28/09/2009

Les limites de l'imprescriptibilité

L'arrestation de Roman Polanski montre à quel point un crime resté totalement impuni ou partiellement impuni durant des dizaines d'années peut provoquer des émotions contrastées auprès de la population.

Un viol est un viol. Et en plus commis sur une gamine de 13 ans aggrave encore le cas. Je n'excuse pas l'acte abject de Polanski même si la demoiselle en question de l'époque a peut-être joué avec le feu de son adolescence naissante. Mr Polanski devait se rendre compte jusqu'où la gamine voulait jouer avec lui et où elle ne voulait absolument pas aller. Il n'a pas su s'arrêter. Il devait être puni pour ça.

Maintenant arrêter ce cinéaste 32 ans après les faits, et après le pardon de la victime qui semble ne pas avoir subi de séquelles psychologiques de cet instant d'oubli de son photographe, me semble totalement déplacé. Monsieur Polanski a-t-il récidivé avec d'autres jeunes filles? A-t-il violenté de nombreuses femmes dans sa vie? Est-il ce monstre pédophile que certaines âmes bien-pensantes désignent d'office? Apporter les preuves de sa monstruosité et j'accepterai le verdict du juge.

Par contre, juger un homme sur son passé révolu, et je le souligne après que sa victime ait pardonné, après plus de trente ans de vie consacrées à la création cinématographique, me paraît aussi sauvage et violent que l'acte sexuel lui-même commis sur cette jeune fille.

On peut amener Mr Polanski devant les juges. C'est inscrit dans notre code civil. C'est la loi. Mais parfois la loi n'est ni réparatrice ni bénéfique aux principaux concernés. Le silence vaut parfois mille fois le jugement humain après tant de temps écoulé. Si la victime serait en demande de jugement, ce serait très différent. Ce n'est pas le cas. Je suis donc en faveur de la libération de Mr Polanski quelque soit les arguments bétonnés dans les consciences des gens qui veulent à tout prix le voir condamner et derrière les murs d'une prison.

Je me joins à la pétition des artistes romands.

Jean-Marie Gumy

 

 

 

 

 

 

 

16:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (6)

Vendanges, Tess, Kadhafi, et Spartacus

picture050_44.jpg

 

Un roi mort au combat

« Un basané mexicain

est allongé sur le sol,

général depuis un jour de rhum,

mort de trop de tequila boum boum.

Mon Dieu, quel tube!

Mon Diable, quel rubicube!

Les succubes ont-elles avalé son tube! »

 

RSR1, 06 heures 50, 28 décembre 09

 

Tout les Suisses amoureux de la bicyclette souhaitaient un doublé historique à Cancellera au Championnat du Monde organisé cette année à Mendrisio, au Tessin.

 

« Spartacus » a démontré à tous qu'il était l'homme de la situation. Hors donc dimanche après-midi, et les hasards sont heureux, mon frère a demandé à mon fils et à moi si on voulait voir « Spartacus », le film. Mon fils, qui aime les scénarios où règne la castagne, a tout de suite demandé à voir.

 

Et voilà que j'ai vu un autre film dans le film: celui de la confrontation entre la Libye ( le Royaume d'Iran) et le reste du monde placé sous sa domination linguale à l'ONU. Sparte et son Spartacus, ses 300 cents chevaliers affrontant seuls le Kadhafi des Perses dispersés dans le monde entier. Il y avait même un drôle de trou noir dans la ville de Sparte où les Perses tombaient dedans. Etait-ce l'arme fatale de cette Suisse qui n'existe pas? Plus tard, des éléphants et une sorte de rhinocéros perse fonçant tête baissée tel un taureau sur les Spartiates; et aussi un bossu très laid, défiguré par le vie, trahissant sa ville, Sparte, à cause du refus du Général de l'intégrer à son groupe d'élite guerrière, un scribouillard, un journaliste peut-être, connaissant toutes les failles du terrain de jeu qui allait mener à la perte de Spartacus et des siens, un scribouillard s'agenouillant devant sa Majesté, acheté par la corruption et les putains du roi Perse.

 

Il y avait surtout la femme de Spartacus, une femme libre et fière de son mari, de son roi qui se battait pour la liberté de tous. A l'heure du corso fleuri de la Fête des Vendanges, il y avait du sang partout, une épouse remarquable bafouée dans son honneur de femme libre trucidant devant le Conseil des Sages son perfide violeur. Et trois cents valeureux guerriers morts pour la liberté.

 

Et ensuite, j'ai visionné le final du championnat du monde. Cancellara isolé, près à partir à deux ou trois coureurs pour se disputer l'arrivée. Mais il se battait seul contre tous malgré une équipe de Suisse digne. Personne n'avait envie de le relayer et de le voir gagner une deuxième fois. Les Espagnols et les Italiens se sont arrangés pour le laisser se débrouiller au commandement, même si un des leurs, à un moment, a creusé avec lui un écart d'une dizaine de mètres sur le groupe des 20 survivants encore en course pour la victoire à sept kilomètres de l'arrivée.

 

Cance n'a pas pu gagner. Mais la bougie a été allumée par un Australien de Suisse: Cadel Evans. L'espoir peut durer. Les hommes libres ont gagné la guerre durant la Fête des Vendanges en buvant des piscòs … Sacré pistol héros. Sacré pistol éros.

l

 

picture058_66.jpg

 

 

Les fleurs « confettis »

 

Elles ont le bikini mini mini,

font des guilis-guilis à Roman Polanski.

Tess respire l'air des petites filles.

Mais pas touche aux fleurs confettis.

Les gens pires sont victimes des gens bien-pensants.

Mais Hannibal de Perse n'a-t-il pas de très jeunes éléphants

à fouetter dans son parc d'attraction des horreurs?

 

Persépolis iranienne a-t-elle moins de crimes à avouer que Roman Polanski?

La Berne fédérale a-t-elle d'autres chats à fouetter qu'un cinéaste romantique un peu trop téméraire?

N'y avait-il pas à Berne, un courageux fonctionnaire pour souffler à l'oreille du cinéaste de se barrer du pays avant qu'on l'arrête? N'y avait-il pas à Berne un courageux Président pour recevoir dignement en notre pays Roman le Romantique au lieu d'un Président faiblard s'agenouillant devant Muammar le Cynique?

 

Cellules spartiates

pour les héros romantiques!

Merci, mon pays.

 

On s'écrase devant les forts et les perfides, et on s'attaque à l'excès de faiblesse érotique de beaux romantiques en les trahissant. Notre culture suisse n'est plus aimée ni respectée. On traîne en justice celles et ceux qui ont des vies hors-normes et de vieilles casseroles. Godard et Tanner, c'était la tête de la Nouvelle Vague. Pendant ce temps, on accueille toujours les fonds des tortionnaires, des génocidaires, des dictateurs. La faute à Blocher? Sommes-nous fous ou simplement trop faibles pour ne pas oser prendre les chemins européens de la liberté ouverts par la Génération 68?

 

 

 

 

08:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2009

La visite médical du docteur Kadhafi

Cela vous rappelle-t-il quelque chose? Dans les années 40? Les déportations, les visites médicales et...

Comment nos deux ressortissants ont-ils pu accepter de sortir de l'Ambassade de Suisse? Comment ont-ils pu être si mal entourés et conseillés à l'intérieur de celle-ci? Encore une boulette helvétique invraisemblable! Comme si, avec Hans-Rudolf Merz, nous avions tous cru que Kadhafi redeviendrait un enfant de coeur d'un coup de baguette magique... ou alors, beaucoup plus tragique, nous aurions attrapé, comme cette maladie fatale des années 40, la mentalité moutonnière de la plupart des Juifs de l'époque qui naïvement croyaient que le régime nazi serait clément avec eux s'ils lui obéissaient au doigt et à l'oeil...

Pauvres de Suisses...

En attendant, Delémont vous invite, de septembre à octobre, à sa petite mais sympathique exposition « Sans Lui? Sans Elle? Sans Eux? » au Pré-Guillaume où se dresse, par un heureux hasard, la modeste statue de la liberté helvétique. Le photographe Pierre Montavon a saisi sur le vif des personnes étrangères en situation de travail (dont une opération chirurgicale) ou de loisirs. C'est notre manière à nous, Suisses, d'accueillir les étrangers, Monsieur Kadhafi. Ils peuvent vivre libres, prier, s'amuser, boire, manger, faire l'amour comme ils veulent dans le respect mutuel de chacune et chacun.

 

 

Photos-00655.jpg

 

 

 

Photos-0062_11.jpg

 

 

 

Photos-00633.jpg

 

 

 

Photos-00644.jpg

 

 

Alors, vous les libérez nos deux Suisses,

Docteur K ?

 

P.S. Photos prises ce samedi après-midi dans ce jardin où de très nombreuses nationalités se fréquentent en bonne harmonie.

 

 

 

 

17:29 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Réflexions en vrac et patraque

Peut-on oeuvrer à la fois pour les droits de l'humain et lancer des plans aussi fumeux que pétrole contre nourriture qui, cyniquement, considère les humains en catégorie de valeur? Peut-on à la fois être leader et promouvoir la démocratie partout dans le monde et décider, un peu comme Hitler lui-même l'avait fait, qu'il y a des communautés d'humains qui méritent moins de vivre que d'autres, qui valent moins que d'autres?

Ces questions m'ont été inspirées à la suite de l'émission d'Histoire Vivante de hier qui s'intéressait au programme « Pétrole contre nourriture ». Une émission qui a encore une fois chamboulé ma naïveté de citoyen et donnée l'envie de vomir au bord de la route de mon humanité.

L'Iran nous ment, du moins son gouvernement. Nous le savions. En Amérique, Bush nous mentait depuis le début. Pour les plus lucides d'entre nous, on le savait. Si le mensonge fait partie du programme d'armement, la demande et le désir de démantellement de l'armement nucléaire par Barack Obama est un gros mensonge. La vérité serait alors une bombardement nucléaire sur les installations nucléaires iranienne dans l'année qui vient... L'Axe du Bien contre l'Axe du Mal va revenir au hit-parade de notre actualité. « Ramène tes Ninjas » avait été prévenu depuis très longtemps. La communauté internationale va se fâcher pour le malheur des populations iraniennes.

 

Bonne nouvelle. C'est la fête des vendanges de Neuchâtel. Je vais aller me détendre avec mes potes et oublier un peu mon cerveau qui fulmine et fume comme un volcan...

« Les gens s'amusent. Sous les confettis, ils sont tous potes, des êtres humains qui se tiennent chauds au coeur dans la foule. Est-ce la peur de disparaître qui fait que les enfants, les femmes, et les hommes chantent, boivent, mangent et dansent toute la nuit. »

Et les filles à vélo, elles vous font quoi, à vous? L'effet Newton? Ou l'effet Pomme?

 

 

picture0444_11.jpg

 

« L'attraction terrestre

est inversement proportionnelle

à mon attraction pour toi

ce qui provoque un vol planant prolongé

dans notre espace commun »

 

ton champion de bicyclette

 

 

 

 

 

08:11 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2009

Forces poétiques

Forces

 

picture034_288.jpg

 

Sophie, dessin au crayon du 04 août 09

 

Dans ce qu'il paraît,

N'est pas tortures

Ce que l'on voit.

Dans ce que l'on est né,

Rien n'est jamais sûr

Comme on le croit.

Dans ce que l'on vit,

Sera droiture

Le véritable soi...

 

Voir le soleil,

Escalader les falaises.

Entendre clapoter l'eau

Loin des mirages

Que les êtres se forgent,

Se perdant de ça même

Si loin de leurs Terres

Voilant leurs faces

D'Ombres Chinoises

Berçant leurs sommeils.

 

Quel sera, l'étincelle,

L'éclair où le luciole,

Capable d'allumer cette lumière

Qui déchirera les voiles,

Montrant cette supercherie

Du jeu de miroirs,

Double, trouble leurre!

S'en libérer soi seul,

Et cette toute l'Humanité

Qui s'en trouvera avancée!

 

Saule pleure

Vert et rumeur,

Le soleil froid

De l'hiver sur toi

Glace ta ramille,

Te met le bois en charpille.

 

Pourtant,

La patience t'habite.

Sans aucunes pensées

Ta sève retirée

A l'abri du temps apocalyptique

Trouve seule son chemin,

Ramenant à la Vie

Bois, feuilles, fleurs et fruits

Quand voilà le printemps!

 

Sophie, 20 juillet 09

 

 

picture034_2888.JPG

 

Sophie, dessin au crayon, 04 août 09

 

 

P.S. Sophie a été ma première épouse, maman de Manon ma fille aînée. Texte et dessin m'ont été offert par elle pour mes 50 ans. Sophie était ma Princesse Indi, et j'étais son Prince Adji. Elle a fait le voyage des Etats-Unis en ma compagnie et a connu Yellow Thunder Camp, le camp Sioux. Le texte et les images ci-joints sont décernés au peuple libyen, à leur tente bédouine, et à son roi des rois d'Afrique.

 

N.B. Pour la presse helvétique. Personne ne dompte un lion du désert. Lui seul détient le secret de sa propre libération et de celles de ses hôtes. Ne pas rallumer les feus de l'humiliation s.v.p. Si le Colonel Kadhafi sent qu'il est traité comme le caniche des Suisses, nos otages ne reverront jamais le jour. Merci de votre humanité égale pour TOUS. Le Colonel a beaucoup de tort. Ce n'est pas pour cela qu'il faut chercher à l'humilier encore une fois, une fois de trop pour deux personnes suisses qui attendent encore leur liberté...

 

picture058_44.jpg

 

Sophie, dessin au crayon, 04 août 09

 

08:27 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)