13/05/2009

L'EPFL s'installe en Arabie Saoudite

La Suisse est de plus en plus présente dans le Golfe. Le gazon vert prend des allures de palmiers et cela est un bon signe de prospérité.

 

On peut critiquer la présence helvétique dans des pays dont les pratiques religieuses et la justice heurtent nos consciences acquises aux droits humains. En particulier, la situation des femmes dans ces pays reste un soucis permanent pour les organismes internationaux qui défendent l'égalité entre hommes et femmes. Cependant, je crois que les émirs et autres personnalités des pays du Golfe sont de plus en plus ouverts aux droits démocratiques et au développement durable. Ce qui va dans la bonne direction ne peut être que soutenu et encouragé.

 

Dans le même temps, la Chine dope son marché intérieur. L'immense continent asiatique va donc

avoir besoin de plus en plus de matières premières pour satisfaire sa population et elle va avaler une grande partie du gâteau énergétique planétaire.

 

Il n'est plus temps de tergiverser. A Berne, cela doit secouer violemment sous le cocotier. Notre avenir ne peut avoir d'avenir et de réjouissances que dans le développement urgent des énergies propres. Nous avons, chez nous, une belle matière grise sur les bancs d'école, dans les laboratoires, chez les start-up existantes ou en voie d'exister, qui peut développer rapidement l'or vert et donner à la Suisse de grands espoirs de prospérité. Et quand ce sont les pays de l'or noir qui ont compris l'importance du développement durable et qui nous soutiennent, je n'arrive pas à comprendre nos rouleurs de 4 X 4 qui pensent encore que rien ne pressent, que tout doit continuer comme avant.

 

Non. Rien ne doit continuer comme avant. La planète souffre de maux qui seront bientôt incurables si nous n'avançons pas beaucoup plus vite dans une dynamique verte à la manière d'une ville comme Bâle, par exemple , pour la construction de ses bâtiments. La Chine a tiré la sonnette d'alarme en décidant de développer brusquement son marché intérieur. Nous n'avons plus le temps. Nous devons faire la révolution solaire.

 

On y va, Mesdames et Messieurs les politiques!

 

 

08/05/2009

Berne, dans les choux, ne voit pas Stephen Chu

C'est comme ça avec nous, les Suisses. On regarde dans nos coffres, on trouve que l'or s'y porte bien, et on s'assied dessus. Ensuite on bétonne nos certitudes dans un puits d'incertitudes et on attend la prochaine attaque des cow-boys allemands, français ou américains.

 

Dehors, nos élites chercheuses et nos industries foncent dans la révolution verte. Le Gouvernement ne suit pas. Choix prudent du Conseil fédéral: « Il refuse toute ambition et par conséquent se place dans une position de suivisme et de mimétisme avec l'Europe ». Dans le Temps d'aujourd'hui.

 

Le nouveau secrétaire à l'Energie du Gouvernement Obama, Stephen Chu, se place dans une perspective autre, dynamique, et porteuse d'un espoir magnifique. Il prône un développement ultra rapide des green tech. Je rajoute souligné en gras. Une vraie révolution verte sur vingt ans.

 

L'Amérique de cette administration a compris les nouveaux enjeux: 1. Elle sait que le réchauffement climatique est une catastrophe programmée à moyen terme pour toute l'humanité. Nous fonçons tête baissée dans un cul de sac. 2. Elle sait que le pétrole va devenir de plus en plus cher et sera la proie d'un chantage terrible entre dictatures et démocraties du monde. Et que la démocratie, encore fragile par rapport au poids des populations continentales, ne résistera pas à une pression énergétique exercée par les nombreux potentats du monde détenteurs des réserves d'hydrocarbures. 3. Elle a compris que pour développer son économie, rien n'est mieux que de foncer dans les technologies nouvelles, donnant du moral à la jeune génération qui verra les bienfaits de la modernité plutôt que devenir neurasthénique et négative à cause des méfaits climatiques engendrés et tous les déchets nucléaires menaçants stockés en masse par la faute de sa propre consommation et d'une stratégie de développement assez aventuriste.

 

La Suisse, décidément, se croit protéger instinctivement par un dieu invisible. Quelle erreur tragique. La Suisse fait partie du monde. Elle a une carte formidable à y jouer.

 

Mais qui va donc donner à la Suisse gouvernementale la conscience et le goût de la grande aventure, saine et pleine de souffle, de ses grands capitaines industriels et universitaires?

 

Sainte Vierge, s'il vous plaît, apparaissez à nos politiciens sous la Coupole fédérale dans un anneau solaire. Merci. J'attends.