30/07/2010

Des mots roses pour en finir avec la morosité ambiante

Ecrire des mots roses à son unique princesse

Ressemblant à des signaux lumineux de détresse...

 

Ô temps en emporte notre fusée de l'amour.

J'ai tracé mes balises sur sa Mer Rouge en Egypte.

Sur son paquebot luxueux nous irons d'escale en escale,

de port en port, conquérir le tour du monde de nos corps.

La vie nous appelle aux plus délicieuses agapes.

C'est une diablesse qui m'ensorcelle de ses charmes.

 

Le ciel a donné son accord à nos coeurs en rade.

Le naufragé de l'amour a trouvé son Île aux Trésors.

 

Ô temps en emporte l'amour sur les océans.

L'argonaute a fait un voyage interstellaire

vers sa plus étincelante étoile vénusienne.

 

Ô gens bien intentionnés qui me dites jour après jour:

 

« Sur cette terre maghrébine, tu ne trouveras qu'enlisement et désolation.

Cette jeunette ne sera que le point terminal de ton vaste désert aux désillusions;

Ton mirage ultime, ta soif, ton cimetière, et ta lente décomposition.

Tu as vraiment perdu la tête, ô frère qui ne vise que la vertu des jeunes filles en fleur »

 

Lui, homme de foi, répond à ces braves gens:

 

« Je dois faire ce grand voyage.

Je dois revoir ses dunes et son visage.

Contempler ses splendeurs et ses paysages,

encore et encore comme nos corps qui tombent en accord;

afin de connaître la harpe harmonieuse de sa pureté sauvage;

afin de connaître le miel des filles de Carthage. »

 

Napoléon a écrit dans ses mémoires

au retour de sa campagne d'Egypte:

« Du haut de ces pyramides

4000 ans d'histoire nous contemple. »

 

L'homme de foi ressent le besoin absolu

de pouvoir écrire un jour en lettres d'or:

Du haut de ses talons aiguilles et de ses 176 centimètres,

cette princesse contient tout l'Amour de l'univers en ses formes.

 

L'homme rencontra sa beauté djerbienne l'année de ses 50 printemps. La danseuse de comédies musicales posa son regard sur le voyageur venu d'Occident l'année de ses 25 printemps. Fallait-il que Dieu aima les mathématiques, les sciences de l'amour et de la culture, les nombres parfaits, et les jubilés, pour unir deux êtres amoureux par les liens sacrés de l'Amour?

 

P.S. Les clichés et les préjugés sur le monde arabe de la part d'Occidentaux très méfiants sont peut-être une règle de conduite malsaine qui pourrait entraîner le monde dans de plus grands malheurs. Il est toujours possible de se tromper, d'être trop naïf, de se méprendre sur les intentions de l'Autre. Mais il est aussi possible de croire à l'impossible amour, à l'amour vrai qui tombe du ciel. Entre les deux attitudes, il y a celui qui laisse passer sa chance et qui ne croira jamais à sa chance ou celui qui croit qu'il a obtenu le ticket gagnant pour s'offrir une grande et sublime aventure amoureuse. L'amour est un risque et un pari sur l'avenir. Préférer prendre le risque de tout perdre plutôt que s'en tenir à une attitude trop prudente qui serait celle d'un homme lâche et imbécile abandonnant en mer celle qui lui clame son amour. Trop peu de foi en ce monde; trop peu d'amour; et beaucoup trop de cynisme et de calculs économiques.

 

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« We are the world; we are the children.

Woman in love for Haïti.

 

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La Palme de l'Amour

 

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Une artiste amoureuse I

 

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Le bouquet de fleurs du jardinier maison

 

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Jabulani avalé par un chameau

 

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La Chèvre... au piquet

 

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Quel chameau!...cet homme

 

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Les fleurs d'Alexandrie I

 

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Les fleurs d'Alexandrie II

 

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La pluie verte et or de l'Ile aux Trésors

 

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Une artiste amoureuse II

 

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Le Soleil de Djerba la Douce

 

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La corde au cou

 

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Une fleur pour la Roja

 

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Un mariage musulman dans l'air.

Avec ou sans foulard, libre assurément

 

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Une artiste amoureuse III

 

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La fleur de pureté

 

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Le ciel et l'amour sur leur petit nuage

 

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La fleur de la passion

 

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Une artiste amoureuse IV

 

N.B. Une deuxième série de photos de meilleures qualités seront mises en ligne la semaine prochaine.

 

 

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02/07/2010

L'amour dans le rétroviseur d'une burqa

 

Comme une envie d'ironie avant mon départ pour Djerba. Comme une crainte de n'être pas à la hauteur des responsabilités qu'engendre un nouvel amour. Comme une ode à l'amour désirant perdurer pour l'éternité et risquant toujours de se perdre et de se noyer dans un dédale d'incompréhensions réciproques.

Pour cela je vous offre deux grands poètes de notre pays avant de partir sur la route des vacances. C'est encore une fois Nicolas Hayek, ce matin sur la radio et en vie, qui m'a donné le « la » de l'inspiration du jour. Fauché comme les blés de l'été, je m'en vais prendre des nouvelles de ma future épouse... Mission à hauts risques qui pourrait encore une fois se terminer par une mission impossible. Allons Allons, Pacha, reste optimiste. Elle t'aime...

P.S. Je répète comme un perroquet libre la traduction faite ce matin par Nicolas Hayek de cette chanson de Mani Matter. C'est l'histoire d'un type qui flashe pour les beaux yeux d'une Tunisienne en burqa. Il veut l'épouser mais le père de la fille en demande trop. Le type, n'ayant pas les moyens, se rabat sur moins belle mais plus intelligente que cette beauté enburqanée. Mais il regrettera toute sa vie de ne pas avoir pu découvrir qui se cachait sous ce regard de feu...

C'est l'été, chères lectrices, chers lecteurs. Vivons à l'heure de l'amour, du soleil, et de l'eau fraîche.

 

 

 

Souviens-toi

© avril-mai 2010 - Georges Pélégry, 2882 St-Ursanne

 

Souviens-toi ! Voilée d’un pâle rideau de brume,

étrangère échappée d’un bourbier de velours,

tu naquis d’une aurore, sang qu’un dieu parfume,

coup de sabre tranchant dans la soie. Sans retour.

Et tes yeux se fermaient appelant la promesse

du frisson qui pourrait enflammer les mensonges,

dans un tourbillon d’algues, de rouge kermesse,

du suicide des roses aux frontières du songe.

Tes lèvres coquillage, flaques de venin,

ruisselaient sous un ciel de lapis-lazuli

dans la vague outremer, orage féminin

des caresses de l’onde engloutissant ton lit.

 

Le soleil s’est levé sur l’aube de tes seins,

dans un fin souvenir.

Le soleil a roulé dans ta chute de reins

laissant la nuit mourir.

Vint le printemps, mais toi tu avais disparu !

 

Nous avons tout perdu,

et...

l’Amour n’a rien gagné !

 

Souviens-toi ! Quand j’aimais te dénouer les ailes,

que ma langue fouillait au coeur des hautes fagnes,

ce chiffon de verdure au creux de ton aisselle,

avant de m’épuiser, soûlé d’autres cocagnes !

Suspendus, tes épis ondulaient, fruits d’amour

pimentés d'ambre gris, de musc. Ô solitude !...

de ta source moussue, proie chérie des vautours.

Plumes d’ange sur la harpe des certitudes !

Les mères sorcières voyaient venir le grain,

écho des cloches, glas perdu de la terreur

des secrets aux abois, dans la nuit, dans la peur

que mes raz de marée réveillent ton écrin.

 

Le soleil a brillé, tu étais déjà loin,

vers d’autres aventures.

Le soleil a brûlé la peau des parchemins,

dessins et écritures.

Fin de l’été, mon coeur accuse sa décrue !

 

Nous avons tout perdu,

et...

l’Amour n’a rien gagné !

 

Souviens-toi, mot à mot je te montrais la lune,

tu regardais mon doigt, ou la télévision !

Le mépris mis à mal abreuva nos rancunes,

et l’opale irisée appuyait l’érosion.

 

L’impossible miroir ensorcelé des pages

a fixé sur la marge un langage reptile,

et traîne sous la pluie dans les rues crocodiles

pavées d’écailles de granit, comme un mirage.

 

Les sillons inondés de musique boueuse

d’une mer à l’autre, puissants fleuves têtus,

pourfendaient nos visages de strates douteuses.

Nulle clameur d’aucun rivage ne s’est tue !

 

Le soleil s’est couché dans le creux de ma main,

laissant l’ombre s’étendre.

Le soleil s’est éteint dans le miroir sans tain,

condamné à se pendre.

Voici l’automne, et tu n’es jamais revenue !

 

Nous avons tout perdu,

et...

l’Amour n’a rien gagné !

 

Souviens-toi que blessés les pores se souviennent

des traces de nos pas en rafale de poudre

sanguine, ocre et pourpre, dans l’abîme où les hyènes,

profitant du jusant, bradaient nos coups de foudre !

 

Souviens-toi des guerriers plus forts et aberrants

que les chiens violents dans nos ciels de débauche,

des silences d’Afrique, et le regard errant

du taureau renversé dans le temps qu’on lui fauche.

 

L’horloge des saisons sonne mon agonie,

amère volupté ! Et la lune éventrée,

fière colombe en deuil, chante ses litanies...

Depuis ma naissance je ne fais que rentrer.

 

Un soleil blême, malade, tue son chagrin

abandonnant la course.

Un soleil rendu fou bavasse des refrains

fades à la Grande Ourse.

Le vent d’hiver pend ses noirs squelettes aux nues !

 

Nous avons tout perdu,

et...

l’Amour n’a rien gagné !

 

 

08:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (9)

29/06/2010

See, Sun, & Swatch

De nombreuses vidéos sont visibles sur You Tube à propos de Swatch. Nous en avons sélectionnées 4 qui datent déjà. Du décalage, de l'ironie, de la musique, du sport... de l'érotisme moqueur.

 

 

 

 

 

 

 

15:48 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

22/04/2010

L'amour au tarif de Miss Zahia Dehar

C'est le dernier tremblement de terre de 6, 9 sur l'échelle de Richter. Thé Errant est satisfait de voir que ses bonnes paroles divines ont provoqué le séisme du siècle sur l'équipe de foot française. Fesse Book frémit de tous ses sens. Les twittes de clitoris vibrent sur toutes les colonnes électriques, les quicks et les gin fizz géants des garçons font exploser la toile d'araignée.

Miss Zahia est une gourgandine, une pouffiasse de plus qui met les volcans en ébullition en clouant les becs mâles des avions sur son gazon maudit dégageant chaleur suffocante, laves, souffre, gaz toxiques, CO2 maximum de pollution nocturne et même diurne. Elle est très en phase avec le temps et sur un plateau de télévision. Mais son cerveau, lui, a-t-il le QI nécessaire pour ne pas foutre en l'air son QG? C'est la question du jour. Elle croit manipouler comme une poule de luxe le monde des garçon. Elle se voit géante et intelligente. Mais elle va finir comme le géant de la fable, peu à peu attachées et soumises aux fantasmes débridés des garçons-nains.

On le voit dans la vidéo que tous les médias vous montrent aujourd'hui. Les programmateurs et programmatrices de ce jeu télévisé devraient faire preuve de moins d'hypocrisie et passer un film X à la place. Cela permettrait aux parents de fermer la télévision et de censurer les scènes hot à leur progéniture. Cette fille et ces garçons sexoureux (je n'ose plus utilisé le mot amoureux, par pudeur pour l'amour) nous montre un monde idéalement pornographique, une planète globale organisant un bordel géant à ciel ouvert. L'amour est devenu un échange commercial. « Dis, mon chéri, tu sors ta carte fidélité. Ou, si tu l'as pas, tu sors ta carte cumulus, tu sais, celle qui te permet de faire aussi des cumulo-cunnilingus avec ta copine Paris ».

Attention les adolescentes. Ne tentez pas d'imiter Miss Zahia. Vous n'aurez au final plus le respect de vous-même et ne recevrez plus ni égards ni respect des hommes. Ne resteront que leurs regards libidineux, obsédés, lourds, et vulgaires.

Attention les garçons. Ne faites pas des demoiselles des salopes. Au lieu de tendresse, vous recevrez paroles violentes et scènes de jalousies. Au lieu d'amour, vous récolterez la haine et l'infidélité. Au lieu de bonheur, vous cueillerez les mensonges, les ronces, et au final le rejet. Croyez en un homme d'expérience.

Et revenez au temps des cerises. Vous verrez comme c'est délicieux, le temps des cerises. (Cette vidéo n'a reçu que 56 visites depuis sa mise ne ligne il y a 70 jours). La décadence, comme dirait Gainsbourg, c'est autre chose. Mais les jeunes d'aujourd'hui ne savent plus parler de décadence mais seulement d'indécence...à cause de nous, leurs parents.

 

08:58 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (20)

21/04/2010

Voile et nudité, idéologie et liberté

Dans toute société, l'habillement des femmes, des hommes, et des enfants correspond à des normes acceptables de reconnaissance sociale. Celle ou celui qui outrepasse outrageusement les codes vestimentaires établis s'expose à des injures, se voit décrier, voir exclu de son groupe.

La jupe pour homme reste chez nous encore un vêtement très marginal qui porte à sarcasmes et moqueries de la majorité des gens sur son porteur. Sauf s'il s'agit d'un mannequin magnifique, et encore. Alors que la djellaba dans les pays arabes est un vêtement qui est accepté et même souhaité par la société.

Dans certaines tribus du sud, les femmes et les hommes se promènent nus à l'exception d'un cache-sexe. Au nord, le froid pousse les esquimaux à se couvrir la tête entièrement quand ils sortent par des températures extrêmes. De même pour les Touaregs du Sahara.

Nous savons donc que nos vêtements sont tributaires de la climatologie et de la sociologie et de la mode imposée par le business. Pourquoi ne pourraient-ils pas être aussi tributaires d'une religion? Sans devenir fanatique, un être humain a le droit de se reconnaître dans un groupe, une ethnie. Les rappeurs, les alpinistes, les bûcherons, les trappeurs, pour ne citer que quelques groupes, ont des codes vestimentaires qui nous indiquent un peu de leur identité sociale.

Ma question est celle-ci: pourquoi avons-nous autant de peine à accepter le voile musulman? Est-ce à cause du terrorisme? Auquel cas nous sommes discriminants en incriminant globalement tous les musulmans comme source et vecteur de terrorisme ( nous, les chrétiens ou les athées sommes-nous tous pédophiles?). Ou est-ce à cause d'une liberté des corps acquises très récemment après des siècles de pudibonderie et de religion castratrice que la majorité d'entre nous sommes si allergiques à ce voile?

Je vous laisse méditer en chanson et en images qui nous voilent et nous dévoilent...

 

09:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (7)