10/04/2009

Recette pour une Suisse radieuse et rieuse

Webcam sur Monsieur Merz. Les disputes du Grand 8 me font pleurer de rire. En pleine absurdité. Le cirque va continuer et Maître Poncet dit hélas la vérité. J'ai donné des idées sur l'utilisation des sommes qui ont été soustraites au fisc, qu'elles soient suisses, américaine, ou ailleurs. J'ai écrit que l'on pouvait même laisser cet argent aux coupables sous conditions qu'ils investissent massivement cet argent dans les technologies vertes. Cela pour aider l'économie réelle à faire sa révolution, donc offrir les emplois nouveaux nécessaires, et donner une chance à la lutte climatique. Moteur, on a besoin d'un turbo financier. Personne n'en parle dans les journaux. Tous les Etats courent après le fric perdu. Mais les riches continueront à vouloir frauder le fisc pour leur bon plaisir individuel et la gauche continuera à se battre pour engranger les sous à l'Etat et vouloir ponctionner en farfouillant dans tous les comptes bancaires. Et après, ils feront quoi de tous ces sous?

 

Je donne mille fois raisons à Maître Poncet. Nous sommes dans une guerre économique et énergétique. Nous ne devons pas parler de morale pour sauver la planète. Nous devons parler de guerre à gagner, d'efficacité, des camps respectifs en conflit et les lignes de front à tenir. On est très loin d'une simple bataille navale fiscale. Idéal démocratique solaire contre vieilles lunes pétrolières. Guerre planétaire pour découvrir le Graal qui formera le nouveau monde. La banque suisse peut gagner de nouveaux galons à condition qu'elle fasse sa révolution. Avec des produits d'investissements verts, elle va attirer des investisseurs et des entrepreneurs jeunes, mobiles, avides de technologies nouvelles, respectueux de l'humain universel et engagés pour la protection de la nature.

 

Une économie entraînée au combat de la transparence, entraînant dans son sillage des pans entier de la vieille économie et des vieux comportements devenus obsolètes et dangereux pour le monde. C'est cela le rock'n'roll politique. Les jeunes fantassins devant, les vieux généraux derrière qui suivent les chemins de la révolution du green deal.

 

Maître Poncet, vous feriez un excellent Général de Division de l'Armée Verte du Salut (je rigole bien sûr, nos guitares jouent du rock'n'roll et ne déroulent pas des chapelets de bons sentiments). Mais faites attention à ne pas sauter sur la mine Kadhafi. Sous sa tente de SDF, il est plus rusé qu'un nomade du désert. Et son pétrole le rend, comme par miracle recyclé, excellent et fréquentable. La parole est à la défense. Je demande au Juge si un baril de pétrole vaut un baril solaire. A vous de choisir votre camp et votre poudre préférée. A moi d'être assez naïf pour croire que le Tribunal donnera raison au camp du futur. On se retrouve dans la tente de l'Etat Major pour discuter stratégie, cher Maître?

17:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

G20, F7, la bataille navale de fin du monde

Alors, il est arrivé avec les œufs de Pâques le nouveau sport fun. Paradis fiscaux contre enfers fiscaux. Dieu contre Satan. L'Axe du Bien contre l'Axe du Mal. Et puis quoi encore? Le monde s'écroule et le pillage commence. Les bandes de voleurs s'organisent, les vautours rôdent, et pendant ce temps les populations partent au chômage.

 

Est-il possible de devenir des charognards quand nous sommes en panne d'idées nouvelles? Les saboteurs ont encore de l'avenir devant eux, peut-être davantage que les architectes, fussent-ils nourris au biberon des utopies. Je ne goûte personnellement pas à l'humour berlusconien parce que je vis au camping des SDF depuis plusieurs années. Et je sais bien que tous les gens qui ne sauront pas tirer les marrons du feu de leur situation apocalyptique à l'Aquila vont continuer leur vie sous tente, dans des conditions précaires, abandonnés de tous. Et ceux qui dénonceront cette situation auront juste l'honneur d'un coin de reportage au 20h. du soir, pour autant qu'ils possèdent leur carte d'accès aux médias. Comme à la New Orleans.

 

Des fois, quand je suis fin énervé, je me fais cette réflexion à chaud:

 

"A quoi cela sert-il de posséder une plume entre les mains? Je devrais me la mettre au c.. et fermer ma grande gueule. Un silence des catacombes pour dire merde à tous les non rêveurs, les calculateurs du nitendo aquatique, les joueurs de batailles navales adorant Berlusconi, le chef du Rafia international. Il n'est pas meilleur que le lion de Libye, le roi des rois d'Afrique, le bouffon d'Italie. Mais ici on l'aime comme un grand riche qui a réussi. Bien jouer les journalistes légers comme la cuisse de Mme la Marquise qui parviennent à aimer la Liberté et son Parti. Mais la liberté peut-elle avoir un parti, chers journalistes? Quelle imposture philosophique! Avec ça on va encore pleurer que la violence augmente, que nos rues deviennent des coupes gorges, que des milices privées s'organisent. Bref, que le fascisme s'installe lentement mais sûrement à l'Etat tandis que des bandes de voyous s'organisent en mafia locale. Vous aimeriez vous projeter dans un tel avenir, vous? Moi pas. Je ne me battrai plus dans un monde comme ça. J'irai alors camper dans le grand nord canadien et je pêcherai la truite pour survivre. Loin de toute l'horreur humaine qui se dessine peu à peu. Humer l'air des montagnes et me dire que si j'ai perdu mon temps et mon combat ici, j'aurai retrouvé un coin de paradis, là-bas, dans la forêt du Grand Nord. Même sans argent…"

 

Mais à froid, je reviens sur Terre et je vois que je demande un peu trop d'exigences à mon idéal. Le monde est tel qu'il est, la démocratie n'est pas une panacée mais un moyen de traiter plus justement et moins brutalement petits et grands. Il faut avancer ici et maintenant et tant pis pour les déceptions amoureuses. Le Grand Nord attendra encore.

 

N.B. Facebook n'est pas, à priori, une perte de liberté supplémentaire de l'individu, pas plus qu'un lieu de contrôle, sauf pour les fascistes qui surveillent tout. Facebook est d'abord un nouveau moyen de dire sa liberté Déraisonnable? Oui. Forcément déraisonnable. Quand la raison démocratique se transforme lentement en raison du plus fort fasciste, il reste la déraison pour dire ce qu'est l'expression de la liberté d'un simple être humain à la face d'un monde qui semble préférer l'obscur à la clairvoyance.

 

"Entre l'Algérie riche en pétrole de Bouteflika

et le peuple algérien qui aspire à bâtir un pays juste,

l'Amérique-monde d'Obama et l'Europe-Finance de Sarkosy

ont choisi Bouteflika."

Ali Fawzi Rebaïne

 

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La révolution verte a mal débuté… Mais pour réussir sa propre révolution, il faut d'abord être capable de renverser sa vieille mentalité.

 

17:25 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

De la chair à canon à la poudre de silicium

La poudre à canon a éliminé les Indiens. La poudre de silicium va leurs rendre le soleil et son énergie. Pour faire de l'être humain un animal plus pacifique, il lui faudra absolument obtenir cette victoire sur l'énergie solaire.

 

L'Indien ne pouvait pas vivre sans le bison. Ensemble, ils formaient le couple "terre et nature". L'être humain global et nomade du troisième millénaire ne pourra pas vivre sans le soleil.

 

Le cow-boy a déséquilibré la nature. Il s'est imposé dans le monde entier grâce à la poudre de canon et au pétrole. Il est assez sûr que l'Indien va retourner la situation en sa faveur. Les Sun Dances vont se transformer en Sun Floors, tous les DJ du monde vont allumer les tournesols et le flowers power va s'imposer partout.

 

Quelle victoire posthume pour Mai 68!

 

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Killian, 2 mois, le vert à la boutonnière

 

Dear President Obama, il faut vous concentrer très sérieusement sur cette guerre-là. Il en va de l'avenir de L'Indien et du Cow-boy. Elle vaut plus que toutes les guerres inutiles du monde actuel. Les marchands de poudre à canon seront bientôt remplacés par les marchands de poudre de silicium. Désarmement global et total pour la victoire de l'énergie solaire! Sur les cinq milles milliards de dollars promis au FMI, combien seront réservés aux recherches et au développement de l'économie solaire? Rien n'a été dit à Londres sur cette révolution verte. Tout a été fait pour sauvegarder les grandes firmes automobiles traditionnelles et les banques qui les financent. Il y a eu comme un grand requin blanc de 1er avril qui tentait de survivre en avalant sa bouteille de vieil armagnac alors que sa farce n'était pas plus goûtée des milieux branchés que des milieux culturels. Un peu d'Impascience dans les travées politiques du Sénat. Faites voter des crédits massifs pour le green tech grâce à votre persuasion. Dans la fosse d'orchestre, il est difficile de convaincre les sceptiques. A vous de faire un grand discours politique sur la révolution verte. Vous avez de l'influence sur le monde entier. A vous d'en jouer.

 

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"La lumière d'Eve et son charmant serpent électrique"

Life Goods créations, Lausanne

 

Because Yes. Our sun can!

 

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Eglise, Vincent Van Gogh, Auvers-sur-Oise

"Arthur Bloch est mobilisé dans l'armée suisse

comme dragon. Il y perd l'usage d'une oreille."

Jacques Chessex, Un juif pour l'exemple, Grasset

 

Buzz Tournesol, professeur en fibres naturelles, Université d'Auvers-sur-Oise, France

 

17:24 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

Signé l'Amour

L'amour est un grand dégueuloir

qui chavire pour les filles d'un soir.

Au matin le voilà quittant le lavoir

sans jamais plus imaginer les revoir.

 

Comment ne pas tomber survivant dans l'entonnoir

de nos amours dévidoir jouant sur le grand dévaloir

des préservatifs d'urinoir tirant leurs coups d'un soir?

 

Une photo gît sur le miroir brisé de l'armoire.

La fille Renoir yeux bandés dans la baignoire

par un amour quinqua dégénéré au beurre noir

baratinant de ses dollars les guêpes du trottoir.

 

Mais qui donc a saigné son cœur au rasoir

pour faire de Léa cet étrange objet abattoir

équarrisseur et jouisseur du féminin noir?

 

Au rouge de ses lèvres,

elle et toutes ses fièvres,

ont signifié au furtif lièvre:

 

"T'es qu'un beau salaud!"

Signé l'Amour

 

17:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le gang des 20, il ne faudrait pas jouer aux idiots

Voilà. C'est dit. Le G20 était le requin géant du 1er avril que personne, ou presque, n'a débusqué immédiatement dans l'aquarium. "La grande illusion" et "la crainte du retour au fascisme pur et dur". C'est écrit dans le très sérieux journal Le Temps du 8 avril en pages économiques sous diverses plumes qui comptent.

 

Alors il y a de quoi perdre définitivement confiance en l'avenir… sauf si Obama, qui s'est passablement tu et abstenu lors de ce sommet où un petit plaisantin aurait pu remplacer le "t" par un "s", Obama qui sentait le grand mensonge et la grande manipulation des foules acquise à coup de milliers de milliards de dollars, remet l'ouvrage sur son métier à tisser. Respiration.

 

Il est très difficile de créer un nouveau monde sur les ruines d'un ancien. Les habitants de la région de Rome, directement touchée par un tremblement de terre, savent que pour reconstruire rapidement sur des ruines, il faut beaucoup de volonté, pas de corruption, pas de mafia. Autant dire demander la lune à l'Aquila et à ses habitants qui sont un peu trop complaisants avec les combines et les sorties de pistes de leurs artistes politiciens. Après tout, Silvio Berlusconi est arrivé au sommet grâce à ses compatriotes. Et quand on est chef d'Etat, qu'on dit à la population sinistrée qui a perdu des membres de sa famille, des amis, des connaissances, ses biens et ses souvenirs matériels, qu'elle "prenne cela comme un week-end au camping", on peut comprendre que l'humour pieds nickelés de Berlusconi déplace des montagnes de débilité à côté du Vatican et que certains journalistes adorent ça. Il est beaucoup plus facile de faire de l'humour sur le dos des sinistrés que de se libérer du joug des puissants par l'humour des SDF. Parce que, et c'est vrai, Berlusconi fait tout à fait bling bling alors que votre SDF fait totalement bang bang.

 

Ne nous arrêtons pas à l'Italie. Le mal est mondial. Il faut une nouvelle manière d'envisager nos relations au monde: nos échanges entre êtres humains, nos comportements sociaux, notre sensibilité à la qualité de notre environnement. Soit un combat contre nos propres cultures traditionnelles pas toujours très reluisantes.

 

Pour commencer, Barack Obama devrait convoquer des Etats Généraux mondiaux de la Culture à New-York, qui malgré Hugo Chavez reste LA ville de la démocratie de notre monde moderne. Peut-être qu'il en ressortirait un début de conscience collective. Je crois que si la culture devient mieux valorisée des politiciens, le terrorisme local, régional et mondial exercera un peu moins de fascination sur les gens. Un gang, cela peut aussi bien s'imaginer en monde ludique et heureux qu'en un monde criminel et mafieux. Il suffit de redistribuer l'argent dans les poches des nouvelles voix poétiques qui tentent le partage culturel du territoire plutôt que la domination criminel et fermé du territoire… Une toute autre Histoire à imaginer vierge de toutes pièces à conviction. Citoyenne, citoyen, écoute le chant non-violent de ta lyre européenne et oublie la lire perdue de Berlusconi.

 

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Question du militariste:

 

"Pourquoi le missile à charge nucléaire M45

ressemble-t-il tant à un vibromasseur?"

 

Réponse de l'objecteur:

 

"Parce que les femmes ont décidé

de mettre un terme définitif aux guerres

par l'acte d'amour."

 

Yes, we can! Mister President.

 

17:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)