26/01/2011

« Le Post » cherche a rebaptisé la Révolution de Jasmin

 

 

La Révolution Noble et Blanche

 

Ce nom de « Révolution du Jasmin » sentirait le réchauffé et dégagerait les effluves de la dictature corrompue de Ben Ali. En plus, le nom de Jasmin aurait deux connotations fort négative en arabe. « Yas » signifiant désespoir et « min » mensonge. Pauvres demoiselles qui portez ce joli prénom. Vous voilà à la fois menteuses et désespérées... pour tous les internautes à qui ce nom dérange.

Le jasmin est blanc. Il fleurit en plein mois d'août, mois le plus chaud en Tunisie. Il invoque à la fois la pureté des intentions  amoureuses et la chaleur délicieusement brûlante de l'amour. D'autres dictateurs ont utilisé des termes fatidiques pour parler de leurs horreurs. « Arbeit macht Frei » du sinistre Hitler. Et pourtant, c'est bien de liberté et de travail que recherchent désespérément les étudiants et étudiantes tunisiennes. C'est bien de salaires corrects pour leur travail fourni que les fonctionnaires et les ouvriers réclament leur dû à l'Etat tunisien et aux entreprises privées.

Est-ce que l'on a rejeté le mot « liberté » et le mot « travail » parce que le pire dictateur de notre Histoire moderne s'en est inspiré?

S'il vous plaît, chère jeunesse du Maghreb. Le jasmin est votre fleur qui fait penser à notre edelweiss des Alpes suisses, fleur à l'époque très peu accessible au commun des mortels avant qu'elle ne soit hélas cultivée par des horticulteurs des villes. Il fallait être un peu alpiniste et un peu chanceux pour en découvrir avant cette révolution florale. Voulez-vous vous faire kidnapper le jasmin pour l'éternité par un cleptomane qui vous a déjà tout volé?

Alors si cela ne vous convient pas, la Révolution du Jasmin, appelons-là la Révolution de l'Edelweiss (noble et blanche). « La Révolution Noble et Blanche ».

 

LA REVOLUTION NOBLE ET BLANCHE

POUR LA LIBERATION DES PEUPLES DU MAGHREB

 

15:28 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

Barack Obama demande de rediriger les subventions fédérales

 

Lors du discours de l'Union, le Président américain a proposé une nouvelle stratégie sur les énergies. Barack Obama demande l'abandon des subventions étatiques aux entreprises pétrolières et voudraient que celles-ci soient redirigées et utilisées pour les énergies renouvelables. Le « moment Spoutnik » du Président qui veut relancer et réactiver le rêve américain. Dépasser par la Révolution de Jasmin et par l'effet papillon tunisien, sorte de conquête spatiale des peuples arabes dirigés contre les lunatiques dictatures du désert, le locataire de la Maison Blanche a compris qu'il devient illusoire, et trop cher en termes marketing, de soutenir et de maintenir une chape de plomb dictatoriale sur les pays producteurs de pétrole et qu'il est grand temps que l'Amérique trouve un nouveau souffle à sa politique peu séduisante pour les peuples du monde, ainsi qu'un autre souffle pour son indépendance énergétique en même temps que la liberté démocratique gagne les monarchies du Golfe. Atteindre les premiers les dunes de la liberté en accompagnant les urbonautes nés de la Révolution de Jasmin afin de poser la trace du drapeau américain sur le croissant démocratique des pays arabes plutôt que se faire dépasser par les ayatollahnautes de l'Iran... tout un art développé dans la rue et sur Internet pour la récupération des réseaux sociaux en faveur de la cause démocratique...

Il règne en ce début 2011 une ambiance irréelle sur l'activité politique internationale. Les vapeurs de jasmin ont un petit goût d'opium. La chicha de l'islam fait peur aux Américains. Symboliquement, le monde avait prit l'habitude de Ben Laden et la Burka des talibans comme source profonde maléfique de l'islam. Mohammed Bouazizi et le jasmin deviennent les symboles de la source bénéfique des jeunesses démocratiques musulmanes. Renversement de tendance. L'Amérique commence à avoir de la peine à trouver des arguments à un Axe du Mal pour continuer sa politique cynique soutenant des régimes autoritaires mais « amis » de la plus grande démocratie mondiale. Elle drague alors la jeunesse, lance des slogans flirtant avec la rhétorique des grandes révolutions estudiantines américaines et européennes. L'Amérique est un parrain tantôt corrompu, tantôt romantique et Barack en est son boss. Sur la bosse du grand chameau noir, tout le Maghreb et le Golfe sont embarqués dans le sous-marin jaune des Beatles.

Il est peut-être temps de donner la préférence à « l'Axe du Bien » développé par les jeunesses arabes. Barack Obama a de l'étamine dans le nez. Le jasmin lui donne le tournis. Il n'est pas sûr qu'il n'en ressorte pas complètement stone...

 

08:51 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2011

La Révolution de Jasmin saute entre les mains de l'Amérique

Dernière minute: la famille d'Hosni Moubarak fuit l'Egypte!

Ce soir, la rue arabe est à nouveau en ébullition. Sur ordre de l'Amérique elle-même, sans doute, Twitter a bloqué son réseau en terre d' Egypte. L' Amérique, qui a trop longtemps laissé d'énormes espaces de corruption à ses petits protégés Ben Ali et autres, Bouteflika, Kadhafi, Moubarak, et Cie d'Israël, se trouve devant une équation internationale qui pourrait bien s'achever par une nouvelle donne au sud de la Méditerranée et au Proche-Orient.

Le pyromane corrupteur américain ne pourra pas jouer au pompier diplomatique sur tous les territoires. L'arroseur arrosé. Et peut-être, enfin, la reconnaissance occidentale d'un jeu très pervers qui est en train de coûter très très cher à l'Amérique en terme d'image idéale en matière de démocratie. La rue arabe se montre plus à son avantage dans ce domaine-là que le monstre état-unien. A force de voler plus haut que ses fesses, l'Amérique retombe dessus. Il ne me vient à cette heure tardive du soir qu'une seule très belle chanson de Tina Arena.

 

22:10 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (2)

L'islam contemporain n'est pas un danger, c'est une chance.

 

Le retour en Tunisie de Rached Ghannouchi crée déjà la polémique parmi les personnalités laïques et non religieuses.

Mais regardons les choses de près. Qui a médiatisé sa « religiosité » au pays du jasmin? Ben Ali lui-même, maître es manipulateur qui demandait à tous de se rendre à la mosquée et qui a médiatisé son pèlerinage à la Mecque! Tandis que Monsieur et Madame se pavanaient devant Dieu ou ses symboles, les islamiques sincères étaient traqués, emprisonnés ou assassinés. "Je suis le rempart contre l'islamisme" comme le proclamait lui-même et de façon scandaleusement opportuniste le gourou cleptomane de Tunisie.

Les Occidentaux devront faire avec une autre manière d'envisager la modernité, une modernité venue de l'Orient, pas de l'Orient corrompu jusqu'à la moelle, de l'Orient fidèle à sa tradition, à sa culture, à sa façon de vivre en communauté et en couple. Pour un moins de liberté? Pas sûr du tout. Cela dépend où on déplace le curseur sur l'échelle des valeurs de la liberté. Car il faut regarder aussi la détresse de notre jeunesse devant les relations de couple. Des jeunes gens qui se déchirent et se séparent très vite, des filles mères qui ne peuvent pas compter sur les papas, même pas sur les pensions alimentaires dues. Des jeunes qui ne croient plus au grand amour à 15 ans!...alors que c'est l'âge de rêver romantique et amour pour toujours.

On peut préférer les valeurs occidentales aux valeurs défendues par l'islam. C'est un choix tout à fait acceptable dans la mesure où l'on est sincère dans son choix et non manipulateur des êtres humains qui gravitent autour de nous. On peut, et c'est tout nouveau depuis la Révolution de Jasmin, se dire que les musulmans ne sont pas ce repoussoir tant avancé depuis des années par des tactiques politiciennes honteuses mais au contraire des personnes innovatrices, modernes, amenant une ouverture d'esprit différente à notre Occident.

Préférer avoir confiance en Rached Ghannouchi plutôt qu'en Ben Ali serait le début, pour l'Amérique et l'Occident, de faire confiance à la démocratie mondiale plutôt qu'à la réalité d'une dictature financière mondiale. Mais le voulons-nous vraiment, nous autres Occidentaux qui prônant tellement la démocratie et qui nous comportons trop souvent face à celle-ci pareil à des Ben Ali sans foi ni loi devant l'islam?

 

15:44 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

La corruption: l'appel du Chant des Sirènes

 

Ulysse à la une de la démocratie mondiale égalitaire. Eh oui! L'émission TTC sur la TSR1 nous l'a bien démontré hier soir.

Une seule manière pour qu'un gouvernement fonctionne correctement: une démocratie sans cesse remise en question et contrôlée par des instances démocratiques saines, impartiales, faisant leur boulot au plus près de leur conscience.

Le problème, et il est de taillle, comment contrôler l'économie privée qui prend de plus en plus le pas sur le pouvoir de l'Etat? Faut-il nommer des comités démocratiques de sages à la tête des multinationales et des banques? Et qui aurait donc le droit légitime d'être au-dessus du conseil d'administration des sociétés? Pour quelle démocratie qui à son tour pourrait être corruptible?

Une seule façon de faire paraît possible: chaque capitaine de navire devrait jurer devant son entreprise de se faire attacher au navire quand il entend le chant des sirènes. Mais quand tout l'équipage est corruptible et corrompu, on fait quoi? On attend que les sirènes des bordels et des bar à champagne à escort girls dévorent les marins de Berlusconi et consort et qu'à la fin le bateau fasse faillite devant la justice démocratique. La prochaine fois, les banques couleront avec notre argent, le football sera tellement gangréné que son cancer l'obligera à mourir ou à renaître de ses cendres. Bref, laisser la liberté agir jusqu'au point de non retour. Et après faire la révolution.

C'est exactement ce qui se passe avec la Révolution de Jasmin. Ulysse passa jadis par Djerba. Quant à son actualité, Ulysse, à force d'être attaché à son poteau des damnations, est devenu une sorte de grand sage qui de sa main guide la direction à prendre afin que l'Ithaque mondiale voient tous ses usurpateurs dictateurs chassés du pouvoir par les flèches de l'amour romantique, le vrai, le seul qui empêche à la corruption de devenir la gorgone du monde.

 

 

Pénélope et Ulysse

 

09:02 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (1)