26/04/2009

Les avocats ont du pain sur la planche

Grâce aux malversations de certains milieux bancaires, il y a une catégorie de citoyens qui ne risque pas de se retrouver en chômage: les avocats et les juges.

 

Cela ne va pas améliorer la situation des banques et rétablir la confiance. Bien au contraire. Les gens roulés dans la farine pour leur âpreté au gain par les Madoff & Cie vont maintenant demander vengeance. Cela fait partie de leur système de pensée. Les cocus de la Haute, fiers Harpagon détestant se voir tromper et trahis, vont actionner la justice pour se convaincre que toute la faute est à la banque.

 

Et le carrousel tourne! La banque se concentre sur sa défense, la banque devient frileuse, la banque n'ose plus. Et une banque qui ne prend plus de risques, cela devient quoi? Un institut pour rentier qui n'agit plus sur le développement économique. Alors le serpent monétaire peut se mordre la queue et rentrer en dépression pour des décennies.

 

Pour les avocats, ce n'est pas grave, au contraire. Encore plus d'injustice, de violence, de vols, de viols, de vices, en résumé de plus en plus de bassesse humaine dans la société humaine. L'argent, pour eux, coulera encore à flot avant que le monde ne coule définitivement dans les guerres. O Noblesse, que ce monde nous blesse. L'absence de vision cérébrale nous entraînera dans la tombe finale.

 

C'est tellement énervant et fatiguant de voir des couples se déchirer au Tribunal alors que leurs enfants sont si malheureux, si seuls au monde, si détruits déjà par le divorce de leurs parents. J'ai entendu une enfant dire à son père: "Papa, si maman t'a trompé et volé alors que tu lui donnais toute ta confiance, t'avais peut-être pas fait le nécessaire pour que cela n'arrive pas." Le papa a lors renoncé à la vengeance et à la destruction globale devant les Tribunaux.

 

Cette réflexion d'enfant peut-elle donner des idées aux gens qui ont perdu leur argent un peu stupidement?

17:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

La Libye ne veut pas comprendre

Il n'y avait qu'une cinquantaine de personnes, jeudi dernier, pour soutenir les deux Suisses retenus en otage par la Libye. C'est peu.

 

Les Suisses sont timides devant les scandales. A part Jean Ziegler, bien sûr. Tiens. Ce cher Jean, à ma connaissance, n'était pas à la manifestation. A cause de son rôle à l'ONU? A cause de l'organisateur, un UDC bon teint? A cause de son "ami", le colonel Kadhafi? Dommage. Si on avait eu un match renversé Ziegler – Poncet, le premier, marxiste, soutenant la Suisse libérale, le second, libéral, soutenant la Libye marxiste, il y aurait de quoi imaginer une pièce de théâtre magistrale… Et de questionner nos grands idéologues sur la valeur réelle de leur système de pensée.

 

Nous ne sommes hélas pas au théâtre. Kadhafi refuse la liberté à deux innocents pour une simple raison d'honneur bafoué. Ce que les puissants de ce monde peuvent se prétendre des êtres supérieurs comparables à Dieu lui-même!

 

Monsieur Kadhafi, en l'exemple vous ne montrez pas que vous vous êtes réellement éloignés des méthodes terroristes de jadis. Hélas pour les droits de l'humain, la démocratie et Durban II.

 

Un rendez-vous sous votre tente, me l'accorderez-vous? Le racisme se résout par les échanges de bons procédés et par des liens qui soudent des structures dans les moments les plus difficiles. J'ai connu un grand chef indien. Il vous ressemblait, je crois. Et j'ai vécu trois mois sous tente près de lui et des siens pour apprendre à connaître ce que je ne connaissais pas encore.

 

17:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Plus de franchise, Monsieur Couchepin

Le Casino de la Santé, version Couchepin, continue. Et il fait encore des émules parmi les rentiers de cette assurance, c'est-à-dire celles et ceux qui touchent les subventions depuis des années.

 

Pour une personne étrangère au système helvétique, nous pouvons résumer grossièrement:

 

Pour être assuré maladie, accident, en Suisse, et c'est une obligation fédérale dont tu ne peux te soustraire, tu dois, disons à partir de 30 ans, déboursé fr.250.- par mois au minimum, et payer d'abord une franchise, disons de l'ordre de fr.1'500 francs annuel, avant d'avoir droit à la moindre prestation de remboursement de tes frais médicaux.

 

Dernière nouveauté de notre Ministre, s'y ajouterait une taxe à la consultation de fr.30.- pour toutes celles et tous ceux qui se rendent à l'hôpital ou chez le médecin pour chaque consultation. C'est-à-dire que la personne qui ne va jamais chez le médecin, si ce n'est pour une mauvaise grippe mal soignée ou un banal rhume des foins, devrait passer à la caisse à hauteur de fr.30.-, puis payé la totalité de la facture du médecin jusqu'à concurrence de fr.1'500.--. Avec trois consultations par année, notre client ajoutera donc fr.90.- au fr.1'500.—et n'aura toujours pas perçu la moindre prestation de l'assurance.

 

J'ai envie d'offrir un traité en maquerologie pour Noël à Pascal Couchepin. Au moins, l'huile d'amande douce des masseuses professionnelles arriveront toujours à faire jouir une vingtaine de fois par année les virilités les moins entretenues pour la même somme d'argent dépensée.

 

Faut pas gâcher, Monsieur Couchepin! Si en plus, dans une cellule familiale, les enfants attrapent la coqueluche, la varicelle, la rougeole, la peste et le choléra durant la même année, tu peux multiplier 30 par 10. Les trois cerises, quoi. Je me demande si vous ne devriez pas jouer au flipper manchot et quitter la direction de l'AJ Lamal, Mr Couchepin. Psychologiquement, ceux qui profitent déjà de bonnes conditions de subsides et les riches ne seront pas perturbés par ces fr.30.--. Ce sera juste une concession pour eux afin de maintenir le système tel quel. Par contre, tous les autres, je suppose un bon tiers de la population, ne verront qu'une injustice supplémentaire et une taxe à la comédie.

 

Au fait, les directions des caisses maladies vivent-elle sur le même train de vie que les traders des banques? Persiflage ou réalité? En tout cas, les mères et pères de famille qui ont élevé des enfants durant ces vingt cinq dernières années disent merci au système. Ils n'en demandaient pas davantage. Et les mamans masseuses très occasionnelles de Steffisburg se seraient bien passées d'assurer la libido des assureurs en manque d'assurance crédible, et de l'huile d'amande douce offerte gracieusement par notre Gouvernement ayant les yeux de Chimène pour les banques et les assurances plutôt que pour les petites familles d'ouvriers en train de commettre de graves bêtises mondaines pour ne pas sombrer dans plus sordide encore, la drogue, le suicide ou le crime passionnel, par exemple.

 

P.S. Je ne paie plus mes primes maladie depuis 4 ans. Les poursuites s'en chargent. Si chaque Suisse cessait pendant six mois et en même temps de ne plus payer de primes, les assureurs ne feraient plus les malins, Couchepin réfléchirait autrement. Hélas, nous n'aurons jamais de mouvement populaire et solidaire en Suisse. Les subsides gâchent tout. Celles et ceux qui en profitent n'ont pas envie de voir leurs avantages touchés. Quand aux gens aisés, ils se sentent très bien dans ce système. Alors pourquoi en changer?

 

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Mai 1888, Vincent Van Gogh

 

17:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Fin des grandes banques? Pas d'accord

La Suisse ne pourra pas se passer de ses grandes banques, au risque de disparaître dans l'anonymat du monde global et de ne plus compter sur le plan international.

 

Gardons la tête froide malgré l'envie de gueuler à l'injustice. Oui, il est tout à fait normal que le petit garagiste du coin se fâche très fort quand il sait qu'on sauve les riches qui ont mal agit et que l'on n'hésitera pas à lui couper la tête si sa gestion d'entreprise tourne au vinaigre. Non, l'explosion de l'UBS en une multitude de petites banques ne serait pas une bonne solution. Les maisons mères ont toujours été une source d'inspiration très importante pour les start-up. Et vice versa. Sans mamans, pas de beaux enfants.

 

On ne compte pas les sponsoring, les parrainages, les participations aux grands projets architecturaux intérieurs et extérieurs, vitrine d'une économie florissante. Les petites banques ne peuvent pas jouer sur le même terrain de foot que les grandes équipe. Au risque que tout le pays soit négativement contaminé en matière économique, donc politique, donc touché coulé socialement, relégué dans une ligue inférieure.

 

Si les grandes banques ont flanché puis failli, il faut se rappeler de l'idéologie qui a favorisé cette chute: le néolibéralisme. Le laisser-faire total, le laxisme absolu, n'a jamais été un bon plan ni dans l'éducation des enfants ni dans celle des adultes. On fait des barbares et des inconscients avec de pareilles idéologies. Les idéologues qui ont soutenu mordicus une pareille idéologie ont eu l'honneur des médias durant près de trente ans. Au comble de leur arrogance, ces idéologues osaient même fustiger Mai 68 en lui reprochant son anarchie, sa naïveté, sa dérive en matière de liberté sexuelle. Hors ces mêmes idéologues ont failli faire basculer le monde dans l'anarchie et la guerre en toute connaissance de cause et cela par pur cynisme calculateur. Quant à la liberté sexuelle, ils ont en fait un marché d'exploitation sans pareil des chairs humaines. Ces chez gens, on ne recherchait plus du tout la relation amoureuse double ou multiple. On cherchait exclusivement la sensation passagère, l'excitation, le stupéfiant, grâce au pognon qui coulait à flot. Au diable, les sentiments!

 

La grande banque, dans sa structure, n'est pas à l'origine de la catastrophe. Elle a été englobée et entraînée dans la catastrophe. La grande banque est indispensable à notre pays, à ses affaires, à son visage rayonnant de santé économique.

 

Il faut sauver la grande banque amirale pour garder nos fameux petits bateaux bancaires. Il faut garder la grande banque pour que les Suisses soient encore et toujours jalousés de nos voisins. Etre numéro 1 mondial, vous ne trouvez pas que c'est un beau challenge? Parle-moi de Federer. Je te dirai qui tu es…

 

La régulation du monde passe par Genève, la finance par Zürich. Ne réduisons pas nos magnifiques ponts internationaux pour en faire de tous petits. Nous ne serions alors plus qu'un minuscule sucre dissout dans la cup of tea de la City et regardés comme la queue de la pomme à New-York.

 

C'est cela l'intelligence au carré. Sortir de la diplomatie des petits fours pour donner à nos institutions et nos banques un lustre nouveau, international. La vieille dame n'a pas besoin d'un lifting. Elle a besoin de ses enfants et petits enfants qui empoignent les défis avec la volonté des pionniers qui ont fait notre pays, et qui savent faire surgir l'éclat existentiel des gens sûrs d'eux-mêmes. Savez-vous qu'un hôtelier de luxe à donner naissance à la Paris Hilton International Connexion?

 

"Sentiment de castration de nos politiques", "Andorrisation de la Suisse", dixit Maître Warluzel. Un pays de rentiers, la Suisse? Non et non. Un pays leader qui veut absolument développer son effet Federer. Goût de l'effort, de l'exploit, de la classe, du fair-play. Nous possédons notre leader maximo, roi de la raquette, prophète des courts, futur papa bateau avec maman Mirka qui fera des gâteaux aux cerises. L'heure de la retraite sportive approche pour notre immense champion. Alors la relève, on se lève!

 

17:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Fitness à l'UBS pour une nouvelle jeunesse

Si vous êtes un Suisse ou une Suissesse, attendez-vous à muscler votre argent, à faire du stretching avec votre banquier, et à vous occuper de cardio-trading avec votre agence de voyage qui va se transformer en agence verte pour vacances balnéaires et mariages à investissements durables.

 

Les moteurs des fusées sont allumés. La Suisse, sa révolution, c'est d'abord de garder paisiblement les pieds sur Terre tout en activant sa tête dans les étoiles quand tout se fracasse autour d'elle. Les Suisses ne font pas prioritairement confiance à un Sauveur Président. C'est pour cela qu'ils sont 7 à diriger la politique suisse. Les Helvètes font confiances aux êtres humains et à des structures solides, bâties sur des arguments fiables. Quand ils perdent la confiance envers les institutions, ils deviennent des solitaires cherchant les raisons de leur solitude. Puis un jour, ils donnent les impulsions les plus neuves au vieux pays si génial resté, contre vents et marées, sentimentalement dans leur cœur. Ainsi sont les Suisses. Fidèles au rêve d'entreprendre des petites choses extraordinaires. Fidèles à leur pays mais libres et indépendants d'entreprendre les choses les plus folles et les plus audacieuses. Ne soyez pas jaloux des Suisses. Pour arriver à des résultats intéressants, ils travaillent avec la passion chevillée au cerveau… et leurs familles et leurs amis ont souvent de la peine à les comprendre et à les soutenir.

 

L'hydroptère, vous connaissez. Le bateau qui ne fait pas de vagues quand il vole… Et puis Fusionman, vous le connaissez aussi. Un pilote de ligne qui a inventé des ailes humaines. Un ange volant. Une sorte d'Icare qui a traversé la Manche. C'est ça la Suisse. Elle se tait, et elle fait. Recherche, recherche, et découverte. Un jour, il volera tout nu, l'artiste. Et il se fera beaucoup de fric, tout nu comme un ver. Adieu le bunker, adieu le Réduit national, la Suisse fera partie du patrimoine de la planète Terre. Enfin!

 

Visitez "Energissima" à Fribourg. Cela donnera des ailes à votre biodiversité individuelle.

 

17:43 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)