21/03/2010

A une fille à peine éplorée

 

A une fille à peine effleurée

A une fille jamais déflorée

A une fille à peine éplorée

 

Je pleure et je saigne mon coeur.

 

A une fille à peine dérangée

A une fille trop bien arrangée

A une fille si peu rangée

 

Je pleure et je saigne mon coeur.

 

A une fille à jamais oubliée

A une fille au désert éclairée

A une fille au Ciel bien aimée

 

Je pleure et je saigne mon coeur.

 

A une fille qui a paru tricher

A une fille qui jouait aux dés

A une fille trop bien roulée

 

Je pleure et je saigne mon coeur.

 

A une fille sur un lit d'hôpital, clouée,

A une fille tendre aux fleurs oranger

A une fille qui n'a pas flairé le danger

 

Je pleure et je saigne à ma vie.

 

A cette fille je veux affirmer encore

que l'amour est plus fort que la mort

et qu'à l'aurore elle m'aimera encore

 

Je pleure et j'embrasse son amour.

 

R . I . P.

relevé d'identité postale

I . M . E . N.

 

R . I . A.

rêve d'identité amoureuse

O . M . R . I.

 

Je t'attends au coeur de ma vie, Imen Omri

 

09:21 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2010

Aux filles qui ne savent pas ce qu'elles fondent

 

Elle a fait fondre mon coeur de Baby Doll

en le cuisinant dans ses belles casseroles.

 

Cela faisait au lit tellement de tintamarre

que mille marins ont largué leurs amarres.

 

Elle a pris son fouet et tourné mon chocolat.

rajoutant son croustillant au miel de cracra.

 

Cela faisait au lit tellement de confiture

que mon coeur a cru à la belle aventure.

 

Elle a dit « Chéri, je t'M, et pour toi j'ai le puck »

ajoutant hystérique en off « ...je t'M et je te F*** »

 

Cela faisait au lit tellement de placards

que mon coeur a revu nuit et brouillard.

 

Elle a regardé mon bide l'air candide

en retournant fesses et bouches avides.

 

Cela glissait tellement bien dans ses jerricans

qu'elle s'est transformée en tropical hurricane.

 

Elle a écrit « petit coeur » sur mon caleçon

en y glissant une fraise et trois gros glaçons.

 

Cela sentait trop fort le mec cramé à ses cheminées

que mon coeur en chocolat s'y est pô grave attaché.

 

Elle a balancé « double face » sur ma platine

en beurrant de mes amours sa mousse tartine.

 

Alors j'ai entendu un peu tard « double garce »

et j'ai soigné en chantant mon coeur qui s'casse.

 

 

 

08:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2010

Ouvrir le ciel de tes bras

Tu as laissé une trace d'or dans le sable,

Tracé mon coeur d'un amour véritable.

 

Je te suis, aveugle, sans savoir où tu vas

dans le désert de tes absences à Djerba.

 

Tu sommeilles, légère, comme née inconsciente

à l'amour qui chamboule mes chairs impatientes.

 

Tu me dis « tu me manques, amour »

et je te manquerai pour 177 jours.

 

Tu joues la gazelle effarouchée

devant ton lion sot, énamouré.

 

Last kiss, French kiss, First kiss,

Rêve de ton visage et tes cuisses.

 

Je suis le fauve au désert de Jasmin

qui attend assoiffé son festin féminin.

 

Mon fils se bidonne et se moque de moi.

Il dit que je suis bouffon plutôt que roi.

 

Il crie que tu n'es pas mon amoureuse.

La jalousie du fils et d'une vie heureuse.

 

08:31 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

14/03/2010

L'engagement, une histoire de sexe ou de divinité?

La polémique autour de l'engagement des artistes après la disparition de Jean Ferrat me permet de donner un avis sur la question.

Les artistes actuels n'ont plus vraiment envie de faire de l'engagement une affaire idéologique et même politique. Ils ont envie de nager en liberté, sans être partisan de la droite ou de la gauche. D'une certaine manière, ils sont piégés par le test de l'audimat qui demande du « formater » et du « consensuel ». Tout sauf de la revendication et des droits, tout sauf un combat pour un monde moins égoïste et meilleur tel que l'espérait un chanteur comme Jean Ferrat.

A titre individuel, je trouve déplorable que l'artiste n'a pas mieux à faire que du divertissement, divertissement que l'ont pourrait, si l'on voudrait être péjoratif, vite transformer en culture d'appauvrissement, d'acculturation, d'abrutissement, d'éradication du sens critique chez les jeunes oreilles des nouvelles générations. Soupçon d'imposture? Oui. Nous pouvons franchement poser cette question aux artistes. Il est absolument facile de dire que Ferrat tombait dans le premier degré et la naïveté. C'est tellement plus simple de croire cela. Hors, si on lit par exemple « Justine » de Sade, nous savons parfaitement que la naïveté de Justine la perd non qu'elle ne serait qu'une pauvre idiote inculte mais qu'elle a en face d'elle, opposée à sa façon candide et noble de voir le monde, un système du Mal axé sur le cynisme, la quête du plus grand plaisir possible, de la satisfaction la plus vile et méprisable. Justine ne perd pas à cause d'elle. Elle perd à cause des autres, de tous ceux et toutes celles qui veulent l'entraîner dans le Mal, abuser et profiter d'elle. Sade en fait la victime parfaite d'un régime froid et liberticide plutôt que libertaire et libertin.

Je crois que fuir l'engagement c'est être un peu lâche, un peu soumis au système, à ses lois, à ses faveurs sexuelles, à ses diktats économiques. Vendus? Peut-être pas. Mais d'une certaine manière corrompu, oui, beaucoup d'artistes le sont sûrement.

Nous pouvons pourtant marcher et rester debout dans le système sans lui marcher dessus et sans se faire marcher dessus. Et plus nous serons nombreux, plus nous serons respecter des cyniques. Nous pouvons dire nos douleurs, nos manques, nos frustrations, nos désirs de plus de justice sans passer pour un crédule, un crétin ou un idiot qui ne veut pas comprendre le système. S'engager divinement plutôt que s'engager sexuellement. Car notre époque, c'est évident pour moi, s'engage à fond sexuellement mais très peu spirituellement. Preuve en est le désir de baiser à outrance plutôt qu'aimer avec romance et engagement amoureux.

Voilà. C'est le point de vue d'un homme de 50 ans qui a fait le tour de la question tout au long de son existence. J'espère que le débat va s'engager. Car il est temps que les artistes se réveillent non seulement quand il y a un tremblement de terre ou un tsunami quelque part dans le monde mais aussi au quotidien de leur vie et de leurs expériences avec les gens du peuple...pour peu qu'ils côtoient encore, comme Jean Ferrat dans son petit village ardéchois, les gens simples, la Môme de Créteil, par exemple.

 

Comme le disait si bien Jean Ferrat. « J'écris des chansons politiques...mais avec elles, j'écris beaucoup de chansons d'amour. Les uns aiment plutôt mes textes engagés. Les autres aiment plutôt les poèmes d'amour ». On pourrait trouver aujourd'hui une nouvelle génération qui aiment à la fois les chansons politiques et les les chansons d'amour pour casser la pipe au cynisme ambiant...

Ambiance musicale... avec la double version très belle de « Gila » par le groupe Beach House avant d'écouter « Ma Môme ».

 

 

La seconde version du titre "Gila" est à regarder directement sur Y Tube

car l'intégration n'est plus possible sur un site. Merci.

 

21:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (2)

Aubret – Ferrat: Au revoir, mon amour

Emouvante Isabelle Aubret. Son hommage à Jean Ferrat en plein concert restera sans doute le plus beau message à la disparition du très regretté Jean Ferrat.

Voici la déclaration d'amour d'Isabelle à Jean "Sa Montagne" suivit de celle de Jean à Isabelle. Puisse un jour ces deux êtres de l'Amour se rejoindre là-haut où Jean chante pour Isabelle « Pourtant que la Montagne est belle ».


 

10:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)