18/11/2008

Hillary Clinton, secrétaire d'Etat?

Le futur Président Obama s'entoure d'un maximum de personnalités clintoniennes. C'est la meilleure chose à faire. Nous le savons tous, pour réussir des actes diplomatiques majeurs, l'approbation des acteurs économiques concernés est cruciale. Hors Mme Clinton a de l'influence sur les lobbies, y compris sur le lobby des armes. Elle est capable, dans les moments de bras de fer, de faire pencher la balance du côté le plus approprié. Ce que son mari n'a pas toujours réussi à faire. De toute façon, le bras de levier ne sera pas dirigé par l'organe mâle. Donc essentiel pour réussir la paix, en particulier pour convaincre Mme Livni de réaliser la paix avec la Palestine et l'Iran. Deux femmes et un Président noir aux commandes pour réussir là où soixante années d'échec masculin a semé de terreur, de sang, de meurtres abominables, d'idolâtrie religieuse, et cela partout dans le monde.

"Yes! We can!" Il est temps pour Mme Clinton de réussir sa rencontre avec l'Everest pour faire pardonner son pieux mensonge de jadis.

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Soyons francs, parlons euros

Par cette formule se résumait, il y a peu, notre discours sur la mondialisation et le désastre en vue. A constater les dégâts accélérés dans les pays européens hors de la zone Euro, à l'exception suisse et anglaise, nous ne pouvons qu'approuver une Europe plus forte, plus ambitieuse, plus unie sous la bannière bleue étoilée.

Quinze ans. En décembre 2007, cela faisait quinze ans que la Suisse avait vécu son fameux dimanche noir. Et en fin 2008, pouvons-nous, nous les ex euro turbos, tenir un discours qui va enfin débloquer notre chemin solitaire? Suspens. J'essaye cette formule arithmétique cotée en Bourse littéraire:

James Meredith et sa lutte des Noirs. Beat Kappeler à quinze ans en 1962, quand il est sensibilisé à cette lutte, puis en 1977, quinze ans plus tard, date de naissance du Docteur Milky Way, puis en 1992 Kappeler écrit son article sur Meredith, année du fameux dimanche noir suisse, puis le 15 (encore un 15!) novembre 2008, il écrit dans le Temps son fameux article "L'Amérique, respectée parce que frappeuse". Tiens. Bizarre. Il manque une année complète dans ce cycle pour arriver jusqu'au fameux 15 novembre 2008, date actuelle. Est-ce que, par un hasard absolument divin, l'addition de 15 + 15 + 15 = 46? Donc par extrapolation équatique, le film 2046? Vous avez parlé de l'Amérique et de son esprit frappeur? Alors que faut-il écrire de la Suisse? Et vous, Monsieur Kappeler, un euro turbo circulant dans son train a-t-il réussi, de manière scientifique et métaphysique, à vous faire changer de fusil d'épaule en vue d'une future adhésion suisse à l'Union européenne?

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U.B.S. et Crédit Suisse, les fausses notes continuent

Des cadres de l'UBS retirent leurs actions rate du navire amiral, un grand directeur et des cadres supérieurs de la même banque installée à New-York ont aidé 20 clients fortunés à hauteur de 20 milliards(!) de dollars pour échapper au fisc américain, le Crédit Suisse annonce une extension de la zone rouge de la carte de crédit alors que les banques se disent à court de liquidité, le même Crédit Suisse appâte les clients en proposant l'achat d'actions dans les prisons américaines. C'est à désespérer. L'Etat carcéral par excellence, c'est la Suisse ou Gasbi le gigolo (ça tombe bien, il est Suisse), écrivait Dürenmatt. Aucun Suisse n'était au sommet du G20 ce samedi comme si la Suisse était l'exception à part, le pays des banques off shore excluent du système bancaire mondial!


Avez-vous déjà vu un piano qui fonctionne tout seul? Ah si. Le piano mécanique de l'Auberson, tel du papier à musique que l'on déroule, les mêmes trous qui font des confettis, les mêmes dents usées sur le cylindre depuis deux cents ans. On imagine même le pire du pire: Sami Schmid et sa crise de larmes comme marionnette chef d'orchestre troués de balles confettis dessus la boîte et Blocher en nain d'or qui remonte ses bretelles de vieux Suisse nostalgique tout en savourant sa revanche de février prochain après le vote négatif sur les bilatérales en secouant la tête et chantant "Nein! nein! nein! Rom Mädschen ist Quetsch", et au trou, derrière des barreaux, Milky Way et son Dracula helvète brûlants sous la fourche du Diable dans un "O Ouiiii" sulfureux. Et la Suisse tombant dans le pot au noir…

Alors, ce serait peut-être la fin du pire cauchemar que la Suisse ait connu durant sa longue histoire sage. Alors, devant la débâcle, les Suisses devraient obligatoirement retourner aux urnes pour choisir le mariage de raison avec l'Europe ou alors couler leur fondue emmentaloise, esseulés au fond de leur trou de Gruyère, vieux célibataires grognons et appauvris dans leur bunker, rejetés des nations, bannis comme des élèves présomptueux et pompeux.


Et si la Suisse devenait un piano à queue, une Suisse capricieuse, exigeante, sûre de ses cordes et de ses notes, au timbre si particulier que le monde entier en redemande encore jusqu'au chef d'orchestre Obama qui lui rend hommage en la visitant officiellement pour la première fois de l'histoire d'Amérique. Quel plus beau rêve pour le pays de Heidi en ce début de troisième millénaire? Le "Black Barack Orchestra" en Suisse. "Yes! We want!". Comme l'Amérique, nous avons something to change. Quelque chose à réparer dans notre système et nos têtes d'Helvètes.


Mais pourquoi donc la Suisse reste-t-elle paralysée? Mais pourquoi diable ne pas suivre la cadence de ce nouveau monde se mettant en place au lieu de laisser nos directions responsables des joyaux bancaires helvètes dire et faire n'importe quoi avec leur cynisme habituel et obsolète. Franchement, trouvez-vous Obama cynique? Le monde entier, avant même son investiture, à envie de le surnommer, à tort ou à raison, Obama le Magnifique comme Alexandre le Grand, jadis. Monsieur Merz, en cette année de présidence qui vous attend, il vous faut bousculer vos habitudes, sautez dans le bain de jouvence que votre cœur tout neuf vous procure, allumez la flamme de la passion maîtrisée et vaincre la part de cynisme détestable de notre pays qui a tant de ressources et de sources d'eau pure jaillissant de nos Alpes virginales. Sinon la politique d'apartheid de l'époque se retournera contre nous. Nous deviendrons les Noirs (délavés à l'eau de javel, ne retrouvant pas ses couleurs d'origine)d'Europe dont on refuse la place dans les trains, dont on montre du doigt en se moquant. Monsieur Merz, 2009 sera une année charnière pour la Suisse. Entre le pas, décisif, qui mène à l'Europe, notre rêve commun, ou celui, désastreux, qui mène à l'abîme solitaire. "Herz of Europe. Merz for President. Yes! we can!"

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Bâle 3, il faut densifier la volatilité

Lorsqu'un avion traverse un trou d'air, il manque d'appui sur les ailes et chute lourdement, de quelques mètres jusqu'à plusieurs dizaines de mètres. Lorsqu'une ou plusieurs bulles spéculatives gonflent , elles agissent de même façon sur l'économie. Il est difficile de lutter contre les bulles qui arrivent quand la fièvre spéculative grimpe. Par contre nous pouvons imaginer des sortes d'airbags actionnables en cas d'urgence et les placer sous les ailes pour soutenir l'avion à un niveau acceptable quand le trou d'air arrive. Les spécialistes de la finance ont sûrement une petite idée sur la question. A vos planches mathématiques, les acrobates! Et pas d'entourloupettes. L'avion mondial transporte beaucoup d'âmes sensibles et sentimentales à son bord.


"L'arithmétique, c'est être capable de compter jusqu'à vingt sans enlever ses chaussures" disait Walt Disney qui a inventé Mickey en circulant dans un train avec sa femme. "Le G20 d'Amérique, c'est être capable de compter jusqu'à vingt avant de remettre ses chaussettes après l'amour… et jusqu'à vingt et un pour intégrer l'indécrottable cynisme de la Finance suisse". Mickey


On doit comprendre cet art comme une plume ou un pinceau circulant dans un train express concentrant son attention sur le paysage extérieur qui défile à toute vitesse tout en vivant son quotidien à l'intérieur avec des personnages qui avancent à la même cadence que l'artiste. De l'extérieur, vous pouvez ne retenir que l'essence même des choses vues. Vous ne devenez pas le spécialiste d'un événement précis, d'un tableau dont le modèle se tiendrait sur un plan fixe. Par contre, vous êtes le photographe qui superpose le diagnostic et renvoie sa photo aux spécialistes à l'œuvre sur le terrain. De l'intérieur, vous vous mettez en situation d'approfondir vos relations privées (slow power) sur la base de la réalité extérieure (quick power) ce qui permet un vrai dialogue avec le réel de la vie et le virtuel de vos images car, le plus ludique et amusant de l'histoire, c'est qu'en réalité c'est vous qui vous déplacer et faites bouger le monde statique qui défile devant vos yeux!


En cela, vous rejoignez la pensée d'Einstein qui permet à votre cerveau, de travailler de façon de plus en plus autonome et précise en circulant simultanément vers le passé, le présent, l'avenir. L'être humain possède sa propre machine à remonter le temps: son cerveau et ses émotions. Il faut avoir l'imagination de déplacer le transsibérien dans son bureau ovale et votre rêve devient réalité. D'ailleurs le monde d'aujourd'hui se demande toujours si Blaise Cendrars a vraiment réalisé son voyage vers le fleuve Amour où s'il était resté coincé dans les neiges de la Chaux-de-Fonds! N'est-ce pas cela la beauté le mystère intégral de notre cerveau?


Dans le présentisme, "le présent fabrique chaque jour le passé et le futur dont il a besoin". C'est un grand bricolage semblable au postmodernisme dans l'architecture: un mélange de styles, de tons, où la mélancolie côtoie la rage et l'espérance. On réhabilite des pendus qui passaient pour coupables, on condamne des quidams qui passaient pour innocents, on donne la parole aux morts qui avaient dû se taire, on fouille les archives, on révise les jugements, on repère des traces et des indices pour recomposer un passé capable de répondre aux questions d'aujourd'hui. En bref, on cherche en tâtonnant de quoi demain pourrait être fait puisque le passé n'est pas garanti.

Joëlle Kuntz, avant-centre en grande forme du Swiss Geneva Times, dans Le Temps du 15 novembre 2008

19:33 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

Bretton Woods 2, Mount Washington Pact, by Bouton d'Or & Rayonnement

En période de crise économique mondiale, ne demandez pas à l'économie ce qu'elle peut faire pour vous (dividendes, bonus, salaires hyperboliques); demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour l'économie (investissements d'entreprises, intellectuels, matériels et sociaux). N'ayez pas peur devant l'apparent détachement de vos biens investis. Redoublez vos efforts avec générosité en espérant qu'à moyens et longs termes, vous gagnerez beaucoup plus que votre mise (pari pascalien qui propose que même sans Dieu vous aurez quand même produit beaucoup de bien même si le résultat n'est pas à la hauteur et, qu'avec Dieu en bonus (le vôtre, celui qui parle en vous-même), vous mettrez un jour beaucoup de confiture sur votre tartine (Qatar Airway Concept). Si le monde entier réagit positivement à ce concept qui n'est pas du vent mais un vol intercontinental en toute sécurité même par temps de turbulences monstrueuses, alors l'économie rebondira et les populations ne seront pas durablement affectées mais durablement respectées.


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IWC Schaffhausen.

Professeur Calys démontrant aux banquiers les dangers

de l'utilisation abusive des dérivés de son calystène

dans les montages de produits boursiers.

"Si mes finances étaient aussi sûres que votre Portugaise,

elle filerait à l'anglaise pour sonner la cloche de Wall Street."

professeur Calys, patineur sur glace et roi du calcul désastreux.

(n.b. ce cliché et sa légende ont été réalisé le 13 novembre 2008,

le 17 novembre, le super pétrolierSirius Star était attaqué

par des pirates des mers. Tintin en plein dans l'actualité!)


"Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front en construisant dans la bonne humeur des hôtels comme Panique au Plazza", a déclaré le Président colombien, Jésus Uribe, le 13 novembre sur Euronews. Et voici la réponse des téléspectateurs: les gens bernés par le haut clergé des banques n'ont plus foi en elles. D'abord aveugles et consentants à l'illusion de profits mirobolants, les peuples se servent maintenant en cassant et volant (remboursement?) la banque. Quand on vous disait que la barbarie arrivait par le Botellon Tour 2008 qui était la biture avant-coureuse du tsunami financier. Alors, s'il vous plaît. Nous savions tous que le jeu de l'avion de la néosecte Jumbo Sky allait se crasher en ne profitant qu'aux petits malins et à leur bande de petits copains agissant en toute néoliberté, arrogants avec les politiques, méprisants avec les petites gens, jouant au casino jour et nuit. Oubliez les faiseurs d'illusions et partez sur la lune. Vous serez peut-être mal servis, mal compris, et mal récompensés de votre travail par votre entourage mais au moins vous n'aurez pas perdu inutilement votre temps, votre argent et vos rêves. Martin Luther King a gagné son pari quarante ans après son assassinat. Exemple extrême mais ô combien symbolique de ce que l'humanité est capable d'accomplir dans la tourmente.


Il paraît que le travail ne valait plus grand chose, que les ouvriers étaient composés de gens peu intelligents, sans rêves, sans désirs, sans capacités de modifier leur condition sociale. Du menu fretin jeté à la jet-set. Et bien le poisson rouge répond au requin que lui aussi est capable de gagner le respect des populations et qu'il existe d'autres beautés que Paris Hilton, toujours l'Unique tunique d'imprimerie dans tous les journaux du monde, pour fréquenter les maquereaux de la presse qui décident qui est beau et qui ne l'est pas. Désolé, nous ne sommes ni quantité négligeable ni des nobody, nous les travailleurs de cette planète, fourmis laborieuses désirant aussi nous transformer de temps en temps en cigales dépensières…et étoiles du star system. Combien d'étoiles dans le ciel? 7 milliards? Autant que d'habitants sur la planète Terre? Alors, cette révolution médiatique, c'est pour quand?

Un maquereau s'intéresse à la fille pour le pognon, le plaisir ou le sang qu'elle peut rapporter. Il ne s'intéresse pas à elle pour la personne qu'elle est. Voilà pour la comparaison de la presse people avec le milieu de la prostitution et du crime. Je vois une autre presse people futuriste. Celle qui saura photographier et mettre en texte des filles ordinaires et sublimes qui se battent chaque jour dans la rue, au bureau, à l'usine pour remporter la victoire de la reconnaissance. Et n'allez pas me raconter que cela n'intéressera personne. Quelle paresse! Quelle manque d'imagination! Une fille, un garçon, mis en valeur est toujours intéressant pour la population. Le succès des blogs ou de Myspace en est la preuve.


Finissons par la banque, car c'est là qu'entrent ou ressortent nos oies économiques avant de faire leurs achats. Une banque est d'abord la gardienne et la vestale de l'économie du foyer. Si elle allume le feu au-delà de la disposition des pierres, elle met le feu à la forêt et brûlent ses enfants; si elle laisse éteindre le foyer, elle condamne les familles à la dèche. C'est aussi simple que cela, le rôle prioritaire d'une banque: Gardienne d'Olympie et de la famille.

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