08/05/2009

Dieudonné, dieu désordonné

Il paraît que cet homme fait de l'humour noir, Il paraît même qu'il s'attribue toute la souffrance des Noirs tenus en esclavage sous les anciennes colonies occidentales. Il a fait un petit tour sur la chaîne du grand 8, où parfois il n'y a plus de plaisir mais que de la gêne; il ne partagera jamais les petits fours avec Jacques-Simon Eggly, « le traître bourgeois à la solde juive ». Bref, du racisme ordinaire diffusé à heure de grande écoute.

 

Son dernier geste génial d'humour noir, c'est d'avoir inventé la liste antisioniste pour les prochaines élections européennes avec l'aval de son pape, le dénommé Jean-Marie Le Pen, un démocrate merveilleux et non raciste notoire. Ha ha. Il n'est même pas antisémite. Le bon gag.

 

« Touche pas à mon pote Noir» crée le désordre haineux. Pour un humoriste, c'est grave. Ce monsieur aurait été bien à sa place comme « artiste » officiel à la cour d'un apprenti Hitler Noir ou iranien (on peut d'ailleurs se demander si Le Pen ferait la guerre nucléaire à Ahmedinedjad comme Hitler contre Staline après avoir été d'abord des alliés objectifs).

 

Il y en a d'ailleurs eu quelques-uns sur le Continent africain, de ces chers dictateurs. Il y en a toujours aujourd'hui qui survivent en bouffant de la chair humaine. Ils oeuvrent pour la tribu, la grande famille, l'oncle, le cousin, la nièce, le pote ou la pote, quoi. Tous les autres qui n'ont pas l'honneur d''être invité au dîner de cons du clan, couic, ils ont droit à l'humour noir et gras du clan et au génocide. Adieu leurs têtes, ou alors ils doivent porter une étoile jaune invisible qui fait rire sans cesse les belles pétasses installées dans les coussins du pouvoir, étoile jaune du style où est gravé « crève toujours, tu m'intéresses ». Ces despotes au cynisme intégral et à la vertu abandonnée ne sont ni Juifs ni Blanc. Point barre.

 

Dieudonné, il vous faut arrêter ce cirque qui vous rapporte pas mal de notoriété et de pognon grâce à votre show médiatique dégueulasse. Je ne vous censure pas. Je porte juste un badge « trop d'insanités, tue la liberté » en guise de protestation.

 

Je vois l'humour Noir beaucoup plus subtil. J'en entends tous les jours sur le poste radio ou TV. Des Noirs solaires qui souffrent vraiment pour leur peuple, qui chantent et dansent le bonheur, qui partagent avec les Blancs, qui cherchent avec nous un autre chemin pour l'Afrique. Un chemin démocratique, sans trop de corruption, sans magouilles grossières et répétées, sans crimes, sans viols, sans meurtres. Personnellement je fais plus confiance à Monsieur Eggly qu'à vous concernant l'empathie partagée pour la cause africaine. Parce que franchement, quand on s'allie avec Le Pen, on sait parfaitement que l'Afrique n'aurait plus que des kapos nazis blancs à sa botte pour tenir et maintenir les dictateurs noirs de là-bas. S'il devenait Président, Le Pen pourrait même vous offrir un poste d'ambassadeur auprès d'un de ses diables tout-puissants. Avec vous, c'est vive la dictature, à bat la démocratie et que mes potes s'amusent.

 

Sans haine mais avec beaucoup de peine, je vous ai donné mon point de vue exigeant.

 

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Les tenues vestimentaires des ados et la comtesse

Elle s'énerve. Les hommes se marrent au Grand 8. Les petites tenues des filles égaient nos jours. C'est vrai qu'elles prennent des risques, ces jeunettes. Mais c'est aux parents et à la société d'éduquer nos garçons.

 

Madame la Comtesse, je ne vous ferai pas l'injure de croire que vous aimez la burka. J'ai trois belles filles, toutes trois éprises de liberté, variant leurs tenues selon leurs désirs. Leurs amours ont évolué. Les garçons sont toujours aussi irresponsables pour la plupart, hélas. Mais elles s'épanouissent sans

sexisme et sans féminisme exagérée. Elles aiment les garçons et savent se faire respecter même si deux d'entre elles usent et abusent parfois de mots injurieux que je n'aime pas. La faute à maman et papa qui n'ont pas su toujours s'épargner les mots qu'il ne faudrait pas dire.

 

J'ai encore un garçon en plein âge boeuf. Mais il réfléchit déjà pas mal à sa relation avec les filles. On n'a pas de tabou l'un pour l'autre. Juste des limites posées entre père et fils. Il aime voir les filles dénudées. Je lui apprends le respect et la responsabilité. Il fera sûrement des petites bêtises, comme tous les garçons. Mais je ne crois pas qu'il en fera des énormes.

 

Le pire, pour les enfants, c'est d'avoir des parents qui se voilent la face, qui interdisent, qui ne parlent jamais de sexe, qui prône une religion rigide. Vous savez où les viols et les violences se développent le plus? Sûrement pas chez nous mais dans des régions où les filles ne sont respectées que comme épouse dévouée et soumises. Pour les autres, viols et violences garanti. Je n'ai pas envie de vivre dans un monde comme cela et mes filles non plus.

 

Bonjour, Madame la Comtesse

 

 

 

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Bars publics sans permis B ni F ni clandestins

On se souvient de l'Afrique du Sud. Une certaine Suisse ressemble à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid.

 

A force de catégoriser les gens, on va se retrouver avec les enseignes comme cela: bars réservés aux chômeurs, aux retraités, aux handicapés, aux jeunes, aux banquiers, aux femmes, aux hommes, aux plus de fr.100.000 suisses mensuels, aux fous, et j'en passe.

 

Il n'y a qu'une solution face à la bêtise. Retirer le permis d'exploiter aux restaurateurs racistes. Ils auront toujours la possibilité de créer leur club privé où ils commettront ce qu'ils veulent parmi.

 

L'Etat doit être inflexible. Ce qui est du domaine public doit rester tout public. Seules doivent être autoriser les soirées spéciales et ponctuelles telles que « pour les plus de 25 ans » et les interdictions d'auberge au cas par cas, sur demande du restaurateur auprès de la police.

 

Je n'ai aucune envie que demain, mon amie au permis F et moi, on se fasse refouler d'un bar pour cause de non conformité aux lois du petit roitelet des lieux. Le restaurateur a signé une charte d'honneur en choisissant ce métier: celle qui dit que le client, quel que soit son origine, est roi aussi longtemps qu'il adopte une attitude qui n'importune pas outre mesure la clientèle et le personnel de l'établissement.

 

Un peu plus de technoculture et tout ira mieux dans le meilleur des mondes possibles.

 

08:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2009

Van Gogh, le silence meurtrier

Une hypothèse est née. Gauguin aurait coupé l'oreille de Van Gogh lors de leur célèbre dispute du 23 décembre 1888.

 

Une prostituée aurait ensuite reçu l'oreille coupée des mains du peintre. Le 24 décembre? Le 25? A Noël, donc. Quel hasard! Van Gogh en aurait rien dit à personne. Il se serait accusé en protégeant l'acte barbare de Gauguin. Son suicide, ensuite, aurait été les conséquences de ce silence.

 

Intéressante hypothèse. Reclus dans son silence, marginalisé et soumis à la tutelle de son frère, pauvre et pourtant reconnu des artistes de l'époque, Vincent assumait un poids de souffrance incommensurable. Et, sans doute, peu de gens, voir personne, ne pouvaient imaginer la peine et la douleur de Van Gogh. Quinze ans plus tard, après l'acte d'amputation, Vincent, à moitié conscient, à moitié fou, se suicidait d'une balle dans la poitrine.

 

1888, l'année où Van Gogh prend aussi conscience de son immense talent. 1888, année maudite où il échouera rapidement, et sans doute suite à l'épisode de l'oreille coupée, à créer une communauté d'artistes.

 

Et si Van Gogh avait parlé? Serait-il devenu ce peintre visionnaire hors de toutes normes? Où plutôt, s'il n'avait pas parlé à travers son oeuvre flamboyante, serait-il aussi reconnu et riche aujourd'hui?

 

On a fait de Van Gogh un saint laïc. Et, dès le début, on a signifié au saint laïc qu'il devait se sacrifier. Rien de plus horrible pour un artiste. Rien de plus faux aussi. Peut-être que des artistes comme Warhol, au vingtième siècles et après deux guerres mondiales épouvantables, ont voulu venger des êtres humains comme Van Gogh du rôle que la société assignaient aux plus grands génies. Leur cynisme économique (aux artistes warholiens) découle sans doute inconsciemment ou sciemment des misères quotidiennes faites à Baudelaire, Rimbaub, Van Gogh et beaucoup d'autres.

 

Il ne faut pas laisser tomber les artistes, tous les artistes à l'humanité fragile. Ils risquent de devoir relever le monde de ses égarements. Les aider discrètement, les encourager légèrement, les aimer de toutes les façons... et les suivre dans leur démarche, même parfois inaudible et invisible aux gens rivés sur les performances et les illusions de la vie qui nous concernent tous, les artistes compris. Gagnez sa vie. Quel belle mission pour un être humain.

 

 

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« La fille de l'artiste

à deux ans et demi »

Une des plus extraordinaire composition

de Pablo Picasso.

 

 

17:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Alberto Cutié, prêtre séducteur

Dieu, manifestant d'amour,

tombé sur une plage à Miami.

 

Dieu, belle d'amour,

tombée sur le sable, en bikini.

 

Au peloton d'exécution

tombés deux enfants en séduction.

 

Dieu demanda pardon

aux chefs spirituels de la Terre.

 

Dieu leurs posa pourtant cinq questions:

 

« Mais dites-moi, mes enfants,

qui vous a dit que le scandale

était dans ce baiser?

N'avez-vous pas mieux à faire

qu'à pourchasser l'acte d'amour?

Ne voyez-vous pas tous ces crimes,

ces guerres, ces viols et ces meurtres

réels diffusés dans les médias?

Etes-vous aveugles ou illettrés?

Ce prêtre a batifolé avec amour.

Mais pendant qu'il batifolait,

vous faisiez quoi, vous,

pour critiquer les criminels de guerre,

les violeurs, les voleurs et les menteurs? »

 

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Qui a peur des amoureux?

Attention aux maîtres spiritueux.

Ils cachent peut-être quelque chose de scandaleux;

peut-être une richesse trompeuse

qu'ils doivent à un pouvoir crapuleux.

 

En mémoire d'Heinrich Böll

(l'Honneur perdu de Katharina Blum)

 

17:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)