02/09/2010

Islam et Occident, la Réconciliation ou la Confrontation?

Pas un jour ne passe désormais sans que l'on parle de l'islam au sein de la société occidentale. Les discours se radicalisent. En France, Marine le Pen tient un langage qui pourrait bien la mener au pouvoir. Nettement plus intelligente que son père, marchant droit dans ses bottes, franche avec les gens, respectueuse des idées et des gens, ne montrant pas de racisme à l'égard des gens venant d'autres cultures, elle sait mener sa barque.

Hors sa barque est nettement en faveur d'une France chrétienne, défendant des valeurs chrétiennes, repoussant les valeurs venues d'ailleurs, en particulier celles de l'islam qui, bien que découlant et englobant les valeurs chrétiennes, défend une culture religieuse beaucoup plus développée au sein même de l'activité sociétale, intransigeante avec la morale, et intégrée à la société civile ainsi qu'à sa loi. Mahomet ayant appelé lui-même à combattre la corruption, la débauche, le vol, l'infidélité, la prostitution, les drogues, l'alcool, par tous les moyens licites de la loi envoyé par Allah. Donc, on peut affirmer ici que Marine le Pen développe un discours pas si éloigné des valeurs fondamentales de l'islam. La différence se fait plus dans l'hystérie collective des foules et l'urticaire développé contre l'islam que dans les idées de fond entre une future dirigeante de France (je crois personnellement qu'elle va gagner son combat) et une Diam's qui a dédié une chanson à Marine le Pen. La peur d'être colonisé par une religion étrangère à ses habitudes fait partie aussi du voyage. Hors la chrétienté est incluse en islam et non fondue dans l'islam. Chacun et chacune à le droit de se rendre au culte qu'il désire. L'islam précise seulement que celle et celui qui désire une religion autre que l'islam sera dans l'au-delà parmi les perdants en insistant que Moïse a été envoyé pour le peuple juif et que Jésus a été envoyé pour rectifier certaines mauvaises pratiques juives sans en perturber les dogmes et le discours originel. De même pour Mahomet qui est le dernier Prophète venu rectifier l'erreur faite à propos de Jésus. Jésus non Fils de Dieu mais Prophète parmi les hommes. Ce qui bien sûr est inadmissible pour le Vatican et les Chrétiens qui ont conclu une fois pour toute que Jésus est Fils de Dieu.

Il faut donc se dire la vérité nue entre nous. Un monde islamisé ne peut admettre autant de permissivité que ce que nous accorde l'Occident. Et surtout, cette permissivité ne pourrait tout simplement pas s'exposer et s'exprimer au vu et au su de toute la société civile, d'où parfois la grande hypocrisie d'une partie de la population de souche musulmane qui cachent ses vices (consommation d'alcool et de porc, port d'habits ou de maillots de bain un peu trop libertins) à la famille et aux amis musulmans pour ne pas se faire critiquer ou par respect de la famille au sens large du terme.

Analysons donc ce qui heurte les musulmans en Occident et surtout pourquoi nous avons tous autant de difficultés à se faire comprendre réciproquement. Car de notre côté, en Occident, nous savons très bien ce qui nous heurte en terre d'islam: les interdits en tous genres, la burqa, le voile obligatoire, la peine de mort, la lapidation, la loi du talion qui consiste, entre autre, à couper la main des voleurs.

D'abord, la démocratie en terre d'islam à ses limites beaucoup plus rigides que chez nous, tout simplement par le fait que les dogmes de l'islam ne peuvent être contestés ni contestables par tout être humain, fût-il le plus croyant et le plus fidèle à la religion d'Allah tout en étant pour des mesures libérales en faveur des mécréants. Le jihad doit être exercé par le pratiquant, y compris dans la lutte contre les idées corruptrices des autres, les incroyants et adeptes d'autres religions. Les textes sacrés sont là pour nous éclairer, pas pour que nous les interprétions à notre façon. Première difficulté donc pour le savant et l'intellectuel qui voudrait tenter de moderniser l'islam. Des choses aussi simples que l'interdiction de consommer du porc et de l'alcool sont clairement dites, écrites, et définitives. Ne pas respecter cet ordre divin c'est commettre un péché qui sera comptabilisé au moment du Jugement Dernier. Pour un bon musulman, la vente d'alcool et la commercialisation du porc est donc clairement un appel à la corruption. Défi et délit grave vis-à-vis d'Allah si lui-même donne l'autorisation de vendre et de consommer de l'alcool et du porc.

Si j'ai pris cet exemple, c'est pour montrer que ce qui paraît tout naturel et admis pour nous, ne l'est pas du tout pour un musulman. Prenons l'exemple du haschich, voir de la cocaïne ou d'autres drogues consommées chez nous pour constater que chez nous la vente licite et la liberté de commerce de ces substances dangereuses heurtent passablement une catégorie de la population alors qu'elle serait admise par une autre partie de la population au nom d'un contrôle du commerce et de l'hygiène du toxicomane. Nous avons donc aussi nos produits qui heurtent la conscience, la moralité, ou la religion. Mais c'est la démocratie qui décide et la voie du vote en dernier recours. Ce n'est pas Dieu à travers les Evangiles qui nous renseignent sur ce sujet.

Hors Mahomet en a parlé. Et il est considéré par les croyants musulmans comme le dernier des prophètes qui est venu poser la dernière pierre à la maison en éclaircissant le chemin ultime à suivre pour être "Enfant soumis à Dieu" et non "Fils de Dieu", enfants devant soumission et acceptation des préceptes inscrits dans le Coran. Allah reconnaît par ailleurs tous ses prophètes y compris ceux des chrétiens et des juifs puisqu'ils font partie de son plan et qu'ils sont les autres piliers de la Maison que Dieu a mis dans le coeur et l'âme des hommes. Il n'y a donc pas rejet des religions autres que l'islam, il y a bien au contraire intégration. Alors pourquoi allons-nous du côté de la confrontation plutôt que vers un chemin de réconciliation?

Il faut peut-être tenter de prendre un exemple pêché au sein de la famille:

Si je suis un bon père ou une bonne mère de famille, je vais vouloir le meilleur pour mon enfant. Hors c'est quoi un bon père ou une bonne mère? Quelqu'un de très strict qui interdit tout à son enfant pour lui donner une bonne instruction? Quelqu'un de très permissif qui laisse faire n'importe quoi à son enfant visant le but de lui laisser son libre-arbitre, vivre ses expériences, fussent-elles mauvaises, et sa propre prise de décision? Ni l'un ni l'autre. Un bon père ou une bonne mère, c'est quelqu'un du juste milieu. Mais qu'est-ce alors que le juste milieu? Personne ne le sait vraiment. Dans une famille X le juste milieu sera plus libéral que dans une autre de type Y, plus conservatrice. Cela dépend du couple et des influences familiales comme sociales. Ce qui est sûr, c'est que la voie du juste milieu est celle qui mène à la sagesse, à la solidité et au renforcement des lieux familiaux et du couple, à l'équilibre de nos enfants plutôt qu'à la dissolution des liens fraternels ou amoureux, la discorde, et le divorce.

Par cet exemple, j'ai voulu exprimer que l'islam est la religion du juste milieu. Et que par le juste milieu, les pays, qu'ils soient occidentaux ou islamiques, asiatiques ou africains, doivent gouverner au mieux pour la santé et le bonheur de sa population, pour chasser le vice, la corruption, la débauche, de nos vies. Non pas par des lois d'airain, des interdits étouffants, une justice "barbare" repoussante qui poussent plutôt les gens à se révolter contre Dieu plutôt qu'à aimer Dieu. Donc ne pas être gouverné sous la contrainte mais sous la responsabilité de chacun et chacune. Donc obtenir une souveraineté populaire composée de personnes éduquées et cultivées, responsables et bienveillantes, solidaires et ouvertes à des solutions pragmatiques dont Dieu n'est pas absent mais pas omnipotent non plus. Si nous voulons faire de l'islam la belle et la grande religion globale prônée par ses disciples, nous devons veiller à la voix du juste milieu et à la réconciliation plutôt qu'à la confrontation entre nous. La perfection n'est pas terrestre. Ne demandons donc pas à Dieu d'établir sur Terre ce qu'il nous offrira au Paradis ou au contraire nous refusera en nous envoyant en Enfer. Demandons à Dieu sa Miséricordieux, son secours pour nos péchés, non pas sa complaisance mais sa sévérité (comme un bon père ou une bonne mère) et son aide pour obtenir endurance, recherche du chemin perfectible, force de caractère pour éviter vices, corruption et débauche. Réussir déjà cela c'est déjà être sur le droit chemin de l'Islam.

Si des lieux de débauches existes et mènent à la tentation; si de l'alcool et du porc se vendent à l'étalage; si nos filles s'habillent de manière trop légères; si la corruption règne; nous devons mettre en garde nos amis, nos proches, nos enfants, nos médias et nous mettre en marche contre tout cela tout en laissant à la loi sa souplesse démocratique et aux humains la liberté de s'autodéterminer. Par la persuasion et la parole aimante, nous arriverons à convaincre celles et ceux qui veulent sincèrement s'éloigner du mensonge et de la mauvaise vie. Pour les autres, Allah sera là au Jugement Dernier pour juger ce que nous, humains, n'avons pas le droit de juger. Personne n'a le droit de revêtir les attributs de Allah. Le chemin de l'islam est d'abord individuel avant d'être collectif. Personne ne peut contraindre un musulman à être un bon musulman, encore moins à forcer un non musulman à devenir musulman. L'islam est d'abord la religion de la liberté avant d'être celle de la soumission à Dieu. Allah a voulu laisser le libre arbitre aux êtres humains, donc leur liberté pleine et entière. Allah a juste affirmé de craindre son Jugement, de rendre un bien pour un bien, de suivre la route de la Conscience et de la Vérité plutôt que celle de la Perversion et du Mensonge. Les croyants de l'islam doivent savoir tenir compte de cela. Même si mettre le Tentateur sur le chemin de nos enfants et sur notre propre chemin est une épreuve des plus difficiles à subir dans la vie, cela n'est pas à nous d'interdire et de punir au nom d'Allah les gens qui ont un comportement malsain et débauché. C'est à la démocratie à devenir plus sage et plus responsable d'elle-même à travers ses citoyens et citoyennes qui la composent. Et c'est à la démocratie de comprendre que pour sa propre survie, elle a besoin de citoyens et citoyennes le moins possible corrompus, pas trop distraits par les plaisirs de la vie, disciplinés, fiers de servir un pays, une nation, un peuple plutôt qu'avoir à faire à des personnes qui ne croient plus en rien du tout, anarchiques, qui sèment troubles et désordres, qui se prostituent pour gagner le plus possible d'argent alors que l'Etat se désengage socialement et affectivement de ses concitoyens. Le néolibéralisme n'est pas une religion de Dieu. C'est une religion individualiste, égoïste, sado-masochiste, gaspilleuse d'énergie et de matières premières, insouciantes des conséquences à moyens et longs termes, perverse, pleine d'iniquité, rempli de débauches en tous genres (sexe, alcool, drogues).

Si beaucoup de personnes ont peur de l'Islam, qu'elles lisent attentivement le texte ci-dessus et qu'elles se réfèrent ensuite aux textes islamiques. Elles verront alors que l'islam, le vrai islam est une religion de liberté et de conscience. Pas une religion vieillotte qui veut se mêler de régenter la vie des gens. Les réformateurs de l'islam sont ceux qui ont pris conscience que les dogmes n'ont pas à être touchés mais que la façon de laisser les dogmes se propager dans la société a changé et s'est modernisée. On ne coupe plus une main, on punit de la prison. On ne lapide plus. On blâme et on plaint le mari ou la femme adultère en l'exhortant à devenir fidèle à la personne qu'il / elle a épousé par respect de l'amour, ou alors à divorcer pour ne pas continuer sur le chemin de la honte et de la perversion. On ne met plus en prison le marchand d'alcool. On fait attention à ce que nos jeunes n'en consomment pas abusivement et que les adultes restent maître de leur vie sans s'enivrer outre mesure. C'est l'islam de la responsabilité individuelle et collective. C'est l'islam qui rappelle aux dogmes à chaque fois que nous dépassons des limites inadmissibles. C'est l'islam que j'aime et que j'aimerais, pourquoi pas, pour l'Europe.

Je termine par une parenthèse. Que le colonel Kadhafi, et qu'Allah m'en soit le maître impartial, ne soit pas l'initiateur d'un islam moderne dévoyé,  lui qui a géré avec la loi d'airain et du talion l'affaire de nos otages et l'arrestation de son fils à Genève. Son honneur  personnel a été bafoué. Mais la Suisse entière, un peuple tranquille et non belliqueux, a été humiliée par l'arrestation d'otages innocents et des avantages accordés sous la contrainte à la Libye. La Suisse a rendu au centuple la courte peine d'arrestation infligée au couple Kadhafi. Si Hannibal et son épouse sont de sang royal, Allah dit bien que face à sa Justice nous sommes tous égaux. Il n'y avait donc pas de faveurs particulières à accorder à la famille Kadhafi si ce n'est à travers le commerce et la bonne diplomatie que nous entretenons avec la Libye. Nous avons fauté diplomatiquement sans fauter à la justice égalitaire qui doit régner entre les hommes en démocratie. Et le Colonel Kadhafi aurait dû comprendre cela de lui-même grâce à l'islam... « Que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété » Al Maïda, 8

 

« Le meilleur jihad est la parole véridique auprès d'un dirigeant injuste »

Al Mustadrak, 4/551, hadith no 8543

 

Merci à toutes et à tous de laisser des messages polis, respectables, et plein de bon sens, en évacuant la mauvaise foi qui pourrait agir sur vous.

Je laisse le soin à Diam's de conclure en chanson afin que la France, bientôt, retrouve sérénité, honneur, grandeur, liberté, amour, fraternité entre tous les peuples qui la composent.

 

Ali pacha, 3 septembre 2010

 

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25/08/2010

Le Nu féminin dans la société contemporaine

A notre époque, il paraît logique de connaître un affrontement interculturel concernant la représentation de la nudité, ses diverses formes d'expression et d'expressivité, ses différentes lignes de forces esthétiques, à chaque fois renouvelées, de contestation, de provocation, de scandale, voir de perversion. Pour la plupart d'entre nous, il paraît tout-à-fait dans la logique des choses actuelles de lire des choses anti-mâle, voir carrément sexiste envers la représentation fantasmique très hard qu'est devenu l'univers érotique masculin actuel. L'inverse est tout aussi vrai. Les hommes ne se gênent plus d'exprimer leur haine du sexe féminin à travers des diatribes très crues et sales, d'une vulgarité absolument dégueulasse, qui n'ont même plus rien à voir avec un érotisme hard d'un goût douteux mais restant tout de même dans le domaine des plaisirs charnels partagés entre les deux sexes et non rentrant dans la catégorie misogyne de la dégradation systématique du corps féminin et de sa soumission non moins systématique au pouvoir de l'homme.

En plus des douloureux déchirements contemporains que nous connaissons entre hommes et femmes, des séparations et des divisions dans les couples, vient s'ajouter une confrontation interculturelle qui mélange spirituel et charnel dans la même embarcation. Attention les dérives! Si nous, Occidentaux, avons pris l'habitude à l'exhibition du corps féminin, voir de sa sexualité crue et visuelle grâce à l'invasion du porno dans les chaumières, le monde musulman freine des quatre fers pour éviter de se faire envahir à son tour par des formes de représentations de l'art sexuel qui ont pour sujet la nudité exprimée sous toutes ses formes, y compris jouissive et orgasmique. Voile oblige, le monde musulman se drape de pudeur et se retire du jeu occidental!

Que peuvent bien faire les artistes pour tenter de donner une ouverture qui puisse rentrer dans les moeurs orientales et offrir une nouvelle modernité à notre société? La provocation, en islam, est bien plus grave que pour la chrétienté vaticane qui a appris, sans en accepter les outrages faits à sa religion, à vivre avec, malgré les colères de certains prélats et une population croyante, parfois très conservatrice et combative, qui refuse toujours la nudité, la vulgarité, et la culture porno sous toutes ses formes.

 

 

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Il faut revenir ici à l'origine de l'art du nu. Il me semble que l'expression publique de la nudité féminine a d'abord commencé par la vision d'une cheville nue, puis d'un mollet, ensuite d'une cuisse, et enfin d'un mont de vénus. Ou, dans l'autre sens, par le dévoilement des cheveux, la vision du nez et de la bouche, puis du cou et des épaules, pour aboutir au nombril et enfin aux seins. Chez nous aussi, la nudité n'a pas été à toutes les époques d'une évidence naturelle. Sa représentation et son autorisation publiques ont fluctué au gré des courants de sociétés et de religions. Avec notre peu de sens du recul historique, nous n'arrivons même plus à nous souvenir que nos grands-mères portaient le fichu et étaient scandalisées par la vision d'une fille en mini-jupe... Il a quand même fallu Mai 68 pour que cela change un peu, voir énormément lorsqu'on se réfère au tsunami pornographique qui règne aujourd'hui sur Internet...

Pour le monde islamique, le nu public, c'est le diable ou l'absence de Dieu et l'entrée dans le monde de la perversion et de l'infidélité. Alors que dans l'intimité d'une chambre à coucher, la femme se pare naturellement des attributs de la séduction pour son mari, à l'extérieur, elle se doit d'être pudique en évitant les contacts charnels avec les hommes autres que son mari. Qu'est-ce qui fait que la nudité pose tant de problèmes à nous les êtres humains? Sa subversion civile, certes. On se rend bien compte qu'une personne se mettant à poil devant un public crée toujours un mini-événement... surtout s'il s'agit d'une femme. Mais au-delà de la vision première d'un homme ou d'une femme nu, que se passe-t-il dans nos consciences? L'expression d'une libido qui se met en mouvement alors que la situation paraît saugrenue ou illégitime? La peur que ce corps mis à nu devant nous, comme une offrande spontanée, tente de briser brutalement un tabou et percer une chape de plomb que nous abaissons nous-même pour protéger notre foyer et notre intimité de toute intrusion érotique extérieure? Un cri? Une douleur? Un désir inassouvi? Une liberté interdite? Une jouissance qui semble faire partie de l'obscurité ou de la diablerie? Cet obscur objet du désir... Le corps est effectivement une arme. Et c'est amusant de dire que lorsqu'on est nu devant l'autre, nous sommes désarmés. Cela dépend évidemment du contexte. Car un corps nu peut-être une arme redoutable de liberté. Sade l'a exprimé jusqu'au pires extrêmes à travers ses oeuvres où l'on constate que la liberté absolue d'un être humain mène à la dictature de cette personne sur autrui et à l'instrumentalisation des corps et des âmes. La liberté totale peut donc mener au pires perversions et au totalitarisme. Intéressant paradoxe à étudier pour un café philosophique...

 

 

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Est-ce cela qui fait peur aux docteurs en Islam? Peut-être. Mais alors pourquoi y a-t-il plus de dictatures que de démocraties dans les régimes musulmans actuels? Est-ce la peur d'une nouvelle liberté acquise hérétique au détriment du dogme religieux de la non-représentation de l'image humaine demandée par Mahomet lui-même pour éviter l'idolâtrie transformant l'être humain en dieu? Car l'islam demande à l'homme la soumission à Dieu et surtout son humilité devant l'Eternel, sa condition humaine n'étant qu'un simple passage avant le paradis. Il faut donc ne pas se montrer trop, voir pas du tout, en représentation picturale. La nudité exhibée publiquement étant alors le pire affront que l'on ferait à Allah puisque celui-ci exigerait la plus grande des retenues face à la corporalité et son appel inévitable déclenchant sensualité, voir licence et débauche. Mahomet ayant vécu à une époque où les hommes, plus barbares encore qu'à notre époque, auraient été un danger permanent pour les êtres féminins, il aurait eu une illumination. En ces temps-là, le viol était souvent, voir même communément, une arme pour dominer la population locale ou étrangère. Mahomet aurait-il pu avoir l'inspiration de demander à Dieu s'il était préférable que les femmes se voilent plutôt qu'elles se dénudent davantage afin de préserver leur dignité? Je pense donc, mais c'est de l'investigation à travers les âges, que la parole de Mahomet sur ce sujet était plutôt un très bon conseil de sagesse pour les jeunes femmes qui voulaient garder leur virginité avant le mariage, alors que, après le mariage, le voile était un message providentiel de pudeur, de décence, et d'appartenance à l'homme qu'elles aimaient, message divin et sacré qui protégeait les femmes des assauts sexuels des autres hommes. Ainsi, elles n'étaient plus importunées par les mâles craignant eux-mêmes la punition de Dieu...et de la loi coranique en cas de non respect de la femme convoitée. Par contre, ces mêmes hommes n'hésitaient sans doute pas à saisir la première occasion venue de s'attaquer à la chair fraîche d'une jeune femme si celle-ci osait se dénuder un tant soit peu . Le prétexte était alors trop facile pour prendre cette pécheresse de force qui se déclarait, à travers sa tenue, à disposition des hommes puisqu'elle se présentait ostensiblement ouverte au désir des hommes... Nous connaissons encore ce réflexe machiste dans nos sociétés modernes d'aujourd'hui. Réflexe qui est aussi installé dans l'inconscient de certaines femmes qui absolvent les hommes osant s'attaquer par la force à des jeunes filles délurées dont la tenue a provoqué une agression masculine. Même si la fille est provocante, cela ne donne pas l'autorisation à un homme d'en abuser par la violence...

Revenons à l'art du Nu. Le monde oriental connaît aussi ses oeuvres érotiques, dont les Milles et Une Nuits, classique des classiques de la littérature arabe. Mais les mots utilisés par les auteurs arabes sont souvent, voir exclusivement poétiques. Le pornographique et l'expression crue des organes génitaux ne fait pas partie de la littérature classique arabes. La pudeur et la sensibilité de cette Civilisation est restée à un stade beaucoup plus littéraire par la force des choses puisque l'imagerie, le cinéma, et la photo n'ont pu s'introduire d'une manière aussi brutale et libre que chez nous. Le Coran protégeant les populations d'une propagande artistique exhibitionniste et libertine.

Rappelons ici que l'être humain est le seul être vivant qui se distingue des autres par le port de l'habit. Tous les animaux vivent nus dans la nature. En quelque sorte, l'habit est une émancipation libre de l'être humain vu par sa face sud exceptionnelle de décision et d'autonomie par rapport à la nature, ou une soumission à la demande de Dieu vu par sa face nord tout aussi exceptionnelle de notre Conscience du Mal. Adam tend la pomme à Eve. Eve accepte de croquer dans la Pomme... Ils sont chassés de leur paradis terrestre, de leur amour pur et réciproque... Et ils vont connaître les affres de la souffrance, de la jalousie, de la division. Cette image pourrait être celle d'un libertin tendant le fruit défendu à son épouse en lui proposant une partie échangiste avec un autre couple, par exemple... J'ai fait exprès de parler de face sud et de face nord car cette dernière, comme pour atteindre un sommet mythique, est en général bien plus difficile à conquérir que sa face sud. Absence de soleil, froid glacial, roche plus hermétique, courage démultiplié, résistance à toute épreuve, la face nord est réservée aux meilleurs soldats de Dieu. Mais au sommet, quelle victoire tellement plus éclatante. Le bruit des glaçons dans la glacière en attendant de déguster le champagne divin...

L'envers de la part cauchemardesque du décor présenté par la face sud idyllique préférée des Occidentaux (proxénétisme, bordels, tourisme sexuel, prostitution enfantine et adolescente à grande échelle), en islam, pourrait être le profit que tire un homme du fait de mettre son épouse sous une burqa ou un voile. Dans les deux civilisations, l'homme est trop souvent le tentateur et celui qui, soit débauche la femme, soit la rend servile et à son service exclusif. « Femme libérée, tu sais, c'est pas si facile et si visible que ça ». La nudité peut rendre esclave les êtres humains, tout particulièrement les femmes, d'un système sado-maso totalitaire comme représenté dans le film « Les 120 journées de Sodome » de Pasolini, oeuvre sadienne par excellence. La sexualité débridée peut voiler et même mettre le cerveau d'une femme sous une burqa fictive dans le sens où elle perd le sens commun de son intégrité physique et de son propre respect. Alors que le voile peut être l'expression d'une obligation subie les femmes par un système masculin mis en place pour soumettre la femme à une loi divine dévoyée. L'Iran d'aujourd'hui, par exemple, agit encore par force obligatoire du voile plutôt que par choix démocratique individuel de sa population féminine. Tout système qui tend à la domination masculine sur la femme, est un système pervers décidé des hommes et non par Dieu. La condamnation à mort par lapidation et pour adultère doit être partout exclue des lois civiles des Etats arabes (Tariq Ramadan, ce matin à 7.30h. sur la radio romande TSR1).

Pourtant le monde islamique bouge. La jeunesse d'aujourd'hui n'a plus forcément envie de vivre comme leurs parents ou leurs grands-parents. Elle surfe sur Internet, s'informe des autres modes de vie, apprend beaucoup des courants culturels alternatifs ou underground et ne se laisse plus seulement et uniquement influencer par les textes sacrés du Coran. Le monde musulman est en ébullition. Les courants conservateurs affrontent les courants réformistes, les filles exigent plus de liberté et de nudité permise. Comme pour tout, cela peut aller du meilleur au pire. Pourtant il serait temps que l'Islam apprenne à vivre avec notre temps tout en conservant ses convictions et son âme spirituelle. Tout est possible en islam aujourd'hui. Et l'Occident, au lieu de dénigrer l'islam et son Prophète Mahomet par des caricatures idiotes, devrait échanger sa culture avec celle de l'Orient, mêler les courants d'idées et les spiritualités afin d'avancer vers un nouveau monde plus libre et plus respectueux des possibilités humaines et des possibles philosophiques ou spirituel. Dieu est Grand. C'est écrit dans toutes les religions. Et s'il est Grand, c'est la preuve que son ouverture offre de nombreuses possibilités de s'ouvrir à son Amour. La femme est l'avenir de l'homme. Ce ver du prophète poète Aragon est plus que jamais d'actualité.

Par l'Art et la Littérature, une vie spirituelle libérée de ses intransigeances dogmatiques, nous arriverons à mieux nous comprendre et à nous apprécier entre Orient et Occident. C'est ma conviction intime qui me porte à écrire cela.

 

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16/08/2010

70% contre la mosquée; L'Amérique chasse ses démons

 

Le verdict est cruel pour Barack Hussein Obama. Les Américains se prononcent en grande majorité contre le projet de centre culturel islamique dans la proximité de Ground Zero.

Le mal est fait. Les promoteurs de cette mosquées auraient du épargner au monde cette épreuve supplémentaire à la bonne entente entre les communautés. Car ce n'est pas seulement l'Amérique qui est à l'écoute de cette affaire ultra-sensible. C'est le monde entier. Les sensibilités sont à fleur de peau et les souvenirs encore à vif. Il faudra au moins cinquante ans pour réussir à surmonter le traumatisme de cet attentat. Nous le constatons dans le cas de la Shoah (la catastrophe) juive. Les plaies ouvertes sur les grandes tragédies de l'Histoire ne se cicatrisent pas aussi facilement que l'on aimerait. Les drames humains individuels ou collectifs portent tous les stigmates de la tragédie de très nombreuses décennies durant. Nous le constatons dans le cas du génocide arménien, par exemple, dont la Turquie refuse toujours le terme et les mots diplomatiquement choisies.

Je pense que si les promoteurs de cette initiative ont foi en la bonne gouvernance du Président Obama, ils auraient tout intérêt à retirer leur projet sans faire de tapage. Ce Président mène son pays avec tolérance, compétences, respect des minorités, des religions, et des marginaux. C'est un bon Président des Etats-Unis, avec pour corollaire la vulnérabilité et la faiblesse relative de celles et ceux qui tentent de faire le Bien sur cette planète en proposant l'amour plutôt que la haine. En fait, ces gens-là au pouvoir représentent notre force collective de paix globale contre les faiseurs de guerre et de grandes catastrophes. Les Républicains ne sont pas meilleurs pour prévenir les attentats. La preuve: le 11 septembre est arrivé sous leur gouvernance. Et ils sont plus mauvais quand ils doivent prendre des décisions très sensibles. C'est un peu la technique du bulldozer des uns, les Républicains, contre la politique du pot de fleurs pour les Autres, les Démocrates. Les premiers rasent dès que la gêne est trop insupportable alors que les Autres se présentent encore et encore chez des voisins irascibles et de mauvaise foi avec des fleurs et la bonne parole en bouche... L'Amérique d'Obama ressemble à la Suisse dans l'affaire Kadhafi et de nos deux otages... Certes, le Président Obama n'est pas une fleur bleue et il a hérité des chantiers guerriers de son prédécesseur. Mais a-t-il enclenché de son plein gré une nouvelle guerre quelque part sur la Terre? La réponse est évidente: c'est non. Monsieur Obama et son administration ne déclencheront d'autres conflits que si des ennemis auront d'abord montré des intentions criminelles flagrantes et non basées sur de fausses preuves montées de toutes pièces par l'un ou l'autre des services secrets du pays. Les colombes ne sont pas des faucons et ne le seront jamais. Par contre, elles sont prêtes à se défendre jusqu'au bout contre les bandits de grands chemin si le sang coule sur les siens.

Messieurs et Mesdames les représentants islamiques de ce projet de mosquée, je vous demande instament de vous retirer sur la pointe des pieds en attendant des temps meilleurs. L'Amérique est grande. La Grande Pomme elle-même est suffisamment dotée en terrain pour proposer votre projet dans un endroit un peu plus excentré par rapport à Ground Zero. C'est le prix à payer pour éviter la chute du Président Obama. Etes-vous prêt à ce sacrifice pour garder l'espoir d'un bon Président des Etats-Unis plutôt que d'hériter d'un autre faiseur de guerre? Il y a l'Iran, puis... On connaît la fin atroce de tous les châteaux de cartes montés par des généraux avides de lauriers: à terre, comme un certain Ground Zero... Un grand conflit généralisé avec l'Iran demain pourrait bien devenir notre acte de décès collectif nucléaire et planétaire. Et si la Mosquée appartient à Allah, les gens de Bien savent bien que Dieu est partout et en tous lieux malgré l'absence d'une Eglise, d'une Synagogue ou d'une Mosquée. A Ground Zéro, plus que partout ailleurs dans la ville de New-York. Dieu fait acte de présence aujourd'hui pour nous signifier de faire la paix entre nous et protéger l'Amour plutôt que de nous battre à mort sur la base de l'existence ou l'inexistence d'un bâtiment religieux.

A nous, gens de Bien et Croyants de toutes obédiences, de prouver que Dieu n'est pas la Source de la Haine et des guerres mais au contraire source d'Energie et d'Amour.

 

 

P.S. Je fais un rajout à mon billet car je viens de découvrir sur Google une interview de Dalil Boubakeur accordé à France Soir qui vient aussi d'être mis en ligne et qui va dans le sens écrit ci-dessus. Je remercie France Soir de m'accorder la reproduction de son interview sans en exiger le retrait de mon blog:

On ne construit pas une mosquée à Ground Zero comme ça”

Le soutien apporté par Barack Obama à la construction d’une mosquée, à proximité du site des attentats du 11 septembre 2001, provoque une vive polémique aux Etats-Unis. Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, comprend l’émotion que suscite le projet parmi les Américains.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris © Sipa
France-Soir - Quel regard portez-vous sur ce projet de mosquée à Ground Zero ?
Dalil Boubakeur - Cette affaire ravive les affres dans lesquels était plongée l’Amérique au moment du 11 septembre 2001. A cause du terrorisme, l’islam était devenu, pour elle, potentiellement dangereux. Cet attentat nous a coûté cher. Il a été commis au détriment de l’islam modéré.
F.-S. 68 % des Américains se disent opposés à ce projet…
D. B. Cela touche à un point sensible de l’Amérique. C’est un événement qui a suscité beaucoup de douleurs, une plaie qui demeure ouverte. On peut comprendre que la construction d’un lieu de culte musulman à cet endroit puisse rencontrer des réactions d’hostilités. Il y a des lieux symboliques qui réveillent la mémoire, qu’on le veuille ou non. Et il n’est pas très bon de réveiller les souvenirs. Rappelez-vous l’histoire du couvent d’Auschwitz, c’est un peu la même chose.

F.-S. Vous comprenez donc cette opposition.
D. B. On ne construit pas une mosquée comme ça, dans un site aussi symbolique. Il faut qu’elle ait une fonction d’apaisement, qu’il s’agisse d’un lieu de réconciliation, pour justifier qu’elle soit présente, là. Si cet édifice religieux peut apaiser la sensibilité des Américains, alors c’est bien. Si c’est le contraire, il apparaîtra comme une provocation. Cela doit s’accompagner d’une explication formelle. Apparemment, les promoteurs de cette mosquée n’ont pas assez communiqué sur le sens de ce projet. Peut-être pourrait-on trouver un autre emplacement dans Manhattan ?

F.-S. Obama lui-même semble désormais reculer sur la question.
D. B. Oui, Obama a fait un pas en arrière. Il dit maintenant qu’il ne parlait pas « du bien-fondé » de l’installation d’une mosquée à Ground Zero, mais, de façon générale, « du droit » à construire une mosquée. Le recul d’Obama s’explique sans doute par le fait qu’il tient compte de la résonance de l’opinion américaine. D’un autre côté, la bonne volonté du président américain, qui a des sympathies pour l’islam, ne peut être remise en cause. Ces derniers mois, il a insufflé une marque nouvelle à la politique classique américaine, celle de ses prédécesseurs, celle de Bush notamment.

10:58 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (58)

15/08/2010

Shuck me, ma Bett Loven (pour la nuit)

Street Parade 2010 sous un temps gris. Me rappelle celle de 2005. Me rappelle mon état mental de survie catastrophique de l'époque... et mes photos prises sur le vif des Love Mobile de la Street Parade.

50 ans de pop culture. Je suis né dans ces années-là. Et ça se voit...

Love mobile rockabily blues.

Shuck me, ma Bettloven. Shake me, ma Bettloven. Shock me, ma Bettloven. Shuck Shake Shock, Sexy shock. Funk me on the rock.

Yéyé! Ma Bettloven. Yéyéyé! Ma Bettloven Yéyé! Very hot, sex me on the rock!

Sir Collins en Périgourdine. Chuck Berry en Strawberry. David Guetta sous Bugati. Et Vandetta sur Natacha.Tatana, sacrée nana. Elvis, poil au pubis. Et moi mon Sniff sous Umbrella.

Joli con d'homme, préservatif mon Conseiller, dis.moi, et avoue-moi, combien de terres, tu as niquées. Lala lalala. Lala Lolita. Lala Brigitta. Lalala sur mon matelas.

Les années déconnent. Les années braconnent. Les années passes et connes où un homme divorcé ne se supportait plus autrement qu'en niqueur de surfaces commerciales. Les vitres ont éclaté sous le big bang d'un amour tout neuf. Et je suis enfin sorti de ma bulle tarifée délirante...

 

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X X X

 

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22:32 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Quand l'Amérique d'Obama aide la France des banlieues...

 

Les visites récentes de John Travolta, Sylvester Stallone, et Samuel L. Jackson – l'acteur et tueur philosophe de Pulp Fiction dans le film de Quentin Tarantino et de Mystery Train, film de Jim Jarmuch sorti en 1989 s'intéressant à un couple de Japonais en pélerinage à Memphis, Tennessee, aux Etats-Unis, ville du King – dans les banlieues parisiennes afin de créer une dynamique artistique parmi l'underground de la jeunesse larguée, ne peut être que réjouissant pour la communauté internationale en général et la France en particulier.

Pour Nicolas Sarkosy et les milieux culturels français, trop autocentrés et monopolistiques, c'est une bonne leçon que donne l'Amérique à la France. Une leçon de pédagogie des foules et de la protection dynamique et non assistée des minorités ethniques. Une leçon aussi pour le milieu culturel parisien qui représente par trop une concentration blanche, catho-juive, de personnalités qui s'octroient les prébendes de l'aura médiatique et la majorité des retombées télévisuelles et cinématographique.

L'Amérique commet des bourdes en tous genres. Une chose qu'on ne peut pas reprocher au milieu culturel américain, c'est d'éliminer d'entrée de jeu, comme trop souvent en France, toute personne qui ne rentre pas dans les canons esthétiques et raciaux de la nomenklatura française. Il est peut-être plus facile pour le Gouvernement Sarkosy de déchoir de la nationalité tricolore un émigré qui a commis un délit que de chercher à intégrer en son sein des éléments à la richesse culturelle variée venant de la marge. Quel est le pourcentage d'artistes ou de gens des médias connus en France et internationalement venant des cultures maghrébine, africaine ou asiatique qui ont bâti leur carrière sur le territoire français en comparaison du pourcentage de la population blanche de souche et celle des immigrés arrivant sur le territoire durant ces cinquante dernières années? Voilà une statistique qui serait très intéressante à connaître...

En tous les cas, la fuite en avant tel que le pratique le Gouvernement Sarkosy est sans doute un aveu de faiblesse de la part d'un Président qui n'a jamais été un grand fan des artistes de la planète. Le bling-bling sied mal à l'art. Même Warhol, qui ne crachait surtout pas sur l'argent, n'aurait pas aimé cette faute de goût du Président français. On ne peut pas à la fois porter sur soi les mêmes signes de richesse et de comportement macho du gangsta rap tout en cultivant l'art de la monarchie absolue et croire que la banlieue va courir derrière un président qui adopte l'attitude voyou de la rue alors que ce dernier vit dans les dorures de Versailles. Cela ne fait pas vrai, ni authentique, ni rend sympathique au peuple. Cela sonne toc, la rue constate les tics de langage exagérés et hors de toute mesure de son roi, et la banlieue donne des claques magistrales à la Présidence en retour de Karcher. Au snobisme de Nicolas répond simplement le côté chic des pavés...

 

Souvenir d'Elvis Presley, là quelque part branché entre les côtes et le coeur battant de notre vie...

 

Mystery Train : Samuel L. Jackson

 

Mystery Train : un couple de Japonais en pélerinage...

 

French Kiss. Un peu plus de rouge, Président Nicotine Sarkosy...

 

17:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)