04/05/2009

Le Baiser Bleu

 

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chastes amours

tendres retours

 

De nos fièvre porcines

Circé nous en vaccine

 

Ulysse revient au gynécée

c'est la fin de son Odyssée

 

14:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

01/05/2009

Kaninschen Gigoletto

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Michelle Gambetta

e parlamento

 

Avec ce bouffon de Silvio, l'Europe va devenir le continent le plus sexy mais aussi le plus haï des continents au monde. L'Amérique puritaine commencera à douter du sérieux européen, le Moyen-Orient va engager des bataillons de terroristes pour tenter de calmer nos ardeurs exhibitionnistes qui choquent leur mentalité, l'Afrique se sentira encore plus abandonnée, la Russie verra tous ses mafieux et ses prostituées émigrer pour y faire encore plus d'affaires avec « ses corrompus d'Européens de l'Ouest », et l'Amérique du Sud enverra sa coke, ses euphorisants et ses dealers pour fournir un marché de plus en plus florissant.

 

Assez de folies, Silvio! Devenez écrivain ou acteur, faites de la fiction si vous désirez être une star du rock, donnez-vous du plaisir mais ne faites plus de politique officielle. C'est du suicide. Avec votre pote Nicolas, vous avez engendré le virus B1S1, virus à très haut niveau toxicologique, vous allez, ensemble, tuer la politique européenne.

 

La politique « c'est l'art de négocier en profondeur des accords internationaux en gardant distance et pudeur en égard aux moeurs courantes de pays tiers » (Comte Dracula, « nouveau traité sur les politiques Orient-Occident »).

 

Silvio, la gauche, selon vous, pue, au propre comme au figuré. C'est un classique des fascistes. Mais vous, vos parfums « senbons » et votre politique, vous puez pour les gens qui ne se satisfont pas de vos shows médiatiques faisant de la place politicienne un genre de night club en direct assez vulgaire. On ne pense plus qu'à baiser plutôt qu'à penser politique avec vous. La preuve, une de plus, que vous ne ferez jamais rien pour une certaine Italie en difficulté mais tout pour promouvoir le divertissement sur fond de bassesse, de fesses entretenues et d'abandon des vraies questions politiques.

 

Comme punition, vous êtes condamné par la justice du Comte Dracula, à lire toutes les âneries que le comte de Transylvanie a couché sur papier depuis quinze ans. Vous pourrez vous y amuser et rire jaune. On y parle sexe aussi. Après, si cela vous tente, nous vous invitons vous et votre épouse, Mihaela et moi, dans un restaurant, à vos frais, car nous sommes de pauvres hères pingres qui habitons la planète avec le regard assez lucide sur vos manipulations populistes.

 

P.S. Vous pourriez peut-être caster la Comtesse Mihaela de l'Ange (avec son garde du corps, car je me méfie de vous comme du H1N1) pour une de vos émissions à fièvre porcine? Bon. Elle est Roumaine. Mais vous n'êtes pas raciste avec les jolies femmes, n'est-ce pas? Seulement avec les êtres humains qui vous dérangent dans votre cirque romain...

 

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le sexe au pouvoir

la politique au foutoir

les jolies filles dans la baignoire

C'est toute l'Italie qui fait peine à voir

 

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La Comtesse et son garde du corps

avant son apparition dans la nouvelle émission

« Kaninschen Gigoletto Berlusconi » sur RAI 1

 

N.B. La différence entre la politique obamienne et la politique berlusconienne se résume ainsi: Madame Obama jardine en toute confiance tandis que son mari se montre tendre avec les étudiantes américaine alors que Madame Berlusconi doit lutter pour empêcher que son mari piétine le jardinet secret des jeunes fans italiennes. La différence criarde entre un prédateur vulgaire et un Président royal.

Sur la ligne vagino

les artistes jouaient du piano

 

14:48 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (9)

Zimerman, le pianiste polonais sans complexe

 

 

Il existe des artistes incroyablement courageux, on pourrait ajouter, kamikazes. Zimerman fait partie de ces cinglés qui disent à leur public qu'ils ne sont pas seulement des artistes talentueux mais aussi des consciences.

 

Son attaque contre le bouclier spatiale de l'Amérique qui serait installé en Pologne ressemble à un refus définitif de sa part de l'impérialisme américain. Obama prend une gifle, peut-être à tort. On ne peut pas, dans les circonstances actuelles, imaginer que le monde est pacifié, que chacun veut le bien pour chacun, que les rivalités négatives entre idéologies sont maîtrisées.

 

Nous devons rester très prudents tout en cherchant à diminuer le pouvoir des empires en créant les conditions de la démocratie partout sur la planète. Un manque de prudence peut entraîner un génocide, voir une disparition de l'humanité. Je veux bien que l'Amérique retire sa main de la Pologne, à condition que la Pologne soit assez persuasive pour que le Proche-Orient, la Chine et la Corée du Nord deviennent démocratiques dans un laps de temps court. La menace religieuse est la plus irrationnelle des menaces idéologiques; la communiste, la plus rationnelement planifiée. Devant elles, il faut avoir les armes démocratiques qui dissuadent une éventuelle attaque folle d'un dirigeant devenu complètement fou.

 

Je vous salue, Monsieur Zimerman. J'aime les artistes talentueux doublés d'un courage exemplaire.

14:01 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Région des trois arcs, futur romand?

Monsieur Cherix, dans l'Hebdo, tient un discours particulièrement fortifiant sur notre destin romand , suisse, et européen.

 

Les Romands n'ont pas à avoir de complexe par rapport au discours zürichois. Blocher est hors course ou presque, le secret bancaire vacille et ne résistera pas aux ondes de choc du nouveau monde. Nous devons innover, ouvrir nos coeurs et notre esprit, et ne pas seulement penser que nous devons ouvrir notre porte-monnaie. Aller à la conquête de l'Europe, marquer les penalties que nous ratons en foot comme en hockey sur glace. Cela particulièrement quand l'Europe veut nous donner des leçons de bonne conduite. Un penalty bien tiré peut nous donner une victoire capitale.

 

Sans revenir sur les idées du green deal et du green tech, essentielles à la réussite d'une Suisse nouvelle, le discours tenu par nombre de personnalités influentes sur les l'arc jurassien et l'arc lémanique me réjouit.

 

Seule ombre sur la globalité des projets, le Valais est délaissé. Cela ne va pas. Il faudrait penser à imaginer le troisième arc, l'arc alpin, qui unirait le Tessin, actuellement largué, et le Valais. Et pourquoi pas Berne aussi?

 

Quand vous descendez à Brigue, ne trouvez-vous pas que cette petite ville possède déjà le charme du sud? Presque un petit Lugano pittoresque?

 

Ce qui est sûr, c'est que le Valais tout seul face à deux arcs économiques ne pourra pas faire le poids et risque de devenir, comme le Tessin pour la Suisse alémanique, le parent pauvre et négligé de la Suisse romande. C'est impossible dans l'idée même que les Romands se font des minorités.

 

Alors Tessin et Valais ensemble pour organiser un arc alpin officiel?

 

13:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

29/04/2009

Grippe porcine, intercity, et citizen love

La fiole contenant le virus inactivé H1N1 qui a explosée dans le train juste avant Fribourg fait beaucoup parler d'elle dans les chaumières.

 

On apprend que des gens sont montés à Fribourg sans être prévenus de l'incident, que d'autres ont continué leur voyage en toute innocence. Et soudain, peu avant l'arrivée en gare de Lausanne, ces gens sont restés bloqués dans l'intercity en rase campagne et pendant une heure sur ordre du gouvernement vaudois.

 

On apprend aussi que les virus inactivés voyagent régulièrement par voie ferroviaire et en 1ère classe alors que les vrais méchants, style ebola, voyagent en train marchandise ou en voiture privée. Je croyais pourtant que ce genre de tueur ne sortait jamais des laboratoires où il était étudié. Et si le train marchandise déraille, option pas impossible, et le que la fiole laisse filer la vilaine bête, il arrivera quoi?

 

Est-ce ce genre de plaisanterie qui est arrivé au Mexique dans un laboratoire officiel ou clandestin? On peut se le demander. Personne ne semble chercher l'origine de ce nouveau virus alors que la presse mondiale s'affole déjà des conséquences éventuelles.

 

Essayons de dédramatiser la situation de cette crise. Le dimanche précédant Pâque, ma copine et moi on s'est pris une biturée à la tequila à mon domicile. C'était la première fois qu'on faisait une telle expérience commune au cactus. Soudain, on a vécu un accès de fièvre porcine formidable que tout l'immeuble a même tremblé de coups de balai asséné sur le plancher. « Surnatural » de Santana mettait l'ambiance. A force de mélanger les poules et les cochons, il fallait bien qu'il se passe un truc extraordinaire. Après, on s'est envoyé sur l'assiette des travers de porc, sauce à l'orange. Et c'était bien ainsi.

 

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que ce tapage diurne et nocturne autour de cette grippe m'agace prodigieusement. Pendant tout l'hiver, on se fait contaminer par des tas de microbes qui tuent les gens, personnes âgées et enfants compris. Je me souviens aussi que les Esquimaux ont été décimés quand on les a déplacé en cabane plutôt que de les laisser sagement sur la banquise dans leurs igloos, que les tribus autochtones du monde entier ont été jadis laminés par nos microbes sexuels et autres. On n'en a pas fait une alerte mondiale à la pandémie, et pourtant on aurait pu. Car c'est bien connu, on s'infecte et on s'aime parmi depuis des lustres.

 

Alors voilà. Pour le moment, sept morts certifiés au Mexique, deux ou trois aux U,S.et zéro dans le reste du monde déclenchent une psychose mondiale. Une ville entière, Mexico, ne vit plus. Les frontières se ferment. Chaque citoyen devient l'otage potentiel d'une zone à risque, même d'un intercity suisse. Y'en a marre. Pendant ce temps, la vraie crise, celle qui éjecte des millions de travailleurs du marché, celle qui appauvrit et tue pour de bon, est mise en sourdine. C'est un million de fois plus facile de mourir pauvre seul dans un bidonville, un tunnel désaffecté ou un squat malsain que riche avec un foutu microbe débarqué du Mexique ou d'ailleurs.

 

Mais le pouvoir aime bien rendre sourd et aveugle le peuple et comme le pouvoir médiatique n'appartient pas aux pauvres... Cela lui permet de travailler sans remettre en question tout le système qui est en train de se casser la figure. Quand il y aura encore plus de pauvres, les microbes pourront encore mieux circuler. Là, peut-être, connaîtrons-nous un vrai tout méchant virus qui ne fera pas le détail et tuera des dizaines de millions de personnes sur la planète. Et ça, d'un seul coup, comme quand une bonne grippe d'hiver cloue au lit des milliers de travailleurs en une seule semaine.

 

Histoire d'oublier la grippe gouvernementale mondiale de nos dirigeants. Alors continuons à nous mélanger poules et cochons dans un lit en prenant un minimum de précaution. La bonne santé et la résistance de chacun passe aussi par l'épanouissement des corps. Dimanche, dis à ta chérie que t'as choppé la fièvre porcine en la voyant dans sa mini-jupe.

 

 

17:32 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)