20/05/2009

Cannilingus 2009 sur la Croisette

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Pour l'amour de Luna, Pedro Almodòvar a réalisé un exploit: remarcher sur la Lune! Quarante ans après 1969, Pedro Almodòvar, le bien-aimé du cinéma a embrassé la face éclairée de la lune Pénélope.

 

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A partir de cet instant, nous entrons dans le fantastique. Buzz Tournesol, l'autre astronaute parti sur la lune avec Pedro en cette année 2009, cherchait plus à l'Est la face cachée et inexplorée de la lune grâce à son pendule de Prague qui lui indiquait, affolé, l'Ouest de la grotte de Santa Cruz. Dans l'impossibilité d'y voir quelque chose, la meute de paparrazi n'a pas pu ramener de clichés. Le troisième astronaute de l'expédition, Lars von Trier, a cependant saccagé de ses grosses godasses le Mont de Vénus du côté de Charlotte Star. Buzz, fâché, s'est laisser dire que Lars n'avait pas fait exprès. Il a aussitôt mis en action le plan viginuptial en utilisant ses connaissances de médecine en soins attentifs pour réparer l'organe à moitié mutilé de l'actrice.

 

Pendant ce temps, dans la nuit cannoise, les journalistes ne voyaient toujours rien du tout. Ils enrageaient.

 

Nous avons par ailleurs reçu un scoop fantastique du CASC (Croisette Aéro Spatial Center): les astronautes auraient découvert des amibes sur le sol lunaire. Ils ramèneraient les protozoaires extraterrestres sur Terre pour en faire de la culture biologique. Nul doute que les ligues anti virus vont utiliser tous les moyens de pression pour empêcher ces amides d'envahir la Terre.

Pour parer au pire, un bûcher aurait même déjà été dressé dans un coin tenu secret du Valais helvétique.

 

Pendant ce temps, dans la nuit cannoise, les journalistes ne voyaient toujours rien du tout. Ils enrageaient.

 

Déçu par l'absence de clichés croustillants, les journalistes se sont rués sur Buzz Tournesol pour lui demander des explications sur cette censure volontaire.

 

Voici sa réponse exclusive: « Ecoutez. Il y a quarante ans, j'avais doté vos appareils photos d'une cellule infrarouge. En ce temps-là, vous aviez eu tout loisir de vous rincer l'oeil. Hors, comme récompense, vous m'avez abandonné sur la lune. Je suis resté seul durant tout ce temps-là. Comprenez bien que je compte cette fois sur vous pour me ramener sur la Terre. Par contre, je peux vous confirmer que sur sa face cachée, la lune a toujours son Mont Clitoris, ses deux volcans en activité avec ses lèvres de lave toute brûlante, et ses deux imposantes collines du Mont Lacté. On peut juste vous confirmer que le chirurgien plastique a passé par là entre temps pour impressionné davantage les touristes en mal d'images fortes.

 

J'ai quand même l'honneur de vous présenter en exclusivité les dernières images prise par mon appareil numérique lors de notre approche lunaire. C'est tout à fait bizarre vous verrez, car par effet d'amour, le noir d'ébène de jadis c'est transformé en blond cendré d'aujourd'hui.

 

C'est alors que dans la nuit cannoise, les journalistes virent enfin les splendeurs fantastique de la nouvelle lune:

 

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Lena, autrefois revenue sur Terre

dans « Etreintes brisées »

de Pedro Almodòvar

 

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19/05/2009

Pornographie et Sacré, l'art et la manière

En pénétrant dans une église, vous êtes soit immédiatement happés par l'ambiance sacrée qui y règne, soit vous êtes un de ces barbares touristiques que l'on rencontre parfois et vous continuez à dévorer vos Mac Chicken nuggets sans aucune gêne ni sacrements.

 

Idem quand vous parlez de pornographie. A force de ne vous concentrer que sur le côté « sale » et « crade » des relations sexuelles, en n'y voyant que du fast food de bas étage et des chairs tristes, vous y oubliez l'art et la manière d'accéder au sacré à travers la visite personnelle des corps que vous découvrez en action.

 

Comment Rodin s'est-il inspiré du sacré en dessinant ses modèles pourtant posés dans des positions hyper suggestives? Simplement en portant son regard vers le centre du temple féminin comme un religieux devant le temple de Dieu. Cela fait peut-être rire ou hurler beaucoup de monde, cette comparaison entre la maison de Dieu et la pornographie. Ce qui nous vient à considérer que ce n'est pas la pornographie qui est en cause mais le regard que l'on désire avoir sur elle.

 

Quand une personne refuse le code d'accès à une culture, soit il la rejette avec mépris, soit il y pénètre avec l'acuité d'un barbare qui croit déjà tout connaître de cette culture alors qu'il n'a jamais fait l'effort d'apprendre quoi que ce soit sur elle. Entrer en pornographie, c'est comme entrer en religion. Il faut y vouloir chercher la source divine et le mystère de l'acte sexuel, et ne pas vouloir démolir le temple en le tenant pour méprisant, dégoûtant et pervers à la façon d'un athée rejetant sans procès les croyants dans un bénitier à grenouilles, comme un corps étranger à soi-même, comme une amibe à la source de tous les malheurs et de tous les dangers existants en ce monde.

 

Aller à la découverte de la pornographie, c'est juste avoir un lien fantasmatique avec des créatures humaines qui se mettent à nu devant une caméra. C'est aussi une manière d'accéder facilement à la jouissance quand l'imagination est fatiguée d'inventer des situations érotiques entre partenaires harassés par de longues journées de travail.

 

Alors pas de haro sur la sexualité crue. Juste un bon avertissement. Comme on entre dans la maison de Dieu, on entre en pornographie.

 

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Visite mon temple...

 

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...d'un seul murmure...

 

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...tout en douceur...

 

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...tout en rondeur...

 

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...puissant, en profondeur...

 

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va et viens de nos liqueurs

 

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...et quitte ma grotte des splendeurs

avec les yeux d'un grand rêveur...

 

P.S. Cet article est dédié à toutes les personnes persécutées pour leurs identités et leurs comportements sexuels, et à tous les suicidés partis de cette terre parce qu'ils étouffaient sous une chape plomb. Les amibes n'ont pas fini de faire parler d'elles.

 

23:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Ronron culturel, merci le chat du Jet d'Eau

La différence entre un pilote de ligne et un pilote de voltige subtil, c'est que le premier reçoit un salaire régulier intéressant, le deuxième lutte pour se faire reconnaître et apprécier d'un plus grand nombre pour qu'il regarde ses cascades divines.

Quid des artistes kamikazes? Ils peuvent simplement mourir, la bombe culturelle attachée à leurs ceintures.

C'est triste. En culture politique, les kamikazes sont nombreux et très médiatisés. Personne ne leurs demande de crever dans leur coin. Mieux. On parle beaucoup d'eux. Ils ont leurs supporters et leurs sponsors. Ils passent même à la radio et à la télévision suisse romande. Les pyromanes politiques peuvent tout brûler autour d'eux, en premier l'artiste kamikaze, ils auront leur banc public réservé.

Alors, peut-être, n'avons-nous pas la même grille de lecture de l'artiste kamikaze, Mme Bisang et moi. Si Dieudonné en est un, il n'a pas besoin de l'Etat ni du soutien culturel des artistes officiels pour être suivi d'un nombreux public chauffer à blanc par ses amis politiciens extrémistes. S'il n'en est pas un, ce que je pense personnellement, car pour ma vision il est un général officiel de la haine et de la xénophobie, donc un artiste viré bord communautariste et fasciste qui bosse pour un parti politique: le Front National.

Un artiste kamikase, Mme Bisang, est pour moi un artiste qui évolue à la marge de la pensée bourgeoise mais qui soutient l'ouverture et l'échange en servant de la dynamite pour tuer les préjugés, en faisant sauter les murs du silence pour abolir la violence naturelle entre puissants et simples citoyens , en occupant les citadelles médiatiques fermées à la singularité de tel ou tel être humain.

Alors si cet artiste là ne mérite pas d'être reconnu de l'officialité artistique, alors je crains beaucoup pour l'avenir de ce monde. Il y a de nombreux kamikazes armés de mitraillettes et de bombes qui ont fait de longues carrières héroïques, du Che en passant par Arafat et le Sous-Commandant Marcos. Oui. Très romantiques ces figures là, Mme Bisang. Il y en a même un qui vient juste de mourir dans une ambulance. Un Tigre tamoul, au Sri Lanka. Ils défendaient le peuple et la liberté, la fleur au fusil. Ils avaient leurs partisans, et pour certains leur grande puissance qui nourrissaient leur révolution. Sauf que pour ces kamikazes de la société, leurs hommes tuaient, torturaient, violaient peut-être aussi.

Question Mme Bisang. Si la race de l'artiste kamikaze disparaît par manque de soutien, qui aura encore assez de lucidité pour défendre valablement les amibes et la paix durable? Le grand théâtre de Genève? Je compte sur vous et les artistes officiels. Car si le kamikaze doit s'en aller, il ne restera que vous pour dire à l'UDC valaisanne qu'il y a des limites intellectuelles à ne pas dépasser pour préserver des rapports humains entre les gens aux idées et aux moeurs différentes.

 

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18/05/2009

L'UDC valaisanne avance masquée

Amibe: protozoaire. L'UDC fait dans l'écrasement humain.

Pur hasard et télescopages des images ou attaque indirecte contre mon blog?

L'image trash de l'UDC valaisanne attaquant par cette pub l'homosexualité me soulève le coeur. Est-ce que les reines lesbiennes du Val d'Hérens sont déviantes, Mr Freysinger? L'homosexualité est dans la nature, comme la polygamie. Je n'ai, à ce jour, point connu d'attirance homosexuelle ni ne suis un chaud partisan de la polygamie. Je serais plutôt pour une fidélité d'estime et de reconnaissance entre un homme et une femme. Cela ne m'empêche pas d'accepter pleinement la souveraineté des diverses sexualités tant qu'elles respectent le pacte de volonté réciproque.

J'ai, dans un article récent, parlé de Darwin, de la femme, et d'autres petites choses à caractère personnel en utilisant exactement la même image que l'UDC, image trouvée dans le Quotidien Jurassien. Mais à rebours. Je partais du singe pour arriver à l' homme « Internet » qui aboutissait lui-même à la femme naïade.

L'UDC prend le même homme et imagine la prochaine étape de son évolution en amibe après être retourné à l'état de gorille! Voilà ce que nous sommes, nous les partisans de la liberté.

Détestation extrême de l'UDC. Pourquoi tant de haine, Monsieur Freysinger? Vous êtes professeur de lycée. Savez-vous qu'avec de telles images vous vous en prenez directement à la vie des « amibes » Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Villon? Rien que ça, Monsieur le Poète... Vous le grand pourfendeur de l'Islam, vous mettez ainsi à l'index les auteurs qui ouvrent les portes de notre modernité. Les extrêmes religieuses se rejoignent toujours pour fermer la porte aux cultures...

Horreur et désespoir, voilà ce que m'inspire cette image. Si l'attaque nous était indirectement destinée, à mon amie et à moi, je suis prêt à défendre notre honneur à fleuret moucheté sur un plateau de télévision.

L'UDC ne peut pas se permettre de mépriser de cette manière le genre humain. Si personne ne sait plus défendre la liberté, toutes les libertés, alors Hitler n'est plus très loin.

Monsieur Freysinger, préparez votre fleuret. Nous allons escrimer en honnêtes hommes. Je l'espère.

 

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L'être humain sur la Toile

né de la poussière d'étoile

se fait éclatant astre de lumière

avant de retourner à la poussière

 

O soeur, O frère simplement humain

n'assassinez pas le poète en chemin.

 

L'amibe, dans le mot amibe, il y a ami. Peut-être que l'UDC a commis une bourde grâce à la main de Dieu?

 

15:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

17/05/2009

Langues et diversité, expression de la démocratie

« Le plus vieux métier du monde est la traduction » ou « Les langues, contrairement à toutes les espèces vivantes, sont susceptibles de ressusciter ».

 

Claude Hagège, à n'en pas douter, est un amoureux romantique des langues. Dans un monde où beaucoup trop de créateurs jouent leur partition sur les notes de l'anglo-américain pour des raisons

plus économiques que artistiques, ce monsieur redonne sens et dignité aux goûts et aux saveurs des langues.

 

Bien que je sois personnellement une catastrophe en langues étrangères, je ne peux qu'apprécier

à sa juste valeur la défense d'une diversité linguistique. Je pense que cette diversité profite même au

monde scientifiques car notre cerveau fonctionne sans doute différemment en allemand, en russe ou en chinois. Poussons l'hypothèse plus loin encore, et disons que nos découvertes amoureuses sont favorisées par la diversité linguistique.

 

En partant de l'hypothèse que la planète entière parle en anglais, aurions-nous plus de faciliter à nous comprendre? Sûrement pas. Il suffit de voir comment la langue parlée dans un même idiome par un couple peut parfois être totalement parasitée, voir dégénérée dans une incompréhension réciproque et durable... Alors que deux êtres de langues différentes peuvent se comprendre et se rapprocher par le son, le regard, le geste, et même par la parole hésitante et fraîchement en apprentissage. L'harmonie du monde dépend plus de l'approche mutuelle et consentante qui répond à une attente qu'à une vision totalitaire d'un langage commun imposé par une loi économique ou politique.

 

Merci à Monsieur Hagège de nous parler si bien de la diversité linguistique qui réconforte en même temps tous les êtres aux capacités limitées dans l'apprentissage des langues étrangères. Une humanité qui se fermerait aux langues étrangères, serait une humanité autiste. Peut-être que l'Amérique s'est autant plantée dans son rêve démocratique planétaire parce qu'elle n'a jamais été attentive aux langues étrangères, contrairement à l'Union Européenne qui progresse et intègre d'autres pays grâce à son service de traduction hyper performant. Américains de tous bords, retenez la leçon.

 

Quand on vous dit que le plus vieux métier du monde est la traduction, on comprend mieux que la paix entre les nations dépends du langage parlé sur le trottoir. Merci aussi à la vieille Europe d'avoir

compris combien les subtilités amoureuses langagières dépassent les dogmatismes culturels imposés par des économies et des politiques parfois régicides de la souveraineté des langues.

 

Babel, plus belle après la chute. Comme du trottoir, poussent des fleurs littéraires qui partent à la conquêtes des coeurs et des esprits.

 

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