05/04/2009

U.B.S. au Texas, un scandale retentissant étouffé

Le cynisme absolu. Le non crime presque parfait. Hold-up de la finance, hold-up des consciences, hold-up par l'attrait de l'argent facile proposé à travers le symbole absolu du sérieux bancaire. Comment le logo par excellence de la place financière suisse a-t-il pu plonger aussi bas dans l'abjection: voler (sans voler) trente millions de dollars à un père de famille américain, du coup ruiné, et lui proposer le suicide en échange, en fait un meurtre sans meurtrier, pour que ses enfants retrouvent la fortune dilapidée dans des placements hasardeux grâce à l'assurance-vie contractée!? Des mots balles qui viennent se loger dans la tête de cet agent de l'U.B.S. sans aucun scrupule et sans conscience.

 

Et enfin l'omerta du milieu qui ne veut toujours pas parler. Qui refuse d'être interviewer par les journalistes. La Finance mondiale dominée par le rafia international, la compromission de dizaines de milliers de représentants des professions libérales, hommes de droit, banques et assurances, politiciens, journalistes, milieux du showbizz qui ont mit brutalement le monde sur la paille. Dégoût intégral devant cette démocratie agonisante. Devoirs et droits civiques remis en question par toute cette corruption institutionnalisée. Il y a la Suisse. Il n'y a pas que la Suisse. "La Suisse, pardon hein, vous n'y êtes pas". Les confettis officiels et officieux sont disséminés sur toute la planète. Y a-t-il assez de gens élus ayant une conscience moins hypocrite et amnésique pour sauver un système mondial plongé dans le chaos? Un Président américain du nom de Barack Obama peut-il encore remettre sur les rails un train d'enfer qui a déraillé? Et cela sans risquer la mort par attentat organisé à l'intérieur des milieux malodorants du fric. Citoyennes, citoyens du monde, à nous de jouer. A nous de démontrer que le bon fonctionnement d'une démocratie ne s'arrête pas à l'épaisseur du porte-monnaie des riches. "Partager l'argent des plus riches avec les populations les plus pauvres." Jean-Pierre Lehmann, RSR1, le Grand 8, 30 mars 2009. Une utopie? Où plutôt la logique verte pour sauver l'humanité?

 

"Luna, Luna Rossa, dis moi qui m'a trahi?" Les mots de Capone la nuit précédent son arrestation. Le jour même où il se rend en prison, il achète grassement une simple pomme à un petit vendeur pour signifier au monde le seigneur qu'il a été. Partager avec les plus pauvres. Exemple si simple démontré par Capone alors qu'il perd tout, honneur, argent, femmes, liberté. Mais surtout pour dire: voilà qui était Al Capone. Non le voleur, non le tueur, non le proxénète, non le mari infidèle, non le gangster. Mais l'homme d'honneur qu'il voulait être pour rendre les siens heureux par la fête, le luxe, la volupté. Capone ne se cachait pas. Il jouait avec tous le monde à découvert. Qui sont les joueurs d'aujourd'hui? Sûrement pas les anciens maîtres de l'UBS qui ont trahi la démocratie de tout un pays, détruit sa réputation, détruit des femmes et des gens qui croyaient à leur petit coin de paradis en toute sincérité. Et pire encore, des banquiers qui ont envoyé à la rue des femmes et des enfants qui avaient une maison, un toit pour vivre, et cela par centaines de milliers dans le monde. En fait, des riches au pouvoir ressemblant à des Elliot Ness par milliers, jaloux de Capone, travestis en lâches bandits profitant de la crédulité des populations, tous installés au pouvoir officiel avec le grade "bonnes mœurs, bonne réputation". Mais ayant enlevé tout le butin et les femmes lumineuses des Capone d'aujourd'hui qui troquent le flingue meurtrier contre la capote et la plume pour dénoncer ce système pervers. Des hommes au pouvoir en gants blancs, blancs comme neige et organisés en société honorable, presque trop parfaite. Du blanc au gris, en passant par le noir, quel degré de désespoir au sein des populations…

 

Innocents? On ne peut être innocent qu'à une seule condition: jouer sa vie sur la passion, l'honneur, le désir de vivre pour les siens et défendre ses positions. Et non jouer pour l'argent, le simple et ridicule pouvoir de l'argent qui pousse à ignorer l'humain, à rejeter et mépriser tous les Al Capote du monde au lieu de les considérer en adversaires de jeu à leurs juste et indispensable valeur de contestation.

 

Qui joue au Parrain aujourd'hui? Un parrain comprend qu'une société qui chasse la parole est une société morte, sans passion, sans raison de vivre. Aujourd'hui, le devoir d'un parrain moderne reste de tuer. Mais de tuer avec ses mots et son cœur, exclusivement, pour donner une chance à l'ennemi trop individuel et égoïste de retrouver un peu de conscience collective, et juste ce peu d'âme nécessaire à la folie créatrice humaine.

 

Ossie, à vous de jouer le tueur au sein de l'U.B.S. et laver l'honneur bafoué d'une banque qui se croyait meilleure que les autres alors qu'elle transformait peu à peu les femmes et les hommes en mécaniques humaines rentables et décharnées construisant un mécano financier reposant sur rien d'autre que la cupidité menant au désastre global que l'on connaît.

 

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Dolce is time Galbane is money

Watch woman for a crise

 

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Baselworld 2009

(copyright by Genius & Genius)

16:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Que sont devenus nos mots d'amour (cosmic slam)

Comme sont étranges les mots d'amour

de nos derniers jours.

Etrangers à l'espace de solidarité;

en suspension sur leur seuil de solvabilité.

 

Comme partis en exil, les mots d'amour

de nos égoïstes jours

survivent petits et gras en code barre

pareils à des soldats de plomb avinés au bar

 

Bang! Bang! sur sa ligne Vagino,

lignes de crédit en berlingots.

Faudra qu't'assure sa frontière belge

sinon mort à ton asperge.

 

Comme sont fuyant les mots d'amour

de nos traîtres jours.

Ils prennent tous la poudre d'escampette

quand, touché par la faillite, ils tombent sur la carpette.

 

Comme par magie, les mots d'amour

de nos luxueux jours

fleurissent en nombre sur les tombes

de nos colombes devenues bombes.

 

Bang! Bang! sur sa ligne Vagino,

lignes de coke distribuées au bar du Lido.

Faudra q'tu cautionnes son chalet suisse

sinon mort à ta saucisse.

 

Comme sont dénudés les mots d'amour

de nos impudiques jours.

Ils prennent des poses inexpressives et lascives,

se vendent identiques à des marques de lessives.

 

Comme devenus trop rares, les mots d'amour

de nos éternels jours

jouent aux adolescents de la recréation

lors de nos séances divines de masturbation.

 

Bang! Bang! sur sa ligne Vagino,

lignes de mobiles mal assumées sur Yallo.

Faudra tenir la grande compétition des procès

sinon mort à ta barre fixe et tes virils agrès.

 

Comme sont terrifiants les mots d'amour

évidés de nos jours.

Ils se remplissent de fringues à la caisse du magasin

et finissent par faire cartouches de toi un assassin.

 

Comme atomisés, les mots d'amour

de nos mornes jours

déambulent sur nos consoles nitendo

et te consolent en live sur vidéos pornos.

 

Bang! Bang! sur sa ligne Vagino,

ligne verte érotique haute définition électro.

Faudra q'tu rassures son tempérament latin

sinon fin de sa gymnastique de nuit, mort à ton engin.

 

No magie no.

Magie not for you.

But you, because I love you,

do you love my slam cosmic vagino?

 

Elle te veut enflammé, fidèle à sa ligne Vagino.

Toi, tu as touché deux roquettes apollo.

13, tu deviendras son héroïque soldat mort idiot,

11, ton slam fera jackpot et sa lune te gardera au chaud.

 

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Car elle aime ce soldat crasy sur le front qui assure

quand, autour d'elle, tourne caché le Général Obscur.

Dans les tranches saignées de ses plans d'infrastructures,

la Grande Guerre du fric laboure ses cratères et fissures.

Sentiments d'amour rejetés aux ordures

où le soleil tournesol refond notre verdure.

 

No magie no.

magie not for you.

But you, because I love you,

I do for you my slam cosmic vagino

 

C'est le rapt des Tapineuses.

Romulus Cunilingus n'enlèvera pas ma danseuse.

Foi de Résident de la République des Tapineuses.

 

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"Ma chérie, te voilà people comme Paris Hilton"

"Je t'attendais comme un miracle de Noël.

Tu es devenue, bonne nouvelle."

Francis Cabrel

 

P.S. rejoins groupe des amis de Darwin "Baisse pas ton froc devant le fric" sur Facebook:

http://www.facebook.com/group.php?gid=69603715431

 

16:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Le poids des mots d'un pape mondialement médiatisé

Le souverain pontife et l'Eglise catholique nous ont habitué au décalage horaire grandissant entre la vie terrestre et ce qui devrait être l'idéal de Dieu selon la Bible.

 

Certains prêtres défendent les propos indéfendables du pape sur la non reconnaissance de la valeur hygiénique du préservatif lors des rapports sexuels. Dire que le préservatif n'est pas la solution alors que l'abstinence l'est, c'est dire sciemment que le préservatif est mauvais, contre nature, à bannir de la vie d'un chrétien. On peut chercher toutes les arguties imaginables, les mots ont été clairement prononcés par le pape, remplis de sous-entendus affolants: le préservatif ne fait pas partie de la solution mais au contraire de il pousse à la propagation de la maladie en permettant la dissolution des mœurs. Donc à bannir de notre société.

 

Ce qu'un pape moderne aurait pu dire c'est d'annoncer d'entrée de jeu que le préservatif, comme la contraception, sont utiles à la société humaine, utiles et fondamentaux dans notre société moderne qui se veut libre, démocratique, ouverte, multiculturelle, sexuellement libérée et libre de ses choix d'existence.

 

Ce qu'un pape moderne aurait pu rajouter ensuite c'est de prôner le respect et l'amour dans la relation, la fidélité des sentiments contre l'inanité d'un simple besoin de consommer du sexe, avertir et prévenir, rendre compte combien l'infidélité peut atteindre l'autre dans sa chair et lui faire du mal en le déstabilisant et en rompant le contrat de confiance le liant à l'Autre, son partenaire, qu'elle met à mal l'équilibre du couple la plupart du temps, insister sur le fait que cette infidélité présumée ou voulue est à haut risque de destruction pour les unions, en particulier pour les couples avec enfants qui souhaitent peut-être plus que les autres couples une union durable. Une mise en garde forte, résolue contre les risques de la débauche d'une sexualité excessivement et essentiellement tournée vers son plaisir personnel plutôt que celle, revalorisante et respectueuse de son couple, aurait pu être prononcée en rappelant au couple que les plaisirs de la chair sont comme ceux de la cuisine. Pleins de recettes classiques, innovatrices et créatifs. Qu'un gratin aux petits légumes cramé dans le four est immangeable et comparable à une expérience sexuelle scabreuse qui a foiré à force d'oubli et de respect à l'intérieur de son couple. Qu'un dessert glacé parfumé au jasmin peut-être aussi délicat et frais qu'un acte romantique réussi dans les blés mûrs d'une journée d'août ensoleillée. L'amour est un petit plat neuf à confectionner tous les jours. Il faut avoir touché le fond des casseroles pour être sûr de cette vérité, de ce bon sens amoureux.

 

Ce qu'un pape moderne aurait pu encore faire lors de son voyage sur les terres africaines: déculpabiliser les infidèles en les appelant à plus de responsabilité au sein de leur couple, à plus de recherche de communion avec l'Autre, à plus de désir partagé. Il aurait aussi pu rassurer les fidèles à leur couple, les amoureux qui rêvent d'un idéal parfait en amour, du romantisme classique et durable. Leurs dire qu'une infidélité passagère ne signifie pas la fin du monde pour eux, même si elle peut être ressentie comme une trahison grave dans la sphère intime du couple. Faire savoir aussi à ces fidèles, inquiets et trahis, qu'ils détiennent la clef de leur amour, qu'ils ont le devoir de rappeler à leur compagnon ou compagne infidèle qu'eux tiennent leur engagement, qu'ils cherchent à comprendre pourquoi cela est arrivé à l'Autre. Et ensemble trouver le bon tempo dans la relation pour qu'elle prenne un chemin moins abrupte et durable à travers les ans où alors qu'elle se rompe de manière respectueuse. Dire aussi à tous ces gens amoureux et peut-être maladivement jaloux, que le crime et la violence dans le couple sont inadmissible aux yeux de Dieu, qu'il faut chercher un terrain où la Parole vraie s'exprime sans imposer à l'autre ses choix personnels ni vouloir pratiquer le chantage, les pressions financières ou tout autre moyen de faire plier l'autre à sa volonté grâce à un pouvoir pervers qui n'est plus basé sur la relation amoureuse mais sur le rapport de force et la possession sexuelle.

 

Tout cela et tant d'autres idées qu'un pape moderne pourrait développer. Hélas, encroûté dans un monde passéiste qui menace de faire rompre l'harmonie démocratique du monde, le pape actuel, par son attitude négative et son discours culpabilisant, pousse à l'intolérance entre croyants et incroyants, déstabilisent les croyants qui vivent leur modernité au jour le jour, casse la maison de Dieu, la maison de l'Amour.

 

J'appelle le Vatican, et c'est son Excellence le Préservatif qui lance cet appel, à faire sa révolution où alors à ne plus vouloir occuper tout le terrain de Dieu à la télévision, à la radio, dans les journaux. C'est un choix honnête et responsable pour que la schizophrénie des croyants ne s'amplifient pas davantage. On ne peut plus accepter ce qui ressemble à une dérive sectaire de plus en plus évidente de l'Eglise. Il en va de l'équilibre du monde inter culturel et spirituel. Il en va aussi de la confiance des chrétiens en leurs propres croyances intimes. Ce n'est pas rien.

 

Attention aux tables! a écrit le pasteur Pierre Wyss dans le QJ en ce dimanche des Rameaux. Les tables, même trop bien fixées, peuvent à tout moment être déboulonnées par l'Esprit. Et ce n'est ni Staline, ni tout autre dictateur qui pourra dire le contraire. Jésus a voulu la liberté du monde, la démocratie, et l'amour universel. Ce n'est pas pour le trahir aujourd'hui par des paroles qui réduisent la liberté des êtres humains au choix de la religion rigide et dogmatique de Rome. Il en va de sa responsabilité pour le Bien des humains. Benoît XVI à le devoir de faire bouger les tables de sa Foi.

 

P.S. Apprendre à se moquer de soi-même, c'est apprendre l'humilité. Apprendre à supporter la moquerie des Autres, c'est montrer la sérénité de notre idéal et exprimer la confiance envers nos propres valeurs d'existence. La Curie romaine actuelle ne semble plus très sûre envers ses propres valeurs… La preuve? Elle ne supporte plus les moqueries de ses contemporains.

16:47 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2009

La Suisse en guerre économique; la planète en effervescence

 

S'il y a une vertu à cette crise mondiale, c'est bien celle de sortir la Suisse de son perpétuel rôle de neutralité et de sa situation de réduit alpin au cœur de l'Europe.

 

Contrairement à la guerre meurtrière de 1914 – 1918 et 1939 – 1945, le monde occidental a déclaré la guerre au secret bancaire, à son manque de transparence, et non à la population suisse. Et les ennamis principaux sont l'Amérique, l'Allemagne et la France. et toutes les nations d'Europe à quelques petites exceptions près. Rude le combat! Mais pas perdu.

 

Heureusement, il ne s'agit que de gros sous, pas de gens, en tout cas dans cette phase de crise. Notre démocratie helvétique possédant de solides remparts sociaux.

 

"En Bourse, on doit sortir son porte-monnaie pour s'exprimer. On réfléchit davantage." Le prix de la clarté afin de préserver la sphère privée, l'indépendance des Etats… et la paix civile. Konrad Hummler a visé juste par quelques traits d'esprits bien assénés.

 

Les Etats mettent d'ores et déjà beaucoup d'énergie à la récupération des fonds évadés vers les paradis fiscaux. En Suisse, l'UBS est attaquée à la fois par les Etats que par des privés. Ce n'est sans doute pas le meilleur moyen de quitter la crise et de retrouver confiance et sérénité pour la Finance. Si nos banques sont perpétuellement attaquées, elles ne donneront aucun signe positif sur la durée pour notre économie réelle comme celle de la Bourse. La diplomatie suisse ne devrait-elle pas engager des discussions autour de l'évasion fiscale qui mènent à une situation d'ouverture autant à l'avantage des détenteurs de comptes frauduleux qu'à celui des Etats lésés? Pourquoi ne pas négocier une amnistie fiscale pour toutes celles et tous ceux qui avouent et font preuve désormais d'une transparence financière? Pourquoi ne pas exiger des repentis, en retour de cette amnistie favorable pour eux, d'engager, sur une durée de dix ans au moins, la valeur réelle des impôts dus jamais versés ainsi que la valeur de l'amende virtuelle qui aurait été normalement perçue dans des fonds verts (pourquoi pas le projet "désertec" par exemple)?

 

Vouloir sévir et punir nous rappelle que lorsqu'on lance des bombes sur les immeubles et allume les lance-flammes sur les populations, nous détruisons et réduisons le monde en une vallée de deuil, de larmes et de cendres. Si cette guerre économique ne se transforme pas rapidement en paix des braves, nous risquons forts de connaître d'énormes désillusions et de vraies guerres qui n'auront plus rien où si peu à voir avec les papiers valeurs d'aujourd'hui. Cela sera une catastrophe autrement plus douloureuse pour tout le monde.

 

Ne pas être jaloux de la richesse du voisin, c'est déjà trouver la sérénité en soi.

 

Monsieur le Président Obama, votre aura mondiale est déjà bien établie. Il vous serait assez facile de parler en faveur de mesures fiscales qui avantagent d'abord la mise en place urgente de l'énergie verte de demain. La crise nous donne un sacré coup de main. A nous de saisir cette opportunité. La révolution verte ne doit pas devenir une destruction d'êtres humains mais une rénovation de nos manières d'agir et de faire. Une hygiène de vie individuelle pour tous; pas un pouvoir hygiéniste centralisateur, dominateur, destructeur qui nous rappellerait sans doute dramatiquement la position eugénique du pouvoir hitlérien. Le mythe de la race pure a toujours mené l'humanité à des catastrophes humaines. Ne pas stigmatiser les fraudeurs mais les aider à se reformer par la force de la loi.

 

A nous d'imaginer qu'un autre monde est possible à condition de ne pas s'acharner sur des boucs émissaires qui pourraient très bien devenir des pères missionnaires de la révolution verte avec l'aide de notre compassion.

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Papamobiles bis (Sylviculture au Temps)

 

Dans le mot papamobile, il n'y a pas le mot pape mais le mot papa. Cela voudrait-il tout dire bien des choses? Que le futur pape du monde sera papa? Restons sérieux, car le sujet est des plus sérieux.

 

Madame Arsever se demande, à juste motif, comment le pape actuel, personne mondialement connu par son statut et pour son attachement au Bien sur cette Terre en si grande souffrance, peut-il prendre le parti du sida et de la mort avant même d'avoir posé ses mocassins sur la terre africaine?

 

C'est terrible à dire. Soit ce pape pense, à l'instar de Ben Laden et ses petits copains, que le paradis et les vierges à déflorer sont au Ciel, qu'il est donc préférable de mourir en martyre du sida que de vivre dans le "péché" avec la chance de vivre et d'aimer longtemps, ce qui est insensé de la part du premier représentant du Christ qui prêchait l'amour, la non-violence, et qui a tant choyé Marie-Madeleine sur Terre…; soit qu'il estime que les Africains sont malsains baiseurs invétérés, qu'il faut ou les chasser d'une existence terrestre, ou leurs imposer un mariage monogame et fidèle, si ce n'est une abstinence rigide, en maintenant dans leur mémoire terrorisée la menace d'un sida mortel, sorte de châtiment effroyable forcément envoyé de Dieu, pour qu'ils arrêtent, ces gais lurons, de forniquer de ci de là.

 

Suivez le guide culinaire jurassien des affaires pornographiques. Vous aurez peut-être de sulfureux services divins qui vous tombent gratis du ciel via l'Internet. La papamobile moderne roule en vert sur des fils électriques imaginaires, grâce au Saint-Père Electricité qui est au Ciel. Et comme bientôt le projet www.desertec.org va démontrer que les mirages les plus fous sont parfois les plus réalistes pour l'humanité, nous pourrons vraiment croire au miracle de Dieu. Le buisson ardent n'est-il pas une création high tech parfaitement électrisés sortie du désert?

 

Merci Sylvie, tant qu'il y aura de la vie et des femmes, il y aura de la sylviculture. Et puis, maintenant que le fils de Dieu apparaît régulièrement sur un fauteuil matelassé quelque part en Amérique du Sud, Dieu a peut-être voulu signifier au monde entier qu'il est tend de remettre son fils Jésus le trompettiste sur le siège papale en compagnie de sa jolie poule au minois d'ange et cheveux blond qui joue à la perfection son rôle de cor en ut majeur dans l'orchestre symphonique des êtres humains.

 

Marie-Bas-de-Laine prie pour ton fou de Jésus. Sa tête ne tient qu'à ses miracles littéraires qui vont bientôt être rémunérés à prix trébuchant… Mais à quel prix? S'il se fait crucifier par tous les cinglés qui sont restés bloqués quelque part sur l'autoroute de Pâque il y a quelque deux mille ans, tu auras l'héritage assuré mais pas ton p'tit vieux.

 

Il me semble avoir retenu de la vie de Jésus qu'il faisait l'éloge des êtres humains passionnés, engagés, libres, responsables, respectueux et amoureux. Qu'avec cette attitude dans la vie, les miracles se produisaient. Ce samedi 21 sur les ondes de la RSR1: "Staff banda Bilili", "Très très fort", l'album, "Je t'aime", la chanson. Au zoo, des quinquas paralysés de Kinshasa assis sur des chaises musicales, des enfants des rues, des animaux du zoo… et un disque miraculeux. Les paralytiques se lèvent, et il n'ont pas besoin des propos schizophrènes et hors de notre temps du pape actuel pour suivre le chant de Jésus. Un siège vaticanesque pour tout ce petit monde musical. Et que le monde se décide de faire du Vatican un lieu de musique sacrée plutôt qu'un Temple de vieux radoteurs qui n'ont pas su quitter leurs nostalgies bibliques. C'est dur à dire parce qu'ainsi on se fait jeter du monde des Chrétiens, mais c'est un devoir d'être humain d'oser défendre un point de vue radicalement opposé aux visions papales.

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