08/03/2009

Berne, Session parlementaire, 8 mars 2009

Une femme qui donne son corps à un homme, on appelle ça faire l'amour pour l'amour;

Une femme qui loue son corps à un homme, on appelle ça faire du cul contre du fric.

Et si aimer, honorer, respecter une femme était beaucoup plus complexe que ça?

Le sexe et l'argent du sexe ne sont parfois qu'un prétexte pour arriver à l'extase partagée entre deux êtres.

 

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Au M***, ils ont rendez-vous et pratiquent leur culte.

Avocats, banquiers et politiciens, tous cultur sex cult.

Au M***, il y a tes fesses.

Tes fesses divines qui leurs disent la messe.

 

Leurs histoires de beaux gosses riches

te font oublier notre espoir de ruche.

Mais je continue, gratis, d'informer

ces gens qui chloroforment notre amour.

 

En pleine session parlementaire printanière,

tes fesses me parlent sans commentaire.

 

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Comme Armelle au carmel,

tu n'as plus jamais le temps.

Mais qu'arrive-t-il donc à notre printemps?

 

A l'heure de l'eucharistie,

Un gorille stupide poserait, par haine, une bombe.

Un écrivain écrit "peace & love" à sa colombe.

 

Le jour où tu ne t'en foutras plus,

c'est que tu m'aimeras riche et reconnu,

 

Que tu resteras à proximité

pour cultiver notre bel amour partagé.

Et que mes sermons de chair

tu en feras un paradis et des éclairs,

des perles odorantes de sueur

et des averses de pluie en profondeur

qui inonderont ta rivière de tous les saints de Dieu.

 

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Où alors, qu'en secret, un banquier aura su t'enlever

grâce à ta pipolisation discrète et bien élevée.

 

Et que moi, laissé pour compte,

passé par pertes et profits

dans le bilan helvétique de leurs bons comptes,

Je serai devenu leur ami vaseux et déconfit,

disparu facilement tel Guillaume Tell

en martyr de la liberté et en souvenir de toi.

 

Tous ces beaux notables, ils font bande à part.

Et leurs tralalas outils avec toi, mon cœur d'amour,

me soulèvent l'estomac. Je brûle au bûcher!

Et craque l'allumette dans la cheminée

en supputant que tu communies body body avec eux.

Ils se fichent bien d'un SDF redescendu de ses croix.

 

"Le sac et le ressac de la mer

nous font marée de rires."

A quoi qu'on sert sur ce bateau "le Messie"

si mon otarie pratique désormais de belles orgies

avec les oligarques helvètes?

Tout un manuel vert diplomatique

et le Tapis Merz

pour le dire aux Amériques,

via le Secret des Banquises.

 

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Vite une belle et soyeuse peau d'ours

pour faire le tour de l'amour en quatre-vingt jours

avec la bande de copains et copines des Marquises.

Nos oligarchies bancaires visionnant notre festin

en formant une belle banquise autour des miss.

 

Est-ce que ça te révolte, ô lecteur?

 

Et vous, jeunes femmes de beauté,

l'amour n'est-il plus pour vous une priorité d'absolu?

 

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En Amérique, un jeune homme, naturellement beau,

est mort solitaire dans un bus esquimaux.

Une histoire vraie d'Amérique devenue film culte.

 

Une fougère dans la grand voile d'Alhingi.

Un BUS colorié vert sur les reflets des vagues alanguies.

Et trois vertes clefs où apparaissent trois filles cultes.

Sur la pointe, on peut y lire secrètement trois fois le mot:

 

E V E

 

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Miracle de l'Helvétie.

Vie réelle et rêvée d'un poète suisse

tombé au champ de bataille sous les feux de l'amour.

 

à Clémence, étudiante lausannoise anonyme,

prostituée intermittente,

qui a compris les limites

de la libre expression théâtrale

et le triste sort réservé à celles et ceux

outrepassant par l'art leur identité déclarée.

 

Et si cela changeait en mai pour nous?

Unique espoir d'un happy end

Car à gagner mon combat dans un ou vingt ans

à l'intérieur de ce train congelé,

et d'avoir attendu si longtemps

le permis jouissif de descendre sur le quai publique,

ma divine oiselle, ma comédienne d'amour,

aura braconné sa vie dans le train de luxe d'un financier.

 

"Attention banquier! C'est du vent.

En fanfare, Adrienne.

Trop tard."

(sur vos radios préférées, à entuber à tue-tête

et tête-bêche sous votre douche matinale.

Bonne humeur et tout désespoir confondus)

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Des bornes vertes sur les parkings des restauroutes et centres commerciaux

Une des premières missions d'importance pour la future division verte de l' UBS (on dit que c'est acquis pour conjurer le fait que rien ne bouge en Suisse sans l'accord des puissants et du poinçonneur des lilas, Mr Merz) sera de créer, sur le territoire suisse et européen, un fond qui financera des entreprises impliquées dans la fabrication et l'installation de bornes vertes installées dans les endroits stratégiques des villes (grands parkings publics, centres commerciaux et complexes sportifs) ainsi que sur les places de parking des restauroutes et gares ferroviaires principales.

 

Au lieu de fermer et perdre par forfait sur le tapis vert les 50.000 comptes bancaires d'Américains en délicatesse avec le fisc américain, argent qui s'enfuit déjà vers d'autres paradis fiscaux existants (quel désastre pour la Suisse!), et nous ne comptons même pas les fonds cachés des Européens qui s'en iront, l'UBS doit avoir le plan de garder ses clients en Suisse en négociant avec le Gouvernement américain, puis l'Europe, une amnistie fiscale et une fiscalité douce pour tous les clients de ces comptes irréguliers qui engageraient leur fortune, en échange de la clémence de l'Etat, dans des investissements de catégorie verte (tapis politique vert de Merz).

 

Mr Villiger, vous qui avez eu une belle entreprise de bicyclettes (ou de cigares mayonnaise qui faisaient monter la petite reine au septième ciel?), vous savez qu'un cyclotouriste et sa bicyclette sans son porte-gourde, est un cyclotouriste condamné qui n'achètera jamais ce genre de vélo. Sans infrastructures, la voiture électrique ne décollera pas. Comme une gourde d'O désaltérant son cyclotouriste ou un cyclotouriste choyant sa gourde d'O. C'est selon qu'on est mâle ou femelle. Un couple ne peut tenir que par affinités réussies réciproques. Comme vous l'avez si joliment dit: celui qui punira la Suisse se punira lui-même. Comme celui qui punira la technologie propre par son absence d'investissements punira la communauté planétaire toute entière.

 

Concernant le ballet diplomatique et Tapis de Merz entre l'Amérique et l'UBS, la division verte pourrait travailler sur le marché américain pour mobiliser l'industrie automobile qui souffre terriblement de son manque de réalisme concernant les choix récents de ses modèles de voitures polluantes en accordant des crédits verts aux constructeurs les mieux sensibilisés à la nouvelle donne. Les années Bush ont aggravé la situation. La super puissance, obnubilée par son pouvoir d'achat et abandonnant les grands rendez-vous planétaires climatiques et humanitaires aux barbares, ne peut plus se permettre des erreurs de stratégie. Il en va de notre Civilisation. Ce n'est pas rien de le dire.

 

Le temps est venu de faire des choix de green bull, les vrais, plutôt que d'ours polaires recroquevillés sur leur banquise fondante. Prendre une longueur d'avance sur son temps, c'est déjà se positionner favorablement face aux futurs combats économiques qui attendent la Suisse. La Bourse s'effondre. Cela ne s'arrêtera pas. Sauf si…un immense coup de cornes sur les mentalités paralysées change cette donne malfaisante. Psychologiquement, on dit dans le milieu sportif qu'il faut bouleverser le coaching et la façon de jouer sur le terrain pour renouer avec la victoire. Alors, et c'est tout à fait darwinien, soit nous réussissons à bouger les lignes et gagnons soit nous nous écroulerons tous. La City s'y met avant la Suisse. Londres s'attaque à ses propres paradis fiscaux! Les plaques tectoniques bougent très vite et nous, les Suisses, nous devrions voter sur le maintien ou non du secret bancaire. Quel mirage! Absurdité de la lutte du hérisson dans un monde qui se développe en paix et non en guerre! Le Réduit national! Hitler! Mais c'était en 1940. pas en 2009! Quel temps subtilement gagné (le monde entier devra alors se plier à ce droit helvétique avant de sanctionner)pour nos banques et notre économie si le peuple doit voter pour ou contre l'inscription du secret bancaire dans la Constitution! Mais quelle image négative de profiteurs aux yeux du monde! Au moins, si nous cessions de faire bande à part et si, idée assez cocasse mais pas si stupide, nous voterions alors le même jour pour ou contre notre adhésion à l'Union européenne! Mariage libre ou voie solitaire absolue. Telle en serait alors devenue l'exigence et la vraie question.

 

Maître Warluzel, nous serons peut-être tous béatifiés en dentelle Triumpf, mais reconnaissez que l'on peut s'enrichir dans la tenue d'Eve. Notre verdeur économique de mâles helvètes du XXIème siècle n'aura plus besoin du Viagra des souteneurs étatiques, via des banques acceptant de l'argent douteux en fermant les yeux, et elle deviendra un triomphe international. En dentelles blanches, c'est bien connu, la fiancée est un ange de virginité. Cela ne fait pas encore de nous, les mâles, des moines diaboliques prêts à toutes les bassesses fascistes pour détruire ou violer l'ange descendu du ciel.

 

Christopher Bittman, directeur de la Fondation de l'Université du Colorado, assure qu'il entend placer davantage d'argent cette année dans les véhicules alternatifs. Il faut lui emboîter le pas. Ne pas chercher midi à quatorze heures, pinailler sur la valeur plus qu'hypothétique de notre secret bancaire attaqué par les grandes puissances démocratiques. Il faut avoir ce courage révolutionnaire de penser autre chose de plus vert, de plus favorable à notre santé, notre bien être, notre économie, notre environnement, et ne pas se retourner en arrière sur la nostalgie d'une Suisse mythifiée et pétrifiée dans ses coffres remplis d'or douteux sanctifiés par un blochérisme conquérant vieux de vingt ans. La Suisse actuelle? On dirait presque le Vatican avec son retour d'icônes religieuses dépassées et sa xénophobie rampante qui rejette toute idée métaphysique autre que la Catholique et très Apostolique Eglise de Rome. Sommes-nous devenus un Vatican ennuyeux aux yeux du monde entier?

 

Enfin, petite parenthèse d'importance, pour que nos voitures roulent réellement au carburant vert, il faudra considérer qui du solaire, de l'éolien, de l'hydroélectrique, voir du nucléaire, argumente le mieux pour nous démontrer qu'on peut faire du propre sans pollution cachée…

 

Yes, we can. Mais seulement si les gens se mettent en mouvement. C'est du libéralisme mutant et conscient. Non du communisme d'un âge révolu, chers députés de Berne (attention aux bêtises que vous commettrez avec elles). Il n'est pas sûr que Darwin ne vous en tienne pas rigueur. Un Darwin qui attend toujours les sources de sponsoring nécessaires à son éventuel avenir nuptial avec la créature la plus (é)mouvante du paradis.

16:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Presse suisse, le combat n'est pas perdu

"Je refuse de mettre gratuitement de l'information à disposition. Un blog ne dispose pas de plate-forme publique. Je crois vraiment que le monde ne peut pas vivre sans journalistes. Où alors nous tombons dans des dictatures." Hanspeter Lebrument, président de Presse suisse

 

Questions: " Est-ce la gratuité des services qui est gênante ou le manque de perspectives rétributives qui fait défaut aux blogs? Qui paie les blogueurs? Qui juge de la qualité de leur travail au-delà de leur coefficient de popularité? Qui établit un classement, une sorte d'ATP du blog? En attendant, les tennisman blogueurs le font gratis, par amour de la liberté démocratique. Quand ils pratiqueront librement le métier du gazon, comme disent les filles bien éduquées, ils seront payés à leur degré de beauté et de jouissance offerte.

 

Pourrions-nous avoir un jour des journaux qui mêlent articles conventionnels et délires médiatiques artistiques? Si il y a eu jadis une façon unique d'exposer l'art classique, aujourd'hui, des musées offrent des expositions parallèles, hors classicisme, dans le même temps de présentation d'une expo plus orthodoxe afin d'attirer un potentiel de visiteurs plus importants. Pourquoi ne pas faire de nos journaux des lieux de rencontres parallèles où le sérieux ne cède en rien à l'humour artistique? On peut créer des passerelles entre les mondes. Encore faut-il le vouloir et ne pas avoir peur de choquer ses annonceurs, le club des politiques, des banquiers et des personnages importants de la société. Afin que ceux-ci comprennent finalement que la liberté de la presse ne transige ni avec son devoir d'informations impartiales ni avec sa volonté d'ouverture potache sur la société civile. Un green deal, un de plus, a discuté sans se crêper le chignon en rédaction. Et peut-être des recettes publicitaires nouvelles qui rejoindront le giron de la presse écrite. A force de pratiquer le réduit national, on ne voit plus que l'aspirateur et le balai du propre en ordre mais plus du tout le cocooning du salon, les saveurs de la cuisine, les coquineries de la chambre à coucher, le désordre de celles des enfants, et la fille blonde au pair importée de l'Est bloguée du coin de l'œil par Monsieur qui attend Madame. Je crois que Madame Dayer avait essayé avec le très bon Saturne. Hélas, Saturne manqua sa cible à cause d'une niche trop étroite qui ne couvrait que de l'actu décalée et sur un rythme hebdomadaire. Le réduit national, quand ça vous tient, ça ne vous lâche plus!

 

Déclaration fiscale de Hans Rudolf Merz au Pr. Obama

lors du souper d'introduction dans l'affaire UBS:

 

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"que j'ai piquée en mimant "l'Avare" à Mr Bamako du Mali…"

 

Réponse de Mr Obama à Mr Merz, lors du même repas:

 

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"Nos évadés fiscaux réapparaissent étrangement chez vous

au Lagon bleu de Saillon

comme des mendiants au bord d'un chemin creux,

que j'emprunte gratuitement à Jules Verne."

 

16:26 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Israël, Gandhi, et la diplomatie trop complaisante d'Hillary

Au moment où la planète Terre met aux enchères les petites lunettes rondes de Gandhi, il serait bienvenu de regarder avec les yeux du Mahatma pour régler un conflit inadmissible qui dure depuis la dernière guerre mondial au Proche-Orient.

 

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L'Amérique et l'Occident, ainsi que la Russie, dans leur ensemble, ne peuvent plus être aussi gentil avec nos amis d'Israël. Après la guerre de Gaza, le temps est venu de dire aux Israéliens, comme aux Palestiniens, que la Terre à autre chose à faire qu'à dépenser une énergie considérable à régler un conflit sans fin avec, en filigrane, la menace d'une guerre suicidaire entre Occident et Orient toujours bien présente.

 

Madame Clinton devrait mettre la pression, avec l'appui européen et russe, sur le gouvernement israélien, comme sur le Hamas et l'autorité palestinienne, en utilisant des menaces de représailles commerciales. Nous ne pouvons plus payer pour des gens qui refusent de s'entendre mais qui s'entendent à détruire ce qu'ils veulent comme ils veulent où ils veulent en demandant aux autres de payer les ardoises humanitaires.

 

Deux Etats? Peut-on croire à cette solution? Israël ne donne aucun signal qui va dans cette direction. Au contraire, il continue à développer ses colonies. Les Palestiniens, de leur côté, ne lâcheront jamais la totalité de Jérusalem aux Israéliens. Dans ces conditions, il est vraiment difficile d'imaginer que l'on trouve une solution viable pour les deux parties. A moins d'un gouvernement palestinien fort qui s'impose pour empêcher les attentats terroristes et les tirs de roquettes. Ce qui ne va pas de soi sans une structure policière et militaire bien organisée, professionnelle et neutre...qui n'existe pas. On sait ce qui l'en est actuellement dans les territoires, en particulier à Gaza.

 

La colonisation accentuée de Cisjordanie donne de plus en plus de poids à la solution d'un Etat unique plutôt qu'à deux Etats séparés. Israël, à travers ses colonies, donne lui-même l'orientation à la réponse future favorable aux communautés vivant dans cet endroit du monde: une vraie démocratie à plusieurs cultures plutôt qu'un Etat à la politique d'apartheid qui ressemble de plus en plus à l'Afrique du Sud honnie de jadis, en pire, avec cette dernière guerre de Gaza et ce mur de ségrégation raciale honteux.

 

Pour se faire, la diplomatie américaine devrait demander à Israël d'ouvrir son pouvoir aux communautés arabes et chrétiennes. En contrepartie, elle devrait exiger des Palestiniens un arrêt immédiat du recours à la violence en expliquant qu'en cas de refus, elle n'aidera plus économiquement les populations palestiniennes. En même temps, l'Iran et la Syrie doivent être associés à travers des conférences internationales de réconciliations entre les peuples du Proche-Orient et d'Occident.

 

L'Amérique est dans une phase de reconstruction, comme la planète toute entière. Nous ne pouvons pas rater le virage du Proche-Orient. Notre avenir à tous en dépend. Septante ans de conflits pour ce résultat actuel désastreux, ça suffit. Les Juifs ont en assez, les Palestiniens aussi, le monde entier également. Qu'on trouve enfin une solution acceptable et une paix durable pour ces communautés qui vivent sous la peur permanente de l'Autre.

Chère Madame Clinton, achetez les lunettes de Gandhi. Elle vous permettront d'y trouver l'inspiration d'un homme qui faisait confiance au melting pot culturel malgré des apparences qui semblaient contraire. Quant aux sandalettes du grand homme, Le Président Obama devrait y mettre le prix et les prendre avec lui quand il se promène dans ces régions opprimés. Cela lui permettra de les poser sur la table de conférence pour rappeler à tous les participants que les êtres humains sont là pour régler les conflits de manière pacifique; tout en conjurant l'image désastreuse laissée par l'adieu de son prédécesseur Bush lors du fameux lancer de godillots sur le Président américain par un journaliste irakien.

 

Alors deux Etats? Un Etat? Mais de grâce, qu'on nous réussisse la paix. Enfin!

 

Yes, we can!

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01/03/2009

Secret bancaire, le tango triste des cocus

On peut aimer le secret. Au nom de la liberté individuelle. Au nom d'un Etat ni trop flic ni tyrannique. On peut aussi détester le secret. Au nom d'une justice sociale plus équitable pour tous. Au nom d'une spoliation financière moins insupportable pour celles et ceux qui n'ont pas la possibilité de jouir pratiquement du secret.

 

Le secret bancaire, c'est un peu la fable d'un top modèle qui a épousé un laideron. Ils ne sont pas égaux devant la possibilité et le plaisir de cocufier leur partenaire bien qu'ils jouissent tous deux du même droit individuel à la liberté de leur sphère intime.

 

Qu'est-ce qui fonde un couple? Sur quel socle sa maison se bâtit? La confiance réciproque. Qu'ils soient plutôt de tendance conservatrice ou libérale, un couple ne peut pas échapper à une demande réciproque de confiance s'il veut durer dans le temps. Si un des partenaires s'octroie toutes les libertés sans en référer à son partenaire, ce dernier, peut-être plus loyal et sincère dans son amour, va se sentir terriblement lésé et, lassé d'un tel égoïsme, risquera fortement de demander le divorce un jour ou l'autre.

 

Ce qui se passe autour du secret bancaire est un peu du même ordre. Nous sommes, dès notre naissance, mariés à une nationalité. Difficile d'en divorcer, sauf à demander l'asile ailleurs, ce qui ne va pas de soit ni pour un ex résident d'une dictature ni pou un résident d'une démocratie. Dans les deux cas, on opposera pas mal de résistance à la demande de l'exilé. Donc, citoyen(ne) forcé(e) d'un Etat, nous subissons plus qu'acceptons le système mis en place depuis fort longtemps. Quand quelque chose nous déplaît, nous pouvons essayer de le changer par l'initiative et la votation. Mais la force d'inertie d'un Etat, même démocratique, est extrêmement puissante.

 

Aujourd'hui, le secret bancaire n'est plus sexy pour beaucoup d'entre nous. Nous en reconnaissons trop les abus répétitifs pratiqués par les plus malins qui se comportent comme des partenaires cocufiant à tour de bras leur pays tout en jouant les beaux cavaliers montant de splendides chevaux de luxe et bardés d'une ribambelle de laquais plus ou moins fidèles (les avocats, les gestionnaires de fortune, les conseillers fiscaux) à leurs services depuis fort longtemps. Nous n'allons pas nous faire beaucoup d'amis parmi ces gens. Quoique. Si on demandait à toutes ces personnes concernées par la débâcle économique actuelle de réfléchir à une autre façon de faire fructifier leurs avoirs. Une façon plus humaine et écologique qui aurait des répercutions positives sur toute la civilisation s'effondrant actuellement sous le poids de la pollution, la dilapidation des matières première, le chômage et la misère. Si, au lieu de parler secret, morale et éthique – c'est fatiguant pour tous – on parlait de jouissance. Oui, tout simplement de jouissance. Faire du bien autour de soi, entamer des contacts de confiance, engager des échanges sur le respect réciproque et l'entraide tout en laissant de la liberté, de la distance, de l'espace, de la vision à soi-même et aux autres? Si on cultivait tous un jardin vert où nos pesticides sont remplacés à l'optimum par une culture biologique réparatrice et bienveillante? Le soin que nous apportons à nos corps, le donner aussi à notre entourage.

 

Ce jardin vert, certains s'y attellent. Une ville entièrement écologique se bâtit actuellement comme un mirage dans un désert. Mais en vrai. Ces gens viennent d'une autre culture et d'une autre religion souvent vilipendées en ce moment. On se méfie beaucoup de ces gens dans nos contrées occidentales. Et pourtant, ils nous montrent un exemple extraordinaire de savoir-faire, de création de liens internationaux uniques, et un engagement futuriste remarquable.

 

Chers banquiers, chers avocats et gestionnaires, chers rentiers et personnes fortunées, nous vous demandons de considérer la valeur du laideron dans vos comportements de prince. Sa valeur et son prix. Son statut et sa situation. Avez-vous déjà réfléchi à la place du laisser pour compte dans notre société? Peut-être alors que tous les laiderons violents et abuseurs du monde, toutes les grenouilles voleuses et mauvaises mères de la planète pourront se transformer en princes et princesses. C'est un conte de fée…ou un mirage. Mais il est si bon de se dire que tous les enfants du monde ont été conçus par leurs parents pour devenir un jour princes et princesses de ce monde. Alors le monde sera-t-il peut-être, dans quelques générations, toujours aussi cruel dans l'épreuve et le feu de l'action mais tellement moins barbare et criminel qu'aujourd'hui. Pouvez-vous réfléchir à ce défi d'importance mondiale? Et nous, petits Suisses, pouvons-nous agrandir notre champ de vision pour rendre notre gestion économique plus verte et plus proche des réalités essentielles et des demandes planétaires actuelles? Quant au secret bancaire, chers courtiers, permettez-moi ce crime de lèse-majesté, quelle ringardise!

 

Quand de futures princesses se rapprochent de futurs princes, de nos jours, ils pratiquent le secret des banquises. Cela leurs permet de garder l'accès à leurs îles paradisiaques sans les noyer à jamais dans les larmes d'un tsunami par manque flagrant de lucidité.

Essayez le secret des banquises. Vous n'aurez plus jamais besoin du secret bancaire pour jouir des merveilleux sortilèges et d'une nature à la fois vierge, luxuriante et divine.

 

P.S. Je propose, et c'est sérieux, ce Green Deal à Oswald Grübel: si durant l'année 2009 il parvient à faire passer l'UBS en particulier et la banque suisse en général de la catégorie "UBS chimique" à la catégorie "UBS biologique", j'offre la gratuité de mes services de consultant en échange de son premier salaire annuel de directeur, soit 3 millions de nos bons vieux francs. Histoire, pour lui comme pour moi, d'éliminer le soupçon d'arrogance suprême pour celui qui travaille dans la chasteté de la gratuité. Avec son surnom d'Ossie et cette forêt de l'Est dans le prénom, j'en suis certain, personne ne sera grugé mais nous sortirons tous Grün et beaux, soit Grünbel, de notre aventure extraordinaire. Je crois que le coup de poker est jouable avec une telle clarté dans nos pedigrees respectifs (pour mémoire, je suis un préservatif qui prévient contre les maladies vénériennes et le sida. Ce n'est pas rien non plus). Vive le point G!

 

Sagesse hindoue: Si l'énergie d'une pétroleuse de Madoff s'échappe dans l'atmosphère, elle formera des tonnes de C02. Si l'énergie de l'Arbre de Grübel se concentre sur sa biosphère, il formera des gouttes de H2O

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