05/04/2009

Hans Fehr, la Youtze, et le Titanic

J'aime bien Hans Fehr. Toujours de bon humour. Respectueux et respectable, loin de certains élus de l'UDC. Je l'aime bien mais je le déteste. Il est comme le capitaine du Titanic. Si lent à constater les dégâts mondiaux, si sûr que son Titanic est insubmersible. Sûr que l'orchestre suisse représente la crème musicienne qui, grâce à l'ambiance folklorique du dîner, va empêcher le plongeon fatal dans les eaux glaciales. Un saut du pont comme une renaissance à la vie? Faut-il attendre un miracle pour survivre à la débâcle du Titanic mondial? Plus près de toi, mon Dieu…

 

Hans Fehr est sympa. Je pourrais l'écouter des heures et danser la youtze en buvant du champagne tout en faisant la cour à ma princesse roumaine échappée par miracle aux fourches Caudines de l'UDC. Je pense même qu'il pourrait plaisanter et rire avec elle sans aucune contradiction, car la Suisse habite et industrialise le monde entier. Nous sommes présents partout…N'est-ce pas.

 

Mais Hans Fehr est infirme. Il ne voit pas le trou dans la coque du navire. Il ne voit pas le manque d'informations reçus par l'équipage et les passagers. Il ne voit rien. Il préfère jouer de la youtze au G8, le rendez-vous mondial des journalistes sur RSR1. Alors il faut choisir. Ou bien on ne quitte plus son cabaret tellement on s'y amuse grassement. Ou bien on fait de la politique sérieuse en s'amusant sur l'Internet.

 

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Monsieur Hans Fehr, vous ne lâcherez pas votre contrebasse qui tape sur Mme Calmy-Rey. Alors je vous écoute désormais avec un certain plaisir ironique en me disant qu'à Zürich, le hard rock a pris le dessus pour diriger la ville de la place financière suisse. Amener encore votre humour folklorique sous la Coupole. La Suisse a besoin de politiciens qui savent rire, même des choses les plus sérieuses et dramatiques. De la youtze, pour nous rappeler la nostalgie de notre âme de montagnard envahie par un monde global effrayant et un Sarko crocodile de nos pires cauchemars…"La Suisse, pardon hein, vous n'y êtes pas." Au fait, il voulait dire quoi le Sarko. On n'était pas où? Au Vatican, couvert de sa liste blanche immaculée et abstinente car nous préférerions, à cette sainteté impossible, protéger par la capote framboise et le secret nos intenses relations commerciales afin d'éviter le risque du sida provoqué par des échanges multiples non protégés? Et la jalousie, vous connaissez la jalousie des populations, Monsieur Sarkosy? Le monde n'est ni noir ni blanc. Il est gris. Rappelez-vous de ça, cher Nicolas. La transparence, oui. Le harcèlement fiscal des citoyens, non. Là-dessus, enfin, nous nous rejoignons, cher Monsieur Fehr. Reste à trouver la balance pour que les pauvres ne soient plus ratiboisés alors que les riches s'amusent dans les mers chaudes des Caraïbes en toute impunité.

 

P.S. Question non débattue au Grand 8 du 31 mars 09: quelle est la place d'un pornosexuel dans la société? Limitée à sa chambre à coucher, confidentielle, ou intégrée à la société dans les débats publics en tant que citoyen ordinaire comme les autres?

16:59 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le Tournesol, nouvelle monnaie hors-sol de référence mondiale

En mémoire de Vincent Van Gogh et de ses tournesols, le plus grand artiste ayant vécu dans la misère et le plus riche d'aujourd'hui du haut de son paradis éternel, nous pourrions inventer "Le tournesol" en guise de nouvelle monnaie de référence mondiale. Comme en plus les revenus faramineux des marins évadés fiscaux de Racaille le Rouge ne dorment déjà plus sur les Iles au Trésor mais dans un globe terrestre sous la statue de Saint-Jean L'Evangéliste au Château de Moulin Z'Art, lieu où ont été inventées toutes les fameuses expériences du professeur Tournesol, je pense que cette nouvelle monnaie de référence à son nom de baptême tout trouvé.

 

Le G20 devrait y réfléchir aussi. Quoi de plus neuf, pur et rempli d'oxygène qu'un tournesol gorgé d'eau et de soleil? Et j'imagine déjà le joli visage doré des pièces tournesols. 10 cents tournesol le chewing gum, 3 tournesols 50 le café, 2500 tournesols la belle Watch Tissot dans la vitrine. Cette opération de charme ne donnerait-elle pas un immense coup de pub à la new green economy? Banque centrale mondial de la monnaie hors-sol, le Tournesol : université de Moulin Z'art, centre Göttingen de la Finance Solaire, Anvers-sur-Oise, Pays-Bas. Pensez-y, Mister Obama.

 

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Nous voilà tous sur la paille;

voilà venu le temps des semailles

16:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

T.V.A., la bonne idée de Mme Miauton

Supprimez l'impôt direct et le remplacer par une T.V.A. à taux très différenciés suivant la catégorie de produits et de services? C'est une excellente solution. Qui consomme paie l'impôt. Qui achète du luxe a les moyens d'en payer les taxes.

 

Un bémol parmi d'autres qui devrait être résolu: les familles avec enfants devraient alors recevoir des aides directes de l'Etat pour compenser les dépenses indispensables à l'éducation de leurs enfants. Car qui dit enfants dit nourriture, vêtements, logement, ameublement, loisirs, vacances, consommés par une catégorie de personnes qui ne gagnent pas leur vie. Comme les déductions fiscales pour familles n'existeraient plus, il faudrait bien trouver une solution viable pour les parents ayant charges d'enfants.

 

Ainsi, les problèmes d'évasion fiscale se résoudraient d'eux-mêmes. Qui achèterait son yacht payerait en sus 50% en T.V.A. du prix du petit bateau de luxe acheté. Cela me convient. Justice fiscale à la consommation. Enfin! Et le peuple ne se sentirait plus rouler dans la farine fiscale des riches quand il visite à Bâle les zones inaccessibles du luxe de la montre.

 

Enfin, avantage non négligeable pour les ultra pudiques de la vie privée, plus personne, à part celles soupçonnées de tremper dans le crime organisé, n'aurait à dévoiler la situation de leurs comptes en banque aux Etats. La Suisse pourrait travailler tranquillement avec les compétences bancaires qu'on lui connaît. Plus de liste blanche, grise, ou noire. "La Suisse, pardon hein, vous n'y êtes plus nul part." Sarkosy n'aurait plus à faire de leçons indélicates à la Suisse, lui le traître, le repenti, qui longtemps a servi de couverture aux riches Français, et cela sur territoire suisse grâce à son étude d'avocats. "Opération ROC", le dernier James Bond de la Finance dans un chalet suisse pour recycler les ordures financières en matière verte organique…

16:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le complexe suisse

Tu sais, toi, pourquoi un Suisse refuse de dire qu'il est Suisse quand il voyage à l'étranger?

 

J'ai passé dix jours à Tenerife avec une bande de potes. A la question "vous venez d'où?" mes copains répondaient "de Lyon" ou de "Casablanca", frère Hassan étant d'origine marocaine. L'un était pharmacien, les deux autres informaticiens, moi je n'étais rien d'autre qu'une sorte de SDF.

 

Eh oui. On était devenu des Frouzes ou des Arabes de souche, de frousse d'être un peu plus arnaqué par les commerçants locaux. Parce que tu vois, si en Suisse, t'a beau être quasi à la rue avec ton salaire relativement minable, poursuivi par le fisc, lessivé par ton propriétaire, à l'étranger, tu restes un bon Suisse et t'as les lingots bien agrippés au corps. Le plus étrange de cette histoire, c'est que moi je n'hésitais pas à dire que j'étais Suisse, sans crainte. En fait, si j'y réfléchis bien, je crois que de la richesse helvétique, il m'en restait encore l'étiquette, donc j'étais devenu le produit, le produit de luxe à convoiter, la chose à observer sous toutes les coutures, le tissu unique, exotique et précieux à toucher, humer, sentir et à essayer sans plus attendre dans la cabine.

 

Elles m'ont remis bien rangé sur le cintre à la fin des vacances. Je ne pouvais quand même pas leurs avouer que dans la poche du costard il n'y avait plus qu'un bouton de rechange, que je ne possédais ni comptes en banque, ni cartes de crédit, ni maison, ni voiture, ni économies, et les poursuites aux derches... et que j'avais déjà quatre enfants. J'aurais préféré leurs dire alors que j'étais roi du pétrole quelque part du côté de l'Arabie Saoudite. Mais s'annoncer nouveau roi du pétrole vert, elles ont pris ça pour du dégueulé d'orties. J'étais pas sérieux, un tocard. Salut, les filles.

16:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Evasion fiscale, qui va payer la facture d'U.B.S. au fisc américain?

Neuf milliards de francs. Tel serait le montant exigé par le fisc américain pour garder le secret sur les milliers de comptes de clients américains selon "SonntagsBlick".

 

Qui va payer? Les actionnaires de la banque? Les contribuables suisses? Si ce sont ces derniers, nous proposons un nom tout neuf pour les payeurs d'impôts au boulot chaque matin que Dieu fait: les distribuables. Cela évitera de mêler l'injure au sang et à la sueur promis par tous les Gouvernements du monde à leurs citoyens. Et toi, t'aimes bien jouer au conbomat corvéable à merci pour les riches déjà très riches et recevoir en retour leur mépris, leur sens civique inexistant ou déviant, leur arrogance et leur ignorance?

 

Erreur! La crise n'est pas pour tout le monde. Il faut une réelle redistribution du gâteau des richesses par une transparence plus visible des flux d'argent. "Qui mérite plus et qui profite trop". Jusqu'à aujourd'hui les bonus ont été redistribués à des gens qui ont monté des structures basées sur l'arnaque ou sur des risques interdits. Quand un alpiniste se promène sous une corniche en plein midi, il sait très bien qu'il joue avec sa vie. De même quand il s'attaque sans assez de compétences à des zones pourries de la roche. Hors nos grandes consciences financières ont fait exactement cela. Et qu'arrive-t-il? Elles se mettent à l'abri et touchent encore des bonus, couverts en plus par le silence coupable des politiciens. La corniche et les roches pourries sont tombées, elles, sur les travailleurs qui perdent leurs jobs et qui vont payer plus d'impôts encore. Non et non. Le grand patron de la Migros n'a pas raison. Qu'il dise d'abord que les saboteurs de climat social paient pour la crise qu'ils ont eux-mêmes provoqué et que les consommateurs bosseurs retrouvent un peu de soleil dans leur porte-monnaie. Sinon il ne faut pas s'étonner que les patrons qui se sont saoulés de pinard et roulés des pelles aux filles noyées dans le champagne soient séquestrés dans des taxis. Help, taxi!

16:53 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)