18/03/2009

L'année électroptique

Elle m'a SM Sé:

"J'ai envie d'un sac DKNY,

besoin d'une autre valise,

et refaire mon demi-tarif.

Si tu me donnes 1000 roses, ce dimanche,

je fais un effort,

je viens chez toi le prochain dimanche."

 

J'ai SM Sé:

"J'adore ton sms, ma chérie.

DKNY, ça fait des canailles en français.

T'as de la chance que ton gangster vire littéraire

sinon ça ne marcherait plus entre nous deux.

Si tu présentes tes amaryllis à la table du bistrot,

je te mets un sac dans ton sac

et je rempote mille roses dans ton jardin.

Donne à boire à ton oiseau du paradis

et son bancomat fera cui-cui.

Quand est-ce que tu pratiqueras le demi-tarif

et mieux encore l'abonnement général

dans l'Intercity avec ton confetti officiel?"

 

Et tu ris. Et tu t'en fous.

On n'a même pas fait l'amour.

Tu voles, et tu t'envoles avec les hommes,

de Genève à Zürich via Berne,

passe ton passe-temps favori.

Si les mâles étaient devenus des diamants,

tu séduirais leurs vitrines pour dérober le cœur.

Mais comme ils sont restés des charbons financiers

et ménagers tu brises cash leurs urgences

en t'achetant des babioles sans importance.

 

"La nuit, je mens.

Je prends des trains à travers la plaine.

Je prends des trains,

et je m'en lave les mains."

 

Et même si je te dis que tu flingues ton gangster,

tu riras et me demanderas la lune pour tes fringues.

 

L'amour moderne connaît son âge d'or

au coin des rues de plus en plus louches,

Chercheurs de hasard aux pièces d'or

tombent les filles qui sur les matelas se couchent.

 

"Première à éclairer la nuit.

Vénus. Vénus. Vénus."

 

"C'est l'année électroptique, mon p'tit vieux."

Cette invention fatale vient d'elle.

 

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Lis-tu dans le jeu des banquiers, ma chérie?

On voit toutes ces lumières sur la piste.

Les filles de cabaret apprennent le mal d'artiste,

dématent les voiles des garçons-cravates

en relevant le code de leurs numéros bancaires.

Sous le vent, leurs jupettes précaires relevées

jettent l'amer à la mer

sous des jacuzzis de champagne.

 

Vois! Leurs quilles excessives qui vacillent

dans ces eaux glaciales si graciles.

 

Ernesto quitte le class america UBS.

Est-il tard, si tard, trop tard?

Demaré monte à la barre.

Luna Rossa, en tête, vire tribord.

 

Ô public chéri,

une histoire d'amour,

ça démarre quand,

ça démarre comment?

 

Manque de balises, manque de Bashung.

 

L'amour brise-glace

L'amour cœur

L'amour cul

L'amour fric

Toujours l'amour

et un peu plus de solitude dans nos vies.

 

Secret bancaire dont la vie nous bouscule.

 

"Mais il est seul. Un jour l'amour l'a quitté.

Il voyage en solitaire et il chante la Terre."

 

"Un jour je te parlerai moins,

jusqu'au jour où je ne te parlerai plus."

 

"Pour m'aimer, mon chéri,

tu dois payer le prix de mes menus,

comme au restaurant."

 

"Un jour je t'aimerai moins

jusqu'au jour ou je ne t'aimerai plus."

 

"Pour t'aimer, je vais gagner ma place financière

en Helvétie, et dans le monde entier, ma chérie."

 

"Parce que tu vois, ils vont sentir l'obligation

d'ouvrir la porte de l'An Fer."

 

"Tu réalises, Drika? (elles rient)

Mon chéri écrit de la poésie,

fait de la politique et prend des risques. Il a du talent.

Patience mon amour, je sais qu'on va y arriver."

 

"Un jour, je te chérirai moins

jusqu'au jour où je ne te chérirai plus."

 

Manque de balises, manque de Bashung

O chaos structuré. Achtung!

23:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Delaware, une autre Suisse qui a tout à gagner

Les femmes ont connu les soirées Tupperware. Elles connaissent aujourd'hui leurs soirées Fuckerware. Elles auront bientôt leurs années Delaware. Pourquoi? Parce qu'elles sont beaucoup plus réalistes et ouvertes que les hommes, qu'elles savent prendre le gode par les cornes durant les temps de crise, qu'elles adorent échanger les idées avant de prendre une décision judicieuse, et qu'elles vont désormais s'intéresser à l'économie de tout près car, comme en matière sexuelle, elles aimeraient connaître leur jouissance personnelle. Dès qu'une invention est arrivée pour les libérer du joug du ménage et des hommes, elles ont bondi dessus. Comme je crois connaître assez bien ma petite amie, qu'elle a le vent en poupe, et que je vois que l'économie de ses moyens l'intéresse bien davantage que le premier idiot du village qui pointe son regard vicieux sur elle, j'imagine que les soirées Delaware ne sont plus très loin. La banque verte à domicile? Et pourquoi pas? Au lieu de placer dans des assurances IIIème pilier, on pourrait imaginer un house green banking et des conseillers(ères) bancaires formé(e)s pour proposer des actions provenant de l'économie verte et qui allumeront dans les cheminées des foyers le bout de leur soleil financier plutôt que le bout pétrolé de leurs queues de blaireaux qui ne font plus la distinction intelligente entre une poupée mécanique et une belle fille saine et rusée, libre comme l'air.

Et pourquoi Delaware? Parce que comme pour les produits IIIème pilier, l'investissement vert ne serait pas ou très peu taxé comme au Delaware ( on peut imaginer un forfait annuel maximum par tranche d'impôt sur le revenu qui ne soit pas soumis à impôts s'il est investi dans un produit reconnu vert). Les Suisses sont peut-être des Indiens. Mais ce sont des Indiens qui sont aussi malins et libres que les cow-boys d'Amérique quand ils se décident. Alors inventons les soirées Delaware pour dire à l'Allemagne et à l'Amérique qu'on n'a jamais eu de pétrole mais de la matière grise. Le secret bancaire n'a pas été une institution durable pour rien dans notre pays. Le vert était dans la pomme. Il suffisait de le voir et savoir.

On ne détruit pas un Suisse comme ça. Aussi vivant qu'il est, même s'il tombe dans une crevasse, il cherchera à trouver sa ligne de crête personnel car c'est à Lui qu'appartiennent son Cervin viril, son Mont Rose, lupanar virginal à ciel ouvert, sa pointe Dufour pirolyse, et sa Jungfrau high tech pour des siècles et des siècles, et que c'est dans ce pays que les guides ont inventé le métier d'alpinistes. Vive les soirées Delaware! Amen.

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Savoir jouer de son sex appeal

c'est savoir jouer avec le parfum économique

23:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Et si la crise financière était d'abord dans le changement du véhicule?

Ce qui a transformé à toute allure la révolution industrielle fut le changement du transport des marchandises à l'intérieur des continents de la voie fluviale à la voie ferroviaire et terrestre. Les péniches étaient lentes, dépendaient d'un parcours obligatoire unique, les cours d'eau ne communiquant souvent pas entre eux.

Une destruction économique précéda une reconstruction sans précédant avec de nouveaux métiers à la clef et d'autres qui disparaissaient. "Economie Suisse" devrait se souvenir de cela et appuyer les changements irrémédiables qui arrivent à toute vitesse.

Et si la banque mondiale en était arrivée au même stade? Avant l'air Internet, le réseau ultra rapide et mondial manquait. La Bourse se faisait à la criée. Les risques de dérapage étaient beaucoup moins nombreux. En fait, ce qui manque aujourd'hui, ce sont des pilotes de locomotives électriques qui savent maîtriser les nouveaux monstres d'acier de nos temps modernes: les marchés globalisés. Peut-être roulons-nous encore sur des voies réservées aux locomotives à charbon qui dégagent plein de C02 et de suie mêlée à la vapeur d'eau salissant une clientèle pas forcément malhonnête mais soucieuse de garder un certain réalisme canaille sur l'état de leur monde matériel.

Essayons de parler à l'imparfait pour bien comprendre notre futur: "Le secret bancaire helvétique n'était qu'un outil fantastique au bon fonctionnement des locomotives à vapeur. Et quand les tunnels des secrets bancaires alpins étaient franchis, tous les clients en ressortaient noirs comme des ramoneurs suisses. Mais personne ne le remarquait où voulait le remarquer. Cela pouvait être drôle de voir ces visages plein de suie. Mais vu d'ailleurs on savait que ces gens risquaient un cancer aussi rapide à se développer que chez les fumeurs de clopes. Bleu pétrole…"

Revenons au présent. Une fois la douche d'eau glaciale subie par nos clients, ceux-ci se mettent à réfléchir sur le confort de leur moyen de tran(sport) favori et se disent que finalement, si on passait du charbon à l'électricité cela ne serait pas si mal ni pour leur santé ni pour le monde qui pourrait à nouveau respirer et se sentir mieux. Révolution verte en mouvement.

Voilà où nous en sommes. Des locomotives électriques flambant neuves remplacent nos vieilles casseroles bruyantes et polluantes. Nous allons repartir d'un pied neuf vers un merveilleux voyage. Les contes, ce n'est pas fait uniquement pour les enfants. Quand la Belle au Bois Dormant, encrassée dans le tunnel du bordel par sa clientèle, se pointe et attend le baiser salvateur du prince, il est temps pour le prince de sortir sa montre du gousset et de la porter au poignet, histoire de signifier à sa Belle qu'il ont tous les deux franchis les limites du nouveau monde. Verte canaille, ils formeront un couple vert canaille…

*Adam Smith: "L'homme sage et vertueux sera en tout temps incliné à sacrifier son propre intérêt privé à l'intérêt public de sa corporation ou société."

Hum! Y'a malaise. Notre monde étant devenu fou et vicieux par le fait que nous avons érigé l'intérêt privé de chacun comme absolu en sacrifiant l'intérêt global de tous, dans la bascule du temps, il ne faudrait tout de même pas en revenir à la frugalité calviniste intégrale et à une police des mœurs effroyable. Un zeste de folie dans notre zénitude, un brin de vice nappant le bon sens de notre vertu, beaucoup de transparence pour éviter les malentendus, un peu de jardin secret vert pour tous, et nous serons des citoyens du monde libres, responsables, pleins d'indulgence pour les petits écarts au timing mais sans reconnaissance pour celles et ceux qui refusent d'être tenus par des engagements sincères qu'ils ont eux-mêmes voulu ni ne respectent ceux déjà pris. Wait and see… You are a new world citizen, baby. Take care of you.

  • *voir Le Temps Finance, 16 mars 09, "Adam Smith et la montre qui retarde", Jean-Claude Péclet

 

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A.I.G. ou le système suicidaire des puissances financières

Après U.B.S., A.I.G.

On savait que le système financier mondial grugeait le fisc par toutes sortes d'artifices et de montages abracadabrantesques. Ce qu'on ne savait pas encore, c'est qu'il pousserait le bouchon du cynisme jusqu'à entraîner tout le monde à la noyade. C'est comme si le sauveteur héroïque ( le citoyen du monde qui bosse, réfléchit et paye ses impôts honnêtement) sautant dans les eaux glaciales pour sauver les requins de leur faillite frauduleuse se voyait envoyer par le fond via le monstre.

Citoyens du monde, la seule façon de lutter contre ces gens imbus de leurs personnes, c'est de montrer votre dignité en menaçant les Etats de ne plus payer vos impôts aussi longtemps que ces gens ne seront pas mis hors d'état de nuire à l'économie et à la politique internationale.

Il faut beaucoup de force morale pour croire encore à la bonne santé de nos démocraties. Si nous ne nous mettons pas à la défendre avec des modèles de lutte beaucoup plus déterminés, nos politiciens ne mettront jamais en route les solutions radicales nécessaires aux changements positifs du monde. Il faut dire bravo à l'administration Obama pour sa réaction immédiate et forte. Et offrir un bonnet d'ânes à nos politiciens pour la mollesse de leur réaction pas du tout coordonnée ni efficace devant l'arrogance des Kurrer et Cie qui ont eu l'audace de distribuer des bonus aux cadres dirigeants de l'UBS cette année.

Ce qui arrive à la Suisse et au monde ressemble à l'histoire de cet empereur condamné à mort par absorption d'or en fusion versé dans sa bouche. La Suisse connaît aujourd'hui la plus forte demande en or loin devant tous les pays du monde. Les fonderies sont débordées. C'est la chose la plus stupide qui puisse arriver à notre économie. Stocker toutes ses richesses dans des coffres, c'est comme faire ravaler inconsciemment à tout le pays sa cupidité et, en conséquence, condamner à mort notre industrie. Un seul signe d'alarme gigantesque: l'or destinée à l'horlogerie (qui concerne donc des millions d'emplois à travers le monde, fabriquants, vendeurs, publicitaires, journaux, propriétaires de boutiques et j'en passe) est en perte de vitesse, alors que l'or en lingots explose! Hors que faire des lingots d'or? Ils dormiront tranquilles dans des coffres, inertes, gelés dans le noir en attendant des temps qui plus jamais ne seront meilleurs par la faute de leurs propriétaires. Et que vaudra l'or quand l'économie sera brisée? Le prix de l'échange du temps de la Civilisation de la Tène. C'est là que les Athéniens s'éteignirent.

Je suis prêt à aller en prison par mon refus de payer mes impôts. Je suis prêt à mener ce combat sur la place publique. Je suis aussi prêt à réintégrer la société, à condition que nous, citoyens du monde, travailleurs tâcherons à la fiche de paie fixe soyons respectés, écoutés, et pris en considération dans la mise en place d'un système politique mondial moins brutal et barbare qu'aujourd'hui.

En attendant, vous savez tous ce que je fais, vis, et espère. Mourir n'est rien. Mais ne pas savoir pour quel idéal, pour quels amours, pourquoi et pour qui l'on vit sur cette Terre est la vraie catastrophe d'un être humain.

23:07 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Maître Poncet, n'avez-vous pas un peu honte ?

Cher Maître,

Lors de l'émission du grand super 8 du vendredi 13 mars (jour de chance pour la Suisse, Jésus apparaissant ce jour même sous la croix dans un tissu de matelas argenté quelque part en Amérique du Sud?!), vous avez avoué l'inavouable. Durant le débat sur le pornogate jurassien, vous vous êtes rappelés qu'à une époque lointaine, vous aviez été invité à visionner, entre amis du Parquet genevois, un des "monuments" historique de l'art porno: un muet noir et blanc tourné en caméra super 8 ordinaire, genre "Charlie Chaplin au lupanar".

Maître, le Parquet bien ciré de votre bonne Cité de Calvin a sans doute condamné le téméraire cinéaste à quelques journées de prison ainsi que, à la suite du châtiment de cette dite Cour galante, il a été banni de la Cité et du cinéma décent, populaire et subventionné. Ce pauvre artiste qui commit cette œuvre révolutionnaire et embryonnaire était peut-être une personnalité naissante que vous avez tué dans l'œuf par ce jugement.

Mais cela n'était rien encore (car un artiste qui sait ce qu'il fait est un artiste qui trouve la solution de durer dans le temps).

Que trouva de mieux le Parquet après avoir jeté aux orties publiques le film porno et son auteur? On vous l'a dit: ni brûlée ni soumise à la démolition, la dite œuvre sulfureuse fut visionnée en cachette afin d'en tirer quelques plaisirs onanistes entre calvinistes bien en vue de la place. Non. Décidément, ce genre de libéralisme là, je le honnis. C'est de l'obscurantisme camouflé sous sa carapace de conservatisme. Comment vous, Maître Poncet, chantre de la liberté d'expression avez-vous pu participer à ce crime d'hypocrisie? Au lieu de vous rincer l'œil entre amis, vous auriez du défendre l'auteur sur la place publique en lui dédiant le titre de l'audace cinématographique de l'année et en fustigeant ces Juges qui censurent devant public une œuvre et planquent derrière leur propre boudoir le produit de leur condamnation pour en jouir. Moyen Age!

Aujourd'hui, je comprends mieux ce qui tue l'artiste révolutionnaire: l'arbitraire de Dieu. Et Dieu, dans ce cas, est toujours la Justice dirigée par la puissance d'hommes comme vous qui vous amusez à défendre des gens importants, niveau puissance, comme la famille Kadhafi par ailleurs pas si fréquentable que ça (lire article de Jean-Claude Buhrer dans le Temps, 17 mars), et à ignorer la défense automatique de celles et ceux, faibles et petits, qu'on exclut à vie de la Cité de Calvin pour de clairs ébats sexuels effectués pour un film amateur en couleur, quasi muet et en pleine nature, sur le bleu Léman innocent. Cela fait déjà quinze ans d'exclusion pour le dit artiste maudit loin des amitiés des "gens bien qui pensent la Cité". Et combien se sont amusés à visionner cette cassette parmi les journalistes pour leur plaisir personnel? Les filles libres sur le bleu Léman étaient-elles au moins belles en chair, chers journalistes?

Aujourd'hui, quand je pense que seule Lola Quasar du Qatar attend et défend son émir SDF, c'est la preuve par sept que ce sont encore les princes bleu pétrole qui ont de l'essence verte dans le moteur et de la suite démocratique dans les idées. La révolution verte vient d'Arabie. Et cela fait bien rigoler. Notre cynisme à l'occidentale en tombe de la lune. C'est un comble.

Maître, votre interlocuteur est un être humain plein de rêves comme la plupart d'entre nous. Il sait être souriant et très déterminé. Il n'aime pas qu'on le prenne pour un con, et surtout, il veut sa réhabilitation et être jugé à l'aune de sa juste valeur participative à la société. Pour certains, je suis peut-être un bédouin qui a joué au babouin avec des princesses guenons, violant la loi de la Cité car réalisé en des lieux publics, et qui mérite donc l'opprobre de la République. Mais pour les autres, tous les autres?

Chacun vit selon ses convictions. Mais chacun a le devoir de se faire connaître et reconnaître. Maître Poncet, si vous désirez être mon défenseur littéraire libertin… ou au contraire le Procureur de la République des Journalistes Vertueux, ce serait avec plaisir que je monterais à la barre fixe du cabaret Voltaire pour m'exprimer. A moins que la fuite, encore une fois, soie la meilleure conseillère devant l'abominable homme d'amour.

J'ai un amour qui m'attend depuis quatre ans et plus. Je n'ai plus de temps à perdre avec un anonymat qui m'épuise, me mine, me ruine et me désole. Quinze ans, c'est long, vous savez. A la Stammtisch d'un bistrot jurassien, on a entendu ceci d'un apprenti politicien: "Ils veulent du cul à l'Etat. Moi j'aimerais des têtes." Un chef pataphysicien lui a répondu: "A l'Etat, ils aiment le cul comme tout le monde. Moi j'aimerais des têtes chercheuses et des bêtes à bon dieu qui apparaissent sur les écrans."

Maître, connaissez-vous la différence entre la strip-teaseuse roumaine professionnelle qui savait compter en francs suisses et le banquier suisse amateur de vampires roumains? La strip-teaseuse prétendait toujours qu'elle manquait de liquidité, alors que le banquier avouait qu'il manquait de coffres pour vivre avec elle. La chute de l'histoire? Le pognon durement gagné, ô sésame, s'évadait des poches du fisc suisse pour finir frauduleusement sur un compte roumain. Mais la Belle était innocente. Seul son banquier agissait mal envers le fisc de son pays.

"Et pourtant ils s'aimeront toujours, ces deux imbéciles là!" s'est exclamé Cooper Nique au moment des délibérations sur le matelas de la belle déguiseuse de charmes. "Il est temps pour eux de retrouver un mode de vie plus bourgeois afin que leur maladie cancéreuse ne détruise pas leur amour." Cooper Nique a encore dit aux censeurs: "Sur le Bleu Léman, on joue au ballon et on y fait l'amour comme entre quatre murs. Quelle différence?"

 

Bien cordialement.

23:06 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)