ne pouvait pas marquer de goals sans la rage de vaincre. Une équipe de Suisse qui a réalisé l'exploit impossible contre l'Espagne s'est loupé dans les deux matchs suivants. Elle avait pourtant un très grand joueur sur le terrain: son gardien de but, Diego Benaglio. Une confirmation amère quand on sait que devant, on ne pensait qu'à l'équipe des moins de 17 ans qui nous avait fait tant rêvé en devenant champions du monde et en marquant forcément des goals!

Non. Je ne voulais pas m'envoler sans elle, sans la Coupe du Monde, sans cette femme d'amour après laquelle je courais comme un fou...

Mais nos Suisses avaient-ils vraiment un coeur d'amour assez grand pour oublier argent et vanité et aller au bout d'un rêve impossible accordé à l'amour pour un ballon? C'est un joueur du Honduras qui était enceinte à la fin de la partie en plaçant Jabulani sous son maillot bleu en souvenir de cette Coupe du Monde 2010. Tout un symbole de notre pitoyable frustration helvétique...

 

25/06/2010

Rascar Capac au secours de la bande à Blitzfeld?

 

« Le secret des deux momies » est le titre de la première page du Quotidien Jurassien de ce jour. Je ne pense pas que le Matin Orange et le QJ se soient concertés la veille. Pourtant il y a d'étranges choses, des choses paranormales qui se passent. Alors que notre Conseil Fédéral semble déplacé par les Sept Boules de Cristal dans un asile psychiatrique en compagnie de la bande à Sarko, nos footballeurs sont prêts, sur le terrain, à découvrir le secret des Incas quittent à se faire brûler sur le bûcher des vanités. Mais regardons plutôt:

 

 

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Les experts, au chevet des deux momies de Delémont

 

 

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Palais de Moulin'Z'art, Berne. Notre Conseil fédéral plongé en léthargie

par les Sept Boules de Cristal.

 

 

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Les Momies doivent être restituées à l'Inca Rascar Capac

Les Incas envoient-ils en ce jour de 25 juin 2010 un message subliminal à la bande à  Gottmar Blitzfeld? On peut se le demander. Rascar Capac devrait frapper le Honduras durant le match à travers des buts de nos Redfishes. Et voici comment nos 11 artistes du terrain et leurs remplaçants sur le banc de poissons ont passé leurs dernières heures de préparation mentale dans les vestiaires du stade avec Pacha K Mac, le Grand Gourou, Prêtre du Soleil. Prière de s'abstenir de rire. C'est du sérieux. Du très sérieux. Et si je fais aussi bien que Domenech, j'autorise le peuple helvétique à me barbouiller de couleur bleue.