03/02/2010

Un océan nous sépare

Une mer nous sépare.

Et comme dans un long cauchemar

tu m'as annoncé la douleur de ta chair

qui ne danse plus dans l'atmosphère.

 

Que t'envoyer comme message ce soir?

 

Tout devient dérisoire et si triste.

J'écris sur la blogosphère

pour oublier l'éphémère.

Te rejoindre là-bas sur la piste?

 

Te soulever pour te redonner

cette envie de danser?

Te soulever et faire comme le Christ

un miracle d'artiste?

 

Nos mains ne peuvent se joindre,

Nos corps n'ont pas eu le temps

de s'apprivoiser tout doucement.

Et je ne puis te rejoindre.

 

Je vais déjà te perdre

à perdre mon temps ici.

 

Ton message ce soir sur mon portable:

 

« Tu vois, tu m'as déjà oublié

et tu sais que j'ai besoin de toi. »

 

« Je prends l'avion demain matin.

Je suis là vers toi à midi.

Je te rassure. Je m'occupe de tout.

Tu vas guérir et on va s'aimer. »

 

Mais non. Je suis dans un cauchemar.

Je ne peux pas prendre l'avion.

Je dois travailler.

Je dois assurer.

Je dois rester ici.

Et je ne peux t'aider

que de quelques dinars

alors que le monde s'écroule sous les dollars.

 

Imen Omri,

dis-moi qu'un jour, nous, ce sera « oui ».

 

02:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2010

L'amour loup(é)

J'ai loupé l'amour

avec Toi.

 

A tes pas chaloupés de danseuse

je préférais surfer comme un pacha

en te cherchant un paradis artificiel.

 

T'avais ta sextonic,

tes rendez-vous basic, tes barbituriques,

et tes infidèles amants au saut du lit

faisant sauter notre mur de briques.

 

BANG! BANG! L'amour

comme un revolver sur la tempe.

BANG! BANG! L'amour

comme cette fille sur la rampe.

 

Pourquoi s'envoyer en l'air

si c'est pour atterrir ailleurs?

Pourquoi s'aimer sans en avoir l'air

si c'est pour revenir seulement pour une heure?

 

Et maintenant que tu n'es plus là

que tu m'as arraché de ton corps

je suis comme un arbre déraciné

parti chercher l'eau au désert.

 

Les loups de la finance

m'ont volé ma fiancée

juste pour pouvoir s'amuser

dans son lit de jouvence.

 

Et si l'argent n'avait plus d'importance

il existerait peut-être plus de romance.

 

Plus fort que toi,

Plus fort que moi,

c'est l'amour abusé par les rois.

 

À Milky Way, mon ex petite amie

partie pour meilleure fortune et meilleure vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17:45 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (3)

01/02/2010

Pourquoi tout ça?

 

 

Photos-0028_11.jpg

 

 

Noir Désir, Bertrand Cantat, en concert

 

Des jours passés en absence

enfermés, morts, en latence

 

Des jours contaminés

par nos pestes inavouées

 

Des jours gris qui repassent

dans les pas de nos impasses

 

Des jours quittés pour toujours

oubliés dans nos jardins d'amour

 

Des jours qui n'ont déjà plus de jour

sauf la nuit quand le rêve se fait velours

 

Des jours qui s'élancent à la mer

comme de fiers navires de guerre

 

Des jours qui reviennent de l'oubli

blessés et debout comme des cris

 

Des jours gais de notre enfance

volés par la folie et la défiance

 

Des jours sans jour assassinés par amour

la haine a-t-elle volé ses ailes à l'amour?

 

Pourquoi tout ça?

 

Pacha K Mac

 

 

Photos-00255.jpg

 

 


 

 

RACHID HAMDANI

MAX GÖLDI

563 JOURS

 

« Heureux celui qui meurt d'aimer »

 

Né à 11 ans, pré-adolescent à l'amour et la poésie,

grâce à Aragon, Jean Ferrat... et ma maman.

 

 

Photos-0027_22.jpg

 

 

Bertrand Cantat, poète en détresse

 

Pacha K Mac, poète en détresse

 


 

 

dédicace à toutes les blogueuses et blogueurs.

 

Restez maîtres de vous-mêmes

et fidèles à vous-mêmes.

Ne changez pas le monde mais vous-mêmes

et le monde changera de lui-même.

 

Bouchons de champagne dans les Voiles

après l'ivresse collective de ces derniers jours sur la Toile.

 

 

17:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

31/01/2010

Honneur aux dames qui nous rendent heureux

En ce jour où semble nous parvenir enfin de bonnes nouvelles de Libye concernant nos deux otages, j'aimerais juste vous présenter un petit spectacle qui n'est ni de la soupe pour aguicher les nigauds ou les gogos ni une daube quelconque. Mais un potage relevé et magique (malheureusement pas très bien filmé ni éclairé). Mais au fait, si vous y prenez attention, en enlevant le « p » à potage on obtient otage, et en le ratachant à « ute » on obtient p***.

 

Bon voilà. Passons de ces étranges associations ou dissociations de lettres au spectacle qui nous occupe l'esprit et nous, les garçons, admirons simplement de belles images qui encensent le corps féminin. Retenez bien le balancement des hanches dans les airs (ça ne dure que deux secondes, soyez attentif). C'est somptueux et on se demande comment c'est possible de faire ça suspendu dans l'air avec notre masse corporelle. Alors ne dites plus jamais que les filles qui pratiquent la pole dance appartiennent à des milieux glauques de l'obscurité qu'il faut cacher aux regards des enfants. Il s'y passe parfois des instants de grâce et de poésie que les habitués romantiques savent capter avec un regard d'amoureux.

 

 

 

19:11 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (5)

27/01/2010

De la liberté d'expression à l'heure d'Internet

J'ai lu, hier, quelques textes de chansons créés par de jeunes banlieusards qui ont été déposés sur un blog. (voir le webzine de la tdg).

Sidéré de constater à quel sommet d' acculturation se situe une partie de la jeunesse désoeuvrée, sans plus aucun désir de s'intégrer au monde de la société civile, sans projet d'avenir autre que celui de créer un tas d'immondices, un immense dégueuloir et foutoir de haine, de bêtise, de racisme, de sexisme, d'appels au meurtre, je me suis décidé à créer cet article sur notre liberté d'expression actuelle. Mon propos ici n'est pas de dire ce que je ressens comme malaise et comme dégoût par rapport au Gouvernement français qui ne fait pas grand-chose pour changer cette situation désastreuse (pour cela, lire mon petit commentaire laissé sous l'article de ce blog).

J'aimerais ici créer un petit dialogue-fiction moderniste autour de trois personnages clefs ayant existé et ayant été à la pointe du combat en faveur de la liberté d'expression: Voltaire, Diderot, Rousseau. Ils seraient parmi nous aujourd'hui. Ils pondraient des articles sur la plate-forme tdg 24 Heures. Voici ce que cela pourrait donner dans les commentaires éclairés de trois blogueurs. Appelon-les , Fatima, Albert, Gaston.

 

Gaston: « C'est toujours ce mec qui a abandonné sa femme et ses enfants. C'est une honte! On devrait l'interdire de poser ces articles et le foutre en prison. Comment peut-il écrire au lieu de s'occuper de ses gosses? Et au moins, j'espère que la mère reçoit les pensions alimentaires de ce type. Il paraît que les gens l'ont caillassé à Môtier. Il a du prendre la fuite. C'est bien fait. Il est vraiment nul ce type. »

 

Fatima: « Ouais. Et en plus de sa m..., il veut nous refiler son contrat social. Il a pas honte ce jeanfoutre. Et en plus il s'acoquine parfois avec ce Diderot dépravé qui rôde du côté des Pâquis. Ah ces intellos, tous des m... Et ils prétendent refonder notre monde et notre civilisation! Ils manquent pas de toupet ni d'orgueil!!!!!! C'est des fils de pute, ces types-là! »

 

Albert: « Moi, je viens de lire que Voltaire, ce faux-cul, c'est fait un paquet de pognon dans la vente de son immeuble des Pâquis. Ce type, c'est le pire des spéculateurs. Et en plus, il nous fout le bordel avec les arabes. On va bientôt avoir une bombe qui explose à Genève. Les islamistes terroristes ont laissé des messages sur des blogs du Maghreb. Il faut lui interdire d'écrire à ce type sinon tu verras que nos enfants vont bientôt être égorgés et lui, avec son pognon, il partira sur une île bien pénard. Des salauds de son espèce, on les bute. J'crois même qu'il a des démêlés avec la justice à propos d'une gamine de 16ans dont les parents ont porté plainte. C'est un voisin qui me l'a dit. Il l'aurait connue lors d'une soirée techno. Affaire à suivre. Je vous tiens au courant. Si jamais c'est vrai, on organise un commando et on le bute pour de vrai. »

 

Voilà. On pourrait continuer, n'est-ce pas? Mais cela suffit. Nous pouvons constater que ceux qui se sont battus pour la liberté d'expression, pour notre liberté d'expression, pourraient très bien être rejetés aujourd'hui de la communauté citoyenne par de petits gars et filles sans grande finesse ni culture. N'est-ce pas effrayant, 250 ans après les Lumières? Je vous laisse à votre réflexion...

 

Photos-00355.jpg

 

Lumière à la tombée du jour sur la Cité de Midoun

 

(cette photo est dédicacée à John Gotelen

du blog « Homme libre »

et à Per Amann

du blog « Blondesen »)

 

Tous mes voeux de rétablissement à tous les deux.

 

16:42 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)