13/04/2009

Suisse et Europe, mariage de raison ou d'amour?

 

Nous allons bientôt tenter de célébrer un mariage de raison à défaut d'un mariage d'amour: celui de la Suisse et de l'Europe.

 

C'est dommage. Un mariage de raison sous-entend que les intérêts économiques priment sur toute autre considération. L'amour des cultures pourra encore attendre…

 

Le Gouvernement suisse prépare un terrain d'entente et marche sur des œufs. C'est un peu comme si la Suisse cherchait à marier sa fille sans son accord intime à un fils d'une famille riche et puissante dont le fils n'a pas non plus donné son accord. Quelle misère!

 

Genève et Vaud ont raté leur première tentative de demande en mariage parce que la demande en amour réciproque n'a pas été respectée. La Suisse et l'Europe feront le même constat. Il faut d'abord créer le désir, provoquer la séduction, échanger dans les champs, sous les marronniers, des convictions, des gages d'amour, des promesses d'avenir avant de parler mariage de raison.

 

J'ai envie d'un mariage d'amour de la Suisse avec l'Europe, d'autant que nous sommes le cœur de l'Europe. Le mariage de raison doit être avancé comme soutien économique fort et nécessaire à la réussite du mariage romantique sur la durée. Je crois que ce n'est que de cette manière que les Suisses diront oui à l'Europe et que l'Europe accueillera avec bonheur le cœur de la petite Suisse en son sein.

 

Suis-je si loin de la réalité d'un beau mariage en fanfare entre la Suisse et l'Europe?

 

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Vatican III, une nécessité de refonte des institutions

Monseigneur Genoud parle de sophisme au sujet de l'usage du préservatif. "Va et ne pèche plus" dit Jésus à Marie-Madeleine. Oui, il dit cela. Mais pas pour lui interdire de se prostituer. Jésus lui signifier que sa vie lui appartient tout en l'avertissant clairement qu'elle risque de se perdre à continuer de se prostituer, qu'elle risque d'abandonner peu à peu tous ses repères d'amour et d'humanité dans ce milieu dur où les femmes sont très souvent considérées comme du bétail. Jésus ne lui donne pas d'ordre. Il lui oppose l'ordre naturel de la vie pour renaître du chaos dans lequel le métier de Marie-Madeleine l'a plongée au quotidien. La prostitution surgit partout dans le monde de l'artifice et du factice. La prostitution est dangereuse et peut être mortelle pour la femme comme pour l'homme. Mais la prostitution peut aussi rendre conscience, c'est-à-dire rendre à la femme et à l'homme la plénitude et la confiance en ses capacités amoureuses. Ce qui est par exemple arrivé à Grisélidis Réal grâce à l'art d'écrire en parlant de son traumatisme, de ses belles et moins belles rencontres humaines.

 

Si le Vatican se mettait à réfléchir en langue de prostitution, car les affaires d'argent existent au sein même de l'Eglise, il pourrait envisager Vatican III. On peut espérer que Monseigneur Genoud sera un des évêques conscient de cette responsabilité inhérente à l'Eglise. Et qu'un Vatican III surgisse sur les ruines encore fumante de ce monde totalement troublé par le tout au fric.

 

Marie-Madeleine, sa force inouïe, sa capacité extraordinaire à rester maîtresse d'elle-même malgré son métier extrême mêlant tragédie et comédie en permanence a sans doute touché le Christ au plus profond de lui-même. Personne ne sait ce qui a poussé et qui pousse Jésus à Jérusalem pour prendre sa place dans la société mondaine de l'époque. Etait-ce vraiment pour mourir, comme il le dit à ses disciples car il connaît les dangers, sur la croix en sacrifice (il ne s'attend quand même pas définitivement à mourir puisqu'il demande à Dieu, sur la croix, pourquoi il l'a abandonné) ou pour offrir à Marie-Madeleine, son amour, la belle vie rêvée qu'elle lui demandait? Lors de la Cène, Marie-Madeleine est à ses côtés. C'est encore Marie-Madeleine qui va constater qu'il n'est plus dans le Tombeau. Vivant et ressuscité… ou mort mais à jamais dans le cœur de Marie-Madeleine? Personnellement, je crois plus à l'histoire d'amour qui tourne au drame entre Marie-Madeleine et Jésus qu'à une envie soudaine de Jésus de se faire reconnaître du tout Jérusalem. Le Christ, par ses visions révolutionnaires, ne peut ni être admis ni compris dans son monde parce qu'il bouleverse toutes les croyances connues à ce jour. Son intelligence rend jaloux les enseignants de l'époque, son amour infini perturbe les tièdes et les opportunistes, son ouverture au monde le rend méprisant aux yeux des dogmatiques et des sectaires. D'un seul coup, il a trop d'ennemis et trop de gens qui ont peur de perdre leurs places privilégiées dans la société. Il ne peut que perdre sa vie.

 

Aujourd'hui, qui accepterait le Christ? Comment Jésus parlerait au pape et comment celui-ci l'accepterait ou le rejetterait? Quelle place alors pour l'Eglise? Comment croire en Dieu si l'Apocalypse n'est pas la Fin mais la fin d'un monde et le début d'un autre? Des questions que Rome devrait se poser avec urgence. Car le monde nouveau arrive comme un TGV avec son cortège de bouleversements. Le temps est certainement venu pour un Vatican III.

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Suisse, OCDE, un bras de fer qui tournera aux épinards

La Suisse est fâchée. L'OCDE aussi. Quand deux personnes fâchées se disputent un bout de gras, c'est du gros lard qui en ressort toujours.

 

Ils ne faudrait pas se disputer le bout de gras. Il faut se bagarrer pour une autre société. Si des voleurs ont pu pénétrer dans les 40 cavernes grises d'Ali Baba du fisc, c'est que les cavernes étaient surveillées par des gardiens blancs, corrompus, au service de l'Etat de Droit du plus fort. La Suisse n'est pas plus coupable que les nations qui ont laissé faire le crime. La Suisse a saisi des opportunités que les nations puissantes du monde ont toléré sans grande peine… avant qu'elles ne s'écrasent sur la lune dans le fracas épouvantable de la fusée pyramidale de Madoff.

 

Dans un couple, quand deux personnes se disputent et se retournent mutuellement les reproches, c'est que la faute commise (le vice commun) est tolérée et admise des deux partenaires…jusqu'au jour ou la coupe est pleine de miasmes et de pourriture réciproque débordant dans leur vie réelle, et jetant le couple dans une crise profonde.

 

Si la double imposition s'impose partout sauf chez les Etats les plus forts, cela sera encore bien pire pour l'équilibre de la planète. La dictature globale ne sera alors plus très loin.

 

Il vaut inventer un autre chemin et ne pas se retourner sur de vieilles lunes. Sinon le divorce sera irrémédiable. Il faut que la Suisse fasse preuve d'initiative. Elle doit proposer un deal pour cet argent "sale", un deal vert, un deal qui lance vraiment et très rapidement une nouvelle machine économique libérale basée sur les nouvelles technologies biologiques et solaire. Avec un argument aussi massue que "le climat n'attendra pas, la banquise devient un ice-cream et l'American dream une Madame la Marquise qui rêve trop de vertu fiscale alors qu'elle a bien vécu sur les sévices de ses coucheries internationales" la Suisse a des arguments démocratiques à faire valoir en proposant aussi un système de TVA mondiale qui fasse la preuve que l'impôt indirect sera à l'avenir une piste plus intéressante et moins fouineuse dans la vie privée des gens, cela pour le bien être démocratique et la justice de tous les citoyens.

 

N'y a-t-il aucun(e) relayeur(yeuses) de poids et de taille pour reprendre cette idée? A l'UBS…? Au F7 avec Singapour comme allié asiatique.

 

Ou bien les Suisses ont-ils envie de rester de paresseux rentiers se laissant martyriser de l'extérieur? Les coups de fouets du monde vont laisser des traces sur nos concitoyens. S'ils ne s'arrêtent pas rapidement, nous rentrerons de plein pied dans une relation sado-maso. Nous deviendrons alors des peines à jouir en plus d'êtres considérés comme des profiteurs. Vous rigolez, Mesdames et Messieurs les politiciens. Mais ces propositions, c'est de la realpolitik verte pleine de punch, de bon sens, d'élasticité, et de santé sexuelle. A vous de saisir l'échelle que je vous transmet pour aller cueillir les cerises américaines. Les Suisses deviendront infiniment sexy aux yeux du monde. Ce ne sera pas le moindre de nos nouveaux avantages.

 

Quand un grand dominant demande plus de vertu à un petit dominé sans remettre lui-même en question ses pratiques douteuses, la démocratie ne refait que sa façade extérieure sans se préoccuper des injustices internes de la famille ou les plus gros marchent toujours plus sur les plates-bandes des plus petits. A l'intérieur, tout les coups deviennent violents et sans respect réciproque qu'à la fin la belle maison blanche mondiale explose et la dictature s'impose partout.

 

Let's go! Bo Barack attend des propositions sensées et sexy pour retenir ses chiens à côté du maître.

 

Popeye

"Baby Boy désire pour la vie sa baby Girl"

 

Rimbaud souffle dans leurs cheveux.

Onze jeunes filles et six garçons.

Dix-sept jeunes gens et demoiselles,

comédiennes et comédiens de Mai 68,

concentrés dans la verdure du Rhône.

 

On a un boulot à faire.

Alors, allons-y!

 

Prolongeons le temps de l'enfance!

Jouons le faux et existons de vrai.

 

Messidor, dit adieu à la Suisse.

Ce qui se passe n'a aucun sens.

Flics du fisc et délateurs, dehors!

Deux mouches sans passeport

coincées sous la cloche biométriques.

Plus d'argent, plus de Suisse, plus rien.

 

Alors, partons sur les routes quarante ans durant.

Et revenons riches et Bo de toutes nos existences!

Chienne de vie, à toi va ma fidélité!

 

Mai 2009, jeunes filles et jeunes gens

de 17 ans dans les prés verts renversants.

"Une grande secousse systémique

ça donne une grande couscous érotique."

 

Michou D'Auber

Alain Tanner

Albert Camus

Thomas Gilou

 

Presque rien sur presque tout

12:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le chien d'O des Obama s'appelle Bo comme papa

Barack Obama

BO pour ses intimes

in the love of time

in the move of papa

 

Si le Président des Etats-Unis

se glisse dans la peau d'un chien d'O

c'est qu'il a demandé à Dieu de marcher sur l'eau

et de faire du monde des nations unies.

 

Et cela, en se laissant guider par ses enfants!

 

"Sur mon chien, sur sa patte en peluche

j'écris ton nom: liberté."

 

Le nénu phare Paul Eluard

en pleine seconde guerre mondiale.

 

Welcome, Bo Barack!

Welcome, Freedom!

 

Jack Rose, tell me more about me!

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La Suisse malade de sa Santé

Ce n'est plus possible. Les Suisses demandent trop à la médecine et ne demandent plus rien à eux-mêmes. Il n'est pas normal que les prix de la santé explose malgré des franchises qui vont jusqu'à frs.3'000 par an! Que se passe-t-il?

 

Plus personne ne fait confiance au don de réparation automatique de son corps. Avez-vous déjà demandé à un animal sauvage, à un poisson, à une girafe, voir à une bactérie si elle ou il consultait un médecin? Ne culpabilisons pas celles et ceux qui ont vraiment besoin de soins. Mais demandons-nous seulement si je me fais assez confiance pour éviter les consultations, examens, opérations et prises de médicaments inutiles voir dangereuses pour ma santé.

 

Les adultes d'aujourd'hui sont frappés d'infantilisme. On dirait de grands enfants qui attendent qu'on les prenne en charge. Ils sont très égoïstes, exigeants, voir tyranniques envers les milieux de la santé. Ils paient leurs primes. Alors tout leurs est dû.

 

Je crains que cette façon de faire empêche celles et ceux qui auraient vraiment besoin du corps soignant d'y avoir recours, question porte-monnaie et coûts de la franchise.

 

Je crains aussi que les Suisses sont devenus accros, disons-le franchement, dépendants aux drogues vertueuses de la médecine transformées pour l'occasion en vices détestables. D'où le cercle vicieux, avec ses patients dépendants, ses dealers pharmaceutiques, ses intermédiaires les médecins, ses maquereaux les assurances. Rude le constat. Mais est-ce si loin de la vérité? Ne dit-on pas de l'amour qu'il est beau à travers la gratuité et sale ou gris à travers l'échange sexe-argent?

 

Les médecins ont-ils encore l'idéal d'être un peu resté, en esprit, les médecins de campagne de jadis où la veuve et l'orphelin étaient protégés par des tarifs préférentiels? Les pharmaceutiques gardent-ils consciences que les petites pilules peuvent être dangereuses à la santé de l'humain au même titre que les cigarettes. A quand une mise en garde providentielle du style: "l'abus de médicaments peu nuire gravement à votre santé" avec une seringue plantée dans un bras comme logo sur tous les jolis emballages? Les assurances font-elles vraiment un boulot d'assureurs professionnels où imaginent-elles sans cesse la meilleure façon de faire des profits et de tuer la concurrence? Enfin les clients. Les clients ont en assez de payer toujours plus pour des soins qui ne leurs donnera pas forcément force réparatrice. Les clients ne doivent-ils penser qu'exclusivement aux exigences des services rendus ou devraient-ils se remettre en question en se demandant pour quoi ils ressentent le besoin de se faire soigner afin de trouver une meilleure santé. Moins de stress, Moins de fatigue, moins d'inconfort, moins de petites maladies répétitives, peuvent ils être obtenus simplement par des services et des soins de réconfort?

 

Une société qui se nourrit au biberon des médicaments est une société malade. Si la Suisse n'a pas compris qu'elle est malade de ses richesses matérielles, les piqûres de rappel lancées de l'étranger vont le lui rappeler encore. Il sera alors possible de retrouver des primes d'assurances plus basses et correspondant mieux à une réalité supportable du porte-monnaie d'un salaire moyen. Il sera surtout possible de changer la donne du bien-être individuel et collectif et vivre moins étouffé par un consensus intenable. Fin du Réduit national. Début de la révolution verte. La révolution doit se faire. Elle se fera.

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